Oracle de Nechung

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Thubten Ngodup en transe en 2014 lors du Kalachakra au Ladakh
Miroir de l'oracle d'État du Tibet

L'oracle de Nechung est l'oracle officiel d'État du Tibet[1], l'un des oracles d'État de l'ancien Tibet[2]. Le médium résidait au monastère de Nechung dont il était l'abbé, d’où son nom[3]. Depuis l’exil du gouvernement tibétain, ce monastère a été recréé à Dharamsala en Inde, à proximité de la résidence de l'actuel dalaï-lama. Le médium qui y réside a le rang de vice-ministre[4]. Il le consulte à l’occasion du Nouvel An tibétain[1].

Le médium est depuis le 4 septembre 1987 Thubten Ngodup, né en 1957 à Phari au Tibet. Il est le 17e du titre, et a pris la succession de Lobsang Jigmé, entré en fonction en 1945 et décédé en 1984 en Inde. Ce dernier a prévu en 1947 les troubles dus à l'arrivée du régime communiste en Chine et a conseillé le départ du 14e dalaï-lama en 1959[5].

Histoire[modifier | modifier le code]

Origines[modifier | modifier le code]

Pehar sur un lion des neiges.
Représentation de Pehar Gyalpo au monastère de Nechung, Tibet

La pratique de l’oracle par possession d’un esprit ou d’une déité est présente dans les plus anciennes traditions religieuses tibétaines, comme le Bön ou les Nyingmapa. Selon la conception bouddhiste, la déité projette son esprit par transfert de conscience ou phowa (en), l’un des Six yogas de Nāropa, dans un kuten, support physique. La possession est une épreuve rude qui nécessite une « convalescence »[6]. Dans tout l’Himalaya, les oracles ont joué et jouent un rôle important dans le domaine religieux, ainsi qu'un rôle de conseil auprès de l'ancien gouvernement du Tibet et du gouvernement tibétain en exil.

La déité s’exprimant par l’oracle est Pehar Gyalpo, l’un des esprits soumis par Padmasambhava, qui l’aurait nommé chef des protecteurs de Samye[7].

Il se serait ensuite installé dans la région du monastère de Nechung, remplacé à Samye par l’esprit Tsiu Marpo[8].

L'origine des relations entre Pehar (Dorjé Dragden) et les dalaï-lamas remonte au 2e dalaï-lama qui visualisa à plusieurs reprises Pehar, lequel accepta d'être son protecteur ainsi que celui du monastère de Drépung bâti à proximité de l'ancien temple de Nechung[9].

Quand en 1642, le 5e dalaï-lama devint chef de l'Etat du Tibet, Dorjé Dragden changea de statut. Il devait protéger les dalaï-lamas, le gouvernement du Tibet et en conséquence le Tibet, tandis qu'une autre déité, Palden Lhamo, était chargé de protéger le Tibet exclusivement[10]. Quand le palais du Potala fut construit pour héberger la résidence du dalaï-lama et les services gouvernementaux, Dorjé Dragden demeura le protecteur de l'Etat. C'est alors qu'un médium, le Nechung kuten, le support physique de Nechung, permit de recueillir les conseils de Pehar. Cependant, comme le dieu n'est pas spirituellement libre, ses conseils ne constituent qu'un éléments parmi d'autres dans le processus décisionnel. À l'initiative du 5e dalaï-lama, le second régent du Tibet, Trinlé Gyatso (1660-1668) fonda le nouveau monastère de Nechung eu égard à son importance. Sous la régence de Sangyé Gyatso (1679-1703), les travaux prirent une grande ampleur et Nechung prit son essor, prenant le nom de Nechung Dorjé Drayang Ling (Nechung, le jardin du son mélodieux du vajra), encore le sien aujourd'hui. Sangyé Gyatso confirma le rôle protecteur de Pehar[11].

Pehar eut finalement plusieurs résidences. Nechung est la principale. Il est aussi le protecteur de Tsel Gungthang (de), l'ancienne résidence de Lama Shang Tsöndru Dragpa (XIIe siècle) initiateur de la lignée Telpa Kagyüpa. Il devint protecteur de Méru Nyingba où fut établi la résidence du Nechung Kuten à Lhassa. C'est un monastère lié à Nechung dont la fondation remonte à Songtsen Gampo au VIIe siècle. C'est en ce temple que Thonmi Sambhota termina la mise au point de l'alphabet tibétain inventé à partir d'un alphabet indien. Comme le monastère de Nechung, il est affilié à 3 grandes lignées : sakya, guélug et nyingma-kagyü[12].

Le monastère de Nechung qui comportait initialement 4 moines en compta 50 puis 101 sous le règne du 5e dalaï-lama, puis 115 sous le 13e dalaï-lama. Le Nechung Kuten ayant rang d'abbé était à sa tête, tandis que Nechung Rinpoché à partir du XIXe siècle et le Nechung Dépa étaient des responsables administratifs, tous trois étant nommé par le gouvernement du Tibet[13]. En 1959, seuls 6 des moines du monastère purent s'enfuir et gagner l'Inde. De ceux qui restèrent au Tibet, une poignée survécurent. Nechung fut en partie détruit et transformé en entrepôt agricole, sa cour en cour de ferme, tandis que ses trésors furent pour la plupart pillés[14].

La lignée des kutens[modifier | modifier le code]

1er kuten[modifier | modifier le code]

Protecteur de monastère et de lignée, c’est seulement en 1544 que Pehar Gyalpo aurait pour la première fois pris possession d’un être humain, faisant de Drag Trang-Go-Wa Lobsang Palden le premier médium de Nechung[5]. Lobsang Palden donna des indications qui permirent de découvrir le 3e dalaï-lama[15]. Jusqu’en 1945, les médiums viendront à Nechung depuis différents monastères.

2e kuten[modifier | modifier le code]

Le 2e kuten est connu sous les noms de Jampa Gyatso et Ringangpa, correspondant à sa région d'origine, Rinchen Gang[16].

3e kuten[modifier | modifier le code]

Le 3e kuten, Nangso Gönor, était un membre laïc du gouvernement (nangso) quand il eut sa première transe[17].

4e kuten[modifier | modifier le code]

Le 4e kuten, Sépo Sönam, était lié au 5e dalaï-lama à qui il donna des conseils en nombre, notamment quand le Tibet connut des difficultés avec le royaume du Bhoutan dans les années 1650. Durant cette période, le dalaï-lama protégea le monastère de Nechung et le kuten devint l'oracle d’État[17].

5e kuten[modifier | modifier le code]

Le 4e kuten, Tséwang Pelbar fut en fonction 10 ans de 1679 à 1689. Le régent Sangyé Gyatso fit réaliser des statues pour le monastère de Nechung, dont il veilla au bon fonctionnement. On fixa le nombre de ses moines à une cinquantaine. À la mort du 5e dalaï-lama, il délivra une prédiction au sujet de son retour, et mourut en 1689 à 58 ans[18].

6e kuten[modifier | modifier le code]

Le 6e kuten, Lobsang Legjor Gyatso, originaire du Kongpo, eut sa première transe en 1690, et le nombre de moines de Nechung passa à 101[19].

7e kuten[modifier | modifier le code]

Le 7e Kuten, Tsangyang Tamdrin (Lobsang Tashi), connut sa première transe en 1725. Il fut proche du 7e dalaï-lama durant la première partie de sa vie, et eut de nombreuses transes et institua à Nechung la pratique des 13 déités de Yamantaka et le rituel des offrandes brûlées (jinseg) pour les consécrations, selon la transmission du monastère de Gyuto. Sa renommée était telle qu'il reçut en don pour Nechung des terres du Kham oriental, dans la région de Dartsédo. Il est mort de vieillesse en 1747[20].

8e kuten[modifier | modifier le code]

Le 8e Kuten, Ngawang Gyatso, était originaire de Dartsédo, et du monastère de Gar Dratsang, fondé par Kamsum Silnön, incarnation de Rigzin Göden, monastère sous le patronage de la famille royale du Chagla, un des royaumes du Kham. Il connut sa première transe en 1747 au Tibet central, en présence du 7e dalai-lama. Ngawang Gyatso était également lié au monastère de Thubten Dorjé Drag et noua des relations avec le Tulkou de ce monastère, Taklung Tsétrul Rinpoché, Kalsang Péma Wangchug qui devint son lama racine[21].

9e kuten[modifier | modifier le code]

Le 9e kuten, Yulo Köpa, est peu connu. Il était en activité en 1822. On pense qu'il est originaire de Yulo Kö, un petit hameau proche de Nechung. Il fut élevé au rang de Khenchung, intégrant l'administration religieuse de l’État en 1822[22].

10e kuten[modifier | modifier le code]

Le 10e kuten, Kalsang Tsültrim, fut en fonction entre 1837 et 1856. En 1849, en raison de son efficacité, il fut nommé khenchen, au 4e rang gouvernemental. Il mourut peu après le 12e dalaï-lama[23].

11e kuten[modifier | modifier le code]

Le 11e kuten, Lhalung Shakya Yarphel fut un des kutens les plus remarquables. En 1878, Lhalung Shakya Yarphel désigne Lobsang Dargyé, ancien abbé du monastère de Gyumé, pour rechercher la réincarnation du 12e dalaï-lama. Lobsang Dargyé se rend sur les rives du lac Lhamo Lhatso, réputé livrer des visions après de longues méditations. Dans la nuit du 7e jour, il voit l'enfant, ses parents, leurs noms, et leur maison. Le 11e kuten confirme les visions. Une mission d’enquête menée par Lobsang Dargyé découvre au Dagpo la maison d'un humble bûcheron abritant le jeune garçon. Son père s'appelle Kunzang Rinchen, et sa mère Lobsang Dolma. Interrogé, en transe, le 11e kuten confirme qu'il s'agit du 13e dalaï-lama[24]. En février 1899, le 11e kuten avertit le dalaï-lama au cours d'une transe que sa vie était en danger, l'incitant à la plus grande prudence. Malgré ses conseils, le dalaï-lama, précédemment énergique, tombait malade régulièrement, se fatiguant rapidement. Interrogé à nouveau, le kuten précisa que la magie noire était en jeu et demanda qu'une paire de bottes détenues par le tertön Sogyal soit démontée. On interrogea Sogyal qui pensa aux bottes que lui remit Shaö Trulkou à l'attention du dalaï-lama. Pris d'un mauvais pressentiment, il les avait conservé et essayé un jour, mais s'était mis alors à saigner du nez et décida de les abandonner dans un coin. Suivant les conseils du kuten, les bottes furent démontées, et l'on découvrit un pentacle maléfique associé au nom et à la date de naissance de Thubten Gyatso dans les semelles ainsi que des substances réputées néfastes. Une enquête fut menée, l'ancien régent Démo Rinpoché et ses complices avouèrent, arrêtés, mis en résidence surveillée ou écroués, la plupart moururent rapidement de mort naturelle ou de suicide, comme Shaö Trulkou qui se défenestra[25].

12e kuten[modifier | modifier le code]

Le 12e kuten, Lobsang Sönam, un moine du Kham, fut découvert en février 1901 lors de sa première transe[26].

13e kuten[modifier | modifier le code]

Le 13e kuten, Lhalungpa Gyaltsen Tharchin, d'une famille parente de la famille Bhrumpa possédant des terres dans la région du Dagpo. Il fut découvert au Losar de 1913 lors de sa première transe. Il fut démis par le dalaï-lama dans les années 1920, et s'exila dans le Lhokha[27].

Lobsang Namgyal, médium de l'oracle de Nechung en 1939

14e kuten[modifier | modifier le code]

Le 13e dalaï-lama réinvestit le 12e kuten, Lobsang Sonam, qui venait d'avoir une nouvelle transe. Lors des célébrations du nouvel an tibétain de 1932, il entra en transe et avertit le dalaï-lama de sa fin imminente, lui révélant sa maladie et lui indiquant l'urgence qu'il délivre ses directives pour la stabilité future du pays. Il rédigea un texte connu comme son « testament » dont certains éléments se sont révélés prophétiques[28].

Selon le site The Tibet Album Lobsang Namgyal aurait précipité la mort du 13e dalaï-lama par de mauvais conseils médicaux, le même site affirme qu'il aurait été nommé oracle d’État en 1934, alors que le 13e dalaï-lama est décédé le 17 décembre 1933[29].

Claude Arpi mentionne que l'intriguant Lungshar accusa Thupten Kunphel-la, avec la complicité de l'oracle et du médecin du dalaï-lama, d'avoir précipité le décès de ce dernier[30].

15e kuten[modifier | modifier le code]

Lobsang Namgyal participa à la recherche du 14e dalaï-lama[31], l'oracle demandant que trois équipes soient envoyées respectivement au Tibet central, dans l'Amdo et dans le Kham[32].

16e kuten[modifier | modifier le code]

Selon Kenneth Conboy et James Morrison, le 16e médium, Lobsang Jigmé, nommé en 1945, fut le premier à être issu du monastère de Nechung. C'est lui qui, le 21 juillet 1951, conseilla au jeune monarque, alors réfugié à Yatoung, de retourner à Lhassa[33]. De même, en mars 1959, l'oracle fut consulté à deux reprises avant de donner la réponse escomptée, si l'on en croit Kenneth Conboy et James Morrison : le départ en exil du dalaï-lama en Inde, avis qui fut confirmé par une autre technique, le jet de dés[34].

Dans son ouvrage Au loin la liberté, le dalaï-lama donne une autre explication à cet épisode. Le 10 mars 1959 marqua l'arrivée en masse des habitants de Lhassa, venus le défendre contre les Chinois devant le Norbulingka. Des tensions s'accrurent entre les Tibétains et les Chinois. En dépit d'une demande de dispersion de la foule par le dalaï-lama, une grande partie resta sur place. C'est alors que le dalaï-lama consulta l'oracle qui lui fit savoir qu'il devait rester et maintenir le dialogue avec les Chinois, suscitant pour la première fois un doute quant à cette décision. Dans les jours suivants, Ngabo Ngawang Jigmé informa le dalaï-lama que l'Armée populaire de libération s'apprêtait à attaquer la foule et à bombarder le Norbulingka. Le 17 mars, le dalaï-lama se tourne à nouveau vers l'oracle qui à sa surprise s'écria « Va-t'en ! Va-t'en ! Ce soir ! », s'avançant ensuite pour écrire de façon claire et détaillée l'itinéraire que le dalaï-lama devait emprunter depuis le Norbulingka jusqu'à la frontière. Quand l'oracle s'évanouit, 2 obus de mortier explosèrent dans le marais près de la porte nord. Rétrospectivement, le dalaï-lama pense que Dorjé Drakden savait dès le début qu'il devait quitter Lhassa le 17 mars, mais qu'il ne le dit pas immédiatement, pour éviter que la nouvelle ne se répande. Il précise que le mo, une autre méthode de divination, confirmait les conseils de l'oracle[35].

Deux prophéties célèbres de Lobsang Jigmé sont relatées par Ellen Pearlman, l'une annonçant qu'en 1950, le Tibet rencontrerait de grandes difficultés et l'autre concernant la fuite du dalaï-lama en 1959. Pearlman précise qu'en 1951, Lobsang Jigmé est tombé malade, en raison de ses visions troublantes répétées selon certains, le rendant incapable de marcher sans assistance pendant des années. En 1959, il marcha deux mois durant jusqu'en Inde aux côtés du dalaï-lama. Il finit par guérir de sa maladie[36]. Lobsang Jigmé est décédé à Dharamsala en Inde le 26 avril 1984.

17e kuten[modifier | modifier le code]

Le 4 septembre 1987, Thubten Ngodup, lama de Nechung depuis 1971, devint le 17e kuten[37].

Autres oracles[modifier | modifier le code]

Selon Lobsang Tsedron, avec l'oracle de Nechung, il n'existait que 4 oracles d'État au Tibet, l'oracle de Gadong, « faiseur de temps », l'oracle de Samyé, Tsiumar, et un oracle féminin, l'oracle de Tenma, qui est le truchement des douze déesses Tenma. La dernière en date était Lobsang Tsedron, qui officia jusqu’en 1959, et demeura au Tibet. Selon Hanna Havnenik, d'autres sources n'en citent que 3 : Nechung, Gadong et Tshangpa[2].

Dans un article sur les oracles tibétains publié en 1978, le prince tibétologue Pierre de Grèce rapporte qu'à Dharamsala se trouvaient exilés, en même temps que le dalaï-lama, quatre oracles de haut rang, dont l'oracle d'État de Nechung[38].

Costume et transe[modifier | modifier le code]

Lors des occasions officielles, le médium porte plusieurs vêtements superposés. Le vêtement supérieur est en brocard d’or décoré des quatre couleurs qui représentent les quatre éléments : rouge, bleu, vert et jaune. Il porte sur la poitrine un miroir (melong) entouré de turquoises et d’améthystes portant le mantra de Dorje Drakden.

Il entre en transe accompagné de mantras, prières et musique. Quand la transe est assez avancée, une coiffe de près de 14 kilos est fixée solidement sur sa tête et parfois aussi un harnais de plus de 30 kilos portant 4 drapeaux et 3 bannières de victoire[39]. Puis il se lève et prend une épée avec laquelle il danse ; il effectue cette danse après chaque question et donne une réponse qui doit être interprétée. Lorsque la séance se termine, il effectue une dernière prière et perd connaissance[4].

On trouve une description détaillée d'une séance de l'oracle de Nechung sous la plume de Heinrich Harrer dans son livre Sept ans d'aventures au Tibet[40]. Harrer rapporte également que lorsque l'oracle persistait à donner de mauvais conseils, on avait vite fait, selon la traduction en anglais de son ouvrage, de le relever de ses fonctions[41],[42].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) Lawrence R. Spencer, The Oracle of Pan, p. 97.
  2. a et b (en) Hanna Havnenik, A Tibetan Female State Oracle, in Religion and secular culture in Tibet (eds. Henk Blezer, A. Zadoks), Tibetan studies, vol. 2, Proceedings of the Ninth Seminar of the International Association for Tibetan Studies, Leiden 2000, BRILL, 2002, (ISBN 9004127763), 470 p., pp. 259-288, en part. p. 263 et suivantes (A Female State Oracle at Drepung) : « Lobsang Tsedron maintains that there were only four State oracles in Tibet in the past: Nechung (Gnas chung), the weather oracle at Gadong (Dga' gdong) monastery, Tsiumar (Tsi'u dmar), and Tenma (Bstan ma), i.e. herself ».
  3. (en) Ellen Pearlman, Tibetan Sacred Dance: a journey into the religious and folk traditions, Inner Traditions, Rochester, Vermont, USA, 2002, (ISBN 9780892819188), p. 94.
  4. a et b (en) Oracle de Nechung, tibet.com, Bureau du Tibet de Londres.
  5. a et b (en) Les médiums, tibet.com, Bureau du Tibet de Londres.
  6. Ellen Pearlman, op. cit., pp. 94-95.
  7. « Le médium de l'Oracle d'Etat et le monastère de Nechung »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?) sur le site Vie et traditions des Tibétains en exil, 13 mai 2010.
  8. (en) Christopher Paul Bell, Tsiu Marpo: The Career of a Tibetan Protector Deity Florida State University.
  9. Thubten Ngodup Nechung, l'oracle du Dalaï-lama, avec Françoise Bottereau-Gardey et Laurent Deshayes, préface Garje Khamtrul Jamyang Dhondup, Presses de la Renaissance, Paris, avril 2009, (ISBN 978-2-7509-0487-6), p. 106.
  10. Thubten Ngodup, op. cit., p. 107.
  11. Thubten Ngodup, op. cit., p. 108.
  12. Thubten Ngodup, op. cit., p. 109.
  13. Thubten Ngodup, op. cit., p. 110.
  14. Thubten Ngodup, op. cit., p. 111.
  15. Thubten Ngodup, op. cit., p. 201.
  16. Thubten Ngodup, op. cit., p. 202.
  17. a et b Thubten Ngodup, op. cit., p. 202.
  18. Thubten Ngodup, op. cit., p. 202-203.
  19. Thubten Ngodup, op. cit., p. 203.
  20. Thubten Ngodup, op. cit., p. 203-204.
  21. Thubten Ngodup, op. cit., p. 204-205.
  22. Thubten Ngodup, op. cit., pp. 206-207.
  23. Thubten Ngodup, op. cit., p. 207.
  24. Thubten Ngodup, op. cit., pp. 211-212.
  25. Thubten Ngodup, op. cit., p. 213-215.
  26. Thubten Ngodup, op. cit., pp. 216.
  27. Thubten Ngodup, op. cit., pp. 217-218.
  28. Thubten Ngodup, op. cit., p. 219.
  29. (en) Notice biographique de Lobsang Namgyal sur le site The Tibet Album : « In 1934 [he was] degraded to the rank of an ordinary monk. It was alleged that he made some mistakes about the Dalai Lama's medicine, and that this was the cause of His Holiness' death ».
  30. Claude Arpi, Tibet, le pays sacrifié, préfacé par le Dalaï Lama, Calmann-Lévy, 2000, (ISBN 2702131328).
  31. Heinrich Harrer dit cela à propos du prédécesseur du jeune oracle qu'il eut l'occasion de voir : « his predecessor (who had cooperated in the discovery of the present Dalai Lama) ». Cf (en) Heinrich Harrer, Seven years in Tibet, translated from the German by Richard Graves; with an introduction by Peter Fleming; foreword by the Dalai Lama, E. P. Dutton, 1954, (ISBN 0874778883).
  32. Michael Harris Goodman, Le dernier Dalaï-Lama ? Biographie et témoignages, Editeur Claire Lumière, 1993, (ISBN 2-905998-26-1), p. 15.
  33. (en) Kenneth Conboy and James Morrison, The CIA's Secret War in Tibet, The University Press of Kansas, version en ligne, chapitre Contact : « On 21 July, the monarch heeded advice channeled under trance by the state oracle and departed Yatung on a slow caravan back to the Tibetan capital. »
  34. (en) Kenneth Conboy and James Morrison, op. cit., version en ligne, chapitre Virginia : « Sensing that the end was drawing near, on 12 March he called for the Nechung oracle to determine whether he should stay in Lhasa. While in a trance, the medium replied in the affirmative. This was not exactly the answer the Dalai Lama wanted, so another form of divination -- a roll of the dice, literally -- was sought. As luck would have it, the results were the same (...) The oracle was again summoned ; apparently of a conservative bent, the entranced medium would not budge from his earlier ruling. Not until 17 March, during the third channeling session in a week, did the oracle buckle. "Leave tonight," was his entranced message. The dice, too, cooperated, giving identical advice.(20) ».
  35. Tenzin Gyatso, Au loin la liberté, Fayard, 1990, (ISBN 2213025614), pp 191-197.
  36. Ellen Pearlman, Tibetan Sacred Dance: a journey into the religious and folk traditions, op. cit. : « In 1947 Lobsang Jigme, the Tibetan State Oracle, prophesied that in the Year of the Tiger, 1950, Tibet would face great difficulty. In 1951, Lobsang Jigme fell ill, some say because of his repeated troubling visions, and for years was unable to walk without assistance. In 1959, after predicting the Dalai Lama's flight, Lobsang Jigme spent two months walking to India with His Holiness. His illness was eventually cured. »
  37. Stéphane Allix, Le Netchung Kuten, médium du Dalaï lama sur le site du magazine en ligne Nouvelles Clés.
  38. (en) H.R.H. Prince Peter of Greece and Denmark, Tibetan Oracles, in Himalayan anthropology: the Indo-Tibetan interface (James F. Fisher ed.) World anthropology, vol. 35, Walter de Gruyter, 1978, 567 p., pp. 287-298 (ISBN 9027977003) : « Today, since the Chinese occupation of Tibet, many oracles have taken refuge in India. In Dhar(a)msala, Himachal Pradesh, northern India, there are in exile together with the Dalai Lama, four high ranking oracles, among them the Netchung State Oracle (...) ».
  39. Ellen Pearlman, op. cit., p. 96.
  40. Heinrich Harrer, op. cit, pp. 106-108.
  41. Heinrich Harrer, op. cit. : « When an oracle goes on giving bad advice, they make short work of the mouthpiece. He is relieved of his office. This always seemed to me illogical. Did the god speak through the medium or did he not? ».
  42. La traduction française ne précise pas cet empressement, cf. Heinrich Harrer, Sept ans d'aventures au Tibet, traduction de Henry Daussy Arthaud, 1954, (ISBN 2-7003-0427-6).

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Thubten Ngodup, Nechung, l'oracle du Dalaï-lama, avec Françoise Bottereau-Gardey et Laurent Deshayes, Presses de la Renaissance, Paris, avril 2009, (ISBN 978-2-7509-0487-6)
  • (en) Ellen Pearlman, Tibetan Sacred Dance: a journey into the religious and folk traditions, Rochester, Vermont, USA, Inner Traditions, 2002, (ISBN 0892819189)
  • (en) H.R.H. Prince Peter of Greece and Denmark, Tibetan Oracles, in Himalayan anthropology: the Indo-Tibetan interface (James F. Fisher ed.) World anthropology, vol. 35, Walter de Gruyter, 1978, 567 p., pp. 287-298 (ISBN 9027977003)
  • Birgit Zotz, Zur europäischen Wahrnehmung von Besessenheitsphänomenen und Orakelwesen in Tibet Vienna University 2010 [1].

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]