La Motte-Saint-Jean

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La Motte-Saint-Jean
Panorama général.
Panorama général.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Saône-et-Loire
Arrondissement Charolles
Canton Digoin
Intercommunalité Communauté de communes du Grand Charolais
Maire
Mandat
Pascal Rameau
2014-2020
Code postal 71160
Code commune 71325
Démographie
Population
municipale
1 221 hab. (2014)
Densité 57 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 29′ 45″ nord, 3° 57′ 53″ est
Altitude Min. 222 m – Max. 340 m
Superficie 21,32 km2
Localisation

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La Motte-Saint-Jean

La Motte-Saint-Jean est une commune française située dans le département de Saône-et-Loire, en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

La Motte-Saint-Jean est à 2 km de Digoin (71). Elle est traversée par la rivière l'Arroux, qui se jette dans le fleuve Loire. La confluence est à la limite de La Motte-Saint-Jean et de Molinet. Du centre du village (église, ancien château), situé sur une hauteur, la vue sur la vallée de la Loire et le pays Charollais-Brionnais est très belle.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Neuvy-Grandchamp Rose des vents
Les Guerreaux N Rigny-sur-Arroux
O    La Motte-Saint-Jean    E
S
Saint-Agnan Molinet (Allier) Digoin

Histoire[modifier | modifier le code]

Dans la fiche de répérage relative au château de Le Motte-Saint-Jean[1] il est indiqué que le nom du bourg vient sans doute du nom d'une chapelle où se trouvait le tombeau de Jean de Coligny. Ernest Nègre[2] a identifié la Motte-Saint-Jean en 1312 sous le nom Mota S. Johannis Il existait une ancienne châtellerie dépendant du bailliage d'Autun. Le château a été construit vers 1630-1636, en remplacement de l' ancien château mérovingien. Les descendants de la famille de Coligny possède la seigneurie jusqu'en 1721. Elle fut alors la propriété de Durey de Sauroy, puis de la famille de Cossé Brissac. Elle fut vendu comme bien national lors de la Révolution. Le château a été entièrement rasé en 1836. Sous la Révolution française, la commune porta provisoirement les noms de Montagne-Fleurie et de Montfleury[3].
Entre 1795 et 1800, la commune absorbe la partie haute de la commune voisine de Morillon ; l'autre partie étant attribuée à Neuvy-Grandchamp[3].
En 1869, la commune des Guerreaux est créée à partir de portions des territoires communaux de La Motte-Saint-Jean, de Neuvy-Grandchamp et de Saint-Agnan. Dans un second temps et la même année, le haut Morillon est attribué aux Guerreaux[3].

La Grand'Houlle[modifier | modifier le code]

Le hameau de la Grande Houlle est situé sur la partir haute de La Motte Saint Jean  Là, au xve siècle, est   fondée d’une communauté familiale agricole. Des bâtiments importants sont construits,  en utilisant, entre autres,  les beaux chênes environnants. La communauté prospère rapidement,et deux nouvelles communautés décident de s'installer à côté. 

La Grand'Houlle est, en 1943, un foyer de la Résistance. Une rafle est organisée, après dénonciation,  par la Feldgendarmerie de Paray-le-Monial. Une arme est découverte. Une douzaine d'hommes sont présents. L'un décède, les autres sont déportés. Une plaque commémorative, à l'initiative de l'association de la Grand'Houlle, est apposée sur un des murs du pigeonnier

Le massacre de la Varenne du 10 juin 1944[modifier | modifier le code]

Le samedi , en représailles à une attaque d'un train allemand par des maquisards, le hameau de La Varenne, est victime d'une attaque par un régiment allemand de l'Afrika Korps, au cours de laquelle cinq hommes sont fusillés, des maisons pillées et incendiées. Une cérémonie annuelle rend hommage à ces résistants[4].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2014 en cours Pascal Rameau DVG  
mars 1983 mars 2014 Bernard Jaillot DVG  
26 juillet 1957 mars 1983 Philippe Ledin    
15 avril 1956 26 juillet 1957 Louis Journet    
26 octobre 1947 15 avril 1956 Pierre Bengler    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[6],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 221 habitants, en augmentation de 2,86 % par rapport à 2009 (Saône-et-Loire : 0,19 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
925 1 296 1 380 1 617 1 707 1 803 1 705 1 730 1 703
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 652 1 672 1 719 1 410 1 450 1 439 1 519 1 479 1 630
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 602 1 542 1 418 1 109 1 080 1 093 1 096 907 1 008
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
1 162 1 215 1 253 1 269 1 236 1 175 1 207 1 222 1 221
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

En 2013, les 1 222 habitants, de la commune ont, pour 357 d'entre eux, (29,3 % de la population) moins de 20 ans, pour 539 (44,1 %) entre 20 et 59 ans, et 326 (26,7 %) sont âgés de 60 ans et plus[9].

Parmi ceux âgés de 15 à 64 ans 769 (75,9 %) constituent la population active, 6,1 % sont des élèves ou étudiants, 9,9 %  des retraités ou préretraités et 8,1 % d'autres inactifs.

Logements[modifier | modifier le code]

Les 604 logements existants en 2013 sont des résidences principales pour 516 d'entre eux, 32 sont des résidences secondaires ou des logements occasionnels, et 56 sont des logements vacants[9].

450 des 516 résidences principales sont occupées par leurs propriétaires, 60 sont locataires et 6 sont logés gratuitement.

Economie et emploi[modifier | modifier le code]

Le nombre d'emplois existants dans la commune  en 2013 est de 127 dont 88 sont des emplois salariés et 39 des emplois non salariés[9].

Il existe 62 établissements actifs dans la commune qui emploient au total 64 salariés.

  • 12 appartiennent au secteur de l'agriculture, 18 n'emploient aucun salarié, les autres emploient au total 6 salariés.
  • 2 sont du secteur industriel, et n'ont aucun salarié. l
  • 11 établissements sont du secteur de la construction, 8 n'ont pas de salariés.les autres emploient au total 7 salariés.
  • 31 sont du secteur de commerce, des transports et des services divers, dont 28 n'ont aucun salarié.les autres emploient au total 20 salariés. 
  • 6 sont du secteur de l'administration publique, de l'enseignement, de la santé, de l'action sociale, 2 d'entre eux n'ont pas de salarié, les autres emploient au total 31 salariés.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Tourisme en Saône-et-Loire.
  • Château de la Motte-Saint-Jean.
  • Les restes de la chapelle ou église de la Madeleine, jadis église paroissiale appartenant aux religieux de Paray (qui y faisaient dire la messe deux fois par semaine). En 1789, les habitants s'y réunirent pour désigner leurs représentants aux États généraux et rédiger leur cahier de doléances[10].
  • L'oratoire de sainte Claire, petit édifice qui fut bâti près d'une source guérisseuse[10]. L'oratoire Sainte Claire est une modeste chapelle du xixe siècle situé à proximité de la confluence de l'Arroux et de la Loire. Elle a été restaurée en 2012 par l'association la Grand'houlle.. Sainte Claire Sainte Claire était honorée des mariniers, des lavandières, des blanchisseuses, Sa relation avec l’eau peut être suggérée par le fait que grâce à ses prières elle fit se lever une tempête qui dispersa une armée de Sarrasins venue assiéger le monastère d’Assise où elle vivait et où elle avait fondé avec Saint François d’Assises l’ordre des Clarisses. La chapelle comprend un vitrail simple mais illustrant l'importance historique du trafic fluvial sur la Loire jusqu'au début du xxe siècle
  • L'église paroissiale  Saint-Saturnin ː elle est construite entre 1859 et 1864 (le clocher a été réalisé postérieurement à la livraison de l'église au culte, en 1861). L'ancienne église, vétuste, a été entièrement détruite.  La nouvelle église, néo romane, se compose d'une nef de cinq travées et de t de bas-côtés. La nef est précédée d'un clocher-porche. 

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • L'abbé Jean-Marie Vachia, qui fut curé de La Motte-Saint-Jean de 1872 à 1884, dont le souvenir est conservé par un important album de photographies – toutes soigneusement légendées – couvrant la période 1882-1886, précieuse source de documentation en quatre parties renseignant sur la Motte-Saint-Jean et ses environs, Génelard, la ville de Nevers et Lourdes ainsi que sur la vie religieuse en paroisse dans la seconde moitié du XIXe siècle[11].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

La Motte-Saint-Jean:il y a 100 ans,vie d'un village bourguignon par Michèle Fontenette et Jacques Fontenette, Éd. Val de Loire-Arroux, 2014 256 pages

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Mme Oursel, « Motte-Saint-Jean (La) fiche de repérage », sur archives71.fr, (consulté le 20 juin 2017)
  2. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, Librairie Droz, , 708 p.
  3. a, b et c Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale - La Motte-Saint-Jean », sur EHESS, École des hautes études en sciences sociales (consulté le 9 août 2012)
  4. « Le Martyre de la Varenne n’a pas été oublié », Cet article donne le nom des cinq maquisards ː Marcel Charrier (28 ans), Albert Denis (18 ans), Jean-Charles Nesle (23 ans), Jacques Paillard (60 ans) et Georges Brun (habitant des Guerreaux)., sur lejsl.com, (consulté le 15 juin 2017)
  5. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  9. a, b et c « Dossier complet Commune de la Motte-Saint-Jean (71325) », sur insee.fr, (consulté le 2 juin 2017)
  10. a et b « Chapelles oubliées », article de Paul Chaussard paru dans la revue « Images de Saône-et-Loire » no 90 (été 1992), pages 3 à 7.
  11. « L'album de photos de l'abbé Vachia », article de Jean-Claude Cagnon paru dans la revue « Images de Saône-et-Loire » no 126 de juin 2001 (pages 18 à 20 ).


Liens externes[modifier | modifier le code]

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