Lend-Lease

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 Signature par Franklin D. Roosevelt le 11 mars 1941 de la loi H.R. 1941, permettant d'aider le Royaume-Uni, la Chine et la Grèce.
Signature par Franklin D. Roosevelt le 11 mars 1941 de la loi H.R. 1941 permettant d'aider le Royaume-Uni, la Chine et la Grèce.

Le programme Prêt-Bail (« Lend-Lease » en anglais) était un programme d'armement mis en place par les États-Unis pendant la Seconde Guerre mondiale, afin de fournir aux pays amis du matériel de guerre sans intervenir directement dans le conflit (avant l'entrée en guerre des États-Unis), mettant fin de facto aux lois des années 1930 sur la neutralité.

La loi Lend-Lease, votée par 317 voix pour et 71 contre à la chambre des représentants des États-Unis et par 60 voix pour et 31 contre au Sénat, signée le , autorise le Président des États-Unis à « vendre, céder, échanger, louer, ou doter par d'autres moyens » tout matériel de défense à tout gouvernement « dont le Président estime la défense vitale à la défense des États-Unis. »

Curtiss P-40F Warhawk américains livrés à Casablanca, protectorat français du Maroc pour l'aviation de l'armée d'Afrique de Giraud (groupe de chasse La Fayette héritier des traditions de l'Escadrille La Fayette), le 9 janvier 1943. En avril 1944, ils furent remplacés par des P-47D Thunderbolt.

De 1941 à 1945, les aides américaines se sont élevées à 50,1 milliards de dollars américain. Les principaux bénéficiaires du prêt-bail étaient le Royaume-Uni (31,4 milliards de dollars) et l'Union soviétique (11,3 milliards de dollars). La France libre du général de Gaulle basée à Londres et surtout l'armée d'Afrique du général Henri Giraud basé à Alger (Algérie française) ont également profité de ce programme d'assistance logistique (3,2 milliards de dollars)[1].

Il faut noter aussi le grand effort du Royaume-Uni et de ses dominions pour envoyer du matériel à l'URSS : entre autres exemples, 14 % de la production de chars britannique entre 1941 et 1945 est allée à l'armée soviétique.

Contexte historique[modifier | modifier le code]

Suite à l’invasion de la France en juin 1940 et jusqu’à l’invasion de la Grèce par l’Italie, l’empire colonial britannique était la seule puissance en guerre contre l’Allemagne et l’Italie. L'Angleterre avait jusqu’à lors payé son matériel militaire en or sous le traité « cash and carry » qu’il avait passé avec les États-Unis. Mais en 1941, elle avait tellement dépensé qu’elle commençait à manquer d’argent.

Au même moment, le gouvernement américain commençait à se mobiliser pour la guerre totale, avec le programme « Peacetime » et avec une forte augmentation dans le budget de la défense (qui est passé de 2 milliards à 10 milliards de dollars). C’est à ce moment que le premier ministre britannique Winston Churchill demande au président américain Franklin Roosevelt une aide monétaire rapide de leur part. Roosevelt souhaitait aider les Anglais mais était bloqué par l’opinion publique ainsi que les « Neutrality act » qui l’obligeait à rester neutre dans la guerre et à ne pas vendre des armes à crédit ou à prêter de l’argent aux États belligérants . C’est pourquoi l’idée du « Prêt-Bail » lui est venue.

En septembre 1940, pendant la bataille d’Angleterre, le gouvernement anglais a envoyé la mission « tizard » aux États-Unis. Le but de cette mission était d’obtenir des ressources industrielles pour utiliser le potentiel militaire des recherches qu’avait mené le Royaume-Uni avant le début de la guerre, mais qu’ils n’avaient pas pu utiliser à cause de la guerre. Ce partage de technologies a inclus le design du VT fuze, des détails des premiers réacteurs d’avions de Frank Whittle et le Mémorandum de Frisch et Peierls sur la faisabilité d’une bombe nucléaire. Toutes ses découvertes technologiques furent plus tard des importances capitales sur le cours de la guerre. De nombreuses autres découvertes technologiques ont été vendues comme des instruments de détection ,des sous-marins et des systèmes de gyroscope.

En décembre 1940, le président Roosevelt a dit que les États-Unis seraient « l’arsenal des démocraties » et a proposé de vendre des munitions à l’Angleterre et au Canada. Les isolationnistes étaient fortement opposés, disant que cela mènerait à une participation au conflit qui était vu, par la majorité du peuple, comme un conflit européen. Mais l’opinion populaire changeait du fait que de plus en plus de personnes se rendaient compte des avantages de financer la guerre des Anglais contre les nazis, sans prendre part aux hostilités. La propagande montrant les villes anglaises dévastées durant le Blitz, de même que les représentations des Allemands comme des sauvages ralliaient aussi l’opinion publique du côté des Alliés, tout particulièrement après la défaite de la France.

Après une décennie de neutralité, Roosevelt savait que le changement vers le support des Alliés devait être progressif. Au départ, la position américaine était d’aider les Anglais et de ne pas entrer en guerre. Au début de février 1941, un sondage révèle que 54 % des Américains étaient en faveur d’apporter de l’aide aux Anglais sans utiliser le Prêt-Bail. 15 % en plus étaient en en faveur en disant « Si les Anglais pouvaient nous donner de la sécurité pour ce qu’on leur donne » ou « si cela nous force pas à entrer en guerre ». Seulement 22 % étaient explicitement contre la proposition du président.

L’opposition à la proposition du Prêt-Bail était la plus forte parmi les isolationnistes républicains au congrès, qui avaient peur que la mesure soit « la plus grande étape que cette nation ait prise pour la participation directe à la guerre ». Quand la Chambre des représentants prit la décision de voter le 9 février 1941, plus de 260 représentants ont voté pour la loi (238 démocrates et 24 républicains) et 165 ont voté contre (25 démocrates et 135 républicains).

Le vote devant le Sénat, qui eut lieu un mois plus tard, montra les mêmes proportions de votes démocrates et républicains en faveur, ce qui permit que le Prêt-Bail soit adopté.

Le président Roosevelt signa et passa le Prêt-Bail comme loi le 11 mars 1941. Elle lui permit de « vendre, transférer la possession, échanger, émettre un bail, prêter ou disposer autrement de tout objet de défense envers un pays allié (Canada et Angleterre).» En avril, cette pratique a été étendue vers la Chine et en octobre vers l’Union soviétique. Roosevelt autorisa de donner un million de dollars d'aide pour l'Angleterre via le Prêt-Bail à la fin d’octobre 1941.

Cette loi suivit celle de 1940 du « Destroyer for bases Agreement », qui permit d’échanger 50 bateaux de combat américains vers la Royal Navy anglaise et canadienne en échange du droit de construire des bases dans les Caraïbes. Churchill permit aussi aux Etats-Unis de construire des bases militaires dans les Bermudes et en Terre-neuve gratuitement, autorisant des outils militaires anglais à être réemployés.

Administration[modifier | modifier le code]

Le président Roosevelt a installé l’office du Prêt-Bail en 1941, nommant le directeur de l’acier Edward R. Stettinius comme chef. En septembre 1943, il était promu comme sous-secrétaire d’Etat et Leo Crowley était devenu le chef de l’administration économique étrangère qui assumait la responsabilité du Prêt-Bail.

L’aide du Prêt-Bail pour l’Union Soviétique était dirigé par Stettinius.

Le programme a commencé à être retiré après le VE Day, le 8 mai 1945. En 1945, le Congrès a voté qu’il ne devrait pas être utilisé à des fins de post conflit, et en août 1945, après l’abandon japonais, le programme a été terminé. Avant sa mort, la même année au moins d’avril, Roosevelt a annoncé son intention de finir ce programme en septembre 1945.

Echelle[modifier | modifier le code]

Valeur des outils vendus par les Etats-Unis au autres Nations alliées

Pays Valeur en

millions de dollars

Empire britannique 31 387,1
Brésil 372,0
Union Soviétique 10 982,1
Mexique 39,2
France 3 223,9
Chili 21,6
République de Chine 1 627,0
Pérou 18,9
Pays-Bas 251,1
Colombie 8,3
Belgique 159,5
Equateur 7,8
Grèce 81,5
Uruguay 7,1
Norvège 47,0
Cuba 6,6
Turquie 42,9
Bolivie 5,5
Yougoslavie 32,2
Venezuela 4,5
Arabie Saoudite 19,0
Guatemala 2,6
Pologne 12,5
Paraguay 2,0
Liberia 11,6
République dominicaine 1,6
Iran 5,3
Haïti 1,4
Ethiopie 5,3
Nicaragua 0,9
Islande 4,4
El salvador 0,9
Iraq 0,9
Honduras 0,4
Tchécoslovaquie 0,6
Costa Rica 0,2
Total 48 395,4

Signification[modifier | modifier le code]

Le Prêt-bail a aidé l’Angleterre et les forces alliés à gagner les combats des années futures; l’aide qu’il donna dans les combats de 1941 fut insignifiante. Entre 1943-1944, environ un quart de toute les munitions anglaises venait de Prêt-Bail. Les avions (en particulier ceux de transports) s’occupaient environ d’un quart des envois vers l’angleterre, suivie par la nourriture, les forces terrestres et les bateaux.

Même après que les forces américaines en Europe et au pacifique commencent à être à leur apogée en 1943-1944, le Prêt-Bail continua. La plupart des pays belligérants étaient autonomes en matière de matériel de combat de première ligne (comme des tanks et des avions de combats), mais le Prêt-Bail a offert un utile complément en cette catégorie tout de même , et les Prêt-Bail matériels logistiques (dont les équipements motorisés et les équipements ferroviaires) furent d’une énorme assistance.]

Livraisons britanniques à l’Union soviétique[modifier | modifier le code]

Une grande partie de l’aide peut être mieux comprise en considérant les problèmes économiques causés par la guerre. La plupart des puissance guerrières limitent leur production de biens non essentiels, en se concentrant sur les munitions, ce qui cause inévitablement des manques. Par exemple, l’URSS était fortement indépendant sur le transport ferroviaire, mais la guerre coupa pratiquement toute les production de trains. A peine 446, locomotives furent produites pendant la guerre, avec seulement 92 entre 42 et 45. En tout, 92.7% de la production ferroviaire durant la guerre arriva grâce au Prêt-Bail. Ainsi 1911 locomotives et 11  225 wagons ont aidé les 20 000 locomotives déjà existantes et le demi-million de wagons.

L’Armée rouge à Bucarest près du boulevard de Carol I. avec «Universal Carrier» fourni par les Britanniques.

De plus, le support logistique de l’armée soviétique fut procurée par des centaines de milliers de camion américains. En effet, en 1945, près de ⅓ des camions de l’armée rouge était fabriquée aux États-Unis.

Le Prêt-Bail a aussi envoyé de grandes quantités d’armes et de munitions. L’armée de l’air soviétique a reçu 18 700 avion, qui ont compté dans l’ordre des 30% de la production soviétique de la guerre. Bien que la majorité des unitées de tanks combattaient avec des tanks soviétiques, quelques 7 000 Prêt-Bail tanks ont été déployés par l’armée rouge.

En tout, la conclusion suivante peut être faite: Sans ces livraisons de l’ouest sous le Prêt-Bail l’union soviétique n’aurait pas seulement été incapable de gagner la grande guerre patriotique, mais elle n’aurait pas été capable de retenir les invasions allemandes, du fait qu’elle ne pouvait produire elle même des quantités suffisantes d’armes et d'équipements militaires.

Un char Valentine destiné à l'Union soviétique quitte l'usine au Royaume-Uni.

En juin 1941, quelques semaines après l’invasion de l’Allemagne en URSS, le premier convoie d’aide britannique s'était mis en route le long des dangereuses routes de l'Arctique jusqu'à Mourmansk. Il arriva en septembre. Il transportait 40 Hawker Hurricanes avec 550 mécaniciens et pilotes de l’escadre n°151 afin d’assurer la défense aérienne immédiate du port et former les pilotes soviétiques. Après avoir escorté des bombardiers soviétiques et marqué 14 tirs pour une perte, ainsi qu’avoir complété l'entraînement des pilotes et mécaniciens, l’escadre n°151 partit en novembre, leur mission accomplie. Ce convoie était le premier de nombreux convois jusqu’à Mourmansk et Arkhangelsk de ce qui est devenu connu sous le nom de convoie de l’Arctique. Les navires qui revenaient transportaient l’or que l’URSS utilisait pour payer les Etats-Unis.

A la fin de 1941, les expéditions anticipées des chars Matilda, Valentine et Tetrarch ne représentaient que 6,5% du total des chars soviétiques. Mais elles représentaient plus de 25% des chars moyens et lourds en service avec l’Armée rouge. Les chars du prêt-bail constituaient entre 30 et 40% de la force moyenne et lourde de chars avant Moscou, au début de décembre 1941.

Mk III 'Valentine' britannique détruit en Union Soviétique, janvier 1944.

Un nombre important de chars britanniques de Churchill, de Matilda et de Valentine a été expédié à l'URSS avec l'US M3 Lee après qu'il soit devenu obsolète sur le Front africain, cessant la production en décembre 1942, et qu’il soit retiré du service britannique en mai 1943. Les Churchill, fournis par les convois de l'Arctique, ont vu l’action dans le siège de Léningrad ainsi que la bataille de Koursk, pendant que les chars expédiés par la route persane ont fournis le Front du Caucase. Entre juin 1941 et mai 1945, Les britanniques ont livrés à l’URSS :

  • 3,000+ Hurricanes
  • 4,000+ autres avions
  • 27 navires de guerre
  • 5,218 chars
  • 5,000+ canons anti-chars
  • 4,020 ambulances et camions
  • 323 camions porteurs
  • 2,560 Universal Carriers
  • 1,721 motos
  • £1.15bn de moteurs d’avion
  • 600 radar et sonar
  • Des centaines de canons navals
  • 15 millions de pairs de bottes

Au total 4 millions de tonnes de matériel de guerre dont la nourriture et les fournitures médicales ont été livrés. Les munitions ont coûtés £308m (sans compter les munitions navales fournies), la nourriture et les matières premières ont totalisé £120m. Conformément à l'Accord anglo-soviétique sur les fournitures militaires du 27 juin 1942, l'aide militaire envoyée de Grande-Bretagne à l'Union soviétique pendant la guerre était entièrement pris en charge.

Matériel terrestre[modifier | modifier le code]

pour l'URSS[modifier | modifier le code]

409 526 véhicules, dont 43 728 jeeps, 3 510 amphibies, 4 398 tracteurs, 12 161 véhicules de combat dont 1 239 chars légers et 4 957 chars moyens, 32 207 motocycles, 7 570 tracteurs spéciaux avec 3 216 moteurs de remplacement. 1,4 million de tonnes de pétrole, 1,3 million de tonnes de carburant à haut indice d'octane pour avions, 3,6 millions de pneus avec chambre à air, 325 784 t d'explosifs, 136 190 pièces d'artillerie légères et armes automatiques, 35 800 stations radio émetteurs, 5 899 récepteurs, 348 appareils de localisation radio, 705 détecteurs directionnels, 538 altimètres, 800 compas radio, 3 400 km de câbles marins, 1 823 km de câbles sous-marins, 135 484 km de câbles télégraphiques, 1 900 locomotives à vapeur, 66 locomotives diesel électriques, 9 920 wagons plateformes, 120 wagons citernes, 100 wagons à bascule, 35 plates-formes pour engins lourds, 685 740 tonnes de rails et pièces dont 110 000 t d'axes et roues de wagons[2].

Matériel naval[modifier | modifier le code]

Bâtiments transférés par les États-Unis au titre du prêt-bail (1940-1945)

Types de bâtiments[3] Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni Drapeau de l'URSS Union soviétique Drapeau du Brésil Brésil Drapeau de la France France
Porte-avions d'escorte 23 0 0 0
Croiseurs (ancien) 0 1 0 0
Destroyers (ancien) 50 0 0 0
Destroyers d'escorte 78 0 8 6
Frégates 20 28 0 0
Sous-total grands bâtiments 171 29 8 6
Patrouilleurs côtiers 0 12 8 3
Chasseurs de mines 0 250 8 5
Dragueurs de mines océaniques 165 24 0 0
Dragueurs de mines côtiers 0 29 0 3
Sous-total petits bâtiments 165 315 16 11
TOTAL 336 344 24 17

pour l'URSS[modifier | modifier le code]

38 navires Liberty, 3 pétroliers Liberty, 5 pétroliers T2, 12 tankers T1, 9 tankers[Quoi ?], 1 navire de fret, 17 barges grues, 3 remorqueurs dont un récent, 60 cargos, 3 brise-glace, 28 frégates, 34 grands dragueurs de mines, 43 moyens dragueurs de mines, 78 sous-marins de 110 pieds, 62 sous-marins de 67 pieds, 205 torpilleurs, 30 transports de troupes, 17 transports de chars, 2 transports de véhicules, 15 remorqueurs de rivières, 6 barges-pontons, 1 hydravion, 1 vedette, 60 autres petits bateaux, 14 277 moteurs de bateaux à gaz, 3 320 moteurs diesel, 108 moteurs à gaz de bois, 2 150 moteurs à essence, 40 accumulateurs pour sous-marins[4].

Matériel aérien[modifier | modifier le code]

Principales routes aériennes utilisées par le Air Transport Command américain en juin 1942,

En 1939, le RAF Ferry Command est créé pour transporter des milliers d'avions d'Amérique du Nord à la Grande-Bretagne. Son pendant américain en service à partir de 1940 est le Army Air Corps Ferrying Command puis le Air Transport Command.

pour l'URSS[modifier | modifier le code]

14 798 avions furent expédiés et 14 018 arrivèrent sur le sol soviétique [5], ce qui représente 12 % de la production d'avions soviétique pendant la guerre (115 596). Ils furent acheminés par 3 voies d'acheminement : d'Alaska en Sibérie (7 925), par l'Iran (4 861) et par Mourmansk et Arkhangelsk (1 232).

Livraisons de nourritures, habits, matières premières[modifier | modifier le code]

pour l'URSS[modifier | modifier le code]

5 millions t de nourritures, 55 000 km de cotons, 49 200 km de laine, 12 300 km de sangles, 14 000 km de tissus imperméables, 46 126 t de fils à coudre, fibres et laines à tricoter et de boutons, 14,5 millions de chaussures et bottes en cuir et 49,900 t de cuir. 2,6 millions de t d'acier (5,96 % de la prod soviétique), 261 109 t d'aluminium, 781 663 t de métaux non ferreux (magnésium, nickel, zinc, etc.)[6].

Livraisons américaines à l'Union Soviétique[modifier | modifier le code]

Des camions américains quelque part sur le trajet du corridor perse.

Les livraisons américaines à l’union soviétique peut être divisée entre ces différentes phases:

  • “avant Prêt-Bail” du 22 Juin 1941 au 30 Septembre 1941 (payée en or et autres minerais)
  • première période protocolaire du 1 Octobre 1941 au 30 juin 1942 (signée le 7 octobre 1941). Ce matériel était produit et livré par l'angleterre avec des crédits financiers américains.
  • deuxième période protocolaire du 1 Juillet 1942 au 30 juin 1943 (signée le 6 octobre 1942)
  • troisième période protocolaire du 1 Juillet 1943 au 30 juin 1944 (signée le 19 octobre 1943)
  • quatrième période protocolaire du 1 Juillet 1944 (signée le 17 avril 1945), fini officiellement le 12 mai 45 mais avec des livraisons continués jusqu’à la fin de la guerre avec le japon (contre laquelle l’union soviétique rentra le 8 août 1945 avec le “milepost” agreement jusqu’au 2 septembre 1945 quand le Japon capitula. Le 20 Septembre 1945 tout le Prêt-Bail fut achevé.
  • fourth protocol period from 1 July 1944, (signed 17 April 1945), formally ended 12 May 1945 but deliveries continued for the duration of the war with Japan (which the Soviet Union entered on the 8 August 1945) under the "Milepost" agreement until 2 September 1945 when Japan capitulated. On 20 September 1945 all Prêt-Bail to the Soviet Union was terminated.

Les livraisons se faisaient via les convois Arctiques, le corridor persique et la route pacifique.

La route arctique était la route la plus courte et la plus directe pour l’aide du Prêt-Bail à l’URSS, mais elle était la plus dangereuse. Quelques 3 964 000 tonnes de biens furent envoyé via cette route; 7% furent perdus et 97% arrivèrent sains et saufs. Cette route constitue 23% de l’aide totale à l’URSS pendant la guerre.

Le corridore persique était la route la plus longue, et ne fut opérationnelle que mi-1942. Elle vit ensuite le passage de 4 160 000 tonnes de matériel, soit 27% du total.

La route du pacifique ouvrit en août 1941, mais elle fut affectée par le conflit avec le début des hostilités entre les japonais et les américains ; après décembre 1941, seulement les bateaux soviétiques pouvaient être utilisés, et, comme le Japon et l’URSS faisaient preuve d’une stricte neutralisée entre eux, seulement les biens non-militaires pouvaient circuler.

BM-13N Katyusha sur un camion Studebaker US6, au Musee de la grande guerre patriotique, Moscou.

Néanmoins, quelques 8 244 000 tonnes de matériel furent transportés par cette route, soit 50% du total.

Avions 14 795
Chars d'assaut 7 056
Jeeps 51 503
Camions 375 883
Motos 35 170
Tracteurs 8 071
Pièces d'artillerie 8 218
Mitrailleuses 131 633
Explosifs 345 735 tonnes
Équipement de construction pour une valeur de 10 910 000 dollars
Voitures de fret de chemin de fer 11 155
Locomotives 1 981
Navires cargo 90
Escorteurs chasseur de sous-marins 105
Vedettes lance-torpilles 197
Moteurs de bateaux 7 784
Nourriture 4 478 000 tonnes
Machines et équipement 1 078 965 000 dollars
Métaux non ferreux 802 000 tonnes
Produits pétroliers 2 670 000 tonnes
Produits chimiques 842 000 tonnes
Coton 106 893 000 tonnes
Cuir 49 860 tonnes
Pneus 3 786 000
Bottes 15 417 001 paires

Le Prêt-Bail inversé[modifier | modifier le code]

Le Prêt-Bail inversé était l’approvisionnement des Etats-Unis en équipement et en service. Près de 8 milliards de dollars en matériel militaire furent fournies aux Etats-Unis, 90% de cette somme venant de l’empire britannique. Des contributions réciproques ont inclues des ambulances militaires, du matériel électronique pour les b-17 flying fortress, des missiles anti-sous-marins et beaucoup d’autres. Bien que minuscule en comparaison, l’Union Soviétique fournit 300 000 tonnes de chromium et 32 000 tonnes de manganèse, ainsi que du bois, de l’or et du platine.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Leo T. Crowley, Lend Lease in Walter Yust, ed. 10 Eventful Years (1947) 2: 858-60; 1:520
  2. Henry Dunajewski, « Le lend-lease américain pour l'Union soviétique », Revue d'études comparatives est ouest 15.3 1984, p. 40 à 44.
  3. Alexandre Sheldon-Duplaix, « La Mission Navale française à Washington et la renaissance de la Marine, 3 janvier 1943 - 1er janvier 1946 », Relations Internationales, no 108,‎ , p. 503-523 (lire en ligne).
  4. Henry Dunajewski, Le lend-lease américain pour l'Union soviétique, Revue d'études comparatives est ouest 15.3 1984, p.43 à 44
  5. H. Dunajewski Le lend lease américain à l'urss Revue d'études comparatives est ouest 15.3 1984 p.37
  6. Henry Dunajewski, Le lend-lease américain pour l'Union soviétique, Revue d'études comparatives est ouest 15.3 1984 p.47

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]