Thorigné-en-Charnie

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Thorigné-en-Charnie
Thorigné-en-Charnie
La mairie de Thorigné-en-Charnie.
Blason de Thorigné-en-Charnie
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Mayenne
Arrondissement Mayenne
Intercommunalité Communauté de communes des Coëvrons
Maire
Mandat
Bernard Morice
2020-2026
Code postal 53270
Code commune 53264
Démographie
Gentilé Thorignéens
Population
municipale
195 hab. (2018 en augmentation de 2,09 % par rapport à 2013)
Densité 11 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 00′ 05″ nord, 0° 21′ 25″ ouest
Altitude Min. 57 m
Max. 114 m
Superficie 17,57 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Meslay-du-Maine
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Thorigné-en-Charnie

Thorigné-en-Charnie est une commune française, située dans le département de la Mayenne en région Pays de la Loire, peuplée de 195 habitants, (les Thorignéens).

La commune fait partie de la province historique du Maine[1], et se situe dans le Bas-Maine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique altéré », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[3]. En 2020, la commune ressort du même type de climat dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Il s’agit d’une zone de transition entre le climat océanique, le climat de montagne et le climat semi-continental. Les écarts de température entre hiver et été augmentent avec l'éloignement de la mer. La pluviométrie est plus faible qu'en bord de mer, sauf aux abords des reliefs[4].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[5]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[3]

  • Moyenne annuelle de température : 11,2 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 2,7 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 3,6 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 1] : 13,9 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 2] : 741 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 12,1 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 6,8 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[7] complétée par des études régionales[8] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Saint-Georges-le-Flechard », sur la commune de Saint-Georges-le-Fléchard, mise en service en 1993[9] et qui se trouve à 12 km à vol d'oiseau[10],[Note 3], où la température moyenne annuelle est de 11,7 °C et la hauteur de précipitations de 798,4 mm pour la période 1981-2010[11]. Sur la station météorologique historique la plus proche, « Le Mans », sur la commune du Mans, dans le département de la Sarthe, mise en service en 1944 et à 41 km[12], la température moyenne annuelle évolue de 11,6 °C pour la période 1971-2000[13], à 12 °C pour 1981-2010[14], puis à 12,5 °C pour 1991-2020[15].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Thorigné-en-Charnie est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 4],[16],[17],[18]. La commune est en outre hors attraction des villes[19],[20].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (98,5 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (98,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (55,6 %), prairies (42,6 %), forêts (1,6 %), zones agricoles hétérogènes (0,3 %)[21].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[22].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le , Perrine Dugué, d’une famille de cultivateurs sans-culottes résolus, est assassinée par trois Chouans dans un champ entre Thorigné et Sainte-Suzanne, avant d’avoir atteint 19 ans. Sa mort inspire plusieurs complaintes, et elle devient immédiatement une sainte républicaine. La foule fréquente assidûment son tombeau, et des miracles ont lieu, ce qui entraîne la construction d’une chapelle en 1797[23].

En 1953, Thorigné devient Thorigné-en-Charnie.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
1961 1983 Victor Julien    
1983 mars 2001 William Montembault   Mécanicien
mars 2001 En cours Bernard Morice[24]   Agriculteur retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Le conseil municipal est composé de onze membres dont le maire et un adjoint[24].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[25]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[26].

En 2018, la commune comptait 195 habitants[Note 5], en augmentation de 2,09 % par rapport à 2013 (Mayenne : −0,14 %, France hors Mayotte : +1,78 %). Thorigné a compté jusqu'à 797 habitants en 1831 et en 1851.

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
660684691615797790757778797
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
769756705616597583565544511
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
516506489408402402408422385
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
342276240201181159162183192
2018 - - - - - - - -
195--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[27] puis Insee à partir de 2006[28].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le clocher de l'église Saint-Étienne.

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

La « foire à la Marabille » a lieu chaque année le premier dimanche d’août, dans le bourg, depuis 1990, sous une idée du président du comité des fêtes de l'époque, Hervé Rochard[réf. nécessaire].

À sa première édition, la Marabille a rassemblé trente-six exposants et un millier de visiteurs[32] ; à la vingtième, elle a intéressé 423 exposants et plus de 14 000 visiteurs[réf. nécessaire] et a fini par un feu d'artifice au plan d'eau.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Drapeau de l'Allemagne Sulzheim (Allemagne) depuis 1967.

Le jumelage du canton de Sainte-Suzanne / communauté de communes d'Erve et Charnie, avec Sulzheim (Rhénanie-Palatinat) a été initié en 1966 par Victor Julien, conseiller général, maire de Thorigné-en-Charnie, et Adam Becker, dans la famille duquel Victor Julien avait été prisonnier de guerre de 1940 à 1945.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Thorigné-en-Charnie Blason
Losangé d’or et de gueules, à une tour d’argent, ouverte de sable, chargée d’un bonnet phrygien de gueules, et accompagnée en chef d’une chauve-souris de sable.
Détails
Le losangé d’or et de gueules provient du blason du seigneur Payen de Toreigny qui avait Thorigné-en-Charnie pour fief. La reprise intégrale des armes de famille étant interdite pour les municipalités, il suffit d’en emprunter un ou plusieurs éléments.

La tour symbolise les vestiges importants de la commune dont le donjon du lieu dit les Châteaux, le Châtelet de Jonchères.

La chauve souris indique la présence de grottes très connues dans le département mais sous l’appellation de grottes de Saulges alors qu’elles s’étendent principalement à Thorigné-en-Charnie et Saint-Pierre-sur-Erve.

Le bonnet phrygien honore une sainte de la république en la personne de Perrine DUGUE, tuée sur la route de Sainte Suzanne.

Les ornements sont deux gerbes de blé d’or, mises en sautoir par la pointe et liées d’azur afin d’honorer l’activité agricole de la commune.

Le listel d’argent porte le nom de la commune en caractères majuscules de sable.

La couronne de tours dit que l’écu est celui d’une commune ; elle n’a rien à voir avec des fortifications.
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  2. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[6].
  3. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  4. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  5. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  • Altitudes, coordonnées, superficie : IGN[33].
  1. Claude-Marin Saugrain, Dictionnaire universel de la France ancienne et moderne et de la Nouvelle France, vol. 3, , p. 635
  2. « Géoportail (IGN), couche « Limites Administratives » activée ».
  3. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  4. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  5. « Définition d’une normale climatologique », sur http://www.meteofrance.fr/ (consulté le )
  6. Glossaire – Précipitation, Météo-France
  7. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  8. [PDF]« Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (Oracle) - Pays de la Loire », sur pays-de-la-loire.chambres-agriculture.fr, (consulté le )
  9. « Station Météo-France Saint-Georges-le-Flechard - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  10. « Orthodromie entre Thorigné-en-Charnie et Saint-Georges-le-Fléchard », sur fr.distance.to (consulté le ).
  11. « Station Météo-France Saint-Georges-le-Flechard - fiche climatologique - statistiques 1981-2010 et records », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  12. « Orthodromie entre Thorigné-en-Charnie et Le Mans », sur fr.distance.to (consulté le ).
  13. « Station météorologique de Le Mans - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  14. « Station météorologique de Le Mans - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  15. « Station météorologique de Le Mans - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  16. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  17. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  18. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  19. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  20. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  21. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  22. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  23. Albert Soboul, « Sentiment religieux et cultes populaires pendant la Révolution. Saintes patriotes et martyrs de la liberté. », Archives des sciences sociales des religions, no 2, juillet-décembre 1956. p. 75-76.
  24. a et b Réélection 2014 : « Thorigné-en-Charnie (53270) - Municipales 2014 », sur elections.ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le ).
  25. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  26. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  27. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  28. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  29. « Grotte dite Cave à Margot », notice no PA00109620, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  30. « Grotte ornée de la Dérouine », notice no PA00109621, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  31. « Croix de procession », notice no PM53000673, base Palissy, ministère français de la Culture.
  32. Ouest-France du 8 août 1991.
  33. « Thorigné-en-Charnie sur le site de l'Institut géographique national » (archive Wikiwix)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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