Langue des signes québécoise

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Langue des signes québécoise
Pays Canada
Région Québec
Ontario
Nouveau-Brunswick
Plusieurs autres régions au Canada
Nombre de locuteurs entre 910 (recensement de 2011)[1] et 50 000 (2010)[2],[3].
Typologie SVO, Langue centrifuge
Classification par famille
Statut officiel
Langue officielle aucun
Ontario : La LSQ est seulement officielle au sein de l'assemblée législative et dans les domaines formatifs et juridiques[4].
Codes de langue
ISO 639-3 fcs
IETF fcs

La langue des signes québécoise (LSQ) est la langue principale utilisée dans les communautés sourdes du Québec. Malgré son nom, la LSQ se retrouve hors du Québec. Étant membre de la famille Francosigne, elle est surtout apparentée à la langue des signes française (LSF). La LSQ tire son origine du contact entre la LSF et la langue des signes américaine (ASL). Bien que beaucoup de mots et d'emprunts au français se trouvent souvent dans la LSQ, elle est loin d'être une langue créole. À côté de la LSQ, le français signé et le pidgin français-LSQ existent aussi.

La LSQ trouve son origine en 1850[5] chez certaines communautés religieuses enseignant aux enfants sourds du Québec. Malgré un bilan d'oralisme imposé[Quoi ?], l'usage de la LSQ parmi les communautés sourdes s'accroît toujours. Malgré ses avancées, en raison d'utilisation des gloses françaises pour écrire la LSQ ainsi que d'une absence d'instruction dans les programmes d'enseignement[Quoi ?], il existe toujours parmi les communautés d'entendants un grand nombre d'idées fausses sur la surdité et la langue.

Histoire[modifier | modifier le code]

La LSQ tire ses origines de la LSF et de l'ASL dans le XVIIIe siècle[réf. souhaitée].

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

La LSQ est liée à la langue des signes française[2].

Utilisation[modifier | modifier le code]

Drapeau du Québec, avec les lettres L, S et Q de l'alphabet français manuel de la LSQ

Dans le Nord du Québec, les personnes sourdes utilisent la langue des signes américaine et certains utilisent le français signé. En raison de la séparation des sexes dans l'enseignement dispensé aux personnes sourdes ou malentendantes, les hommes et les femmes utilisent une forme quelque peu différente de la LSQ. La forme qu'utilisent les femmes est davantage influencée par la langue des signes américaine (ASL) et la forme qu'utilisent les hommes, par la langue des signes française. Il est rare pour un enfant d'apprendre à la fois la LSQ et l'ASL. Certaines personnes utilisent les deux au travail. Les Québécois de milieux anglophones apprennent plus généralement l'ASL[2].

Référence[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Canada 2011 Census »
  2. a, b et c Ethnologue.com
  3. « On compterait entre 5000 et 6000 locuteurs de la LSQ, mais ces données ne font pas l’unanimité. » Marie-Hélène Verville, « Bilinguisme et préjugés », dans Le Devoir, .
  4. Province d'Ontario, « Loi 213 : Loi visant à reconnaître la langue des signes comme langue officielle en Ontario »,
  5. Agathe Frenette, « Tribune : La langue des signes québécoise »,

Lien externe servant de source[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]