La Bazoge-Montpinçon

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

La Bazoge-Montpinçon
La Bazoge-Montpinçon
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Mayenne
Arrondissement Mayenne
Canton Lassay-les-Châteaux
Intercommunalité Mayenne Communauté
Maire
Mandat
Grégory Heurtebize
2014-2020
Code postal 53440
Code commune 53021
Démographie
Gentilé Bazogéen
Population
municipale
999 hab. (2016 en augmentation de 6,96 % par rapport à 2011)
Densité 118 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 16′ 41″ nord, 0° 34′ 29″ ouest
Altitude Min. 99 m
Max. 144 m
Superficie 8,44 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Mayenne

Voir sur la carte administrative de la Mayenne
City locator 14.svg
La Bazoge-Montpinçon

Géolocalisation sur la carte : Mayenne

Voir sur la carte topographique de la Mayenne
City locator 14.svg
La Bazoge-Montpinçon

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
La Bazoge-Montpinçon

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
La Bazoge-Montpinçon
Liens
Site web www.labazogemontpincon.mairie53.fr

La Bazoge-Montpinçon est une commune française, située dans le département de la Mayenne en région Pays de la Loire, peuplée de 999 habitants[Note 1].

Géographie[modifier | modifier le code]

À 29 km de Laval et 5 km de Mayenne, La Bazoge-Montpinçon est une petite bourgade qui vit au calme et dans la verdure, à l'écart des grands axes routiers. D'une superficie de 844 ha, son territoire est traversé, du sud-est au nord-est, par un affluent de l'Aron (un ruisseau qui sourd à Bourgnouvel). Il s'étale dans une dépression du bassin inférieur de l'Aron où l'altitude varie de 111 à 134 m, le bourg se trouvant situé à la cote de 118 m. Il est dominé au nord par la butte de la Rogerie. Il y a bien longtemps, une voie ancienne — qui reliait Montsûrs à Mayenne — et une autre — qui allait de Mayenne à Jublains — traversaient ce territoire sans toutefois se diriger vers la localité.

En 1696, La Bazoge-Montpinçon comptait dix métairies qui produisaient du blé, de l'avoine et du sarrasin. À cette époque, le sol, qui laissait encore croître quelques landes, arborait un bon nombre de prairies mais on le signalait comme « bon et froid ». Cette commune recensait dix-huit fermes en 1843. De nos jours, elle possède de nombreux pâturages et ses agriculteurs s'adonnent à la pratique de la polyculture ; ils élèvent également des bovins et des porcins.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de La Bazoge-Montpinçon[1]
Mayenne Aron Aron
Moulay La Bazoge-Montpinçon[1] Belgeard
Moulay Belgeard Belgeard

Toponymie[modifier | modifier le code]

En 989, on identifie La Bazoge-Montpinçon avec la « Villa Basilgeacum » une ville donnée par Robert de Blois à l'abbaye d'Évron. La forme La Bazogia de Monte Pinsonis est attestée au XIe siècle[2]. Bazoge est issu du latin basilica, « marché » puis « église »[2]. Ecciesia de Bazogla Montepinsonis en 1125, Parrochia de Monte Picsonis en 1252, en 1503, le village prend le nom de Basouge de Montpinczon, ou encore Montpinçzon en 1503. La paroisse de La Bazoche-Montpinçon, non loin de Mayenne a porté un moment (au moins au début du XVIIe) le nom de Petite-Bazoche : La Petite-Bazoche de Montpinson (1601, Cab. Leblanc), De Parvis Bazochiis-soubs-Montpinçon (1609, Insinuations eccl.). Elle est appelée encore Montpuçon en 1715, la paroisse semble avoir adopté son appellation actuelle, en 1789. Montpinçon est le nom de son fief le plus important qui avait des droits d'usage dans la lande de Chauvry.

Le gentilé est Bazogéen.

Histoire[modifier | modifier le code]

Féodalité[modifier | modifier le code]

En 1125, pendant l'épiscopat d'Hildebert, l'église de La Bazoge Montpinçon était donc une dépendance de l'abbaye d'Évron. Par la suite, elle devait cesser de l'être mais les religieux conservèrent encore longtemps des droits dans La Bazoge et, en 1474, ils donnaient toujours à bail, à très long terme, la métairie de la Martinaie.

En 1408, Brisegaud des Arglantiers recevait de sa mère, Jeanne Le Voyer, « le fief et féage de Montpinçon » qui a pu conserver son manoir du XVIe siècle. Le domaine fut probablement vendu par Christophe des Arglantiers à Sébastien Roland, sieur de Beauchêne, en 1552. La terre de Beauchêne, une terre considérable de la paroisse, semble à l'origine, avoir été possédée par une famille de ce nom. Avec le fief des Cartes de Moulay et celui de Beauchêne, Montpinçon fut adjugé à Louis de Champagne, seigneur de la Cour de Commer, en 1635, mais le seigneur de Bourgon le retira féodalement en 1643. En 1669, « la terre et seigneurie » appartenait à Madeleine de Souvré, dame de Bourgon, et à Urbain Térard, sieur de Pérouseau. Le seigneur de Bourgon possédait encore la seigneurie en 1723, bien qu'à cette date, tous les actes officiels donnaient à Mazarin, duc de Mayenne, le titre de seigneur fondateur de la paroisse (1696, 1700 et 1777).

Au fil de son histoire, la bourgade subit, le et le , la volonté des « gens de guerre » qui empêchaient tout acte de culture. Elle se rappelle qu'en 1618 la neige resta sur la terre pendant sept semaines. Outre les vœux généraux, les cahiers de doléances de 1789 demandaient « qu'on ne fasse pas travailler aux grandes routes pendant les semailles et pendant la récolte pour ne pas obliger les fermiers à payer trop cher les domestiques ».

En 1696, La Bazoge-Montpinçon comptait dix métairies qui produisaient du blé, de l'avoine et du sarrasin. À cette époque, le sol, qui laissait encore croître quelques landes, arborait un bon nombre de prairies mais on le signalait comme « bon et froid ». Cette commune recensait dix-huit fermes en 1843. De nos jours, elle possède de nombreux pâturages et ses agriculteurs s'adonnent à la pratique de la polyculture ; ils élèvent également des bovins et des porcins.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
1964[3] mars 1971 Gaston Boitière    
1971[3] mars 2008 Michel Mongondry    
mars 2008 En cours Grégory Heurtebize[4] SE Sapeur-pompier
Les données manquantes sont à compléter.


Le conseil municipal est composé de quinze membres dont le maire et quatre adjoints[4].

Économie[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[6].

En 2016, la commune comptait 999 habitants[Note 2], en augmentation de 6,96 % par rapport à 2011 (Mayenne : +0,21 %, France hors Mayotte : +2,44 %). La commune compte environ 210 habitants en 1726, 320 en 1831, 298 en 1881, 265 en 1898 (dont 48 agglomérés et le reste disséminé en 24 fermes, closeries et écarts) et 243 en 1908.

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
282203294300302327305298290
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
268288297279298296271269265
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
271243205196196183196181194
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
149163201334495525753934999
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Label[modifier | modifier le code]

La commune est un village fleuri (trois fleurs) au concours des villes et villages fleuris[9].

Sports[modifier | modifier le code]

Football[modifier | modifier le code]

L'Union sportive La Bazoge-Montpinçon-Belgeard fait évoluer deux équipes de football en divisions de district[10].

Médias[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église[modifier | modifier le code]

L'église de l'Assomption.

La petite église romane dédiée à l'Assomption conserve une architecture du XVe siècle pour une population de 300 âmes à l'époque. Elle abrite un retable du XVIIIe siècle. Sa particularité est de posséder deux pierres tombales marquées de croix pattées et nimbées devant l'entrée de la chapelle. Elles ne mesurent qu'un mètre de long et sont datées du XIe ou du XIIe siècle.

Son inventaire de 1906 ne put se dérouler lors de la première tentative, il eut lieu le mercredi 14 mars. Ce jour-là, l'église se trouvait remplie de fidèles qui priaient et protestaient avec leur curé.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Julienne Girault (1887 - 1955) a fui la rigueur de sa famille paysanne pour faire un mariage d'amour. Elle est partie dans le Pas-de-Calais à Haillicourt village. Connue pour ses services et sa culture, femme de lettres, elle a contribué à l'éducation populaire et au bénévolat.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2016.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Géoportail (IGN), couche « Limites administratives » activée »
  2. a et b Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Larousse,
  3. a et b « Les noces de diamant de Jean et Monique Rocca », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 5 juin 2016)
  4. a et b Réélection 2014 : « La Bazoge-Montpinçon (53440) - Municipales 2014 », sur elections.ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 15 juin 2014)
  5. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  9. « Palmarès du concours des villes et villages fleuris » (consulté le 5 juin 2016)
  10. « US La Bazoge-Montpinçon-Belgeard », sur Site officiel de la Ligue du Maine (consulté le 5 juin 2016)

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :