Jean Besson (homme politique, 1948)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Jean Besson
Illustration.
Jean Besson dans l'hémicycle du Sénat en 2007
Fonctions
Sénateur français

(25 ans et 6 jours)
Circonscription Drôme
Groupe politique SOC
Conseiller régional de Rhône-Alpes

(24 ans et 5 jours)
Élection
Réélection
Conseiller général de la Drôme

(25 ans et 3 jours)
Circonscription Canton de Rémuzat
Prédécesseur Louis Latil
Successeur Hervé Rasclard
Biographie
Date de naissance (73 ans)
Lieu de naissance Valréas (Vaucluse)
Nationalité Française
Parti politique SFIO puis PS
Conjoint Annick Perrault
Profession Fonctionnaire des PTT puis agent général d'assurances
Religion Catholicisme

Jean Besson, né le à Valréas (Vaucluse), est un homme politique français. Marié et père de trois enfants, il a été sénateur de la Drôme de 1989 à 2014.

Biographie[modifier | modifier le code]

Issu d’une famille de vignerons et de commerçants de Montbrison-sur-Lez dans la Drôme et après des études secondaires à Valence, Jean Besson devient fonctionnaire des PTT (Postes, Télégraphes, Téléphones) (1966-1985) puis agent général d'assurances chez Axa (1985-1991)[1]. Militant dès 1966 de la CFDT et de 1966 à 1970 du MRJC, il est en mai 68 un des animateurs à Paris de la grève la plus dure de l'histoire de La Poste puis responsable permanent d'un syndicat CFDT de 1973 à 1977, à ce titre, il participe activement à l'autre grande grève de La Poste de l'automne 1974.

Admirateur de Pierre Mendès-France, après un court passage au mouvement Objectif 72 créé par Robert Buron[2], il décide de rejoindre le Parti socialiste SFIO en octobre 1968, cofondateur avec Georges Sarre de l’Association des Postiers Socialistes, en soutien au CERES de Jean-Pierre Chevènement[3]. Il participe à la fondation du Parti socialiste à Épinay en 1971 et donne avec ses amis du CERES la majorité à François Mitterrand[4]. La même année, à 22 ans, il est chef de file socialiste aux élections municipales sur la liste d'Union de la gauche conduite par Maria Doriath[5] dans le douzième arrondissement de Paris et battue au second tour avec 41,33% des suffrages contre 58,67% à la liste UDR soutenue par le Ministre de l’Intérieur Roger Frey[6].

À 28 ans, il est élu adjoint de Rodolphe Pesce, Maire de Valence, de 1977 à 1983, puis conseiller général de la Drôme, (canton de Rémuzat), de 1979 à 2004, vice-président du Conseil général de la Drôme de 1985 à 1992, conseiller régional de Rhône-Alpes (1986-1989) et (2004-2010), suppléant (1988-1993) d'Henri Michel, député PS de la Drôme. A partir de 1979, pour exercer ses mandats politiques il choisit de s'installer dans la commune de Sahune.

Au cours de ses trois décennies de mandats locaux, départementaux et régionaux, comme Conseiller général[7], Jean Besson a soutenu la construction des déviations routières de Nyons (1984) et de Les Pilles (1986), des ponts sur l’Eygues de Aubres (1985), de Villeperdrix (1996) et de Sahune (1997), l’aménagement du Lac du Pas des Ondes à Cornillon (1992), de la réintroduction du vautour fauve dans les Baronnies (1993)[8]; comme vice Président du Conseil général à la culture (1985-1988) il a également contribué à la rénovation des châteaux de Grignan et de Suze-la-Rousse et à la création de la Médiathèque départementale et de la nouvelle Mairie de Nyons (1990); comme vice Président du Conseil régional, il a soutenu la rénovation du Lycée de Nyons (2010), la création de la liaison TER Nyons-Montelimar (2007), et l’installation longue et difficile (1997-2014) sur le territoire des Baronnies provençales, à cheval sur les départements de la Drôme et des Hautes-Alpes, d’un Parc naturel régional[9],[10].

Jean Besson a fondé en 1991 le Pays Drôme provençale avec Jean Mouton[11].

Jean Besson est élu Sénateur de la Drôme le , réélu le et le [12], inscrit au Groupe socialiste, Rapporteur du budget de l'énergie (1995-2002), Président du Groupe interparlementaire France-Chine (1998-2014), Membre de la Commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées (2008-2014), Rapporteur du Budget de la diplomatie d'influence (2011-2014) et Administrateur de l'Institut français (2011-2014)[13]. En 2001, candidat soutenu par la majorité «rocardo-jospiniste» du PS au poste très convoité de Questeur du Sénat, il est battu par le candidat mitterrandiste Michel Charasse[14]. Âgé de 66 ans, il ne se représente pas aux élections sénatoriales de septembre 2014; après ses 25 années de mandat, il devient le Membre honoraire du Parlement[15].

Président d'Energie SDED (1991-2020). Vice-président de la Fédération nationale des collectivités concédantes et régies (FNCCR) (1991-2020) puis Membre honoraire de son Conseil d’Administration (2021). Administrateur de Gaz de France (GDF) (1999-2004) en qualité de représentant de l’État [16], d'ERAI (Entreprises Rhône-Alpes International) (2006-2015) et de Cités unies France (CUF) (2010-2020).

Jean Besson a été vice-président du conseil régional de Rhône-Alpes de 2004 à 2010, délégué aux affaires européennes et aux relations internationales et de 2011 à 2016 Président du Comité régional du tourisme Rhône-Alpes " Rhône-Alpes Tourisme"[17].

Syndicaliste CFDT et socialiste autogestionnaire mais non marxiste dans les années 1968-1978, il se déclare, dès 1979[18], social-démocrate et fédéraliste européen, se situant franchement au Centre gauche[19]. Lors des quatre décennies qui ont suivi, Jean Besson a toujours apporté lors des Congrès socialistes[20] son soutien aux motions «réformistes» déposées par les amis de Pierre Mauroy, Lionel Jospin, Michel Rocard puis François Hollande.

Aux élections présidentielles de 2017, Jean Besson a voté dès le premier tour pour Emmanuel Macron mais a maintenu son adhésion au Parti Socialiste[21].

Mandats locaux[modifier | modifier le code]

  • Conseiller municipal de Valence (1977-1983).
  • Adjoint au maire de Valence (1977-1983).
  • Conseiller général du Canton de Rémuzat (1979-2004).
  • Président du SIVOM (Syndicat Intercommunal à vocations multiples) de la Région de Rémuzat (1983-1995).
  • Président du Syndicat intercommunal d'énergies de la Région de Rémuzat (1983-2014).
  • Vice-Président du Conseil général de la Drôme (1985-1992).
  • Conseiller régional Rhône-Alpes (1986-1989), (2004-2010).
  • Président du Syndicat d'aménagement des Baronnies (1987-1992).
  • Président du Syndicat départemental d'énergies de la Drôme, Energie SDED, (1991-2020).
  • Vice-Président du Syndicat mixte de préfiguration du Parc naturel régional des Baronnies provençales (2008-2010).
  • Vice-Président du Conseil régional Rhône-Alpes (2004-2010).

Mandats nationaux[modifier | modifier le code]

Autres mandats[modifier | modifier le code]

  • Membre du Bureau du Syndicat CFDT des PTT de Paris PLM (1968-1973).
  • Membre du Bureau fédéral du Mouvement de la Jeunesse socialiste de Paris (1969-1971).
  • Membre du Secrétariat national de l'Association des postiers socialistes fondée par Georges Sarre (1968-1973).
  • Secrétaire départemental administratif du Syndicat CFDT des PTT de la Drôme (1973-1977).
  • Premier Secrétaire fédéral du Mouvement de la Jeunesse socialiste de la Drôme (1972-1975).
  • Président de la Maison Européenne de la Jeunesse de Valence (1975-1977).
  • Secrétaire général de la Fédération départementale Léo Lagrange de la Drôme (1975-1982).
  • Secrétaire général de l'Union départementale des élus socialistes et républicains de la Drôme (1977-1983).
  • Secrétaire fédéral du Parti Socialiste de la Drôme (1983-1986).
  • Président du Comité départemental du tourisme de la Drôme (1982-1992).
  • Vice-président du Comité régional du tourisme Rhône-Loire (1982-1992).
  • Coprésident fondateur de la "Drôme Provençale" (1991).
  • Vice-président de la Fédération nationale des collectivités concédantes et régies (FNCCR)) (1991-2020) puis Membre honoraire de son Conseil d’Administration (2021).
  • Président de «Drôme Développement» (1993-1998).
  • Membre du Conseil national du tourisme (1995-2016).
  • Membre suppléant du Conseil supérieur de l'énergie (2001-2008).
  • Administrateur de GDF (Gaz de France) (1999-2004).
  • Administrateur de ERAI (Entreprises Rhône-Alpes International) (2006-2015).
  • Président du Comité régional du tourisme Rhône-Alpes (Rhône-Alpes Tourisme) (2011-2016).
  • Vice-président de la Fédération nationale des Comités régionaux du tourisme (FNCRT) (2011-2016).
  • Administrateur de l'Institut français (2011-2014).
  • Membre du Bureau national de Cités unies France (CUF) (2010-2019).
  • Membre du Conseil d’administration de l’Agence départementale du tourisme (ADT) de la Drôme au titre des personnalités qualifiées depuis 2015.
  • Président d'honneur du Comité de la Drôme Provençale de l'Association des Membres de la Légion d'honneur depuis 2017.
  • Membre suppléant du Comité du système de distribution publique d'électricité (2017-2020).

Publications[modifier | modifier le code]

  • Articles dans La Tribune[22] de 1967 à 1971 et dans "Drôme-Demain-La Volonté socialiste[23] de 1971 à 1973.
  • Directeur de publication de "Valence, aujourd'hui, demain"[24], de "Energie SDED, la lettre"[25] et de "À propos"[26]
  • Rapports au nom de la Commission des affaires économiques du Sénat sur l'énergie de 1995 à 2002[27]
  • Rapports au nom de la Commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées du Sénat de 2008 à 2014[28]

Préfaces[modifier | modifier le code]

  • Patrick Ollivier-Elliot, "Les Baronnies, mode d'emploi d'un fragment de paradis", Édisud, 1986
  • Raoul Pays, "Histoire de Curnier en Baronnies", Plein-Cintre Éditions, 1990
  • Serge Billard, Pierre Barrachant, "Un Marquis de campagne", Éditeur Les Mimosas, 2003
  • Freddy Martin-Rosset, "L'itinéraire politique drômois de Marius Moutet: Il était une fois 5000 paysans idéalistes...", Éditions de l'OURS, Paris, 2012
  • Jacques Suscillon, "Fortunes rhodaniennes", Librairie Notre Temps, Valence, 2014
  • Annie Friche, Alexandre Vernin, "L'Abbé Van Damme. Rémuzat et les Baronnies", La Revue drômoise,
  • Philippe Bouchardeau, "Sur terre, dans les airs et sur l'eau", Mémoire de la Drôme, 2015

Distinctions nationales[modifier | modifier le code]

Autres Distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. who's who in France 1994
  2. Ancien Ministre MRP, Robert Buron était en désaccord avec l'orientation Centre-droit de Jean Lecanuet et se rapprochera à partir de 1967 de la gauche non communiste
  3. Jean Poperen «L’unité de la Gauche» Éditions Fayard page 289. On prête à Alain Savary ce mot féroce: «L’alliance des postiers et du CERES, c’est celle du cheval et du jockey»
  4. Pierre Guidoni: «Histoire du nouveau Parti Socialiste», éditions Tema, 1973
  5. Héroïne de la Résistance, Maria Doriath (1913-2005) a été militante et élue communiste
  6. Le Monde éditions des et
  7. Archives départementales, Conseil départemental, Valence
  8. https://gypaetebarbu.fr/life-gypconnect/le-life-gypconnect/l-equipe-de-projet/les-beneficiaires/article/l-association-vautours-en-baronnies
  9. https://www.francebleu.fr/infos/climat-environnement/segolene-royal-annonce-la-creation-du-parc-des-baronnies-provencales-1418062797
  10. https://www.nossenateurs.fr/question/14/14S0686
  11. Michel Richard, Drôme, le grand chambardement, , 164 p. (ISBN 978-2-307-10654-8, lire en ligne), p. 90.
  12. « Résultats des élections sénatoriales 2008 », sur interieur.gouv.fr (consulté le ).
  13. https://www.cnil.fr/sites/default/files/typo/document/jorf_du_16_decembre.pdf
  14. Le Monde du 5 octobre 2001: Élie Barth « L’élection de Michel Charrasse à la questure du Sénat a suscité des divisions dans les rangs socialistes »
  15. https://www.senat.fr/senateur/besson_jean89015p.html
  16. Légifrance, décret du
  17. Georges BOURQUARD, « RHONE ALPES TOURISME - Il assurait l’interim de la présidence depuis avril / Jean Besson seul candidat à sa propre succession », Le Dauphiné libéré,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  18. Signataire de la motion B avec Pierre Mauroy, Alain Savary, Hubert Dubedout, Gérard Collomb, Michel Delebarre et Rodolphe Pesce alliée à la motion C de Michel Rocard au Congrès de Metz du Parti Socialiste, avril 1979.
  19. Histoire des Parlementaires de la Drôme par l’Institut Marius Moutet 2004
  20. Congrès socialiste (France)
  21. R.C. et J.A., « DRÔME / ARDÈCHE / Pôle de gauche dans la majorité : deux signataires et Jean Besson qui dément », Le Dauphiné libéré,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  22. Journal hebdomadaire de Montélimar et la Drôme Provençale
  23. Hebdomadaire de la fédération socialiste de la Drôme
  24. Bulletin municipal de la ville de Valence de 1977 à 1983
  25. Bulletin trimestriel du Syndicat départemental d'énergies de la Drôme
  26. Le bulletin annuel d'informations du Sénateur Jean Besson de 2004 à 2014
  27. http://www.senat.fr/rapports-senateur/besson_jean89015p2001.html
  28. http://www.senat.fr/rapports-senateur/besson_jean89015p.html
  29. Promotion du au titre du Ministère de l'Intérieur http://www.legiondhonneur.fr/sites/default/files/lh_20150405.pdf
  30. Promotion du au titre du Ministère de l’Intérieur sur le quota du Président de la République François Mitterrand. https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000504768.
  31. Promotion 2017 nommée par Éric Spitz, Préfet de la Drôme.
  32. Nomination du par le Général d'armée Jacques Mignaux, Directeur général de la Gendarmerie nationale.
  33. Distinction remise le par le Colonel Maurice Michel
  34. Nomination du par le Mayor Lester Joseph Joey Jr
  35. Distinction remise le par le Mayor John F. Street

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]