Neuvy-Grandchamp

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Neuvy-Grandchamp
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne
Département Saône-et-Loire
Arrondissement Charolles
Canton Gueugnon
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Gueugnon
Maire
Mandat
Claude Ledey
2014-2020
Code postal 71130
Code commune 71330
Démographie
Gentilé Neuvyssois
Population
municipale
769 hab. (2012)
Densité 15 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 35′ 25″ N 3° 56′ 01″ E / 46.5902777778, 3.9336111111146° 35′ 25″ Nord 3° 56′ 01″ Est / 46.5902777778, 3.93361111111
Altitude Min. 264 m – Max. 397 m
Superficie 49,64 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Neuvy-Grandchamp

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Neuvy-Grandchamp

Neuvy-Grandchamp est une commune française, située dans le département de Saône-et-Loire en région Bourgogne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Neuvy-Grandchamp est situé à 328 km de Paris et à 159 km de Lyon. Avec ses 4 964 hectares, la commune de Neuvy-Grandchamps est la plus grande commune du canton de Gueugnon. Toutefois, en 1869, la commune a été amputée de 298 hectares afin de contribuer à la formation de la nouvelle commune des Guerreaux. Le territoire vallonné de la commune culmine à 400 mètres et s'étire sur 10 km du nord au sud et sur 8 km d'est en ouest[1].

Rose des vents Grury,
71760
La Chapelle-au-Mans,
71130
Rose des vents
Chalmoux,
71140
Perrigny-sur-Loire,
71160
N Curdin,
71130
O    Neuvy-Grandchamp    E
S
Les Guerreaux,
71160
La Motte-Saint-Jean,
71160
Rigny-sur-Arroux,
Bourg,
71160

Histoire[modifier | modifier le code]

De "Novis Vicus" au IXe siècle en passant par "Noviacus" au XIIIe siècle, "Niviz" ou "Novovico" au XIVe siècle, "Neufvy" au XVIIe siècle et enfin "Neuvy" au XVIIIe siècle; la toponymie désigne donc une bourgade routière d'origine mérovingienne. Le bourg installé le long d'un chemins des pays de l'Yonne à la Loire, fut donné en 877 par Charles le Chauve aux moines Bénédictins de l'Abbaye de Saint-Martin d'Autun.

La formation des fiefs et de la paroisse durant le haut Moyen Âge est assez obscure. Au XIVe siècle, le grand fief de Vesvre occupait la moitié septentrionale du terroir. Le reste, qui semble résulter du morcellement d'un autre grand domaine rural, était partagé en plusieurs terres d'où émergea durant les siècles suivants le fief de Beauchamp.

Nicolas Rolin posséda la seigneurie de Beauchamp mais y vécut sans doute peu. Ce fief avait la particularité de posséder une usine de fer (ainsi que la mine qui l'alimentait) à proximité de son château, aujourd'hui disparu. Vendues comme bien national en 1799, elles furent rachetées en 1802 par Michel Ramus (fondateur de la Fonderie royale de Montcenis) qui les modernisa et les développa, faisant de cet établissement l'un des plus compétitifs de la région[1],[2]. Sa mort l'empêcha de créer une annexe à Saint-Agnan. Rachetée par le Comte de Dormy, l'usine périclita rapidement et cessa définitivement ses activités en 1834. La mine quant à elle fut fermée pour son manque de rentabilité vers la fin du XIXe siècle mais rouvrit pendant la seconde guerre mondiale pour servir de refuge aux réfractaires du STO. L'exploitation fut définitivement arrêtée en 1948.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1790 1791 Antoine Duruisseau   Curé
1792 janvier 1794 Pierre Turlier    
janvier 1794 juillet 1794 Jean-Maris Golliard    
juillet 1794 octobre 1795 François Dumont    
octobre 1795 novembre 1795 Claude Arnault    
novembre 1795 mars 1796 Margrite Marion    
mars 1796 septembre 1796 Claude Jardin    
octobre 1796 septembre 1797 Jean-François Roy    
septembre 1797 mars 1798 Jean-Benoît Arnault    
mars 1798 mai 1800 Laurent Brenot    
mai 1800 décembre 1805 Jean-François Roy    
janvier 1806 décembre 1815 Michel Ramus   Fondateurs de la Fonderie royale de Montcenis
Premier Maire élu du Creusot
décembre 1815 novembre 1817 Auguste de Dormy   Vicomte
novembre 1817 mars 1826 Louis Ray    
mars 1826 avril 1826 Auguste de Dormy   Vicomte
avril 1826 décembre 1829 Louis Ray    
janvier 1830 octobre 1830 Auguste de Dormy   Vicomte
octobre 1830 janvier 1842 Jacques Lescene    
janvier 1842 février 1848 Louis Ray    
mars 1848 avril 1850 Emiland Mathieu    
avril 1850 décembre 1851 Blaise Lachaize    
décembre 1851 janvier 1859 Louis Ray    
janvier 1859 septembre 1870 Alexandre de Dormy   Comte
septembre 1870 mai 1871 Ernest Mathieu    
mai 1871 février 1874 Auguste Daviot    
mars 1874 juin 1876 de Raffin   Comte
octobre 1876 septembre 1877 Auguste Daviot    
septembre 1877 janvier 1878 Lemercier    
janvier 1878 mai 1897 Auguste Daviot    
mai 1897 7 décembre 1919 Hugues Daviot   Ingénieur
7/12/1919 10/05/1925 François Emile Dufour    
10/05/1925 12/05/1929 Joseph Mathieu    
12/05/1929 12/05/1935 Emile Dufour    
12/05/1935 novembre 1947 Pierre Boudot SFIO  
novembre 1947 3/05/1953 André Boeufgras    
3/05/1953 21/03/1971 Robert Frety    
21/03/1971 18/03/2001 Lucien Journet    
18/03/2001 mars 2014 André Lacroix   Agriculteur
mars 2014 en cours Claude Ledey   Agriculteur
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 769 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 045 1 082 1 115 1 158 1 238 1 177 1 204 1 217 1 266
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 317 1 311 1 258 1 226 1 356 1 474 1 505 1 482 1 460
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 392 1 452 1 383 1 252 1 111 1 078 1 022 1 024 1 011
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
1 025 1 016 1 028 1 009 1 008 842 823 815 788
2012 - - - - - - - -
769 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Musée charolais du machinisme agricole.
  • Château de Lavault du XVIIIe siècle.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b "Gueugnon et son canton" (ISBN 2-9509751-0-0)
  2. Archives Départementales de Saône et Loire N 174
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2012.
  5. [1]

Lien externe[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :