Neuvy-Grandchamp

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Neuvy-Grandchamp
l'église Saint-Germain à Neuvy-Grandchamp
l'église Saint-Germain à Neuvy-Grandchamp
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Saône-et-Loire
Arrondissement Charolles
Canton Gueugnon
Intercommunalité Communauté de communes entre Arroux, Loire et Somme
Maire
Mandat
Claude Ledey
2014-2020
Code postal 71130
Code commune 71330
Démographie
Gentilé Neuvyssois
Population
municipale
768 hab. (2014 en diminution de 3,27 % par rapport à 2009)
Densité 15 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 35′ 25″ nord, 3° 56′ 01″ est
Altitude Min. 264 m
Max. 397 m
Superficie 49,64 km2
Localisation

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Neuvy-Grandchamp

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Neuvy-Grandchamp

Neuvy-Grandchamp est une commune française située dans le département de Saône-et-Loire, en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Neuvy-Grandchamp est située à 328 km de Paris et à 159 km de Lyon. Avec ses 4 964 hectares, la commune de Neuvy-Grandchamps est la plus grande commune du canton de Gueugnon. Toutefois, en 1869, la commune a été amputée de 298 hectares afin de contribuer à la formation de la nouvelle commune des Guerreaux. Le territoire vallonné de la commune culmine à 400 mètres et s'étire sur 10 km du nord au sud et sur 8 km d'est en ouest[1].

Rose des vents Grury,
71760
La Chapelle-au-Mans,
71130
Rose des vents
Chalmoux,
71140
Perrigny-sur-Loire,
71160
N Curdin,
71130
O    Neuvy-Grandchamp    E
S
Les Guerreaux,
71160
La Motte-Saint-Jean,
71160
Rigny-sur-Arroux,
Bourg,
71160

Histoire[modifier | modifier le code]

De Novis Vicus au IXe siècle en passant par  Noviacus  au XIIIe siècle, Niviz ou Novovico au XIVe siècle, Neufvy au XVIIe siècle et enfin Neuvy au XVIIIe siècle ; la toponymie désigne donc une bourgade routière d'origine mérovingienne. Le bourg installé le long d'un chemins des pays de l'Yonne à la Loire, fut donné en 877 par Charles le Chauve aux moines bénédictins de l'abbaye Saint-Martin d'Autun.

La formation des fiefs et de la paroisse durant le haut Moyen Âge est assez obscure. Au XIVe siècle, le grand fief de Vesvre occupait la moitié septentrionale du terroir. Le reste, qui semble résulter du morcellement d'un autre grand domaine rural, était partagé en plusieurs terres d'où émergea durant les siècles suivants le fief de Beauchamp.

Nicolas Rolin posséda la seigneurie de Beauchamp mais y vécut sans doute peu. Ce fief avait la particularité de posséder une usine de fer (ainsi que la mine qui l'alimentait) à proximité de son château, aujourd'hui disparu. Vendues comme bien national en 1799, elles furent rachetées en 1802 par Michel Ramus (fondateur de la Fonderie royale de Montcenis) qui les modernisa et les développa, faisant de cet établissement l'un des plus compétitifs de la région[1],[2]. Sa mort l'empêcha de créer une annexe à Saint-Agnan. Rachetée par le comte de Dormy, l'usine périclita rapidement et cessa définitivement ses activités en 1834. La mine quant à elle fut fermée pour son manque de rentabilité vers la fin du XIXe siècle mais rouvrit pendant la Seconde Guerre mondiale pour servir de refuge aux réfractaires du STO. L'exploitation fut définitivement arrêtée en 1948.

Depuis 1891, un décret du Président de la République associe au nom de la commune le lieu-dit Grandchamp, du nom de cette exploitation houillère.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1790 1791 Antoine Duruisseau   Curé
1792 janvier 1794 Pierre Turlier    
janvier 1794 juillet 1794 Jean-Maris Golliard    
juillet 1794 octobre 1795 François Dumont    
octobre 1795 novembre 1795 Claude Arnault    
novembre 1795 mars 1796 Margrite Marion[3]    
mars 1796 septembre 1796 Claude Jardin    
octobre 1796 septembre 1797 Jean-François Roy[4]    
septembre 1797 mars 1798 Jean-Benoît Arnault    
mars 1798 mai 1800 Laurent Brenot    
mai 1800 décembre 1805 Jean-François Roy    
janvier 1806 décembre 1815 Michel Ramus   Fondateurs de la Fonderie royale de Montcenis
Premier Maire élu du Creusot
décembre 1815 novembre 1817 Auguste de Dormy   Vicomte
novembre 1817 mars 1826 Louis Ray    
mars 1826 avril 1826 Auguste de Dormy   Vicomte
avril 1826 décembre 1829 Louis Ray    
janvier 1830 octobre 1830 Auguste de Dormy   Vicomte
octobre 1830 janvier 1842 Jacques Lescene    
janvier 1842 24 février 1848 Louis Ray    
mars 1848 9 avril 1850 Emiland Mathieu[5]    
10 avril 1850 9 décembre 1851 Blaise Lachaize[6]    
9 décembre 1851 19 janvier 1859 Louis Ray[7]    
janvier 1859 septembre 1870 Alexandre de Dormy   Comte
septembre 1870 mai 1871 Ernest Mathieu    
mai 1871 février 1874 Auguste Daviot[8]    
mars 1874 juin 1876 de Raffin   Comte
octobre 1876 septembre 1877 Auguste Daviot[9]    
septembre 1877 janvier 1878 Lemercier[10]    
janvier 1878 mai 1897 Auguste Daviot[11]    
mai 1897 7 décembre 1919 Hugues Daviot   Ingénieur
10/12/1919 16/05/1925 François Emile Dufour    
17/05/1925 18/05/1929 Joseph Mathieu    
19/05/1929 18/05/1935 Emile Dufour    
19/05/1935 1/11/1947 Pierre Boudot SFIO  
2/11/1947 7/05/1953 André Boeufgras    
8/05/1953 27/03/1971 Robert Frety    
28/03/1971 18/03/2001 Lucien Journet[12]    
18/03/2001 mars 2014 André Lacroix   Agriculteur propriétaires exploitants
mars 2014 en cours Claude Ledey DVD Agriculteur propriétaires exploitants
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[14].

En 2014, la commune comptait 768 habitants[Note 1], en diminution de 3,27 % par rapport à 2009 (Saône-et-Loire : +0,19 %).

          Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 045 1 082 1 115 1 158 1 238 1 177 1 204 1 217 1 266
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 317 1 311 1 258 1 226 1 356 1 474 1 505 1 482 1 460
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 392 1 452 1 383 1 252 1 111 1 078 1 022 1 024 1 011
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
1 025 1 016 1 028 1 009 1 008 842 823 788 768
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2006[16].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Musée charolais du machinisme agricole, musée inauguré le 3 juillet 1993 à partir des matériels rassemblés et restaurés par les membres de l'association « Le Chaudron » (fondée en 1983)[17].
  • Château de Lavault du XVIIIe siècle.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2017, millésimée 2014, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2016, date de référence statistique : .

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b "Gueugnon et son canton" (ISBN 2-9509751-0-0)
  2. Archives Départementales de Saône et Loire N 174
  3. La constitution de l'an III supprime la fonction de maire et la remplace par celle d'agent municipale
  4. la fonction de maire est rétablie par la loi du 28 pluviôse an VIII. Les maires ne sont plus élus mais nommé par les préfets.
  5. révoqué par décision du Ministère de l'intérieur
  6. maire par intérim
  7. nommé maire provisoire suite au Coup d'État du 2 décembre 1851, la Saône-et-Loire est placé en état de siège le 8 décembre 1851.
  8. 1er mandat
  9. nommé par le préfet le 15 juin 1876; 2e mandat : 8 octobre 1876
  10. nommé le 19 septembre 1877, suit à la dissolution du Conseil municipale par le Préfet
  11. Cinq mandats successif, à savoir :
    3e mandat : 21 janvier 1878
    4e mandat : 18 mai 1884
    5e mandat : 20 mai 1988
    6e mandat : 15 mai 1892
    7e mandat : 17 mai 1896 (décède en 1897)
  12. Cinq mandats successif, à savoir :
    1er mandat : 28 mars 1971
    2e mandat : 20 mars 1977
    3e mandat : 18 mars 1983
    4e mandat : 17 mars 1989
    5e mandat : 18 juin 1995
  13. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  14. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013 et 2014.
  17. « Musée agricole en Charolais », article de Marie-Claude Lauquin paru dans la revue Images de Saône-et-Loire n° 101 (avril 1995), pages 2 à 4.
  18. « Michel Ramus (1758-1827), co-fondateur du Creusot », article de Pierre Lahaye paru dans la revue « Images de Saône-et-Loire » n° 63 (automne 1985), pages 22 à 24.
  19. [1]

Lien externe[modifier | modifier le code]

  • Neuvy-Grandchamp sur le site de l'Institut géographique national

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