Don DeLillo

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Don DeLillo

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Don DeLillo en 2011

Activités Écrivain
Naissance (77 ans)
New York, Drapeau des États-Unis États-Unis
Langue d'écriture Anglais

Œuvres principales

Don DeLillo (né le 20 novembre 1936 à New York, dans le Bronx) est un écrivain américain. Auteur de nouvelles, de pièces de théâtre, de scénarios, et d'articles, il est surtout célèbre pour ses romans. Personnalité discrète, mais moins secrète que Thomas Pynchon avec lequel on le compare parfois, Don DeLillo est volontiers associé au courant post-moderne, bien qu'il ne se réclame pas lui-même de cette appellation.

Son œuvre, souvent complexe et d'une virtuosité stylistique incontestée, est parcourue par un certain nombre de thèmes récurrents tels que l'angoisse de la mort, et la fascination pour l'image, le film et le langage. Bien que certains lui reprochent une forme d'obscurité ou de superficialité, ou un manque de puissance émotionnelle, Don DeLillo est un des écrivains américains contemporains les plus influents et les plus commentés[1].

Vie[modifier | modifier le code]

Don DeLillo est né dans le Bronx en 1936 de parents émigrés italiens de la Molise. Dans les interviews qu'il a accordées, il revient assez souvent sur l'importance qu'a pu avoir le catholicisme sur sa sensibilité intellectuelle et artistique. Il rapproche ainsi les rituels catholiques de son intérêt pour la religion qu'il décrit comme « une discipline et un spectacle, une chose conduisant les gens à un comportement extrême. Noble, violente, déprimante, belle »[2].

Étudiant à l'université jésuite Fordham, il n'y étudie « pas grand-chose » et se spécialise en « arts de la communication ». Il prend ensuite un travail dans la publicité, faute d'avoir trouvé quelque chose dans l'édition. Il publie parallèlement quelques nouvelles[3] dans lesquelles l'influence du cinéma européen, et en particulier celle de Jean-Luc Godard, est très sensible[4]. Il quitte son poste en 1964. Il ne cherchait pas, dit-il, à se consacrer à l'écriture, mais simplement à ne plus travailler[5].

En 1971 paraît son premier roman, Americana. Le personnage principal est un cadre jeune et beau travaillant dans la télévision, David Bell. Celui-ci semble promis à un brillant avenir, cependant, à l'occasion d'un voyage professionnel au cœur de l'Amérique, il en vient à couper les liens avec sa société et entreprend de réaliser un projet personnel, œuvre cinématographique d'une infinie complexité. DeLillo utilise son expérience personnelle, bien davantage qu'il ne le fera dans ses romans ultérieurs[6]. Cependant, certains thèmes repris au cours de ceux-ci sont déjà abordés - ainsi l'idée d'une quête existentielle, notamment End Zone (1972) et Great Jones Street (1973), ses deux romans suivants.


Liste des œuvres[modifier | modifier le code]

Romans[modifier | modifier le code]

  • Americana (Americana, 1971)
  • End Zone (1972)
  • Great Jones Street (Great Jones Street, 1973)
  • L'Étoile de Ratner (Ratner's Star, 1976)
  • Joueurs (Players, 1977)
  • Chien Galeux (Running Dog, 1978)
  • Amazons (1980) (sous le pseudonyme de "Cleo Birdwell")
  • Les Noms (The Names, 1982)
  • Bruits de fond (White Noise, 1985)
  • Libra (Libra, 1988)
  • Mao II (Mao II, 1991)
  • Outremonde (Underworld, 1997)
  • Body Art (The Body Artist, 2001)
  • Cosmopolis (Cosmopolis, 2003)
  • L'Homme qui tombe (Falling Man, 2007)
  • Point Oméga (Point Omega, 2010)
  • L’Ange Esmeralda (The Angel Esmeralda: Nine Stories, 2011)

Pièces[modifier | modifier le code]

  • The Day Room (première représentation en 1986)
  • Valparaiso (Valparaiso, première représentation en 1999)
  • Cœur-saignant-d’amour (Love-Lies-Bleeding, première représentation en 2005)
  • The Word for Snow (première représentation en 2007)

Les pièces ont été produites par le American Repertory Theatre à Cambridge dans le Massachusetts. DeLillo a aussi publié de nombreux essais et nouvelles.

Entretiens[modifier | modifier le code]

  • Conversations with Don Delillo (University Press of Mississippi, 2005)

Articles[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Pour un panorama de la littérature critique sur la période allant de 1971 à 2002 :

  • (en) Christina S. Scott, Don DeLillo : an annotated primary and secondary bibliography, 1971-2002 (Ann Harobor, UMI, 2004, 190p.)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le journaliste Sylvain Bourmeau écrit à l'occasion de la sortie de Point Omega que Don DeLillo est « considéré à 73 ans par beaucoup de ses collègues comme le plus grand écrivain américain vivant » (« Don DeLillo, génial explorateur du temps présent », Mediapart, 24 août 2010).
  2. « I'm interested in religion as a discipline and a spectacle, as something that drives people to extreme behavior. Noble, violent, depressing, beautiful. » Interview avec Tom Leclair, dans Contemporary Literature 23, n°1, 1982.
    • "The River Jordan", Epoch 10 n°1, 1960, pp 105-120
    • "Take the 'A' Train", Epoch 12 n°2, 1961, pp 9-25
  3. Voir sur ce point Osteen, chapitre 1 "Children of Godard and Coca-Cola. Cinema and Consumerism in the Early Fiction"
  4. (en) Vince Passaro rapporte ces paroles : "I didn't do anything. I don't have an explanation, I don't know why I wanted to write. I did some short stories at that time, but very infrequently. I quit my job just to quit. I didn't quit my job to write fiction. I just didn't want to work anymore" (Vince Passaro,"Dangerous DeLillo", New York Times, 19 mai 1991)
  5. Interview avec Tom LeClair