Mourad V

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Mourad.

Mourad V
Illustration.
Le sultan Mourad V.
Titre
33e sultan ottoman

(3 mois et 1 jour)
Prédécesseur Abdülaziz
Successeur Abdülhamid II
Biographie
Dynastie Dynastie ottomane
Date de naissance
Lieu de naissance Constantinople (Empire ottoman)
Date de décès (à 63 ans)
Lieu de décès Constantinople (Empire ottoman)
Nationalité ottomane
Père Abdülmecid Ier
Mère Şevkefza Sultan
Conjoint 10 épouses
Enfants 7 enfants

Signature de Mourad V
Liste des souverains de l'Empire ottoman

Mourad V ou Murad V (en arabe : مراد الخامس), né le et mort le , fut sultan de l'Empire ottoman pendant trois mois du au . Il était le fils d'Abdülmecid Ier et le neveu de son prédécesseur direct Abdülaziz.

Biographie[modifier | modifier le code]

Le règne de Mourad V fut le plus court de l'histoire ottomane. Il devient sultan après la déposition de son oncle Abdülaziz. Il fut remplacé puis emprisonné par son frère Abdülhamid II à la suite d'une crise de folie qui ne se révéla que passagère. Il vécut donc en prisonnier jusqu'à sa mort, soit durant environ 28 ans, au palais de Çirağan.

Le 20 mai 1878, Ali Suavi, hostile au sultan Abdülhamid II, et un groupe composé majoritairement de musulmans des Balkans attaquent le palais pour tenter de le libérer et le ramener au pouvoir : une fusillade nourrie s'engagera entre les forces de l'ordre et les partisans d'Ali Suavi qui sera tué.

Sa petite-fille Selma Sultane fut mariée à un rajah indien et donna naissance à Paris à la romancière et journaliste française Kenizé Mourad (Kenizé de Kotwara-Mourad).

Membre de la franc-maçonnerie, il est initié le 3 octobre 1873 dans une loge provisoire mise en œuvre par l'avocat français Louis Amiable. Il est reçu compagnon et maître le 18 décembre. Il exprime toutefois ses désillusions sur l’ordre après avoir été déchu en reprochant aux francs-maçons de ne pas l’avoir soutenu[1].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Thierry Zarcone, Le croissant et le compas : Islam et franc-maçonnerie de la fascination à la détestation, Éditions Dervy, coll. « Sparga Soligo », , 368  p. (ISBN 979-10-242-0119-1), p. 72-73Voir et modifier les données sur Wikidata.

Liens externes[modifier | modifier le code]