Berthegon

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Berthegon
Berthegon
Le Manoir de Vayolles.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Vienne
Arrondissement Châtellerault
Canton Loudun
Intercommunalité Communauté de communes du Pays loudunais
Maire
Mandat
Bernadette Cottier
2014-2020
Code postal 86420
Code commune 86023
Démographie
Gentilé Berthegonais
Population
municipale
305 hab. (2016 en augmentation de 8,16 % par rapport à 2011)
Densité 29 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 53′ 52″ nord, 0° 15′ 50″ est
Altitude Min. 83 m
Max. 136 m
Superficie 10,61 km2
Localisation

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Berthegon est une commune du Centre-Ouest de la France, située dans le département de la Vienne en région Nouvelle-Aquitaine.

Ses habitants sont appelés les Berthegonais[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Berthegon assure la transition entre les collines crayeuses du Loudunais et les forêts siliceuses du Châtelleraudais[2].

De la richesse produite par la vigne[3], sont nées les grosses demeures bourgeoises qui dominent de leur fière allure le bourg[2]. Ces demeures 1900 baptisées les châtelaines et la gare qui permettait d’acheminer les récoltes jusqu’aux halles de Bercy sont aujourd'hui les témoins de cette réussite[3].

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La région de Berthegon présente un paysage de plaines vallonnées plus ou moins boisées. Le terroir se compose[4] :

  • de sables verts (pour 47 %) et d'argilo (pour 37 %) sur les collines et les dépressions sableuses des bordures du Bassin parisien ;
  • de champagnes ou aubues qui sont des sols gris clairs, argilo-limoneux, sur craie et donc calcaires (pour 13 %) et de tuffeau blanc (pour 3 %) sur les collines calcaires.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par la Mable sur une longueur de 2 km.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat est océanique avec des étés tempérés.

D’une manière générale[5], le temps est assez sec et chaud pendant l’été, moyennement pluvieux en automne et en hiver avec des froids peu rigoureux.

La température moyenne est de 11°C. Juillet est le mois le plus chaud (maximale absolue 40,8°C en 1947). Janvier est le mois le plus froid (minimale absolue – 17,9°C en 1985). 9 °C à peine sépare les moyennes minimales des moyennes maximales (cette séparation est de 6°C en hiver et de 11°C en été). L’amplitude thermique est de 15°C.

Toponymie[modifier | modifier le code]

La légende voue ce village à Berthe et à Radégonde[2]. Ces deux femmes auraient été prisonnières de la vase de la Bouse et craignant la mort, auraient promis de donner leur nom au lieu si elles étaient sauvées[6].

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
         
mars 2001 juin 2010 Mme Blazy   Morte en fonction
juin 2010 En cours Roger Pelletier[7]    

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

La commune relève du tribunal d'instance de Poitiers, du tribunal de grande instance de Poitiers, de la cour d'appel Poitiers, du tribunal pour enfants de Poitiers, du conseil de prud'hommes de Poitiers, du tribunal de commerce de Poitiers, du tribunal administratif de Poitiers et de la cour administrative d'appel de Bordeaux, du tribunal des pensions de Poitiers, du tribunal des affaires de la Sécurité sociale de la Vienne, de la cour d’assises de la Vienne.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[9].

En 2016, la commune comptait 305 habitants[Note 1], en augmentation de 8,16 % par rapport à 2011 (Vienne : +1,78 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
304289313288339372368409464
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
475475463467496500512509510
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
524562548531534543567549490
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
477432387319283297281279302
2016 - - - - - - - -
305--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique

En 2008,selon l'Insee, la densité de population de la commune était de 26 hab./km2, 61 hab./km2 pour le département, 68 hab./km2 pour la région Poitou-Charentes et 115 hab./km2 en France.

Économie[modifier | modifier le code]

Selon la direction régionale de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Forêt de Poitou-Charentes[12], il n'y a plus que 5 exploitations agricoles en 2010 contre 6 en 2000.

Les surfaces agricoles utilisées ont diminué et sont passées de 368 hectares en 2000 à 276 hectares en 2010. 65 % sont destinées à la culture des céréales (blé tendre).

Grâce aux financements du conseil général, de nombreux projets ont pu être réalisés[3] :

  • éclairage des hameaux ;
  • aménagement de la salle socio-éducative ;
  • travaux à la mairie ;
  • aménagement du centre bourg ;
  • assainissement du centre bourg ;
  • réfection de la chaussée de la départementale D 14 dans la traversée du bourg.

Le « Pticafé » a fait la une du Canard enchaîné le 24 janvier 2007[13].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église Notre-Dame date des XIIe et XIVe siècles. Elle a été construite en tuffeau. L'édifice est en partie roman mais a été remanié au XVe siècle comme l'atteste les chapiteaux à choux frisés du chœur et les voutes à nervures prismatiques. Le clocher-mur abrite deux cloches, l'une date de 1774 et l'autre est du XXe siècle.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

  • La « Ligne verte » est un sillon de verdure à travers la riche campagne. Il offre des buts de promenade inédits au cœur du terroir montois[2]. Ce sillon de verdure correspond à l'aménagement de l'ancienne ligne de chemin de fer Loudun - Châtellerault, inaugurée le 19 septembre 1886 et déclassée le 26 septembre 1992. Elle est aujourd'hui aménagée en circuit pédestre et cyclable d'où le nom de Ligne verte ou encore « chemin de vert »[15].
  • La commune abrite une zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF)[16] qui couvre 22 % de la surface communale : le massif de Serigny.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Nom des habitants des communes françaises », sur habitants.fr (consulté le 29 septembre 2008)
  2. a b c et d « Berthegon », sur pays-loudunais.fr (consulté le 26 mars 2009)
  3. a b et c « Bruno Belin, votre conseiller général », sur bruno-belin.com (consulté le 26 mars 2009)
  4. Chambre Régionale d'agriculture de Poitou-Charente - 2007
  5. Livret simplifié de la carte des pédopaysages de la Vienne – Novembre 2012, édité par la Chambre d’Agriculture de Poitou-Charentes
  6. Le Patrimoine des communes de la Vienne en 2 tomes – Edition FLOHIC – 2002 – (ISBN 2-84234-128-7)
  7. « Hommage à Florence Blazy », La Nouvelle-République, 3 juin 2011, consulté le 31 juillet 2013
  8. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  9. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  12. Fiches communales 2000 - 2010 de la Vienne
  13. « Le P'tit Café dans le couac du Canard », sur pticafe.over-blog.com (consulté le 26 mars 2009)
  14. Notice no PA86000031, base Mérimée, ministère français de la Culture
  15. « Du chemin de fer au chemin de "vert" », sur site de Jean-Claude Raymond consacré à la « ligne verte » (consulté le 26 mars 2009)
  16. Secrétariat scientifique de l'inventaire des ZNIEFF, DREAL Poitou-Charentes , 2011