Neuweg

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Neuweg
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Alsace
Département Haut-Rhin
Commune Saint-Louis
Statut Ancienne commune/quartier
Date de fusion 1958
Géographie
Coordonnées 47° 36′ 46″ N 7° 32′ 13″ E / 47.6128, 7.53747° 36′ 46″ Nord 7° 32′ 13″ Est / 47.6128, 7.537
Localisation

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Neuweg ou La Chaussée (anciennement aussi Newen Weg ou Via Nova) est une ancienne commune française, située dans le département du Haut-Rhin et la région Alsace.

La commune fut supprimée en 1830 et ses sept anciens hameaux répartis entre trois communes voisines :

  • le hameau de Stutz est devenu le hameau ou lieu-dit de Bartenheim-la-Chaussée, rattaché à la commune de Bartenheim ;
  • les trois hameaux de Richardshäuser (ou Richardshaeuser, ou « Maisons de Richard »), Loechlé et Schäferhof (ou Schaeferhof) sont devenus des lieux-dits de la commune de Kembs ;
  • les trois hameaux de Langenhäuser (ou Langenhaeuser, « Grandes Maisons »), Hoberhätiser (ou Hoberhaetiser, « Maisons Hautes ») et Dreihäuser (ou Dreihäuser, « Trois maisons ») sont rattachés à la commune de Blotzheim, où ils constituent le quartier Blotzheim-la-Chaussée, avant que celui-ci soit rattaché en 1958 à la commune de Saint-Louis sous le nom de Saint-Louis-la-Chaussée ou Saint-Louis-Neuweg (ou encore parfois les noms de ses trois anciens hameaux).

Histoire[modifier | modifier le code]

(fr) Source Foyer St-Pierre

  • Époque romaine : Parallèlement au Rhin une route reliant Bâle à Strasbourg est tracée à l'usage des courriers romains. Son tracé sur la Table de Peutinger passe par Augst, Arialbinum, Cambete (Kembs) pour rejoindre Argentorate (Strasbourg).
  • 1568 : Il est pour la première fois mention de Newen Weg (la chaussée nouvelle) dans l'Urbar de Landser. La chaussée entretenue par Bâle mène à sa possession de Michelfelden.
  • XVIe siècle : Les Huguenots français réfugiés à Bâle y fondent des industries textiles. Plusieurs auberges, haltes pour les nombreuses voitures attelées de marchandises apparaissent le long de la nouvelle chaussée.
  • XVIIe siècle : Naissance d'une série de hameaux autour de ces auberges dont celui de La Chaussée et de Saint-Louis.
  • XVIIIe siècle : Vers 1700 les archives paroissiales de Village-Neuf, mentionnent pour la première fois le hameau de Via Nova, rattaché à Blotzheim. Naissance de la commune indépendante de Neuweg ou la Chaussée à partir de l'ensemble des sept hameaux dispersés (Langenhäuser, Hoberhätiser, Dreihäuser, Stutz, Richardshäuser, Loechlé et Schäferhof) entre Saint-Louis et Kembs.
  • 1830 : Le 25 mai par ordonnance du roi Charles X, le préfet du Haut-Rhin supprime la commune de Neuweg ou la Chaussée de l'arrondissement d'Altkirch et divise son territoire en trois portions réunies aux communes de Blotzheim, Bartenheim et Kembs.
  • 1853 : Construction sous Napoléon III de la Pisciculture royale sur la possession féodale de Blotzheim, situé actuellement dans la Réserve naturelle de la petite Camargue alsacienne.
  • 1880 : Un recensement de Blotzheim mentionne un total 53 maisons et 320 habitants pour la possession de La Chaussée soit plus du dixième du total de la ville.
  • 1939 : Le 1er septembre, l'Alsace est évacuée. La population de Blotzheim-la-Chaussée trouve asile dans le département des Landes.
  • 1958 : Le 6 mars par décret du Conseil d'État, Blotzheim-la-Chaussée est rattaché à la commune de Saint-Louis sous le nom de Saint-Louis-la-Chaussée.La Chaussée représente alors le tiers de la population de Blotzheim soit environ 981 habitants et environ un tiers de la surface de ses terres.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de l'ancienne commune de Neuweg.

Le blason de l'ancienne commune de Neuweg : De gueules à une borne d'argent chargée d'un œillet de pourpre au cœur d'or tigé de sinople, surmontée des lettres capitales N et W aussi d'argent.

Il a été retiré en 1958 du fait de la fusion avec Saint-Louis.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Jean-Hugues Chancel[modifier | modifier le code]

Jean-Hugues Théophile Chancel né le 9 janvier 1766 à Loriol-sur-Drôme, décédé le 9 novembre 1834 à Blotzheim est un colonel de la Révolution et du Premier Empire qui s'est particulièrement illustré lors du deuxième siège d'Huningue en 1814 et qui fut également maire de Neuweg et Blotzheim[1].

Biographie

En 1784, il signe un engagement de 3 ans dans le régiment de La Couronne.
En 1791, il s'engage dans le 4e bataillon de volontaires de la Drôme ou il devient immédiatement sous-lieutenant.
En février 1792, il passe à l'armée d'Italie en tant que capitaine, devient chef de bataillon en 1794 et se voit offrir en 1797, le grade de chef de brigade par le général Victor après la bataille de La Favorite, promotion qu'il refuse ne s'estimant pas assez méritant.
Il est rattaché ensuite à l'armée d'Angleterre, à celle de Mayence, du Danube et du Rhin.
Lors de la bataille de Moesskirch, en 1800, Jean-Hugues Chancel a le bras gauche emporté par un boulet. Il devient alors commandant de places et se trouve à la tête des places-forte de Seckingen et d'Augsbourg en janvier 1801 avant d'être envoyé à Huningue en juillet 1801 en tant que chef de brigade. Le 26 mars 1804, il reçoit la Légion d'honneur à titre provisoire.
Fin 1813, les Alliés entrent en Alsace puis envahissent la France. Jean, le prince de Liechtenstein à la tête des troupes autrichiennes arrive à Huningue en décembre 1813 et offre à Chancel une somme de 500 000 livres, un refuge en Autriche avec des biens ainsi que la croix de Marie-Thérèse plus autres avantages s'il consent à livrer la ville. Indigné il s'empresse de porter ce fait à la connaissance de ses chefs et publie, le 13 décembre 1813, une lettre dans Le Moniteur.
Les alliés mettent alors le siège devant la ville qui tient tête durant 3 mois jusqu'au 15 avril 1814, Jean-Hugues Chancel étant une nouvelle fois blessé à la tête par un éclat d'obus.
Lors de la première restauration, Charles, duc de Berry, entrant en France par l'Alsace, le décore de la croix de chevalier de Saint-Louis et le fait confirmer, le 1er novembre 1814, dans l'ordre de la Légion d'honneur.
Durant les Cent-Jours, Chancel conserve le commandement de la place de Huningue tout en étant placé sous les ordres du général Joseph Barbanègre. Après la défaite de Waterloo les troupes alliées envahissent la France et le 26 juin 1815, Huningue se trouve investie par un corps autrichien de 20 000 hommes et 130 canons sous le commandement de l'archiduc Jean. Après 2 mois de blocus et 10 jours de tranchée ouverte la garnison française, sous les ordres de Barbanègre et Chancel, qui ne comptait en tout que 135 hommes, dont 85 furent tués ou blessés, consentit, en raison de l'abdication de Napoléon, de capituler le 26 août.
Mis à la retraite le 9 septembre suivant le colonel Jean-Hugues Chancel, sera fait maréchal de camp honoraire en 1820 puis deviendra maire de Neuweg et de Blotzheim ou il décèdera le 9 novembre 1834.

Voir également[modifier | modifier le code]

Notes, sources et références[modifier | modifier le code]

  1. Dictionnaire Biographique de la Drôme