Éric Faye

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Éric Faye
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Éric Faye
Naissance
Limoges, France
Activité principale
Distinctions
Auteur
Langue d’écriture français
Genres

Éric Faye, né le à Limoges, est un écrivain français, lauréat notamment du grand prix du roman de l'Académie française en 2010.

Biographie[modifier | modifier le code]

Éric Faye publie sa première fiction, Le Général Solitude, une nouvelle, dans la revue Le Serpent à Plumes en 1992. Trois ans plus tard, il développe cette nouvelle en un premier roman homonyme. Ses deux premiers livres, parus en 1991, sont un essai sur Ismail Kadaré et un recueil d'entretiens avec cet écrivain, réalisés à Tirana puis en France. En 1998, son recueil de nouvelles fantastiques Je suis le gardien du phare obtient le prix des Deux Magots. Suit un essai, Dans les laboratoires du pire, consacré aux contre-utopies dans la littérature du XXe siècle, d'Orwell à Aldous Huxley et Ray Bradbury. Dans un autre essai, Le Sanatorium des malades du temps, il étudie le rapport entre certains personnages de romans du XXe siècle (chez Thomas Mann, Dino Buzzati, Julien Gracq, Kobo Abe) et le temps.

Son deuxième roman, Parij, publié en 1997, est une uchronie située dans un Paris partagé en une zone occidentalisée et une zone communiste, en imaginant qu'en 1945, les Allemands, remportant la bataille des Ardennes, avaient retardé la progression des Américains et que la partie de l'Europe sous tutelle soviétique devint par conséquent nettement plus étendue qu'elle ne le fut dans la réalité.

Son œuvre, publiée par la maison d'éditions José Corti et aux éditions Stock, se partage entre des nouvelles, le plus souvent à caractère absurde ou teintées de fantastique et des romans (dont le roman d'anticipation Croisière en mer des pluies, en 1999 - prix Unesco-Françoise-Gallimard), mais aussi des essais. Il publie en 2009, Nous aurons toujours Paris, dans lequel, en suivant le fil rouge du merveilleux depuis l'enfance, il évoque ses rencontres avec des écrivains (Ismail Kadaré, Julien Gracq). Son oeuvre compte aussi des récits de voyages, qui puisent notamment dans des séjours en Asie (Tibet, Sibérie, etc.), et un journal japonais, Malgré Fukushima. Ses nouvelles, comme celles du recueil Un clown s'est échappé du cirque, portent un regard souvent ironique et très critique sur le monde du travail et le libéralisme économique[réf. nécessaire].

Éric Faye a dirigé un numéro sur Kafka (Autrement, 1996) et pris part à l'édition des œuvres d'Ismail Kadaré aux éditions Fayard. Il a participé à la rédaction des mémoires de Jusuf Vrioni, Mondes effacés. Souvenirs d'un Européen, parus chez Jean-Claude Lattès. Il a également signé les préfaces du roman Fils d'homme d'Augusto Roa Bastos ou encore de livres de Dominique Fabre (Le Perron) et Xavier Hanotte (La Nuit d'Ors).

Le , il reçoit pour Nagasaki le grand prix du roman de l'Académie française[1]. Ce roman a été traduit par la suite dans une vingtaine de langues et adapté en roman graphique par Agnès Hostache.

En 2012, Éric Faye est lauréat de la Villa Kujoyama à Kyôto, période dont il tire, outre un journal, le roman Eclipses japonaises.

Œuvre[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]