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NGC 1358

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NGC 1358
Image illustrative de l’article NGC 1358
La galaxie spirale barrée NGC 1358
Données d’observation
(Époque J2000.0)
Constellation Éridan
Ascension droite (α) 03h 33m 39,7s[1]
Déclinaison (δ) −05° 05′ 22″ [1]
Magnitude apparente (V) 12,1[2]
13,0 dans la Bande B[2]
Brillance de surface 13,27 mag/am2[2]
Dimensions apparentes (V) 2,1 × 1,4[2]
Décalage vers le rouge +0,013436 ± 0,000033[1]
Angle de position [2]

Localisation dans la constellation : Éridan

(Voir situation dans la constellation : Éridan)
Astrométrie
Vitesse radiale 4 028 ± 10 km/s [1]
Distance 57,22 ± 4,01 Mpc (∼187 millions d'al)[1]
Caractéristiques physiques
Type d'objet Galaxie spirale barrée
Type de galaxie SAB(r)0/a[1] SB0-a[2] (R)SB(s)a?[3]
Dimensions environ 43,05 kpc (∼140 000 al)[1],[a]
Découverte
Découvreur(s) William Herschel[3]
Date [3]
Désignation(s) PGC 13182
MCG -1-10-3[2]
Liste des galaxies spirales barrées

NGC 1358 est une galaxie spirale barrée (lenticulaire ?) située dans la constellation de l'Éridan. Sa vitesse par rapport au fond diffus cosmologique est de 3 879 ± 14 km/s, ce qui correspond à une distance de Hubble de 57,2 ± 4,0 Mpc (∼187 millions d'al)[1]. Elle a été découverte par l'astronome germano-britannique William Herschel en 1785.

NGC 1358 à partir des données du télescope spatial Hubble.

NGC 1358 a été utilisée par Gérard de Vaucouleurs comme une galaxie de type morphologique (R')SB(s)a dans son atlas des galaxies[4],[5]. Dans la bande K infrarouge, NGC 1358 présente une barre centrale de 25 secondes d'arc dont l'ellipticité maximale est de 0,39. L'angle de position de celle-ci est de 129°[6].

La classe de luminosité de NGC 1358 est I et elle présente une large raie HI. De plus, c'est une galaxie active de type Seyfert 2[1].

Trou noir supermassif[modifier | modifier le code]

Selon les auteurs d'un article publié en , la masse du trou noir central de NGC 1358 est de 7,59 x 107 (107,88)[7].

Selon un article publié en et basé sur les mesures de luminosité de la bande K de l'infrarouge proche du bulbe de NGC 3227, on obtient une valeur de 108,0 (100 millions de masses solaires) pour le trou noir supermassif qui s'y trouve[8].

Une autre étude réalisée en auprès de 90 galaxies de type Seyfert 2 utilisant la dispersion des vitesses a permis d'estimer la masse des trous noirs supermassifs centraux de celles-ci. Pour NGC 1358, la masse du trou noir est égale à 76 × 106  (107,88)[9].

Selon une autre étude publiée en 2009 et basée sur la vitesse interne de la galaxie mesurée par le télescope spatial Hubble, la masse du trou noir supermassif au centre de NGC 1358 serait comprise entre 120 et 530 millions de [10].

Selon un autre article publié en , plusieurs études de la dispersion des vitesses dans la région centrale ont permis d'estimer sa masse à 9,77 × 107  (107,99)[11].

Selon les auteurs d'un article publié en , la connaissance de la masse d'un trou noir central et du taux d'accrétion par celui-ci permet d'estimer le taux de formation d'étoiles dans la région centrale des galaxies de type Seyfert. Ce taux pour NGC 1358 serait à l'intérieur et à l'extérieur d'un rayon de 1 kpc respectivement de 0,082 /an et de 0,12 /an [12].

Groupe de NGC 1417[modifier | modifier le code]

NGC 1358 fait partie du groupe de NGC 1417 qui compte au moins 14 galaxies, dont NGC 1376, NGC 1417, NGC 1418, NGC 1441, NGC 1449, NGC 1451 et NGC 1453[13].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Diamètre dans les bandes RC3 D_25; R_25 (blue).

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e f g h et i (en) « Results for object NGC 1358 », NASA/IPAC Extragalactic Database (consulté le ).
  2. a b c d e f et g « Les données de «Revised NGC and IC Catalog by Wolfgang Steinicke», NGC 1300 à 1399 », sur astrovalleyfield.ca (consulté le )
  3. a b et c (en) Courtney Seligman, « Celestial Atlas Table of Contents, NGC 1358 » (consulté le ).
  4. Atlas des galaxies de Vaucouleurs sur le site du professeur Seligman, NGC 1358
  5. (en) « The Galaxy Morphology Website, NGC 1358 » (consulté le )
  6. John S. Mulchaey, Michael W. Regan et Arunav Kundu, « The Fueling of Nuclear Activity. I. A Near-Infrared Imaging Survey of Seyfert and Normal Galaxies », The Astrophysical Journal Supplement Series, vol. 110, no 2,‎ , p. 299-319 (DOI 10.1086/313005, Bibcode 1997ApJS..110..299M, lire en ligne [PDF])
  7. Jong-Hak Woo et Urry, « ACTIVE GALACTIC NUCLEUS BLACK HOLE MASSES AND BOLOMETRIC LUMINOSITIES », The Astrophysical Journal, vol. 579,‎ , p. 46 pages (lire en ligne [PDF])
  8. X.Y. Dong et M.M. De Robertis, « Low-Luminosity Active Galaxies and Their Central Black Holes », The Astronomical Journal, vol. 131, no 3,‎ , p. 1236-1252 (DOI 10.1086/499334, Bibcode 2006AJ....131.1236D, lire en ligne)
  9. W. Bian et Q. Gu, « The Eddington Ratios in Seyfert 2 Galaxies with and without Hidden Broad-Line Regions », The Astrophysical Journal, vol. 657, no 1,‎ , p. 159-166 (DOI 10.1086/510708, Bibcode 2007ApJ...657..159B, lire en ligne [PDF])
  10. A. Beifiori, M. Sarzi, E.M. Corsini, E. Dalla Bontà, A. Pizzella, L. Coccato et F. Bertola, « UPPER LIMITS ON THE MASSES OF 105 SUPERMASSIVE BLACK HOLES FROM HUBBLE SPACE TELESCOPE/SPACE TELESCOPE IMAGING SPECTROGRAPH ARCHIVAL DATA », The Astrophysical Journal, vol. 692#1,‎ , p. 856-868 (DOI 10.1088/0004-637X/692/1/856, lire en ligne)
  11. Andrea Marinucci, Stefano Bianchi, Fabrizio Nicastro, Giorgio Matt et Andy D. Goulding, « The Link between the Hidden Broad Line Region and the Accretion Rate in Seyfert 2 Galaxies », The Astrophysical Journal, vol. 748, no 2,‎ , p. 10 pages (DOI 10.1088/0004-637X/748/2/130, Bibcode 2012ApJ...748..130M, lire en ligne [PDF])
  12. Aleksandar M. Diamond-Stanic et Rieke, « The Relationship between Black Hole Growth and Star Formation in Seyfert Galaxies », The Astrophysical Journal, vol. 746, no 2,‎ , p. 14 pages (DOI 10.1088/0004-637X/746/2/168, Bibcode 2012ApJ...746..168D, lire en ligne [PDF])
  13. A.M. Garcia, « General study of group membership. II - Determination of nearby groups », Astronomy and Astrophysics Supplement Series, vol. 100 #1,‎ , p. 47-90 (Bibcode 1993A&AS..100...47G)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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