L'Hospitalet-près-l'Andorre

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L'Hospitalet-près-l'Andorre
L'Hospitalet-près-l'Andorre
Le pic au premier plan dominant la sortie sud du village de L'Hospitalet-près-l'Andorre
est le Roc de Carroux (2 025 m).
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Ariège
Arrondissement Foix
Canton Haute-Ariège
Intercommunalité Haute-Ariège
Maire
Mandat
Arnaud Diaz
2014-2020
Code postal 09390
Code commune 09139
Démographie
Gentilé Hospitalois
Population
municipale
89 hab. (2015 en diminution de 5,32 % par rapport à 2010)
Densité 3,4 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 35′ 30″ nord, 1° 48′ 14″ est
Altitude Min. 1 279 m
Max. 2 816 m
Superficie 26,12 km2
Localisation

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L'Hospitalet-près-l'Andorre est une commune française située dans le département de l'Ariège, en région Occitanie.

Ses habitants sont appelés les Hospitalois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune située dans les Pyrénées sur l'Ariège près de la Principauté d'Andorre ; accès au Pas de la Case par la route nationale 22 et la route nationale 20 ou route nationale 320 (col et tunnel de Puymorens). L'altitude de L'Hospitalet-près-l'Andorre est de 1 440 mètres environ. Sa superficie est de 26,12 km².

La commune est traversée également par la ligne de Portet-Saint-Simon à Puigcerda (frontière).

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de L'Hospitalet-près-l'Andorre[1],[2]
Mérens-les-Vals
Canillo
(Andorre)
L'Hospitalet-près-l'Andorre[1],[2]
Porté-Puymorens
(Pyrénées-Orientales)

Toponymie[modifier | modifier le code]

L’Hospitalet, que l’on prononce en occitan l’Espitalet, variante de l’Houspitale, est un diminutif du celtique Hospitaly, maison de refuge (comme l’Hospitalet), aujourd’hui Hospice de France à Luchon, au pied du Port de Vénasque, et diverses autres localités pyrénéennes de même nom.

C’était d’abord une maison de refuge où venaient s’abriter et se réconforter les gens qui traversaient les ports et les cols de la chaîne pyrénéenne en temps de neige ou d’orage.

Histoire[modifier | modifier le code]

Fondation du village[modifier | modifier le code]

D’après la chronique de Vich, l’Hospitalet devrait sa fondation au chevalier Bertrand d’Enveight neveu de Suzanne d’Enveight, douairière de Cerdagne, dont les limites du territoire arrivaient jusqu’à Saillens (commune de Mérens-les-Vals). Surpris en l’an 1003 avec son cheval, par une tourmente de neige sur le versant occidental du col de Puymorens, le Chevalier d’Enveight fit le vœu, s’il avait la vie sauve, de fonder un hôpital ou une maison refuge avec oratoire dédié à sainte Suzanne, patronne de sa tante. En même temps, il ouvrit de son épée le ventre de sa monture, en arracha les entrailles et se mit à leur place. Par ce moyen ingénieux, il se réchauffa, put attendre une éclaircie et retrouver son chemin.

Il tint promesse et l’on voit encore aujourd’hui l’oratoire qu’il fit construire près du pont appelé Sainte Suzanne. Cette sainte est devenue la patronne de l’Hospitalet. Sa fête est célébrée le 11 août. Le refuge de Sainte Suzanne fut tenu par des religieux de l’ordre des Hospitaliers de Saint Jean de Jérusalem. À cette époque, la population de l’Hospitalet se composait de 7 à 8 religieux attachés au service de l’hôpital, assistés de quelques travailleurs volontaires (Donats) qui les aidaient à soigner les voyageurs et les pèlerins, à garder les troupeaux et à cultiver les terres. Tous vivaient très sobrement.

En 1791, époque de la formation du territoire des communes, l’Hospitalet fut un hameau de Mérens-les-Vals. Son premier maire fut Pierre Astrie. Jusque vers le milieu du XVIIe siècle, l’Hospitalet fut désigné sous le nom d’Hospital de Sainte Suzanne, en souvenir de sa fondation. Après la peste de 1631 et d’après les registres de l’état civil de Mérens-les-Vals, il apparaît que le village possède une église, sous le vocable de Sainte Suzanne, et un cimetière distinct de celui de Mérens. La cloche de l’église, qui datait du XVIIe siècle, fut refondue en 1843. Son poids est de 164 kg et sa note mi-bémol.

XIX et XXe siècles[modifier | modifier le code]

Village proche de la frontière, L’Hospitalet connut les invasions des Espagnols en avril 1793 (où ils sont repoussés par les Gardes nationaux et les troupes du général Marbot), en 1811 et 1812 où ils « descendirent » dans la région d’Ax et même jusqu’aux portes de Tarascon.

Les mines de fer du Puymorens servant aux forges de la vallée de l’Ariège en font, aussi, un passage obligé et un relais conforme à sa vocation. En 1865, la RN 20 s’arrêtait à Mérens. Ce n’est qu’à la fin du XIXe siècle que les diligences ont franchi le col du Puymorens.

Des avalanches sont restées dans les mémoires : celle du 4 janvier 1895, celles des 16 et 25 décembre 1906… Sa position transfrontalière et sa topographie feront de l’Hospitalet un carrefour : un bureau de Postes est ouvert le 1er octobre 1898. L’arrivée du chemin de fer avec son prolongement jusqu’à Ripoll permet l’inauguration du percement du tunnel du chemin de fer, le 20 octobre 1908, en présence de Théophile Delcassé, ancien ministre. Une usine hydroélectrique y est installée ainsi qu’un poste de douanes.

En 1896, L’Hospitalet comporte 28 maisons pour 34 ménages et 139 habitants.

La route d’Andorre par le Pas de la Case à partir de la route du col de Puymorens date de 1933[3].

Aujourd’hui et demain[modifier | modifier le code]

L’Hospitalet aujourd’hui, c’est aussi le tunnel du Puymorens, ouvert en 1994. Celui-ci, situé à la limite des départements de l’Ariège et des Pyrénées-Orientales, met en communication la vallée de l’Ariège d’une part et la Cerdagne et le Capcir d’autre part. Cet ouvrage permet d’éviter le franchissement du col du Puymorens qui pose un problème en période hivernale.

Le dénivelé entre la tête du tunnel la plus haute et le col est de 345 m et la longueur de l’ouvrage de 4,8 km sur deux voies de 6,50 m de largeur. Il suit sensiblement le tracé du tunnel ferroviaire. Il démarre du lieu-dit Pont de Cerda et aboutit en dessous du village de Porté-Puymorens, situé dans les Pyrénées-Orientales.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008 2014 Arnaud Diaz   Cadre supérieur
mars 2001 2008 Roger Barthez    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population

effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[5].

En 2015, la commune comptait 89 habitants[Note 1], en diminution de 5,32 % par rapport à 2010 (Ariège : +0,3 %, France hors Mayotte : +2,44 %).
Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
152136155148145132108134131
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
131138143140141127140147139
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
14813619312580125117122133
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
1931611861711461661079889
2013 2015 - - - - - - -
9089-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. Carte des paroisses d'Andorre
  3. François Taillefer, « Le paradoxe andorran », Revue géographique des Pyrénées et du Sud-Ouest, vol. 62, no 2,‎ , p. 117–138 (DOI 10.3406/rgpso.1991.3244, lire en ligne)
  4. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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