La Bazouge-des-Alleux

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La Bazouge-des-Alleux
La Bazouge-des-Alleux
L'église paroissiale Saint-Julien.
Blason de La Bazouge-des-Alleux
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Mayenne
Arrondissement Mayenne
Canton Évron
Intercommunalité Communauté de communes des Coëvrons
Maire
Mandat
Bernard Gérault
2014-2020
Code postal 53470
Code commune 53023
Démographie
Population
municipale
540 hab. (2016 en augmentation de 12,27 % par rapport à 2011)
Densité 30 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 11′ 00″ nord, 0° 36′ 36″ ouest
Altitude Min. 76 m
Max. 146 m
Superficie 18,10 km2
Localisation

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La Bazouge-des-Alleux est une commune française, située dans le département de la Mayenne en région Pays de la Loire, peuplée de 540 habitants[Note 1].

Géographie[modifier | modifier le code]

À 6 km au nord-ouest de Montsûrs, La Bazouge-des-Alleux est une discrète petite localité. Elle comptait 885 habitant en 1726, 829 en 1841, 628 en 1891.

Géographie physique[modifier | modifier le code]

Géologie[modifier | modifier le code]

Daniel Œhlert indique pour la description de la géologie sur La Bazouge-des-Alleux au début du XXe siècle: ranite et granulite coupés par de nombreux filons de diabase, de microgranulite et de quartz. Schistes précambriens à l'extrémité Sud-Est.

Territoire[modifier | modifier le code]

Il s'agit d'un territoire qui s'incline légèrement vers l'Est., avec renflement au Nord couvert par une pointe de la forêt de Bourgon, dite le triage de Thuré, 1706. Les sources du ruisseau du Fresne, affluent de la Mayenne, atteignent presque la limite Est, mais toutes les eaux de la commune sont néanmoins recueillies par plusieurs branches de la petite rivière de Gesnes qui les porte à la Jouanne près de Montsûrs. On cite dans les textes anciens les ruisseaux de Vauvienne, de Clopart, du Chêne-Branché, ce dernier passant au bourg.

Une voie ancienne de Mayenne à Évron se bifurquait dans la direction de Montsûrs à la limite commune de Montourtier et de la Bazouge. Le Pont-Berthe, situé à la Durandière, donnait passage à la route de Laval, et le grand chemin de Martigné au Mans passait non loin du bourg, XVe siècle. Sur la carte de 1706, la route de Mayenne à Montsûrs est tracée et abordée par un chemin allant à Laval par Châlons et Louverné. la carte de Cassini l'indique aussi.

La superficie, cadastrée en 1828 par Léon Troussard, est de 1 810 hectares. Miroménil indique en 1696 20 métairies, trois quarts de sol en bonne terre, un quart en landes, taillis et étangs. Le sol est marécageux d'après André René Le Paige, produisant du seigle, du méteil, de l'avoine et du sarrasin. En 1789, les habitants écrivent dans le cahier de doléances que le sol, en landes pour une grande partie, est si ingrat qu'on ne peut y récolter que peu de seigle et de blé noir ; que les tentatives faites pour cultiver le froment, le lin, le chanvre, ou pour élever des arbres fruitiers, ont été infructueuses ; qu'enfin les prairies ne sont pas meilleures et donnent un foin de mauvaise qualité.

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • En 989 : Basilgeacum. Elle se trouve mentionnée, dès 989, au cartulaire d'Évron, sous le nom de Ecclesia Basigeacum Nomine.
  • En 1247 : Parrochia de La Basouge de Allodiis.
  • En 1370 : La Basoge des Allais. (Archives nationales, P. 1343, f. 41)
  • En 1386 : Basougéia de Allodis. (Fondation des Trois-Maries de Montsûrs)
  • En 1434 : La Basoge des Alleux, (Archives nationales, KK. 324).
  • Ecclesia de Basogia de Alodis, au XVe siècle (Pouillé).
  • En 1500 : La Basoge des Alleux. (Lib. fundat., II, f. 2 460).
  • En 1660 : La Grande Basouge. (Registre paroissial).
  • En 1715 : La Basoge aux Hallaz. (Carte cénomane)
  • En 1706 : La Basoge des Alleux. (Carte de Jaillot)
  • Et depuis 1777 : La Bazouge-des-Alleux (André René Le Paige).

Histoire[modifier | modifier le code]

Traditions[modifier | modifier le code]

À 2 km au nord du bourg, se trouve un champ appelé le Champ-Blanc. Selon la tradition populaire, en cet endroit, à proximité d'une chapelle dédiée à sainte Anne, se trouvait l'emplacement primitif de l'église de la paroisse. Quant au Champ Blanc, selon l'opinion commune, il ne doit être cultivé que par moitié ! S'il en était autrement, le fermier du lieu mourrait dans l'année !

Féodalité[modifier | modifier le code]

Les lieux de Thuré, Montflours, Lignou ou Ligneul, ont une forme ancienne. La forêt d'Alloué, qui recouvrait une partie de son territoire, lui a donné pour l'Abbé Angot son surnom d'origine germanique.

La Bazouge-des-Alleux était au XIe siècle au nombre des églises qui ne relevaient que de l'évêque, mais un arrangement survenu dans l'intervalle peut expliquer ce changement, et aucune autre identification n'est aussi vraisemblable. Il ressort de ce texte qu'au Xe siècle, la paroisse était constituée déjà, cultivée en partie, et occupée par des fermes, manisgella, en partie aussi couverte de forêts et de terres incultes.

Dès 1247, ses habitants se plaignaient de subir les vexations des officiers royaux, au sujet de l'impôt du « Fêtage », un impôt qui était perçu sur chaque maison.

Armes des Feschal : Vairé et contrevairé d'argent et d'azur, chargé d'une croix étroite de gueules

C'est par acquisition faite en 1272 de Guy VIII de Laval que Jean de Feschal, seigneur de Thuré, eut la justice, c'est-à-dire la seigneurie du bourg de la Bazouge avec le four à ban[1].

Le commandeur de Thévalles avait à la Bazouge un fief et, au bourg, une maison nommée l'Hôpital, 1397, 1544. Il y prenait le coutume des marchandises. Un aveu de 1450 mentionne une forge dans un jardin du bourg.

Les Feschal de Thuré furent protestants, au moins pendant une partie des troubles du XVIe siècle ; ce fait explique peut-être qu'en 1578, le 14 janvier, l'église était tellement délaissée qu'il n'y avait pas même un ministre capable d'administrer le baptême.

En 1667, Hubert de Champagne, marquis de Villaines et seigneur de Thuré, dut faire reconnaître ses droits à l'occasion d'un abus assez singulier[2]. Une épitaphe, qui se lit encore dans l'église, rappelle les titres de seigneur de la paroisse et de fondateur de l'église de messire François Le Clerc, chevalier, seigneur du Boisjousse et de Thuré. Son écusson, gravé sur la pierre avec couronne de baron, porte, un chef chargé de trois étoiles et, sur le champ, un chevron accompagné en pointe d'un croissant montant.

En 1784, les Affiches du Mans accordaient le titre de châtellenie à la seigneurie de La Bazouge.

Révolution française[modifier | modifier le code]

Le cahier de doléances de 1789, rédigé devant huit marchands et seize métayers et closiers, signé de dix noms en tête desquels est celui d'Étain-Lacroix, demande dans chaque province la création d'un grand bailliage qui jugerait toutes les causes en dernier ressort. La paroisse, soupçonnée d'incivisme, fut, le , visitée par les Gardes nationaux de Martigné qui désarmèrent les habitants. Elle se trouvait en effet sur le bord de la zone longeant la route de Laval à Mayenne où les républicains furent toujours les maîtres, et limitrophe d'autres paroisses où les Chouans étaient organisés.

François Gassot, procureur de la commune, fut accusé devant la Commission militaire révolutionnaire du département de la Mayenne d'avoir acheté des grains dans les fermes. Sept hommes suivirent les Vendéens à leur passage.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
1791   Gorenflaux    
1800 1813 Jean Élain-Lacroix    
1821 1830 Élain-Lacroix    
1835   Voille-Dubourg    
1840 1870 Guédon    
1870 1887 Huchedé    
1887 1890 Gombert    
1890   Paumard    
juin 1995 En cours Bernard Gérault[3] SE Agriculteur
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[5].

En 2016, la commune comptait 540 habitants[Note 2], en augmentation de 12,27 % par rapport à 2011 (Mayenne : +0,21 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
696724866807732829793787761
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
785771755675669639617628586
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
557526503426405425412377347
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
296286260249261262353481540
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

  • Association Enfant-loisirs.
  • Repas champêtre le 1er week-end de juillet.
  • Lâcher de truites à l'étang.
  • Concours de belote.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de La Bazouge-des-Alleux Blason De sinople, à un pal de vair, accosté de deux croisettes d’or, mises en bande.
Détails
- Créé par Jean-Claude MOLINIER, héraldiste amateur, et adopté par la municipalité le 28 octobre 1999:

Le pal symbolise le ruisseau qui traverse le territoire communal du nord au sud.

Le vair provient du blason du seigneur de Feschal, seigneur de la Bazouge dans son château de Thuré. La reprise intégrale du blason de seigneur étant interdite pour la commune, il suffit d’en emprunter un ou plusieurs éléments.

Le sinople symbolise par sa couleur l’ancienne forêt d’Alloué qui a donné une partie de son nom au village.

Les croisettes symbolisent l’église qui a donné son nom au village. Elles sont mises en bande pour indiquer que le village est à flanc de coteaux.

Les ornements sont deux deux gerbes de blé d’or, mises en sautoir par la pointe et liées d’azur afin d’honorer l’activité agricole.

Le listel d'argent porte le nom de la commune en lettres majuscules de sable.

La couronne de tours dit que l’écu est celui d’une commune ; elle n’a rien à voir avec des fortifications.
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2016.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Depuis cette époque les seigneurs de Thuré eurent tous les droits utiles et honorifiques dans la paroisse et dans l'église. Leur titre a laissé encore quelques traces sur les murs extérieurs ; les armes de Bouillé et de Feschal sont dans la chapelle du Rosaire.
  2. Ne voulant pas que, dans sa présence, son banc soit entouré de personnes mal instruites et rustiques, qui souvent rendent mauvaise odeur et commettent d'autres incivilités qu'il n'est point besoin de réciter, il demanda avec l'accord du curé et de la plus saine partie des habitants » que le chœur de l'église soit los honnestement de poutres avec ballustres, tant au-devant du chœur que de la chapelle du Saint-Rosaire
  3. Réélection 2014 : « La Bazouge-des-Alleux (53470) - Municipales 2014 », sur elections.ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 15 juin 2014)
  4. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  8. « Château de Thuré », notice no PA00109464, base Mérimée, ministère français de la Culture

Liens externes[modifier | modifier le code]

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