Celestino Corbacho

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Celestino Corbacho
Illustration.
Celestino Corbacho en .
Fonctions
Député au Parlement de Catalogne

(4 ans, 7 mois et 19 jours)
Élection
Réélection
Circonscription Barcelone
Législature IXe et Xe
Groupe politique PSC
Ministre espagnol du Travail et de l'Immigration

(2 ans, 6 mois et 7 jours)
Président du gouvernement José Luis Rodríguez Zapatero
Gouvernement Zapatero II
Prédécesseur Jesús Caldera
Successeur Valeriano Gómez
Maire de L'Hospitalet de Llobregat

(13 ans et 11 mois)
Coalition PSC
Prédécesseur Joan Ignasi Pujana
Successeur Núria Marín
Député au Parlement de Catalogne

(7 ans, 4 mois et 20 jours)
Élection
Réélection
Circonscription Barcelone
Législature IVe et Ve
Groupe politique PSC
Biographie
Nom de naissance Celestino Corbacho Chaves
Date de naissance (68 ans)
Lieu de naissance Valverde de Leganés (Espagne)
Parti politique PSC (1976-2018)
Profession commercial

Celestino Corbacho
Ministres du Travail d'Espagne

Celestino Corbacho Chaves, né le à Valverde de Leganés, est un homme politique espagnol membre du Parti des socialistes de Catalogne (PSC).

Né en Estrémadure et commercial de formation, il est élu conseiller municipal de L'Hospitalet de Llobregat, dans la banlieue de Barcelone, en . Il en devient le maire en , deux ans après sa première élection comme député au Parlement de Catalogne. En , il est élu président de la députation provinciale de Barcelone.

Il est nommé ministre du Travail et de l'Immigration en et doit renoncer à ses mandats locaux. Il affronte alors une hausse spectaculaire du taux de chômage du fait de la crise économique mondiale.

Il démissionne en pour se présenter aux élections autonomiques de suivant. Réélu au Parlement de Catalogne, il met un terme à sa vie politique en .

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Il naît en dans la province de Badajoz, puis sa famille déménage dans la province de Barcelone en . Il suit des études en organisation des entreprises et devient commercial. Il travaille ensuite dans le domaine de l'architecture d'intérieur.

Il adhère au Parti des socialistes de Catalogne (PSC) en et rejoint l'Union générale des travailleurs (UGT) en .

Premiers mandats locaux[modifier | modifier le code]

Au cours des élections municipales du , il est élu à 33 ans conseiller municipal de L'Hospitalet de Llobregat, une grande ville au sud-est de Barcelone, sur la liste du maire socialiste sortant Joan Ignasi Pujana. Il est ensuite désigné premier adjoint au maire et député à la députation provinciale de Barcelone. En , il est également promu porte-parole de la mairie. Il est réélu en , et systématiquement reconduit.

Député-maire[modifier | modifier le code]

Pour les élections autonomiques du , il est investi en 22e position sur la liste du PSC dans la circonscription de Barcelone. Élu député au Parlement de Catalogne à 42 ans, il siège notamment à la commission de la Politique sociale et à la commission de la Politique territoriale. Il rejoint ultérieurement la commission de l'Économie, des Finances et du Budget, dont il est désigné vice-président.

Après que Joan Ignasi Pujana a dû renoncer à exercer le pouvoir, Celestino Corbacho est élu maire de L'Hospitalet de Llobregat le et démissionne alors de la députation provinciale.

Il se présente à sa succession au cours des élections municipales du . Avec 14 sièges sur 27 au conseil municipal, il sauve la majorité absolue conquise 12 ans auparavant par le PSC mais perd tout de même trois élus. Au mois de suivant, le président de la Généralité de Catalogne Jordi Pujol anticipe les élections autonomiques au . Remonté en 8e position de la liste de la province de Barcelone, Corbacho conserve son mandat parlementaire.

Au cours de cette seconde législature, il siège à la commission de la Politique territoriale, jusqu'en , et à la commission de la Justice, des Droits et de la Sécurité publique.

Il améliore nettement le résultat du Parti des socialistes de Catalogne à l'occasion des élections municipales du en totalisant 18 élus. Nommé premier vice-président de la Fédération des villes de Catalogne (FMC), vice-président de l'Entité métropolitaine de transport (EMT) et de l'Autorité des transports métropolitains (AMT), il ne se représente pas aux élections autonomiques du qui suit.

À la suite des élections générales du , le secrétaire général du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) Joaquín Almunia démissionne pour assumer la déroute du parti. Une direction provisoire est formée sous l'autorité de Manuel Chaves, où il représente le PSC avec Manuela de Madre[1].

Il conserve la majorité absolue des socialistes à L'Hospitalet de Llobregat lors des élections du , où sa liste obtient 16 mandats. Il retrouve alors la députation provinciale de Barcelone, dont il devient premier vice-président, chargé Relations internationales et de la Participation citoyenne, sous l'autorité de José Montilla. Après que ce dernier a été nommé ministre de l'Industrie, qu'il remplace à la présidence de la députation le .

Au cours des élections municipales du , il conquiert un cinquième mandat en faisant élire 17 conseillers municipaux sur 27 à L'Hospitalet. Il conserve ensuite le poste de président de la députation provinciale de Barcelone, où le PSC gagne un siège tout en restant minoritaire avec 25 députés sur 51.

Ministre du Travail[modifier | modifier le code]

Le , Celestino Corbacho est nommé à 58 ans ministre du Travail et de l'Immigration dans le second gouvernement minoritaire du socialiste José Luis Rodríguez Zapatero. Il est contraint de renoncer à ses mandats locaux : Antoni Fogué, adjoint au maire de Santa Coloma de Gramenet, prend sa suite à la présidence de la députation tandis que sa première adjointe Núria Marín lui succède à la mairie de L'Hospitalet de Llobregat.

Perçu dans les sondages comme le meilleur pour gérer la question migratoire — 40 % de la population de L'Hospitalet est issue de l'immigration —[2], il est aussi présenté comme un ministre adepte du slogan « la loi et l'ordre » en matière d'immigration, après avoir lié en les problèmes d'insécurité et les phénomènes migratoires[3].

Dès sa prise de fonction, il durcit le discours du gouvernement sur la thématique migratoire, affirmant que « en Espagne, tous les immigrants sont nécessaires tant qu'ils ont un contrat de travail » et que « le phénomène de l'immigration ne peut jamais fonctionner si on applique les normes du dernier arrivé »[4]. Au début du mois de , il doit affronter une hausse du chômage correspondant au mois d'. Il indique à la presse que cette hausse, inédite pour un tel mois depuis , est limitée au secteur de la construction et aux services associés[5].

Retour en Catalogne[modifier | modifier le code]

Au cours d'une discussion avec Zapatero au palais de La Moncloa en , le président du gouvernement indique à son ministre du Travail qu'il croit utile qu'il se présente aux élections autonomiques du en Catalogne afin de renforcer la candidature de José Montilla en mobilisant l'électorat socialiste classique, opposé au nationalisme catalan[6], une suggestion qu'il accueille favorablement. Il est finalement investi troisième de la liste dans la circonscription de Barcelone, derrière Montilla et Montserrat Tura, conseillère à la Justice du gouvernement autonomique et représentante du secteur « catalaniste »[7].

Relevé de ses fonctions le , il est remplacé par le syndicaliste Valeriano Gómez. Après avoir été réélu député au Parlement de Catalogne, il devient le président de la commission de l'Intérieur. Il est confirmé après les élections autonomiques anticipées du . Il renonce toutefois à postuler pour un troisième mandat lors des élections autonomiques anticipées du et met alors un terme à 31 ans de vie institutionnelle.

Du PSC à Ciudadanos[modifier | modifier le code]

Le , il annonce son départ du PSC, indiquant ne plus se « sentir reconnu » dans l'action du parti[8]. Le parti libéral anti-indépendantiste Ciutadans annonce quatre mois plus tard qu'il accepte d'être sa tête de liste pour les élections municipales de . Il se trouvera donc opposé à sa successeur, Núria Marín[9].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (es) Enric Company, « Corbacho afirma que Montilla sería un buen primer secretario del PSC », sur www.elpais.com, (consulté le 8 août 2017).
  2. (es) Luis Aizpeola, « Sebastián y Chacón entran en el núcleo duro », sur www.elpais.com, (consulté le 8 août 2017).
  3. (es) Pere Ríos, « Ministro de ley y orden », sur www.elpais.com, (consulté le 8 août 2017).
  4. (es) Tomás Bárbulo, « Corbacho endurece el discurso del Gobierno en inmigración », sur www.elpais.com, (consulté le 8 août 2017).
  5. (es) Lucía Abellán, « La crisis eleva el paro en abril por primera vez desde 1984 », sur www.elpais.com, (consulté le 8 août 2017).
  6. (es) Luis Aizpeola, « Corbacho deja Trabajo para reforzar el sector clásico de la lista del PSC », sur www.elpais.com, (consulté le 8 août 2017).
  7. (es) Miquel Noguer, « Tura exhibe su disidencia al acceder al número dos de la lista del PSC », sur www.elpais.com, (consulté le 8 août 2017).
  8. (es) « Celestino Corbacho deja la militancia del PSC al no sentirse reconocido. », sur lavanguardia.com, (consulté le 15 janvier 2018).
  9. (es) « Ciudadanos cierra el fichaje de Corbacho para L'Hospitalet », sur catalunyapress.es, (consulté le 24 mai 2018).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]