Saint-Christophe-du-Luat

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Saint-Christophe-du-Luat
Saint-Christophe-du-Luat
L'église Saint-Christophe.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Mayenne
Arrondissement Mayenne
Canton Évron
Intercommunalité Communauté de communes des Coëvrons
Statut Commune déléguée
Maire délégué Adélaïde Dejardin
Code postal 53150
Code commune 53207
Démographie
Gentilé Luatais
Population 773 hab. (2016 en diminution de 0,9 % par rapport à 2011)
Densité 40 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 08′ 04″ nord, 0° 27′ 36″ ouest
Altitude 92 m
Min. 74 m
Max. 137 m
Superficie 19,12 km2
Historique
Date de fusion 2019
Commune(s) d’intégration Évron
Localisation
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Saint-Christophe-du-Luat

Saint-Christophe-du-Luat est une commune déléguée française, située dans le département de la Mayenne en région Pays de la Loire, peuplée de 773 habitants[Note 1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

La commune est située dans le secteur des Coëvrons à 6 km d'Évron et à 25 km de Laval, proche de l'Autoroute A81 et de la Ligne SNCF Paris - Brest.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le village est parcouru par trois ruisseaux :

  • ruisseau de Châtres
  • ruisseau des Places
  • ruisseau du Haut-bois.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Saint-Christophe-du-Luat
Brée Neau Évron
Montsûrs Saint-Christophe-du-Luat Châtres-la-Forêt
La Chapelle-Rainsouin Livet

Toponymie[modifier | modifier le code]

Willelmus de Luato 1190-1214[1]; S. Christophorus de Luato 1421[2] ; St Christophle du Laurt 1433[2] ; de Luando 1551[2].

Durant la Révolution, la commune porte le nom de Luat[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Il y a plusieurs siècles, la commune était couverte par la forêt de Charnie. Au début, c’était un bourg de quelques maisons appelées « luart » ou « louart ». Il se situait dans les buttes de la Grande Haie, sur la route de la Planche Marguerite. Le vieux village de Louart aurait disparu en 1087 incendié par les troupes normandes. C’est en 1218 que le nouveau bourg fut érigé en paroisse à l’emplacement actuel et s’appela Saint-Christophe au nom duquel on ajouta « du Louard » devenu par la suite « du Luat ».

Au XIVe siècle, la guerre de Cent Ans commence, des murailles sont édifiées à la Chesnelière et à Morand. Au sud de l’église, à l’emplacement de l’école des garçons se trouvait un château, il fut démoli en 1840.

Le château de Montecler qui date du XVIIe a été construit en partie sur la commune de Saint-Christophe-du-Luat, l’autre partie sur celle de Châtres-la-Forêt.

À la Chesnelière, il reste, d’un ancien château, l’entrée avec deux petites tours, des meurtrières et des créneaux. Le portail est classé monument historique.

À la Prézais, il existe un château du XVIe et du XVIIe siècle. Maintenant, il sert de communs à la ferme.

Autour de l’église d’origine romane, se trouvait un cimetière ancien, il fut abandonné vers 1785. Une maison près de ce cimetière, datant du XVIe siècle, servit de presbytère jusqu’au XVIIIe siècle et elle eut le titre de « Prieuré ». Une maison pour les lépreux existait du côté des Roussières.

Le , la commune — tout comme celle de Châtres-la-Forêt — est absorbée par Évron qui devient une commune nouvelle suite à un arrêté préfectoral du [4].

Économie[modifier | modifier le code]

Quatre grandes ressources principales : le lin, le fer, la chaux et les moulins. Au XVe siècle, on cultivait le lin et le chanvre, les toiles de la région d’Evron étaient très réputées. Plus de la moitié de la population travaillait le lin au XVIIIe siècle. Au XIXe siècle, cette industrie déclina et on cultiva les céréales.

Au XVIIe siècle, une nouvelle industrie apparaît : le fer qui laissa de nombreuses traces dans la commune. La Grue, la Lucazière, la Touzelière, la Héraudière… sont d’anciennes exploitations de minerai de fer appelées « minières », maintenant remplies d’eau. Le transport s’effectuait à dos de cheval. Vers 1860, ces activités ont cessé de fonctionner.

Parallèlement à l’industrie du fer, celle de la chaux, Saint-Christophe se trouve sur une bande calcaire qui traverse la Mayenne. Dès le XVIIe siècle, des fours à chaux apparaissent. Mais c’est au XIXe siècle que la commune connut un essor fulgurant grâce à l’industrie des fours à chaux. Il s'en monta à la Boissière, à Rouessé, à la Roussière et à la Prézais. Les nombreux « chaussurmiers » produisaient 38 400 hectolitres en 1840.

Une voie nouvelle fut ouverte reliant en ligne droite le bas-bourg à la Boissière : c’est l’actuelle rue creuse faite en 1847. Le travail de la chaux était assez irrégulier. La demande ralentit sans cesse et les fours durent s’éteindre.

Par ailleurs cinq moulins à eau existaient sur la commune. Ils se trouvaient aux Plantes, à la Cour, à la Motte, au Haut Bois, au Millière. À la Boissière, un moulin à vent fonctionnait encore en 1840.

Toutes les industries disparurent les unes après les autres et la commune est pratiquement devenue rurale et vivant de l’élevage.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
juin 1995 mars 2008 André Boisbouvier   Agriculteur
mars 2008 juillet 2009 Jean-Louis Talvard   Conducteur de chaîne
juillet 2009 avril 2014 Didier Lochin   Responsable de bureau d'études
avril 2014[5] En cours Adélaïde Dejardin   Vétérinaire, conseillère départementale suppléante
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[7].

En 2016, la commune comptait 773 habitants[Note 2], en diminution de 0,9 % par rapport à 2011 (Mayenne : 0 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
9511 0801 0501 0091 1501 2041 4161 1851 235
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 2061 1651 2151 1371 1121 0531 0121 020911
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
905782774632604636573597539
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
505528541526523553703724787
2016 - - - - - - - -
773--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

La commune abrite trois monuments historiques :

Autres monuments :

  • Église paroissiale Saint-Christophe du XIe siècle (dalle funéraire du XVe, retables lavallois XVIIe).
  • Deux fours à chaux du XVIIe siècle au lieu-dit la Boissière.
  • Les restes du Moulin à Vent au lieu-dit la Boissière.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2016.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  • Altitudes, coordonnées, superficie : IGN[12].
  1. Chartularium insignis ecclesiae cenomanensis: quod dicitur Liber Albus capituli (1869), p. 34.
  2. a b et c BESZARD (Lucien) Etude sur l’origine des noms de lieux habités du Maine (1910), p. 161.
  3. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Frédéric Veaux, « Arrêté préfectoral portant création de la commune nouvelle d'Évron », Recueil des actes administratifs n°53-2018-105,‎ , p. 11-14 (lire en ligne [PDF])
  5. « Saint-Christophe-du-Luat (53150) - Municipales 2014 », sur elections.ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 1er juillet 2014)
  6. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  9. Notice no PA00109585, base Mérimée, ministère français de la Culture
  10. Notice no PA00109584, base Mérimée, ministère français de la Culture
  11. Notice no PA53000032, base Mérimée, ministère français de la Culture
  12. « Saint-Christophe-du-Luat sur le site de l'Institut géographique national » [archive du ] (archive Wikiwix)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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