Aubres

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Aubres
Aubres
Ancien lavoir d'Aubres.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Drôme
Arrondissement Nyons
Canton Nyons et Baronnies

Nyons (avant mars 2015)

Intercommunalité Communauté de communes des Baronnies en Drôme Provençale
Maire
Mandat
Éric Richard
2014-2020
Code postal 26110
Code commune 26016
Démographie
Gentilé Aubrois, Aubroises
Population
municipale
415 hab. (2016 en diminution de 1,89 % par rapport à 2011)
Densité 20 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 22′ 39″ nord, 5° 10′ 07″ est
Altitude Min. 270 m
Max. 1 217 m
Superficie 20,27 km2
Localisation

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Aubres est une commune française située dans le département de la Drôme, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Ses habitants sont les Aubrois.

L'Aubres est aussi le nom d'un ruisseau qui passe sur la commune d'Aubres. C'est un affluent de l'Eygues.

Géographie[modifier | modifier le code]

ancien panneau de distance

Aubres est situé à quatre kilomètres de Nyons et à vingt-deux kilomètres de Vaison-la-Romaine.

Le village est accessible par la route département RD 94.

La commune est arrosée par l'Eygues, ainsi que par deux de ses affluents : le ruisseau de Bordette (fiche SANDRE V5330600), long de 7 km[1], et le ravin de Jarrige (fiche SANDRE n°V5331380)[2]. Le ruisseau Aubres, affluent de l'Eygues, passe sur la commune.

Le village actuel se situe au sud de la commune, sur les bords de l'Eygues, mais il est surplombé par l'ancien village, sur les hauteurs de la vallée du ravin de Jarrige.

Communes limitrophes d’Aubres
Venterol Teyssières Condorcet
Venterol, Nyons Aubres Les Pilles
Nyons Châteauneuf-de-Bordette Les Pilles

Hydrographie[modifier | modifier le code]

  • Le ruisseau Aubres, affluent de l'Eygues, passe sur la commune : cours de 3.3 km. En 1891, il avait une largeur moyenne de 15 m, une pente de 56 m, un débit ordinaire de 0.70 m3, extraordinaire de 8 m3[3].
  • La Bordette (source dans la commune de Châteauneuf-de-Bordette) passe sur la commune et se jette dans l'Eygues. Un quartier de la commune porte le nom de « Bordette »[4].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestations[modifier | modifier le code]

Dictionnaire topographique du département de la Drôme[3] :

  • 1218 : De Arbris (cartulaire des Templiers, 127) / (étudié par Ernest Nègre[5]).
  • 1235 : Castrum de Arboribus (inventaire des Dauphins, 233).
  • XIVe siècle : mention du prieuré : Prior de Arboribus (Pouillé de Die).
  • 1509 : mention du prieuré : Ecclesia Beati Andree de Arboribus (visites épisc.).
  • 1516 : mention de la paroisse : Cura de Arboribus (visites épisc.).
  • 1576 : Ambres ( rôle de décimes).
  • 1891 : Aubres, commune du canton de Nyons.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Aubres serait un vocable du romano-provençal : aoubré (arbres)[6], issu du nord-occitan aubres (arbres), du latin arbores[7]. Une zone arborée particulière, ou d'arbres remarquables, aura probablement inspiré ce toponyme[réf. nécessaire].

Histoire[modifier | modifier le code]

Du Moyen Âge à la Révolution[modifier | modifier le code]

Le vieux village d'Aubres, sur les hauteurs du ravin de Jarrige, date de l'époque médiévale. Son abandon progressif est récent dans l'Histoire de la commune, au début de XXe siècle[8].

La seigneurie[3] :

  • Fief des barons de Montauban.
  • 1304 : il appartient aux Caderousse.
  • Il est confisqué par les dauphins.
  • 1328 : il est donné aux Constant de Alba.
  • 1349 : il passe (par alliance) aux Rémuzat.
  • 1370 : il est cédé aux Morges.
  • 1483 : les Thollon de Sainte-Jalle.
  • 1570 : les Girard (par achat).
  • 1613 : les Brancas (par héritage).
  • Les Grillet de Brissac.
  • 1736 : les Tonduti de Blauvac (par héritage), derniers seigneurs.

1644 (démographie) : 55 familles catholiques et 25 protestantes[3].

Avant 1790, Aubres était une communauté qui, moitié en Dauphiné et moitié dans le Comtal-Venaissin, dépendait pour sa partie dauphinoise de l'élection de Montélimar, subdélégation et bailliage du Buis, et formait une paroisse du diocèse de Die. L'église, qui était premièrement sous le vocable de Sain-Pierre, ayant été ruinée, sera remplacée fin XVe siècle par l'église Saint-André, qui était celle d'un prieuré de l'ordre de Saint-Ruf, réunie à la cure en 1644[3].

Bordette[modifier | modifier le code]

Quartier de la commune[9] :

  • 1414 : Ad Bordetam (archives de la Drôme, E 3030).
  • 1718 : Bourdette (archives de la Drôme, E 3030).
  • 1891 : Bordette, quartier de la commune d'Aubres (cf. supra : hydrographie).

De la Révolution à nos jours[modifier | modifier le code]

En 1790, Aubres fut compris dans le canton de Mirabel, et en 1793 dans le canton de Condorcet; mais la réorganisation de l'an VIII l'a fait entrer dans le canton de Nyons[3].

En 1836, une petite météorite est tombée sur Aubres. Elle qui a pris le nom, comme le veut l'usage, de « météorite d'Aubres », ou simplement « Aubres ». Premier élément d'une nouvelle classe de météorites, elle lui a donné son nom : les aubrites[réf. nécessaire].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Mairie d'Aubres
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2008 Lionel Steenhaut DVG Vice-président de la communauté de communes du Val d'Eygues
mars 2008 En cours Eric Richard[10] DVG  

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[12].

En 2016, la commune comptait 415 habitants[Note 1], en diminution de 1,89 % par rapport à 2011 (Drôme : +4,1 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
320329374337347342325348355
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
366396334296289277260259261
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
250241249202199154155140142
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
153162207249283349406423415
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

Vie locale[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Aubres dépend de l'académie de Grenoble. Les élèves débutent leurs études sur la commune, avec 20 enfants en classes de maternelle et 37 enfants en classes de primaire[15]. Les collèges et lycées les plus proches se situent à Nyons.

Santé[modifier | modifier le code]

Il n'y a aucun professionnel de santé sur la commune. Les médecins et hôpitaux les plus proches se trouve à Nyons.

Cultes[modifier | modifier le code]

église d'Aubres

La paroisse catholique d'Aubres dépend du diocèse de Valence, doyenné de Nyons[16].

Économie[modifier | modifier le code]

Oliveraie à Aubres
Article détaillé : Coteaux-des-baronnies.

En 1992 : carrière, pâturages (ovins, caprins), lavande, vergers, oliviers (moulin à huile), vignes[17].

L'économie de la commune a longtemps été liée à l'agriculture : élevages ovin et caprin, cultures de céréales, oliveraies et élevage de vers à soie.

Malgré le gel de 1956, qui a détruit une grande partie des oliviers du sud de la France, l'activité s'est développée à Aubres, qui fait partie de la zone d'appellation de l'huile d'olive de Nyons[18]. La commune fait également partie de la zone de production de vin des coteaux-des-baronnies.

Loisirs et tourisme[modifier | modifier le code]

  • Site du vieux bourg sur la vallée de l'Eygues[17].
  • Carrière[17].
  • Grotte de l'Enfarnet[17].
  • Randonnées[17].
  • Baignades[17].
  • Pêche[17].
  • Fête le deuxième dimanche de juin[17].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Le ruisseau de Bordette sur le site du SANDRE
  2. le ravin de Jarrige sur le site du SANDRE
  3. a b c d e et f J. Brun-Durand, Dictionnaire topographique du département de la Drôme, Paris, Imprimerie nationale, (lire en ligne), page 12
  4. J. Brun-Durand, Dictionnaire topographique du département de la Drôme, Paris, Imprimerie nationale, (lire en ligne), page 43 (ruisseau)
  5. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, volume 2, page 1203, (ISBN 2600001336)
  6. Société d'archéologie et de statistique de la Drôme, Revue drômoise : archéologie, histoire, géographie, page 203, (id)
  7. Pierre Palengat, La Drôme insolite: d'Aix-en-Diois à Volvent : les 370 communes du département, pages 30-31
  8. Histoire du village médiéval
  9. J. Brun-Durand, Dictionnaire topographique du département de la Drôme, Paris, Imprimerie nationale, (lire en ligne), page 43 (quartier d'Aubres)
  10. Aubres sur le site de l'association des maires et présidents de communautés de la Drôme (consulté le 14 novembre 2014).
  11. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  15. école à Aubres
  16. paroisse d'Aubres
  17. a b c d e f g h i j k l et m Michel de la Torre, Drôme, le guide complet de ses 371 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, (ISBN 2-7399-5026-8), Aubres
  18. Histoire de l'économie de la commune

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]