John Cheever

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John Cheever
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John Cheever

Alias
Le Tchekhov des faubourgs
Naissance
Quincy, Massachusetts, Drapeau des États-Unis États-Unis
Décès (à 70 ans)
Ossining, État de New York, Drapeau des États-Unis États-Unis
Activité principale
Distinctions
Auteur
Langue d’écriture Anglais américain
Genres

John Cheever, né le à Quincy, au Massachusetts, et mort à Ossining, dans l'État de New York, le (à 70 ans), est un écrivain américain.

Biographie[modifier | modifier le code]

Cheever est surtout renommé pour ses nouvelles. Il en a écrit plus de deux cents, parues d'abord dans des revues (principalement The New Yorker) avant d'être publiées en sept recueils, de 1942 (The Way Some People Live) à 1973 (The World of Apples). Ses nouvelles les plus applaudies sont "The Enormous Radio" et "Torch Song" (pour leur côté fantastique), "Goodbye, My Brother" (1950), "The Country Husband" (1954) et surtout "The Swimmer" (1964)[1]. "The Stories of John Cheever (1978), regroupant une cinquantaine de nouvelles, a obtenu le Prix Pulitzer de la Fiction et le National Book Critics Circle Award en 1979. L'un des recueils les plus vendus de l'histoire, il a non seulement établi la réputation de son auteur mais ranimé l'intérêt des éditeurs et des lecteurs pour le genre de la nouvelle, le rendant commercialement viable et littérairement respectable[2].

L'œuvre de Cheever compte aussi cinq romans. The Wapshot Chronicle (1957) est lauréat du National Book Award en 1958. Suivent The Wapshot Scandal (1964), Bullet Park (1969), Falconer (1977) et Oh What A Paradise it Seems (1982).

Ses écrits se déroulent principalement dans les banlieues blanches, anglo-saxonnes et protestantes autour de New York et plus particulièrement à Westchester; le Shady Hill dont il se fait le premier et fidèle chroniqueur. C'est la dépiction de ce monde de cocktails, de pelouses fraîchement tondues, d'affaires extraconjugales, de gares de banlieue et de gueules de bois du dimanche qui lui a valu d'être surnommé "le Tchekhov des faubourgs" (mais Scott Fitzgerald, Faulkner, Flaubert et, spécialement Hemingway influencent aussi fortement son œuvre[2]). Il est en effet considéré, aux États-Unis, comme l'un des auteurs ayant, avec Updike et Yates, le mieux dépeint la vie des classes moyennes américaines durant l'après-guerre[1],[3]. La Nouvelle-Angleterre et l'Italie servent aussi de décor à une série de nouvelles.

Admiré par Hemingway ou Nabokov, Roth parle de "réalisme magique" pour qualifier l'étrangeté qui se dégage constamment de l'œuvre de Cheever, dont le plus grand talent est sans doute la capacité d'allier cynisme et générosité, de voir qu'absurdité et profondeur peuvent coexister, de les reconnaître tous deux, sans minimiser l'autre[2]. Lui-même décrivait l'écriture (de fiction) comme une  "expérimentation … On ne termine jamais une phrase sans avoir le sentiment qu'elle n'a jamais été couchée comme ça auparavant, et que peut-être la substance même de la phrase n'a jamais été ressentie... La finesse de sentiment et la vélocité m'ont toujours paru terriblement importantes."[4]

Il est moins connu hors de son pays natal et, notamment, en France où son œuvre n'a été traduite que vingt ans après sa mort, à de rares exception près. Le ver dans la pomme[5],  L'Ange sur le pont, Insomnies[6] et Déjeuner de famille, quatre recueils de nouvelles issus de The Stories of John Cheever[7], de même que quatre de ses romans sont désormais disponibles en français.

Œuvre[modifier | modifier le code]

Romans[modifier | modifier le code]

Série Wapshot[modifier | modifier le code]

  • The Wapshot Chronicle (1957)
    Publié en français sous le titre Les Wapshot, Paris, Julliard, 1965 ; réédition, Paris, 10/18 no 1719, 1985 ; réédition, Paris, Le Serpent à plumes, Motifs no 82, 1999 ; réédition, Paris, Le Livre de poche. Biblio no 3390, 2004 ; réédition, Paris, Gallimard, Folio no 4714, 2008
  • The Wapshot Scandal (1964)

Autres romans[modifier | modifier le code]

  • Bullet Park (1969)
    Publié en français sous le titre Les Lumières de Bullet Park, Paris, Le Serpent à plumes, Fiction étrangère, 2000 ; réédition, Paris, Gallimard, Folio no 4827, 2008
  • Falconer (1977)
    Publié en français sous le titre Falconer, Paris, Julliard, 1978 ; réédition, Paris, 10/18 no 1720, 1985 ; réédition, Paris, Le Serpent à plumes, Motifs no 82, 1999 ; réédition, Paris, Le Livre de poche. Biblio no 3390, 2004 ; réédition, Paris, Gallimard, Folio no 4966, 2009
  • The Leaves, the Lion-Fish and the Bear (1980)
  • Oh, What a Paradise It Seems (1982), dernier ouvrage publié peu avant sa mort
    Publié en français sous le titre On dirait vraiment le paradis, Paris, Losfeld, 2009 (ISBN 978-2-07-078722-7)  ; réédition, Paris, Gallimard, Folio no 5155, 2010

Recueils de nouvelles[modifier | modifier le code]

  • The Way Some People Live (1943)
  • The Enormous Radio and Other Stories (1953)
  • Stories (1956), en collaboration avec Jean Stafford, Daniel Fuchs, et William Maxwell
  • The Housebreaker of Shady Hill and Other Stories (1958)
  • Some People, Places and Things That Will Not Appear In My Next Novel (1961)
  • The Brigadier and the Golf Widow (1964)
  • The World of Apples (1973)
  • The Stories of John Cheever (1978) Prix Pulitzer
    Publié partiellement en français sous le titre Insomnies, Paris, Le Serpent à plumes, Fiction étrangère, 2000 ; réédition, Paris, Le Livre de poche. Biblio no 3359, 2002
    Publié partiellement en français sous le titre L'Ange sur le pont[8], Paris, Le Serpent à plumes, Fiction étrangère, 2001 ; réédition, Paris, Le Serpent à plumes, Motifs no 163, 2002
    Publié partiellement en français sous le titre Déjeuner de famille, Paris, Losfeld, 2007 ; réédition, Paris, Gallimard, Folio no 4999, 2009
    Publié partiellement en français sous le titre Le Ver dans la pomme, Paris, Losfeld, 2008 ; réédition, Paris, Gallimard, Folio no 5088, 2010
  • The Stories of the Supernatural (1987)
  • Collected Stories (1990), anthologie posthume
  • The Uncollected Stories by John Cheever: 1930-1981 (1990), anthologie posthume
  • Fall River, and Other Uncollected Stories (1994), anthologie posthume
  • Thirteen Uncollected Stories by John Cheever (1994), anthologie posthume
    Publié en français sous le titre L'homme de ses rêves, Paris, Losfeld, 2011 ; réédition, Paris, Gallimard, Folio no 5512, 2012

Autres publications[modifier | modifier le code]

  • The Letters of John Cheever (1988), édité par son fils, Benjamin Cheever
  • The Journals of John Cheever (1991-1999)
  • Glad Tidings: A Friendship in Letters (1993)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Article du New Yorker, publié à l'occasion de la mort de John Updike: http://www.newyorker.com/online/blogs/books/remembering-upd/
  2. a, b et c (en) « A brief survey of the short story part 45: John Cheever », sur The Guardian,‎ (consulté le 2 avril 2015)
  3. (en) Stewart O'Nan, « The Lost World of Richard Yates », Boston Review,‎ (lire en ligne)
  4. (en) « John Cheever, The Art of Fiction No. 62 », sur The Paris Review,‎ (consulté le 4 avril 2016)
  5. Critique littéraire du site Evene.fr, incluant un court extrait: http://www.evene.fr/livres/livre/john-cheever-le-ver-dans-la-pomme-35265.php
  6. Critique littéraire du site Evene.fr: http://www.evene.fr/livres/livre/john-cheever-insomnies-12608.php
  7. Article du magazine littéraire Lire: http://www.lire.fr/critique.asp/idC=51221/idR=217/idG=4
  8. L'Ange sur le pont est un recueil de nouvelles déjà parues dans The Stories of John Cheever (1978) et republiées en 1987 par Redpath Press sous le titre The Angel of the Bridge : Phobias in the Family

Liens externes[modifier | modifier le code]