Rigny-sur-Arroux

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Rigny-sur-Arroux
Église Saint-Didier.
Église Saint-Didier.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Saône-et-Loire
Arrondissement Arrondissement de Charolles
Canton Canton de Gueugnon
Intercommunalité Communauté de communes entre Arroux, Loire et Somme
Maire
Mandat
Gilbert Granger
2014-2020
Code postal 71160
Code commune 71370
Démographie
Population
municipale
676 hab. (2014)
Densité 14 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 32′ 00″ nord, 4° 01′ 43″ est
Altitude Min. 227 m – Max. 347 m
Superficie 48,17 km2
Localisation

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Rigny-sur-Arroux

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Rigny-sur-Arroux

Rigny-sur-Arroux est une commune française située dans le département de Saône-et-Loire, en région Bourgogne-Franche-Comté.

Ses habitants sont appelés les Rignyssois.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par l'Arroux, affluent de la Loire. Au cours du XXe siècle, le lit de la rivière s'est beaucoup déplacé en fonction des crues, la portion en aval du bourg migrant de plus de 200 mètres vers l'est comme cela est attesté par les différences entre le cadastre de 1850 et la révision cadastrale des années 1960.

La vallée est essentiellement agricole avec des embouches consacrées à l'élevage de bovins, charolais pour la plupart.

Les collines à l'est et à l'ouest de la vallée sont couvertes de forêts qui couvrent plus de 20 % du territoire communal.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Neuvy-Grandchamp Curdin Gueugnon Rose des vents
La Motte-Saint-Jean N Clessy
O    Rigny-sur-Arroux    E
S
Digoin Saint-Vincent-Bragny

Histoire[modifier | modifier le code]

Le village a été fréquenté pendant le Solutréen comme l'attestent les Feuilles de Lauriers de la « Cache de Volgu » découverte en 1874[1].

Le nombre de pièces découvertes est incertain et a varié de 14 à 17 selon les auteurs. Actuellement, on admet l'existence de 15 pièces, 13 au Musée Vivant-Denon de Chalon-sur-Saône, une au Musée d'archéologie nationale de Saint-Germain-en-Laye et une au British Museum.

Le village était autrefois le siège d'une commanderie de Templiers dont le lieu garde encore la trace dans son nom (hameau la Commanderie à l'ouest du bourg).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 Claude Blestrieri    
mars 2008 en cours Gilbert Granger    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[3],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 676 habitants, en augmentation de 6,96 % par rapport à 2009 (Saône-et-Loire : 0,19 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 060 1 075 1 057 1 050 1 093 1 105 1 066 1 156 1 081
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 084 1 050 1 195 1 161 1 201 1 172 1 146 1 109 1 086
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 006 963 883 839 804 800 729 693 716
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
727 687 619 605 667 617 611 676 676
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Dans les archives de la commune conservées en mairie, figurent des registres paroissiaux remontant jusqu'aux années 1550 avec malheureusement quelques manques dans les années 1700. Vers 1670, la paroisse comptait plus de 1 000 habitants. Parmi les artisans y travaillant, on comptait 2 forgerons, 2 tisserands, 1 charron, plusieurs maçons et menuisiers, 1 couvreur.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le château de Faule.
  • Le château de la Vaivre (actuellement orthographié Vesvre).
  • La ferme de l'Abbaye, implantée à l'extrémité ouest de la commune, vestige du prieuré de Chaume, qui fut habité par des moniales jusqu'au XVIIe siècle avant d'être transformé en exploitation agricole (XVIIIe) et d'être vendu nationalement à deux reprises, d'abord le 23 février 1791 puis le 4 frimaire an II[6].
  • L'église Saint-Didier, église néoromane du XIXe siècle avec un clocher roman du XIIe siècle.
  • La Passerelle : le long de la route menant du bourg à la Vesvre, a existé une passerelle en plaque de béton sur une armature métallique qui permettait de passer à pied en cas de crue de l'Arroux. La modification du lit de l'Arroux a rendu cette passerelle inutile et elle n'est plus entretenue. En 2010, on voyait encore quelques restes de son armature métallique.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Abbé Pacaud, curé de 1945 à 1956. Le premier traducteur de Kant en français, directeur de l'école Saint-Lazare à Autun.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Aubry, Peyrousse & Walter, "Les feuilles de laurier de Volgu: une énigme en partie résolue?" in Paléo Revue d'Archéologie Préhistorique [lire en ligne]
  2. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  3. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  6. « Brève visite au prieuré de Chaume », article de Pierre Lahaye paru dans la revue « Images de Saône-et-Loire » n° 58 (été 1984), pages 7 et 8.

Lien externe[modifier | modifier le code]

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