Trans (Mayenne)

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Trans
Trans (Mayenne)
L'église.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Mayenne
Arrondissement Mayenne
Canton Évron
Intercommunalité Communauté de communes des Coëvrons
Maire
Mandat
Hervé Rondeau
2014-2020
Code postal 53160
Code commune 53266
Démographie
Population
municipale
230 hab. (2015 en diminution de 0,43 % par rapport à 2010)
Densité 15 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 16′ 27″ nord, 0° 18′ 30″ ouest
Altitude Min. 198 m
Max. 299 m
Superficie 15,43 km2
Localisation

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Trans

Trans est une commune française, située dans le département de la Mayenne en région Pays de la Loire, peuplée de 230 habitants[Note 1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Mentions anciennes[modifier | modifier le code]

La mention Medietas de Trende, 692; Tredentum, 832; Tridentem vocabulo, IXe s.; Treant, 989 ; Trantis, 1125 ; Trahayo XVe s.; Trantis, XVIe s. ; Trans XVIe s[1].

Étymologie[modifier | modifier le code]

La graphie moderne Trans semble être une réfection d'après le latin trans signifiant « au-delà de, par dela » Cette étymologie ne convient pas ici, puisque d'une part les formes anciennes sont du type Tre(n)d-/ Trid- et d'autre part, le latin trans a régulièrement abouti en français au préfixe tré- et à l'adverbe très[2] et qui ne ferait de toute façon pas sens employé de manière autonome.

Il s'agit d'un nom de lieu probablement gaulois (celtique) dont l'identification exacte pose un certain nombre de difficultés.

Les mots gaulois tri « trois » suivi d'un élément *dant « sommet » ont été proposés[3], c'est-à-dire *tridant d'où le sens global de « trois sommets ». Cette explication repose les formes plus anciennes du type de Tredente en 692[3]. Ces « sommets » sont plutôt de simples buttes. La même source suggère une autre explication par le gaulois tardif [?] treide « pied »[3] attesté dans le glossaire de Vienne, correspondant du vieux breton treit « pieds » (breton troad « pied »). En tout cas, il est possible de reconnaître l'affixe -ent- répandu par ailleurs et que l'on identifie dans les Nogent (type Novientum) et Drevant (Derventum en 1217) dont le premier élément est gaulois. On note également l'analogie des formes Trento avec le nom de la ville de Trente à l'extrême nord de l'Italie, dont le nom italien est précisément Trento et qui est attesté à l'époque antique sous la forme latinisée Tridentum, ce qui renvoie directement à la forme Tredente de Trans en Mayenne.

Histoire[modifier | modifier le code]

À l'époque gallo-romaine, il y avait une voie antique venant de Jublains, par Trans, à Saint-Thomas-de-Courceriers où elle suit la vallée de la Vaudelle[4]. Il y a des vestiges gallo-romains au lieu-dit Saint-Martin (alias Vieil-Trans, 1638)[5]. Une villa et l'église de Trans ont été établies sur cette voie antique dès le VIe siècle[5]. Dans la vie de saint Domnol (559-581), un personnage, noble et puissant, conseiller du roi, se serait emparé de Trans : villam Tridentem vocabulo, in condita Diablintica[5].

En avril 1434, deux paroissiens prennent des lettres de sauvegarde des Anglais pour aller à Laval et Château-Gontier[5].

En 1710, mort d'une centenaire, Marie Ivard, « mandianne »[5]. En janvier 1781, cinq décès par contagion[5]. Un docteur d'Angers, Bernard Charles Pavet établi à Sainte-Suzanne en 1775, vint, avec les chirurgiens Foubert et Longchamp soigner une épidémie qui sévit sur le pays de Trans, Izé, Saint-Martin-de-Connée, en 1777[6].

Pendant la Révolution, les suspects ont été désarmés, le 29 mai 1793. Trois familles vendéennes réfugiées sont fixées à Trans, avril 1794. Dans la nuit du 2 au 3 prairial an II (21 et 22 mai 1794) les insurgés voulurent enfoncer la porte de la maison de la Haie, dépendance du prieuré, et, le surlendemain, ils mirent à contribution le nommé Martin, acquéreur national des bien du prieuré. Deux cents Chouans occupèrent le bourg, le 10 septembre 1799.

Durant la guerre de 1870, une patrouille prussienne traversa le bourg dans la nuit du 24 au 25 janvier, venant de Saint-Pierre-sur-Erve[5] qui provoqua la peur dans la population[7].

Dialectologie[modifier | modifier le code]

La commune est située traditionnellement dans la zone de diffusion du patois mayennais.

La monographie communale de Trans rédigée par l'instituteur[8], en 1899, nous donne quelques prononciations de mots et quelques définitions employées dans la conversation :

  • On appuie beaucoup sur l'i. On dit : j'alli, je mangi, je monti, je couri, il mouri.
  • "Puis sur an : y marchant, y chantant, ...
  • sur e : du cafe, il a chante.

On emploie aussi beaucoup de mots comme :

  • du fei : du feu.
  • ventiée ben : sans doute, peut-être.
  • de l'iau : de l'eau.
  • boëtons ou pelons : sabot d'hiver.
  • la rasette : la petite coiffe.
  • la soupe ébouet : la soupe bout.
  • les rilles : grand repas de famille, à l'automne, où on tue le cochon (rilles = rillettes).

Superstition :

  • entendre la ferzas : entendre l'effraie (chouette) est signe de mort.
  • 13 à table : également signe de mort.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
1914   Casimir Leriche   Agriculteur
1922   Letonnelier    
1983[9] mars 2001 Fernand Melot   Agriculteur
mars 2001[10] mars 2014 Christian Jugé SE Agriculteur
mars 2014[11] en cours Hervé Rondeau   Technicien de maintenance
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[12]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[13].

En 2015, la commune comptait 230 habitants[Note 2], en diminution de 0,43 % par rapport à 2010 (Mayenne : +0,52 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
8508969349949381 0121 0091 016979
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
959935945923929926909864775
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
781801801665670551568551491
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
422352318307273238247233226
2015 - - - - - - - -
230--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2006[15].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Médias[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La chapelle Notre-Dame-de-la-Salette est située au milieu du cimetière. Ornée de fresques réalisées par un curé de Trans peu après sa construction (fin XIXe), celles-ci furent restaurées dans les années 1980-1990 par un artiste peintre roumain.

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2015.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. L'abbé Angot, Dictionnaire de la Mayenne, (1962), t. 3, p.795.
  2. Site du CNRTL : étymologie de très
  3. a, b et c Albert Dauzat et Charles Rostaing, op. cit.
  4. André Bouton, Les voies antiques, les grands chemins médiévaux et les routes royales du Haut-Maine, départ. de la Sarthe (1947), p. 102.
  5. a, b, c, d, e, f et g L'abbé Angot, Dictionnaire de la Mayenne, (1962), t. 3, p. 798.
  6. Bulletin de la Commission historique et archéologique de la Mayenne (1903), p. 489.
  7. Monographie communale de Trans (1899), p. 20.
  8. Archives départementales de la Mayenne, Monographies communales, Trans, (1899), p.21. [1]
  9. « Nécrologie : Fernand Melot, ancien maire est décédé », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 14 mars 2015)
  10. « Une liste à compléter autour de Christian Jugé », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 14 mars 2015)
  11. « Précision : le maire élu est Hervé Rondeau », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 14 mars 2015)
  12. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  13. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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