Rémuzat

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Rémuzat
Rémuzat
Rémuzat vu du rocher du Caire.
Blason de Rémuzat
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Drôme
Arrondissement Nyons
Intercommunalité Communauté de communes des Baronnies en Drôme Provençale
Maire
Mandat
Olivier Salin
2020-2026
Code postal 26510
Code commune 26264
Démographie
Gentilé Rémuzatiens, Rémuzatiennes
Population
municipale
343 hab. (2017 en augmentation de 3,63 % par rapport à 2012)
Densité 20 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 24′ 51″ nord, 5° 21′ 25″ est
Altitude Min. 425 m
Max. 1 201 m
Superficie 16,78 km2
Élections
Départementales Canton de Nyons et Baronnies
Législatives Troisième circonscription

Rémuzat (chef-lieu avant mars 2015)

Localisation
Géolocalisation sur la carte : Auvergne-Rhône-Alpes
Voir sur la carte administrative de Auvergne-Rhône-Alpes
City locator 14.svg
Rémuzat
Géolocalisation sur la carte : Drôme
Voir sur la carte topographique de la Drôme
City locator 14.svg
Rémuzat
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Rémuzat
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Rémuzat

Rémuzat est une commune française située dans le département de la Drôme, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Rémuzat est situé en Drôme Provençale à 24 km à l'est de Nyons et à 9 km au sud de La Motte-Chalancon.

Relief et géologie[modifier | modifier le code]

Relief préalpin[1].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est à la confluence de l'Oule et de l'Eygues[1].

Climat[modifier | modifier le code]

Climat méditerranéen[1].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestations[modifier | modifier le code]

Dictionnaire topographique du département de la Drôme[2] :

  • 1251 : Remusa, Remusatum et Castrum de Remusaco (cartulaire de l'Île-Barbe).
  • 1262 : Castrum Remusati (cartulaire de l'Île-Barbe).
  • 1259 : Ramusatum (Inventaire des dauphins, 269).
  • 1269 : Castrum Ramusati (Inventaire des dauphins, 218).
  • 1334 : Remusacum (Inventaire des dauphins, 219).
  • XIVe siècle : mention de la paroisse : Capella de Remisaco (pouillé de Die).
  • 1449 : mention de la paroisse : Cura de Remusaco (pouillé gén.).
  • 1519 : mention du prieuré : Prioratus de Remusaco (rôle de décimes).
  • 1576 : Remusac (rôle de décimes).
  • 1891 : Remuzat, chef-lieu de canton de l'arrondissement de Nyons.

(non daté)[réf. nécessaire] : Rémuzat.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Âge du Bronze : sépultures et de pointes de lance[1].

Antiquité : les Gallo-romains[modifier | modifier le code]

La table d'autel de la chapelle chrétienne est taillée dans un bloc d'architrave gallo-romain présentant une frise de rinceaux corinthiens[réf. nécessaire].

Du Moyen Âge à la Révolution[modifier | modifier le code]

La seigneurie[2] :

  • Au point du vue féodal, Remuzat était une terre du comté de Provence.
  • Une partie appartenait au prieur du lieu et dont le surplus était tenu en fief des abbés de l'Île-Barbe par les barons de Mévouillon (autre version : ancien fief de la baronnie de Mévouillon, sous la suzeraineté de l'abbaye de Bodon et plus tard de celle de l'abbaye de l’Ile Barbe[réf. nécessaire]).
  • 1261 : les Mévouillon inféodent leur part aux Rosans et aux Cornilhan.
    • 1304 : la terre passe aux Artaud d'Aix.
    • 1380 : elle passe aux Grolée-Mévouillon.
    • 1615 : les droits sont vendus aux La Tour-Gouvernet.
  • Une autre partie restera pendant longtemps la possession des comtes de Provence (jusqu'au XVIIe siècle[1]).
  • Une dernière partie passera aux Laval.
    • 1367 : elle passe (par héritage) aux Rivière, encore seigneurs en 1627.

Avant 1790, Remuzat était une communauté du ressort du parlement et de l'intendance d'Aix, viguerie et recette de Sisteron, formant une paroisse du diocèse de Die, dont l'église dédiée à saint Michel était celle d'un prieuré de bénédictins de la filiation de l'Île-Barbe, qui fut uni au prieuré de Saint-May vers la fin du XVIe siècle. Le titulaire de ce prieuré a été, de ce chef, collateur et décimateur dans la paroisse de Rémuzat jusqu'à la Révolution[2].

De la Révolution à nos jours[modifier | modifier le code]

La loi de juillet 1790 en fait une commune du département de la Drôme[réf. nécessaire]
Rémuzat devient le chef-lieu d'un canton du district de Buis-les-Baronnies, comprenant les municipalités de la Charce, Cornillac, Cornillon, la Fare-et-Lemps, Montferrand, Pommerol, Rémuzat et Verclause.
La réorganisation de l'an VIII (1799-1800) fait entrer ce canton dans la composition de l'arrondissement de Nyons et y a joint les communes de Chauvac, Laux-Montaux, Montréal, Pelonne, le Poët-Sigillat, Roussieux, Sahune et Saint-May[2].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendance politique et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1965 mars 1995 Louis Latil DVD  
mars 1995 mars 2008 Philippe Puvilland DVD  
mars 2008 mai 2020 Bernard Bailly[3] DVG[4] Cadre
mai 2020 En cours Olivier Salin    

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

La commune ne fait pas partie du Parc naturel régional des Baronnies provençales créé en 2014, bien que située dans son périmètre[réf. nécessaire].

Finances locales[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[6].

En 2017, la commune comptait 343 habitants[Note 1], en augmentation de 3,63 % par rapport à 2012 (Drôme : +4,12 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
600514616655688697681715732
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
706725680641641616595550555
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
507528517507430421404337317
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
288301332364364283309313317
2013 2017 - - - - - - -
332343-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Fête : le dimanche après le 16 août[1].

Loisirs[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Services et équipements[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Médias[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

En 1992 : pruniers, truffes, ovins, caprins (Agneaux des Préalpes)[1].

  • Foire mensuelle (sauf en janvier, mai, juillet et septembre)[1].

Tourisme[modifier | modifier le code]

  • Syndicat d'initiative (en 1992)[1].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le village de Rémuzat au pied du rocher du Caire. Sous le rocher, l'ancienne église Saint-Michel.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

  • Grottes[1].
  • Géodes cristallines[1].
  • Le rocher du Caire[1] est une longue falaise exposée plein est. Le soleil du matin y réchauffe rapidement l'air. C'est ce qui a permis la ré-implantation en 1995 d'une colonie de neuf vautours fauves, puis, en 1998, de moines qui avaient pratiquement disparu de France. Depuis, le vautour percnoptère, beaucoup plus rare, y est réapparu de façon spontanée (en 2000). Il y a aujourd'hui plus de 300 individus qui s'alimentent sur une superficie de plus de 6 000 km2. Une promenade sur la crête du rocher permet d'approcher ces oiseaux impressionnants et peu farouches. Leur envol pour la journée se fait entre dix heures et midi, quand l'air est suffisamment chaud pour leur permettre de prendre assez d'altitude et de partir à la recherche de carcasses, souvent à des distances importantes. Les agriculteurs sont très heureux d'avoir dans leur ciel un des plus grands rapaces d'Europe[réf. nécessaire].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Lucien Van Damme (1901-1989), né en Belgique, descendant d'une vieille famille bruxelloise. Il obtint, pour des raisons de santé, d'exercer son ministère sous le climat ensoleillé des Préalpes du Sud.
Curé de Rémuzat de 1933 à 1987, il écrivit sur son village et sa région de nombreux articles et plusieurs publications. Il fut fait chevalier des Arts et des Lettres en 1984[réf. nécessaire].
Un de ses livres, Un Inconnu est consacré à son voisin et ami, cultivateur de lavande, figure d'un monde paysan du siècle dernier (traduction française, Le Temps qu'il fait (éditions), 2007).

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Escutcheon to draw-fr.svg

Rémuzat possède des armoiries dont l'origine et le blasonnement exact ne sont pas disponibles.

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Lucien Van Damme, curé de Rémuzat de 1933 à 1987, il écrivit sur son village et sa région de nombreux articles dans la Revue Drômoise, Peuple Libre, Cahiers d'histoire des Baronnies (Rémuzat aux confins de trois diocèses, La grotte Saint Eutrope, Trouvaille archéologique à Rémuzat, etc.) et plusieurs publications :
    • Le château de Cornillon, 1968.
    • Trente curés de Rémuzat racontés par le 31e, 1971.
    • Curés de Cornillac et de Cornillon au fil des siècles, 1975.
    • Servantes de curés aux confins Diois-Baronnies, 1977.
    • Curés d'autrefois et leurs ouailles à Sahune, 1984.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e f g h i j k l m n o et p Michel de la Torre, Drôme, le guide complet de ses 371 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, (ISBN 2-7399-5026-8), Rémuzat
  2. a b c et d J. Brun-Durand, Dictionnaire topographique du département de la Drôme, Paris, Imprimerie nationale, (lire en ligne), page 299
  3. Rémuzat sur le site de l'association des maires et présidents de communautés de la Drôme (consulté le 14 novembre 2014).
  4. https://www.lemonde.fr/auvergne-rhone-alpes/drome,26/remuzat,26264/
  5. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.