Louise Erdrich

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Louise Erdrich
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Louise Erdrich en 2015
Nom de naissance Karen Louise Erdrich
Naissance (67 ans)
Little Falls, Minnesota, Drapeau des États-Unis États-Unis
Activité principale
Distinctions
Auteur
Langue d’écriture Anglais américain
Genres

Œuvres principales

Karen Louise Erdrich, née le à Little Falls dans le Minnesota, est une écrivaine américaine, auteure de romans, de poésies et de littérature d'enfance et de jeunesse. Elle est une des figures les plus emblématiques de la jeune littérature indienne et appartient au mouvement de la Renaissance amérindienne.

Biographie[modifier | modifier le code]

Louise Erdrich est la fille de Rita Gourneau Erdrich, une amérindienne Ojibwa (famille des Chippewa) et de Ralph Erdrich est germano-américain. Parmi ses grands-parents, on relève Patrick Gourneau[1] et Aza Erdrich. Elle grandit dans le Dakota du Nord[2], où ses parents travaillaient au Bureau des affaires indiennes[3]. Elle est l'aînée de sept enfants[3], dont deux sont également écrivains: Lise Erdrich[4] et Heid Erdrich[5].

Vie Privée[modifier | modifier le code]

Elle rencontre Michael Dorris, un autre auteur de la Renaissance amérindienne, au Dartmouth College, où ils enseignent tous les deux, et ils se marient en 1981. Elle adopte les trois enfants de Michael, Reynold Abel, Jeffrey Sava et Madeline Hannah, et le couple donne naissance à trois filles: Persi Andromeda, Pallas Antigone et Aza Marion. Ce couple est aussi uni dans le travail et chacun contribue à la recherche de l'autre. Ils écrivent ensemble sous le pseudonyme de Milou North.

Controverses[modifier | modifier le code]

Bien que la presse montre un couple littéraire fort, la famille de Louise Erdrich fait face à des difficultés, notamment avec la mort d'Abel dans un accident de voiture en 1992. Puis leurs fils Sava est accusé d'avoir extorqué 15 000$ à ses parents en 1994, mais ne sera pas condamné. Il sera par contre envoyé en prison pour avoir fait une tentative de meurtre contre sa petite-amie. En 1997, il est révélé que Sava et Madeleine sont sans domiciles fixes[6].

Le couple se détériore en 1995 quand Louise quitte le logement familiale pour un lieu de travail mieux définit, mais finis par y emménager définitivement. Cette situation pousse le couple à demander le divorce[7]. En 1996, une enquête pour abus sexuel sur leurs enfants est ouverte mettant en cause Michael Dorris. Louise Erdrich reste discrète devant la presse sur ces deux sujets[7].

Carrière[modifier | modifier le code]

Le premier livre qu'elle publie est un recueil de poèmes intitulé Jacklight.

L'action de ses romans se déroule principalement dans une réserve du Dakota du Nord entre 1912 et l'époque présente. Ils relèvent en partie du courant réalisme magique, avec une figure de trickster (Fripon), et parfois du roman picaresque.

Écrivaine de talent, elle a reçu de nombreux prix et distinctions au cours de sa carrière.

Elle obtient plusieurs prix pour son roman Love Medecine (L'Amour sorcier), dont le prix du Meilleur roman décerné par le Los Angeles Times, le National Book Critics Circle Award et l'American Book Awards.

En 2012, son roman The Round House (Dans le silence du vent) obtient le prestigieux National Book Award aux États-Unis.

En 2021, Louise Erdrich obtient le Prix Pulitzer pour son livre Celui qui veille.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Romans[modifier | modifier le code]

Recueils de nouvelles[modifier | modifier le code]

  • The Red Convertible: Selected and New Stories (2009)
    Publié en français en deux volumes: La Décapotable rouge, Paris, Albin Michel, 2012 et Femme nue jouant Chopin, traduit par Isabelle Reinharez, Paris, Albin Michel, coll. « Terres d'Amérique » 2014 ; réédition, La Décapotable rouge, Paris, LGF, coll. « Le Livre de poche » no 33318, 2014 (ISBN 978-2-253-19483-5) et Femme nue jouant Chopin, Paris, LGF, coll. « Le Livre de poche » no 34369, 2017 (ISBN 978-2-253-07065-8)

Recueils de poésie[modifier | modifier le code]

  • Jacklight (1984)
  • Baptism of Desire (1989)
  • Original Fire: Selected and New Poems (2003)

Littérature d'enfance et de jeunesse[modifier | modifier le code]

Cycle Birchbark House[modifier | modifier le code]

  • The Birchbark House (1999)
    Publié en français sous le titre Omakayas, traduit par Frédérique Pressman, Paris, L'École des loisirs, coll. « Médium », 2002 (ISBN 2-211-05544-3)
  • The Game of Silence (2005)
    Publié en français sous le titre Le Jeu du silence, traduit par Frédérique Pressman, Paris, L'École des loisirs, coll. « Médium », 2008 (ISBN 978-2-211-08360-7)
  • The Porcupine Year (2008)
  • Chickadee (2012)
  • Makoons (2016)

Autres ouvrages de littérature d'enfance et de jeunesse[modifier | modifier le code]

  • Grandmother's Pigeon (1996)
  • The Range Eternal (2002)

Autres publications[modifier | modifier le code]

  • Imagination (1982)
  • Route Two (1990), écrit en collaboration avec Michael Dorris
  • The Falcon (1995)
  • The Blue Jay’s Dance: A Birthyear (1995)
  • Books and Islands in Ojibwe Country (2003)

Récompenses notables[modifier | modifier le code]

Sur quelques livres[modifier | modifier le code]

LaRose (2016)[modifier | modifier le code]

Dakota du Nord, à la limite d'une réserve ojibwé, en 1999, un soir d'hiver, un homme piste un cerf. Landreaux Iron, Indien ojibwé, un peu kinésithérapeute, un peu homme à tout faire, est dans une zone incertaine, sur les terres (indiennes) de son voisin Peter Ravich, un fermier blanc. Leurs familles sont très proches. Emmaline Iron élève cinq enfants : Hollis (fils caché de Roméo), Neige, Josette, Willard Coochy et LaRose ; sa demi-sœur Nola Ravich peine à élever Maggie et Dusty.

Quelque chose passe sur le trajet de la balle de fusil, Dusty (cinq ans) tombant d'un arbre bas, d'où il observait le cerf. Après la fin de l'incarcération de Landreaux et l'enterrement de Dusty, Landreaux et Emmaline remettent le petit LaRose (cinq ans) aux bons soins des Ravich : « Notre fils sera votre fils ».

En 1839, une petite LaRose est confiée par sa mère Vison à Wolfred, employé du magasin Mackinnon.

Le père Travis Wozniak gère comme il peut les demandes de ses paroissiens. L'esprit protecteur Kwiinqwa'aage veille aussi, peut-être... Et quelques traditions anichinaabées (en)[16],[17] sont évoquées.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Laëtitia Favro, « Au nom des siens », Lire Magazine, no 504,‎ , p. 74-75 (ISSN 2728-6762)
  2. Florence Noiville, « « Celui qui veille », de Louise Erdrich : une liberté trompeuse », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le )
  3. a et b Josyanne Savigneau, « « Ce qui a dévoré nos cœurs » : Louise Erdrich et la mémoire de l’Amérique indienne », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne Accès libre, consulté le )
  4. http://coffeehousepress.org/authors/lise-erdrich/
  5. (en) « Heid E. Erdrich / Poetry Foundation », sur Poetry Foundation (consulté le ).
  6. (en-US) David Streitfeld, « WRITER WAS SUSPECTED OF CHILD ABUSE », Washington Post,‎ (ISSN 0190-8286, lire en ligne, consulté le )
  7. a et b (en-US) David Streitfeld, « SAD STORY », Washington Post,‎ (ISSN 0190-8286, lire en ligne, consulté le )
  8. Anaïs Fouilleul, Les voix des femmes amérindiennes dans les littératures des Amériques (Mémoire de master 2), , 106 p. (lire en ligne), pages 23-28
  9. Mary Gordon, « ‘LaRose,’ by Louise Erdrich », The New York Times,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  10. « LaRose by Louise Erdrich review – reverberations of an accidental killing », The Guardian,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  11. https://thedude524.com/2021/01/05/rentree-litteraire-2021-lenfant-de-la-prochaine-aurore-de-louise-erdrich-albin-michel-et-sa-collection-terres-damerique/
  12. https://www.babelio.com/livres/Erdrich-Lenfant-de-la-prochaine-aurore/1276058#:~:text=Ce%20roman%20prend%20la%20forme,cess%C3%A9%20d'%C3%A9voluer%20et%20r%C3%A9gresse.
  13. [compte rendu] Florence Noiville, « Louise Erdrich veille sur les siens », Le Monde,‎ .
  14. (en) « The 2021 Pulitzer Prize Winner in Fiction : The Night Watchman, by Louise Erdrich », sur www.pulitzer.org (consulté le )
  15. (en-US) The New York Times, « Pulitzer Prize: 2021 Winners List », The New York Times,‎ (ISSN 0362-4331, lire en ligne, consulté le )
  16. http://www.encyclopediecanadienne.ca/fr/article/ojibwes/
  17. http://geo.msu.edu/extra/geogmich/ojibwe.html

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Macha Séry, « “L’Enfant de la prochaine aurore” : Louise Erdrich ne cède pas au désespoir » (article), Le Monde, publié le 28 janvier 2021, site consulté le 14 avril 2021, [lire en ligne]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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