Mézangers

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Mézangers
L'étang du Gué-de-Selle.
L'étang du Gué-de-Selle.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Mayenne
Arrondissement Mayenne
Canton Évron
Intercommunalité Communauté de communes des Coëvrons
Maire
Mandat
Robert Geslot
2014-2020
Code postal 53600
Code commune 53153
Démographie
Population
municipale
691 hab. (2014 en augmentation de 0,58 % par rapport à 2009)
Densité 24 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 11′ 28″ nord, 0° 25′ 58″ ouest
Altitude Min. 84 m
Max. 138 m
Superficie 29,34 km2
Localisation

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Mézangers est une commune française, située dans le département de la Mayenne en région Pays de la Loire, peuplée de 691 habitants[Note 1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Géographie physique[modifier | modifier le code]

Géologie[modifier | modifier le code]

Daniel Œhlert indique pour la description de la géologie sur Mézangers au début du XXe siècle: Une ligne légèrement sinueuse, allant de la Valtière à la Reburière, en passant un peu au Nord du bourg, marque la séparation à établir entre le terrain granitique au nord, et les schistes précambriens au sud ; ceux-ci présentent une zone métamorphique au contact du granite. Pointements de microgranulite à la Bezillardière, et aux Hautes-Loges. La région granitique du nord est presque entièrement recouverte par des dépôts d'âge éocène comprenant des argiles feldspathiques, des sables, des grès lustrés et des meulières ; ces dernières roches sont exploitées actuellement comme macadam, dans le Bois d'Hermet, à l'ouest de la route allant de Neau à Jublains ; on a essayé autrefois, mais sans succès, de se servir de ces meulières pour la confection des meules de moulins. L'assise, dite des grès à Sabalites, est représentée, tantôt par des sables meubles, tantôt par des grès lustrés résultant de la consolidation, sur certains points, de ces sables par un ciment siliceux, parfois titano-zirconifère ; ces grès sont souvent à l'état de blocs en grandes dalles, tantôt isolés à la surface du sol, tantôt groupés dans certaines localités (Étang de Mortry, Landes de Chellé), tantôt à l'état de bancs continus (La Houssaye). Tous ces dépôts éocènes, qui, en partie respectés par l'érosion au Nord-Ouest de Mézangers, ont conservé dans cette région une assez grande puissance, se reliaient aux formations analogues qu'on retrouve entre Évron et Neau, principalement au sud du chemin de fer. L'érosion les a fait disparaître sur une grande étendue, découvrant ainsi le sous-sol (schistes précambriens, poudingue pourpré, etc.) ou laissant voir par place certaines saillies granitiques complètement dénudées, comme au sud et à l'est de l'étang de Gué-de-Selle..

Territoire[modifier | modifier le code]

Il s'agit d'un territoire de basse plaine, au pied des collines de Sainte-Gemmes-le-Robert et d'Hambers, entre le Dinard au Sud-Est, les Deux-Évailles et le Bois d'Hermet au Nord-Ouest. Les eaux du ruisseau du Rocher au centre séjournent en de vastes étangs avant de s'écouler lentement par la cornière Sud-Ouest où l'altitude de 100 m. est à peine atteinte.

On signale à travers les bois d'Hermet le passage d'une voie venant de Jublains, peut-être la via quadrigaria du cartulaire d'Évron, 1219 ; une autre marquant la limite entre Mézangers et Sainte-Gemmes. La carte de Jaillot fait passer au bourg la route d'Évron à Mayenne — indiquée aussi par la carte de Cassini et aboutir des chemins de Châlons, Bourgon (forges), Hambers.

La superficie, cadastrée en 1835 par M. Demeré est 2 933 hectares. Un témoin dépose en 1595 qu'étant écolier, il avait assisté à une procession passant par les logeais et l'estang de Hermés, preuve que ce lieu était dès lors de la paroisse. Miroménil indique en 1696 un Fonds ingrat et froid, où il ne se recueille que de mauvais grains ; 16 métairies». André René Le Paige cite en 1777 comme fruits du sol ; le seigle, le froment, l'avoine, le sarrasin.

Article détaillé : Bois d'Hermet.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestations anciennes[modifier | modifier le code]

Les attestations anciennes référencés par Alphonse-Victor Angot sont :

  • Locellum… Mansione, 572 (Gesta Aldrici, p. 189).
  • Mansio ad prope ipsa Jona, 642 (Act. pont. Cenom., p. 160)
  • Villa cujus vocabulum est ad Mansiones in vicaria Diablintica, 785 ? (Gest. Aldrici, p. 181).
  • Ecclesia Sancti Frontonis de Mezengiaco, 1125 (Cartulaire d'Évron).
  • Terra de Mesangers, XIIIe siècle ? (Cartulaire d'Évron).
  • G. de Mezangié, 1282 (Chartrier du Rocher de Mézangers).
  • G. de Mesengé, 1312 (Bibliothèque nationale de France., fr. 8.736).
  • Rector ecclesiæ de Mesengeio, 1324 (Titres de la fabrique).
  • La paroisse de Mesangé, 1371 (Chartrier du Rocher).
  • Mesengé, 1434 (Archives nationales., KK. 324).
  • Ecclesia de Mesengeio, XVe siècle (Pouillé).
  • Ecclesia sancti Frontonis de Mezengeyo, 1562 (Insinuations ecclésiastiques).
  • Mesangé, 1564 (Registre paroissiale).
  • Mesangé (carte cénomane, carte de Jaillot).
  • Mezangé (carte de Cassini).

Mez représente le terme mansus ou mansio qui se trouve dans un grand nombre de noms locaux : Mébertin, Mécorbon, Méfremont, etc. ; et Angé, le nom du personnage qui s'est ajouté à la dénomination primitive.

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Mézangers possède des stations préhistoriques (Acheuléen et Moustérien), situées à la Maison-Neuve et à Eugéniville, qui se situent à la limite des communes de Mézangers et d'Hambers. Elles sont découvertes en 1874-1875 par Emile Moreau. M. Maulavé, curé de Mézangers y recueillent de nombreux vestiges préhistoriques[1]. En complément, des vestiges de constructions ont été relevées à la Bezillardiè et dans le bourg en 1858.

Antiquité[modifier | modifier le code]

Au VIe siècle, l'abbaye Saint-Vincent du Mans acheta pour 200 sols d'or, de Bèthe, qui, veuve de Léogisile, s'était consacrée à Dieu, les lieux nommés Solliaco, Mansione, villa Bariaco seu Briscino, qui lui étaient échus de la succession d'Ermenfred, son fils. Mansio désigne Mézangers. La possession des biens de Bèthe fut contestée à l'abbaye au nom des enfants de Dodon, Aclemarus et Jean. Par accord intervenu le 12 octobre 572, Mézangers, qui formait le quart échu de la succession d'Ermenfred, fut attribué aux réclamants et le reste partagé entre eux et l'abbaye de Saint-Vincent.

Par son testament de 642, saint Hadouin légua Mézangers, Mansio ad prope ipsa Jona, qui avait appartenu à un nommé Lupus, à Chaddon, à condition que s'il n'avait pas d'enfants, le lieu serait attribué à l'abbaye d'Évron. C'est sans doute ce qui arriva. Enfin, dans la seconde moitié du VIIIe siècle, l'évêque Mérole donna, à titre précaire, à Willibert, la ville de Mézangers qui appartenait à Saint-Vincent pour une rente de 10 sols d'argent et les dîmes, villa… cujus vocabulum est ad Mansiones cum omni integritate et appendiciis in vicaria Diablintica. Cette charte est datée de la 32e année du règne de Charlemagne, ce qui ne convient pas à l'épiscopat de Mérole, mais sans vicier absolument l'acte.

Féodalité[modifier | modifier le code]

Les armoiries sculptées sur une pierre de granit encastrée dans la façade d'une maison, route de Sainte-Gemme, proviennent, croit-on, de l'ancienne maison seigneuriale remplacée par la ferme de la Cour, près de laquelle est un reste de la motte seigneuriale.

Guillaume d'Anthenaise[2], chevalier, seigneur de la châtellenie de Mézangers, 1324, chevalier et baron, 1331, accorde au curé de Mézangers droit d'usage dans la forêt de Langé. Le Blason famille d'Alençon.svg duc d'Alençon, baron de Sainte-Suzanne, était devenu châtelain de Mézangers peu après cette époque et l'on qualifie toujours depuis la châtellenie membre de la baronnie de Sainte-Suzanne.

L'Abbé Angot pense que dès le XIIIe siècle, Mézangers appartenait aux comtes d'Alençon, barons de Sainte-Suzanne, et que Guillaume d'Anthenaise n'en fut pourvu qu'à titre d'inféodation passagère[3].

Une famille de Mézangers possédant le féage et seigneurie de Mézangers avec une maison au bourg et un petit domaine ; mais ce n'était là qu'une dépendance de la châtellenie[4].

Armes des Bouillé : D'argent à la fasce de gueules frettée de sable, accompagnée de deux burelles de gueules.

Vers 1624, à titre d'échange, René de Bouillé, obtint de Blason famille La Varenne.svg René Ier Fouquet de la Varenne, gouverneur d'Angers, baron de Sainte-Suzanne, la chastellenie de Mezengé… subjects, hommages, services, cens, rentes et debvoirs et tous droits et prérogatives qui en dépendent… sur la forest, landes et consents de Langey… et ès paroisses de Mezengé, Jublains et Neau ;… et la féodalité sur les fiefs de Jennes ( ?) qui s'estendent en Esvron et Neau ; plus cent boisseaux d'avoyne dus par aucuns des subjects de Chellé pour raison des usaiges qui leur ont esté concédés à cette charge. Au corps de laquelle chastellenie de Mézengé demeureront annexéz la terre et seigneurye du Rocher et autres terres et fiefs et dommaines qui en relèvent.. Cette situation se continua jusqu'à la Révolution française.

XVe siècle[modifier | modifier le code]

Le 17 août 1434, les paroissiens prennent un congé des Anglais pour un quartier.

XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

Le seigneur du château du Rocher voulant établir des forges dans la paroisse en 1736, les habitants d'Hambers, de Sainte-Gemme et d'Evron protestèrent à cause du tort que cette industrie leur causerait par la rareté du bois et l'extraction du minerai ; le projet ne fut pas suivi.

XXe siècle[modifier | modifier le code]

La commune de Mézangers fut la plus touchée du département de la Mayenne par les pertes de la Grande Guerre : 52 soldats tombèrent en 1914-1918, soit 8,7 % de la population (moyenne France : 3,2 %)[5].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
1791 1791 Moraine    
an III an III Blanche    
1798 1798 Moraine    
an VIII et an XII  ? Julien Perrier-Lamotte    
1808 1815 Julien-Louis Perrier-Lamotte    
1816 1824 Frédéric Le Gonidec de Traissan    
1824 1830 Pierre Marie Alexis du Plessis d'Argentré Royaliste militaire, propriétaire du Rocher
1832 1847 Julien-Louis Perrier-Lamotte    
1850 1860 Michel Frangeul    
1860 1867 Louis-Hippolyte Perrier-Desloges    
1867 1870 Edmond Gerbault    
1870 1894 Comte Horric de Beaucaire   ministre plénipotentiaire, propriétaire du Rocher
1894  ? Yves Le Gonidec de Traissan    
         
juin 1995 janvier 2011[6] Michel Pailleux SE Employé de commerce
mars 2011[7] en cours Robert Geslot[8] SE Animateur de production
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[10].

En 2014, la commune comptait 691 habitants[Note 2], en augmentation de 0,58 % par rapport à 2009 (Mayenne : +0,72 %).

          Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
960 825 959 873 939 930 1 011 1 025 1 047
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 014 1 042 1 043 941 917 855 880 850 772
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
725 639 593 520 499 503 513 486 440
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
435 435 432 522 555 555 662 678 693
2013 2014 - - - - - - -
691 691 - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Il y a une école maternelle et primaire située sur la commune.

Économie[modifier | modifier le code]

Une fabrique de poterie et de faïencerie communes, établie dans l'emplacement de l'ancienne école, a disparue vers 1820.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Mézangers est une cité du Pays d'art et d'histoire Coëvrons-Mayenne.

Activité culturelle et manifestations[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2014.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2017, millésimée 2014, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2016, date de référence statistique : .

Références[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  1. L'Abbé Angot indique au début du XXe siècle qu'il est bien désirable que les échantillons — près de deux cents — qu'il a pu sauver de la rapacité des collectionneurs ne soient pas dispersés.
  2. Pour l'Abbé Angot, Guillaume d'Anthenaise est probablement le même que Guillaume de Mézangers cité en 1282.
  3. Les d'Anthenaise s'étaient fondus dans les Chamaillard, dont la succession passa à la maison d'Alençon.
  4. On connaît : Guillaume de Mézangers, qui fait accord avec le seigneur du Rocher en 1282 ; Guillaume et Raoul de Mézangers, cités aux francs-fiefs d'Évron et de Mézangers, 1312 ; Guillaume de Mézangers, l'aîné, 1384, 1397, écuyer, 1402 ; Guillaume de Saint-Bômer, seigneur de Sainte-Gemmes et aussi des terre, féage et seigneurie de Mézangers, 1453 ; Guyon de Mézangers, qui paie 100 écuelles de bois à la baronnie de Sainte-Suzanne pour la segrairie de Langé, 1457, et sa veuve, Guillemette de Bures, 1470 ; Jean de Mézangers, qui demeurait à la Bezillardière en 1492 et qui, veuf, père d'un fils et d'une fille, épousa Catherine de Favières, veuve de Charles Le Maire, dont il eut : Pierre, Madeleine et Marie, celle-ci femme de Jean de Bouillé. En 1498, il échangea sa seigneurie de Mézangers avec Jean de Bouillé pour le lieu disparu de Bréhonde (Torcé).
  5. D'après les chiffres établis par l'ONAC Mayenne. http://pierresdememoire.fr/?page_id=6797
  6. « Ouest-france.fr - Mayenne : Michel Pailleux, maire de Mézangers, a démissionné » (consulté le 13 décembre 2012)
  7. « Ouest-france.fr - Robert Geslot a été élu maire de Mézangers (Mayenne) » (consulté le 13 décembre 2012)
  8. Réélection 2014 : « Mézangers (53600) - Municipales 2014 », sur elections.ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 1er juillet 2014)
  9. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013 et 2014.