Michel Constantin

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Constantin.
Michel Constantin
Nom de naissance Constantin Hokhloff
Naissance
Billancourt, France
Nationalité Drapeau : France Française
Décès (à 79 ans)
Draguignan, France
Profession Acteur

Michel Constantin, de son vrai nom Constantin Hokhloff, est un acteur français né le à Billancourt (Seine) et mort le à Draguignan (Var). Doté d'un visage buriné qui lui faisait souvent jouer les gangsters ou les hommes de main, il est devenu un second rôle très populaire au cinéma dans les années 1960-1970, principalement dans des comédies.

Biographie[modifier | modifier le code]

Son père, Naoum Khokhlov, était officier de l'Armée russe; sa mère, d'origine polonaise, de Varsovie. Le couple émigre en France, comme de nombreux Russes blancs, au début des années 1919.[réf. nécessaire]

Michel Constantin est sportif chez Renault au COB Billancourt jusqu'à la Seconde Guerre mondiale[1]. International de volley-ball à partir de 1948, il devient capitaine de l'équipe de France, puis champion de France avec le CO Billancourt.[réf. nécessaire] Puis il devient journaliste à L'Équipe[2] et le reste jusqu'en 1966, tout en étant acteur. Il est aussi entraineur de volley-ball. Dans les années 60, il est également animateur dans un village de vacances en Italie à Cecina puis en Corse à la Croix du Sud-Caramontino, baie de Pinarello [3].

Il devient un acteur populaire à partir des années 1960, et surtout dans les années 1970, partageant même la vedette avec Jean-Paul Belmondo dans La Scoumoune en 1972. Pour ce film, Jean-Paul Belmondo demandera que le nom de Michel Constantin soit en haut de l'affiche à côté de son nom. Les deux acteurs deviendront amis, et Michel Constantin participera de nouveau avec Belmondo au film Les Morfalous, en 1984.

En 1984, il anime Anagram, un jeu télévisé diffusé sur TF1, avant de céder sa place à Daniel Prévost.

Michel Constantin apparaîtra une dernière fois au cinéma, dans le film Ville à vendre, de Mocky, en 1991.

Il meurt d'un malaise cardiaque consécutif à la canicule de 2003 et ses cendres sont dispersées sur la plage de la presqu’île de Giens où il avait rencontré sa femme. Son ami, l'acteur Charles Bronson décédera le 30 août 2003, soit un jour après Michel Constantin. Il avait joué avec lui dans le film La Cité de la violence, en 1970.

Vie privée[modifier | modifier le code]

Il épouse le 13 juillet 1957 Maud Serres, une jeune enseignante rencontrée un an plus tôt. En 1962, le couple a une fille prénommée Sophie (Sophie Hokhloff Onimus Constantin). Maud Serres meurt en 1996.

Il habitait Sainte-Maxime, dans le Var, où il possédait une villa dans le quartier de Beauvallon.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Téléfilms[modifier | modifier le code]

Séries[modifier | modifier le code]

  • 1977 : Les Diamants du président de Claude Boissol, Georges Lancier
  • 1987 : Marc et Sophie, épisode Nicotine ni coquine (1.1)
  • 1988-1991 : Paparoff de Denys de La Patellière, Jean-Pierre Richard et Didier Albert : Paparoff
  • 1988 : Le Professeur (V.O. : Big Man), épisode Tout l'or du professeur (V.O. : 395 dollari l’oncia) de Steno : Xavier Baudin

Hommages[modifier | modifier le code]

  • « J’apprends avec une profonde tristesse la disparition de Michel Constantin, acteur emblématique d’un cinéma français de divertissement et de qualité. La présence de sa silhouette imposante et les tonalités profondes de sa voix ont imprégné les films de grands réalisateurs français, tels que Jean Becker, Robert Enrico, Jean-Pierre Melville ou Georges Lautner. Ce physique associé à un indéniable talent pour interpréter très souvent des personnages aux comportements marginaux lui ont permis de gagner durablement l’affection du public et de marquer de son empreinte un grand cinéma français de qualité et populaire. A ses proches et à ses amis, je transmets mes plus sincères condoléances. »Jean-Jacques Aillagon, ministre de la Culture et de la Communication, 29 août 2003[4].
  • Le 21 mai 2011, dans l'un des cinémas du Carré Léon-Gaumont à Sainte-Maxime a lieu l'inauguration de la salle Michel-Constantin par le maire Vincent Morisset en présence de Sophie Hokhloff Onimus, fille de l'artiste, son petit-fils Niels et son gendre Patrick[5].
  • Chaque année depuis 2011, le Bridge Club de Sainte-Maxime organise son tournoi Michel-Constantin, qui était grand amateur de bridge et fut pendant de nombreuses années son vice-président[6].
  • En 2000, le quotidien sportif L'Équipe le consacra parmi les 12 joueurs composant « l'équipe de France du siècle »[7].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. cinemovies.fr et le restera jusqu'en 1958.
  2. Michel Constantin, Faites la connaissance du nouvel entraîneur des selections nationales article sur L'Équipe, 4 mars 1965, un article sur l'entraîneur Nicolae Sotir
  3. Télé 7 Jours n°786, semaine du 7 au 13 juin 1975, page 35, article de Danièle Sommer : "...et anime un village de vacances en Corse. Il y restera cet été trois mois et demi"
  4. Hommage de Jean-Jacques Aillagon à Michel Constantin sur le site du ministère de la Culture.
  5. Inauguration de la salle Michel- Constantin au Carré Léon-Gaumont sur micromax.tv
  6. « 1er tournoi Michel-Constantin » sur azurbridge.com.
  7. Vivons Ensemble Sainte-Maxime no 13.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Michel Constantin, Ma grande gueule, du volley-ball au cinéma, Solar, 1973

Liens externes[modifier | modifier le code]