Gesnes

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Gesnes
Gesnes
Mairie de Gesnes
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Mayenne
Arrondissement Mayenne
Canton Meslay-du-Maine
Intercommunalité Communauté de communes des Coëvrons
Maire
Mandat
Gérard Papillon
2014-2020
Code postal 53150
Code commune 53105
Démographie
Population
municipale
230 hab. (2015 en augmentation de 3,14 % par rapport à 2010)
Densité 21 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 08′ 49″ nord, 0° 35′ 07″ ouest
Altitude Min. 67 m
Max. 123 m
Superficie 11,21 km2
Localisation

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Gesnes est une commune française, située dans le département de la Mayenne en région Pays de la Loire, peuplée de 230 habitants[Note 1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Géographie physique[modifier | modifier le code]

Géologie[modifier | modifier le code]

Daniel Œhlert indique pour la description de la géologie sur Gesnes au début du XXe siècle: Au Nord-Ouest se présente un massif granitique qu'accompagnent au sud des schistes précambriens ; cet ensemble est coupé par des filons de diabase (les Ventes, etc.), de microgranulite (Les Maunis), et de quartz (L'Aunay). Vers le sommet des schistes précambriens s'intercalent de petits bancs de poudingues à galets de quartz (Poudingue de Gourin) ; au-dessus viennent les schistes cambriens auxquels sont associés des calcaires magnésiens exploités près du bourg de Gesnes ; ceux-ci forment une bande tronquée par faille à ses deux extrémités. Au sud, une crête de grès armoricain forme les hauteurs de la Templerie et de Bel-Air (121) ; des schistes ordoviciens lui succèdent dans la dépression de La Poterie, et sont eux-mêmes surmontés par une bande de grès gothlandien qui suit le chemin allant de Gresse à Montsûrs. Les noms de La Poterie, la Tuilerie, indiquent des industries disparues aujourd'hui ; celle de la Tuilerie existait encore en 1850. .

Territoire[modifier | modifier le code]

Il s'agit d'un territoire qui s'incline au Sud-Eest vers le confluent de la petite rivière de Gesnes et de la Jouanne. Il est assez accidenté, bien arrosé, et de 130 m. à l'Ouest s'abaisse à 60 dans la vallée de la rivière. Le village est arrosé par le ruisseau de la Jarriais, affluent de la Jouanne qu'il rejoint sur la commune voisine de Montsûrs. La rivière sert de limite avec cette commune après le confluent, sur environ 200 mètres.

On mentionne en 1247 le chemin du roi, spécifié en 1317 comme étant celui qui conduit de Montsûrs au Bourgnouvel, et qui passe au fief des Landes près de Chevaignon.

La superficie, cadastrée en en 1830 par M. Béquet est 1 120 hectares — Miroménil indique en 1696 que La moitié de cette paroisse est en landes et le reste en bonnes terres et en prés ; 16 métairies, produisant du seigle, du froment, de l'avoine et du sarrasin, XVIIIe siècle.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestations anciennes[modifier | modifier le code]

Les attestations anciennes référencés par Alphonse-Victor Angot sont :

  • Ecclesia Sancti Georgii de Gesna, 1125 (Cartulaire d'Évron).
  • Parrochia de Genes, 1247 (Historiens de France, t. XXIV).
  • Genes 1312 (Bibliothèque nationale de France, fr. 8.736).
  • Gennes jouxte Monseur, 1370 (Archives nationales, P. 1.343, f. 41).
  • Ecclesia de Genis,… prioratus de Genes, XVe siècle (Pouillé).
  • La maison priorale de Gesnes, 1559 (Insinuations ecclésiastiques).
  • L'église Saint-Mathurin de Gesnes, 1567 (Insinuations ecclésiastiques).
  • Sanctus Georgius de Gesnes, 1610 (Registre paroissial).
  • Genes (carte de Jaillot et carte cénomane).
  • Gesnne (carte de Cassini).

Histoire[modifier | modifier le code]

Féodalité[modifier | modifier le code]

Plusieurs localités porte des noms anciens : les Alleux, Mauny, Gaubert, Sion, Chevaignon, la Selle, la Templerie.

Le plus ancien texte connu qui parle de Gesnes est la confirmation de l'église à l'abbaye d'Évron par l'évêque du Mans Hildebert de Lavardin, 1125. La seigneurie de paroisse appartenait à l'abbé d'Évron. En 1247, on se plaint de l'impôt du fêtage auquel sont taxées toutes les maisons par les officiers royaux. Le seigneur d'Anthenaise avait un fief dans la paroisse de Gesnes, 1275.

En 1370, l'amortissement des legs faits à la cure est modéré, considéré la stérilité des biens et fortune des ennemis.

XVIIe siècle[modifier | modifier le code]

Des épidémies dévaste la commune du 25 novembre 1615 au 18 mai 1616 ; du mois de janvier 1626 au 19 mai 1627, la campagne est atteinte et l'on enterre en terre profane ; le mal gagne le bourg au mois de décembre.

XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

Le cahier de doléances en 1789, rédigé par M. Marion, curé[1] s'inspire de la plus vive reconnaissance pour les vues de sagesse et les soins paternels du meilleur des rois », et demande la création dans chaque paroisse d'un bureau de charité pour obvier aux abus de la mendicité. 'Il n'est pas de paroissien, y lit-on, qui, voyant son frère souffrir et manquer de pain, refuse de contribuer de tout son pouvoir à le soulager. Trente-deux habitants sont dénoncés comme suspects en 1794.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
1791 1791 Marion ( ?), curé ; G. Bodereau, greffier, Blanchard, procureur    
1792 1792 P. Denis    
An V   G. Bodereau   Agent national
1798   Louis Fortin    
An VIII   Charles Boisseau fils    
? ? Defay    
An XII 1807 Guillaume Bodereau    
1807 1813 Gabriel Boisseau    
1813 1815 Charles Boisseau    
1815 1815 Louis Fortin    
1815 1818 Jean Noyer    
1819 1840 Joseph Legrand    
1847 1888 Pierre David    
1888 1900 Drouault    
1900   Paumard    
? mars 2001 Paul Chardron    
mars 2001[2] mars 2008 André Montalant    
mars 2008[3] en cours Gérard Papillon[4] SE Agriculteur

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[6].

En 2015, la commune comptait 230 habitants[Note 2], en augmentation de 3,14 % par rapport à 2010 (Mayenne : +0,52 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
588301374381395418402407415
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
439430442394384395382360338
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
343349340283291288274264250
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
228208174193170174208213218
2013 2015 - - - - - - -
234230-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Une tuilerie, produisait en 1840 ; 250 000 briques, 100 000 pavés, et 50 000 tuiles. Il existait au début du XXe siècle un four à chaux hydraulique exploité par la société de Sarthe et Mayenne qui occupait environ 25 ouvriers.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Manoir prieural[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Château de Bouillé.

À signaler de remarquables pilastres ornant les cheminées intérieures. De l'extérieur, on distingue aujourd'hui deux pavillons moins élevés et plus récents. Un escalier à vis dessert l'étage dans l'une des tours rectangulaires.

La liste des prieurs commendataires (abbés titulaires d'un bénéfice) mentionne parmi ses membres un personnage plus connu par ses écrits que par son état ecclésiastique : l'abbé Antoine François Prévost dit d'Exiles, historiographe des princes de Condé, auteur de l'œuvre célèbre Histoire du chevalier Des Grieux et de Manon Lescaut (il est prieur de Saint-Georges de Gesnes de 1754 à 1763, date de sa mort).

Autre bénéficiaire notable : Jean-François de Marescot, seigneur de Thoiry (Yvelines), tonsure en 1657 et prieur de 1686 à 1707. Dernier prieur : César de Couasnon de la Barillère(1777). Le prieuré fut vendu comme bien national le 15 mars 1791.

Cette propriété privée est en cours de restauration et le domaine s'étend sur 27 hectares ; elle figure à l'Inventaire général des Pays de la Loire (1986).

Article détaillé : prieuré Saint-Georges de Gesnes.

Église paroissiale Saint-Georges[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Église Saint-Georges de Gesnes.

Trois vitraux du maître verrier chartrain Charles Lorin sont répertoriés dans l'inventaire général du patrimoine culturel : saint George, saint Jean-Baptiste et saint Julien du Mans[9].

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Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2015.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Et signé par huit de ses paroissiens, parmi lesquels Pierre Deffay, syndic
  2. « Le maire, André Montalant, ne se représente pas », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 24 novembre 2014)
  3. « Gérard Papillon entame son 1er mandat de maire », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 3 juillet 2014)
  4. Réélection 2014 : « Gesnes (53150) - Municipales 2014 », sur elections.ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 3 juillet 2014)
  5. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  9. « Ensemble de trois verrières figurées : saint George, saint Jean-Baptiste, saint Julien du Mans », notice no IM53000607, base Palissy, ministère français de la Culture