Xénoglossie

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La xénoglossie ou xenolalie[1] désigne la faculté de parler une langue étrangère sans l’avoir apprise[2]

C'est une sorte de glossolalie[n 1] par laquelle une personne étant en état modifié de conscience (par exemple un médium) s'exprime dans une langue, parfois plusieurs, qu'elle semble ignorer à ce moment-là.

Manifestations[modifier | modifier le code]

Des cas ont été recensés dans plusieurs ouvrages (voir bibliographie).

Plusieurs personnes connues auraient eu cette faculté parmi lesquelles S. Yvonne-Aimée de Malestroit, et Thérèse Neumann.

Le terme « xénoglossie » peut aussi être utilisé pour les apôtres du Christ se mettant à annoncer leur message évangélique dans toutes les autres langues que la/les leur(s), sous « l'emprise » de l'Esprit-Saint qui vient de se manifester à eux, le jour de la Pentecôte, 50 jours après les mort et résurrection de Jésus[3].

Réincarnation[modifier | modifier le code]

Le psychiatre Ian Stevenson a étudié quelques cas de xénoglossie[4], qu'il interprétait comme une possible preuve de la réincarnation. Mais ses travaux ont été critiqués par des linguistes car manquant de preuves suffisamment solides : les sujets étudiés (en état d'hypnose) n'ont qu'un faible vocabulaire (une centaine de mots) et ne font pas de phrases complexes en guise de réponse aux questions qu'on leur pose, se limitant à quelques mots[5],[6]. Selon le chercheur J. Gordon Melton, les recherches de Stevenson sur la xénoglossie apportent des preuves substantielles en faveur de la réincarnation et selon lui personne jusqu'ici (en 2007) n'a produit une réfutation convaincante de son travail[7].

L'historien bouddhiste Dominique Lormier décrit un cas : « Un célèbre médecin de New York, le docteur Marshall Duffie, mort dans les années 1930, raconte comment ses deux fils jumeaux parlaient entre eux une langue étrangère inconnue. Les deux enfants furent emmenés au département de langues étrangères de l’université Columbia, mais aucun des professeurs s’y trouvant ne put identifier leur idiome. On fit venir par la suite un professeur de langues anciennes qui, à son grand étonnement, découvrit que les deux bambins parlaient l’araméen, langue courante à l’époque du Christ[8]. »

Médias[modifier | modifier le code]

L'épisode 7, saison 7 de Médium (série télévisée) s'intitule Xénoglossie : Alison Dubois se retrouve capable de comprendre un langage navajo.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Charles Richet, Traité de Métapsychique, 1922 [lire en ligne]
  • Ernest Bozzano, La médiumnité polyglotte, 1934.
  • Ian Stevenson, Xenoglossy: A Review and Report of A Case. University of Virginia Press. 1974.
  • Ian Stevenson,Unlearned Language: New Studies in Xenoglossy. 1984.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. La glossolalie consiste à parler une langue inventée de toutes pièces, souvent inconsciemment par son locuteur, tandis que la xénoglossie concerne le parler, sans apprentissage préalable apparent, d'une langue ou d'un dialecte qui existe bien, ou a existé à un moment ou l'autre de l'histoire de l'humanité.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Un langage inspiré « efficace ». La xénolalie dans les récits hagiographiques du Moyen Âge » (consulté le 22 juin 2016)
  2. Xénoglossie, sur Larousse.fr
  3. Le secret professionnel des langues imaginaires
  4. « Ils parlent des langues qu’ils n’ont pas apprises par André Dumas | 3e millénaire - Spiritualité - Connaissance de soi - Non-dualité - Méditation », sur www.revue3emillenaire.com (consulté le 22 juin 2016)
  5. Sarah Thomason, Xenoglossy in Gordon Stein, The Encyclopedia of the Paranormal, Prometheus Books, 1996, lire en ligne.
  6. William J. Samarin (1976). Review of Ian Stevenson Xenoglossy: A Review and Report of a Case, Language 52: 270-274.
  7. J. Gordon Melton, The Encyclopedia of Religious Phenomena, Visible Ink Press, (lire en ligne), p. 359-360.
  8. Dominique Lormier, Les vies antérieures, Editions du Félin, 2004, p. 102

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]