Médiumnité

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La médiumnité est le fait de communiquer avec les esprits[réf. nécessaire]

Zénitude[modifier | modifier le code]

La médiumnité selon le spiritisme, est définie comme une faculté permettant la communication entre les hommes et les esprits. Les médiums sont des sujets réputés doués pour communiquer avec les morts dans le but d’obtenir des informations sur le passé, le présent, l’avenir, les conditions de vie dans l’Au-delà. Elles sont obtenues par Clairvoyance (apparitions), Clairaudience, clairsentience[1].

Généralités[modifier | modifier le code]

Nous serions tous[Comment ?] plus ou moins médiums mais cela à différents degrés. En effet, bien que la médiumnité s’appliquerait à tous, elle pourrait être développée notamment au traces d'exercices comme pourrait être l'écriture automatique chez certaines personnes mais aussi, elle pourrait rester à l’état latent pour d’autres. Certains individus, appelés médiums, possèderaient[Comment ?] en outre l’aptitude à ressentir l’influence des Esprits et à transmettre leurs pensées. Autrement dit, ils ne seraient que les « messagers » se tenant à la frontière séparant le monde matériel du monde spirituel.

Historique[modifier | modifier le code]

  • Depuis la nuit des temps, la médiumnité a fait beaucoup parler d’elle, fertilisant les histoires les plus rocambolesques, nourrissant les plus grandes légendes et les faits historiques considérés comme fantastiques. Tel aurait été le cas des vestales romaines et des sibylles grecques, de l’Egérie de Numa, des songes de Scipion, des voix de Jeanne d’Arc...
  • Quoique le but souvent affiché de la médiumnité serait l’aide au prochain désireux de renouer contact avec les disparus, certains pensent que les civilisations à s’être servi de la médiumnité afin d’obtenir un réel pouvoir de domination sur autrui auraient été nombreuses.
  • Ce n’est véritablement qu’au XIXe siècle qu’il y eut un réel engouement pour la médiumnité notamment avec les Sœurs Fox (tables tournantes, manifestations…) puis et surtout avec Allan Kardec, codificateur du Spiritisme, qui lui donna une dimension plus scientifique.

Point de vue sceptique[modifier | modifier le code]

Le point de vue sceptique considère que l'hypothèse de posséder des pouvoirs médiumniques est farfelue. Il envisage la mise en œuvre de techniques de manipulation bien connues du monde des mentalistes lors de spectacles, classiquement : la lecture à chaud (récolte d'information préalablement à la séance), la lecture à froid (basée sur l'observation et la déduction), la ruse de l'arc-en-ciel (dire une chose et son contraire), l'effet Barnum (déclarations qui s'adressent à un large public) ou le tir au petit plomb (y aller par tâtonnement).

  • La technique de la lecture à chaud consiste à récolter des informations sur la personne qui consulte. Cela peut être via des discussions entre des complices et les participants aux séances, le questionnement de l'entourage, la récolte d'information sur l'internet voir le recours à des détectives privés.
  • La lecture à froid commence par l'observation en partant du général pour finir par les détails.
  • L'effet Barnum est l'effet selon lequel les individus acceptent la description qu'on fait de leur personnalité si celle-ci reste suffisamment vague.

Point de vue de médecins favorables[modifier | modifier le code]

Dans le monde, de nombreux médecins font des recherches sur la médiumnité, parmi lesquels on peut citer[2] :

  • Le docteur Julio Perez qui travaille à l'université de Pennsylvanie, développe des thérapies de régression de la mémoire et affirme avoir objectivé l'expression de la médiumnité en imagerie médicale cérébrale.
  • Le docteur Nelly Berchtold, infectiologue suisse, évoque les nombreux liens existant entre maladie mentale et médiumnité ; par ignorance totale du phénomène, des médiums seraient enfermés dans des hôpitaux psychiatriques.
  • Le docteur Marlène Nobre, qui a étudié les interactions biologiques de la spiritualité sur le corps par l'intermédiaire des évolutions structurelles des mitochondries, assimile les intuitions à des « facultés médiumniques inhérentes à chaque individu ».
  • Le docteur Fellipe de Oliveira, médecin psychiatre et enseignant à l'université de Sao Paulo, pense que la glande pinéale pourrait jouer un rôle déterminant dans les capacités médiumniques.

En France, le docteur Jean-Jacques Charbonier a régulièrement pris position en faveur de l'hypothèse d'une communication possible avec les défunts et s'est beaucoup intéressé à ce phénomène dans ses ouvrages et conférences[3].

  • Il affirme que le terme « médium » est galvaudé par des imposteurs car selon lui s'il y en a dans cette profession comme dans d'autres, d'autant qu'elle n'est pas réglementée, cela ne devrait pas jeter le discrédit sur toute la profession[4].
  • À la suite de ses recherches sur les expériences de mort imminente, il est devenu partisan de la thèse selon laquelle il existe une conscience délocalisée persiste après la mort et que le cerveau est un émetteur-récepteur de conscience, il en déduit que penser que certains récepteurs cérébraux sont plus performants que d’autres et peuvent donc entrer en contact avec d'autres esprits par télépathie ou médiumnité[5].
  • Ayant assisté à des dizaines d’expériences de médiumnité en salle, le docteur Charbonier affirme être impressionné par la précision des signes de reconnaissance des disparus énoncés par certains médiums[6]. Ces informations sont selon lui impossibles à deviner[Note 1] et elles ne peuvent s'expliquer que par l'accès soit à la personne disparue, soit à un champ d'informations délocalisé, comme si les médiums avaient la faculté de se connecter à une banque de données émergeant du passé : des dizaines d’expériences médiumniques en salle ont convaincu Jean-Jacques Charbonier et il souhaite mettre en rapport ces témoignages avec les observations faites lors des récits d'expérience de mort imminente[7].
  • Jean-Jacques Charbonier conteste que les médiums empêchent les personnes qui ont perdu un proche de faire leur deuil car faire le deuil c’est accepter son départ et non pas l’oublier[8],[Note 2] ;
  • Il pense qu'ils ne devraient faire profiter gratuitement de leurs dons : ceux qui ont la chance de pouvoir faire des études ou qui ont d'autres chances dans la vie se font rétribuer et cela lui semble juste[8] ;
  • Il conteste qu'ils ne soient que des bons psychologues agissant en mentalistes et adaptant leurs messages en fonction des réactions et des attitudes de leurs consultants ; il affirme avoir été témoin de très nombreuses fois de la révélation d'informations précises ne pouvant être obtenues ainsi[9] et prétend avoir vérifié la révélation d'informations totalement ignorées du consultant et qui ne sont révélées qu'ultérieurement[10] et constaté des cas de xénoglossie[11] ;
  • Il affirme que les médiums ne sont des voyants infaillibles ; prédire le futur n'est pas l'essentiel de leur travail et les informations qu'ils donnent sur le futur ne se réaliseront pas forcément dans la mesure où si des médiums ont accès à une banque de données de futurs potentiels, la révélation de l’information à la personne concernée peut changer les prédictions du médium[12].
  • Jean-Jacques Charbonier émet l'hypothèse que la médiumnité pourrait correspondre à une connexion privilégiée avec l’univers supralumineux tachyonique de la physique quantique[13].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par exemple, il rapporte qu'un médium rappela à une maman qu'elle avait placé un ours en peluche bleu dans le cercueil de son enfant avant de le mettre en terre.
  2. Il affirme avoir rencontré des parents abandonner des projets suicidaires après avoir reçu un signe de reconnaissance de leur enfant décédé grâce à un contact obtenu par médiumnité

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Jacques Charbonier, Les 7 bonnes raisons de croire à l'au-delà, éd. Guy Trédaniel, p. 127.
  2. Jean-Jacques Charbonier, La médecine face à l'au-delà, éd. Guy Trédaniel, 2010, p. 65.
  3. Jean Jacques Charbonier, Les preuves scientifiques d'une vie après la vie, Édition Exergue, Paris, 2008, chapitre Communiquer avec les morts.
  4. Jean-Jacques Charbonier, Les 7 bonnes raisons de croire à l'au-delà, éd. Guy Trédaniel, p. 125.
  5. Jean-Jacques Charbonier, Les 7 bonnes raisons de croire à l'au-delà, éd. Guy Trédaniel, p. 126.
  6. Jean-Jacques Charbonier, Les 7 bonnes raisons de croire à l'au-delà, éd. Guy Trédaniel, p. 129.
  7. Jean-Jacques Charbonier, Les 7 bonnes raisons de croire à l'au-delà, éd. Guy Trédaniel, p. 131.
  8. a et b Jean-Jacques Charbonier, Les 7 bonnes raisons de croire à l'au-delà, éd. Guy Trédaniel, p. 133.
  9. Jean-Jacques Charbonier, Les 7 bonnes raisons de croire à l'au-delà, éd. Guy Trédaniel, p. 134.
  10. Jean-Jacques Charbonier, Les 7 bonnes raisons de croire à l'au-delà, éd. Guy Trédaniel, p. 135.
  11. Jean-Jacques Charbonier, Les 7 bonnes raisons de croire à l'au-delà, éd. Guy Trédaniel, p. 136.
  12. Jean-Jacques Charbonier, Les 7 bonnes raisons de croire à l'au-delà, éd. Guy Trédaniel, p. 137.
  13. Jean-Jacques Charbonier, Les Preuves scientifiques d'une Vie après la vie, éd. Exergue, 2011, p. 168.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]