Montbrison-sur-Lez

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Montbrison-sur-Lez
Montbrison-sur-Lez
Prieuré de Montbrison-sur-Lez
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Drôme
Arrondissement Nyons
Intercommunalité Communauté de communes Enclave des Papes-Pays de Grignan
Maire
Mandat
Patrice Mery
2020-2026
Code postal 26770
Code commune 26192
Démographie
Gentilé Montbrisonnais, Montbrisonnaises
Population
municipale
281 hab. (2017 en diminution de 7,57 % par rapport à 2012)
Densité 22 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 26′ 16″ nord, 5° 01′ 13″ est
Altitude Min. 249 m
Max. 744 m
Superficie 12,83 km2
Élections
Départementales Canton de Grignan
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Montbrison-sur-Lez

Montbrison-sur-Lez est une commune française située dans le département de la Drôme en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Montbrison-sur-Lez est situé à 11 km à l'est de Grignan (chef-lieu de canton), à 9 km au nord de Valréas, à 14 km au nord-ouest de Nyons qui est le chef-lieu d'arrondissement, à 17 km au sud de Dieulefit et à 31 km au sud-est de Montélimar.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

  • Montagne de la Lance (1259 m)[1].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est arrosée par le Lez.

Climat[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestations[modifier | modifier le code]

Dictionnaire topographique du département de la Drôme[2] :

  • 1284 : Castrum de Monte Brissono (Valbonnais, II, 118).
  • 1509 : mention de l'église secondaire Saint-Michel : Ecclesia baptismalis Sancti Michaelis Montis Brisonis (visites épiscopales).
  • 1521 : mention de la paroisse : Cura Montis Brisoni (rôle de décimes).
  • XVIe siècle : mention du prieuré (dont l'église principale Saint-Blaise) : Prioratus Sancti Blasii de Monte Brissono (pouillé de Die).
  • 1576 : Montbrizon (rôle de décimes).
  • 1891 : Montbrison, commune du canton de Grignan.

(non daté)[réf. nécessaire] : Montbrison-sur-Lez.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Protohistoire[modifier | modifier le code]

Skyphos à décor pseudo-ionien (- 525 /- 450).

La proximité de l'oppidum du Pègue (commune du Pègue) où la céramique pseudo-ionienne, provenant d'ateliers en relation avec Massalia, a été importante, permet de supposer dans la région environnante une consommation de vin entre le milieu du VIe siècle av. J.-C. et le IVe siècle av. J.-C.. Les productions d'œnochoés et de vases à vin (en pâte claire micacée, portant un décor peint, avec un registre allant de la bande ocre au développement de formes figuratives) furent majoritaires. Il est à noter que ces récipients ont gardé dans leurs formes de fortes influences gauloises (coupes carénées)[3].

Antiquité : les Gallo-romains[modifier | modifier le code]

Le territoire est rattaché à la tribu gauloise des Aletani. Sa capitale est la cité gallo-romaine d'Aletanum[réf. nécessaire].

Du Moyen Âge à la Révolution[modifier | modifier le code]

En 1281, les comtes de Lunel possèdent le château [4].

La seigneurie[2] :

  • Au point de vue féodal, Montbrison était une terre de la baronnie de Montauban.
  • 1316 : possession des Ancezune qui la cèdent alors aux dauphins en échange de celle de Chauvac.
  • 1334 : les dauphins la donnent aux Beaumont.
  • 1339 : les dauphins la donnent aux princes d'Orange.
  • 1380 : les Bellon avaient certains droits sur cette terre.
  • 1484 : les princes d'Orange l'apanagent à un bâtard.
  • 1501 : passe (par héritage) aux Poitiers d'Allan.
  • Recouvrée par les princes d'Orange qui l'incorporent dans leur principauté (Sur la section de Vaison de la carte de Cassini (XVIIIe siècle), Montbrison est encore noté comme dépendance de la principauté d'Orange, formant une enclave de celle-ci dans le Dauphiné, jouxtant le Comtat Venaissin).
  • 1702 : la principauté passe aux Bourbon-Conti.
  • 1724 : la terre de Montbrison est engagée aux Raymond-Modène, derniers seigneurs.

1789 (démographie) : 45 familles[2].

Avant 1790, Montbrison était une communauté de l'élection de Montélimar, subdélégation de Saint-Paul-Trois-Châteaux et du bailliage du Buis, formant une paroisse du diocèse de Die qui avait une église secondaire sous le vocable de Saint-Michel mais dont la principale église, premièrement dédiée à saint Biaise et qui prit ensuite le vocable de Notre-Dame-des-Églises, était celle d'un prieuré de l'ordre de Cluny dépendant de celui du Pont-Saint-Esprit. Les dîmes de cette paroisse appartenaient, partie au roi, partie au prieur, partie au curé[2].

De la Révolution à nos jours[modifier | modifier le code]

En 1790, cette commune est attribuée au canton de Taulignan. La réorganisation de l'an VIII la place dans celui de Grignan[2].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendance politique et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 En cours
(au 22 janvier 2015)
Josette Beraud[5] DVG  

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[7].

En 2017, la commune comptait 281 habitants[Note 1], en diminution de 7,57 % par rapport à 2012 (Drôme : +4,12 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
274225282360349381430393412
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
450449454451424429402433403
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
364362375293271257232212223
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
210208198258266312310310304
2017 - - - - - - - -
281--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Fête : premier dimanche de septembre[1].

Loisirs[modifier | modifier le code]

  • Pêche[1].
  • Randonnées (sentiers pédestres)[1].
  • Baignade[1].

Santé[modifier | modifier le code]

Services et équipements[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Médias[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

En 1992 : lavandins, vignes (vins AOC Côtes-du-Rhône et VDQS Haut-Comtat), aviculture, apiculture (miel), truffes[1].

  • Foire : le premier septembre[1].

Tourisme[modifier | modifier le code]

  • Cyclotourisme[1].

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Église Saint-Blaise de Montbrison-sur-Lez

.

Cloche Claire immaculée de l'église Saint-Blaise (baptisée en 1875), du fondeur lyonnais Aimé Burdin

.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le Montbrison médiéval n'était pas le petit village de plaine d'aujourd'hui ; il se situait sur la Vialle. Un sentier de randonnée permet de s'y rendre (suivre la table d'orientation). Les ruines du village et du château, sur un promontoire adossé au flanc sud de la Montagne de la Lance, forment encore de beaux restes[réf. nécessaire].
  • Pontaujard : maison forte médiévale restaurée au-dessus du pont sur le Lez[réf. nécessaire].
  • La Vialle : restes de l'enceinte du village fortifié médiéval avec tour circulaire[réf. nécessaire].
  • Chapelle du prieuré Notre-Dame (XIIe siècle) : pilier carolingien[1].
  • Église remaniée d'origine romane[1].
    • Église Saint-Blaise : consacrée en 1791, elle a été construite pour remplacer la chapelle du prieuré qui servait jusque-là d'église paroissiale mais qui était trop loin du village. La construction de Saint-Blaise fut ordonnée après une cinquantaine d'années de discussions. À la fin du XIXe siècle, la population demanda la construction d'un clocher pour y installer la cloche nouvellement acquise (du fondeur lyonnais Aimé Burdin), et baptisée en 1875 du nom de « Claire Immaculée ». Le clocher ne sera jamais édifié et la cloche se trouve encore dans la remise de l'église[10],[11].

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Marcel Descour (1899-1995), général d'armée, héros de la Résistance (colonel Bayard), commandant militaire dans le Vercors (1944), Grand Officier de la Légion d'honneur.
  • Jacques Descour dit « La Flèche », né en 1925, tué le à Vassieux-en-Vercors (Drôme). Âgé de 19 ans, originaire de Montbrison-sur-Lez, fils aîné du général Marcel Descour, élève au Prytanée, Jacques Descour, aspirant, était candidat à Saint-Cyr. Il fit partie des soixante étudiants de la JEC qui venaient de Lyon pour recevoir une instruction militaire en vue de leur affectation ultérieure comme cadres du maquis. Le , sous la direction de Jean Mourgues, il commanda un réseau d'une vingtaine d'agents de liaison, puis il rejoignit le Vercors. Il fut tué parmi les premiers au combat de Vassieux-en-Vercors, le , près de la mitrailleuse sur laquelle il s'était précipité à l'arrivée des planeurs allemands, tout à côté de l'actuelle nécropole de Vassieux[12].
  • Jean Besson (1948-), sénateur de la Drôme (1989-2014), Chevalier de la Légion d'honneur[13].

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Escutcheon to draw-fr.svg

Montbrison-sur-Lez possède des armoiries dont l'origine et le blasonnement exact ne sont pas disponibles.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e f g h i et j Michel de la Torre, Drôme, le guide complet de ses 371 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, (ISBN 2-7399-5026-8), p. Montbrison-sur-Lez
  2. a b c d et e J. Brun-Durand, Dictionnaire topographique du département de la Drôme, Paris, Imprimerie nationale, (lire en ligne), page 225
  3. C. Lagrand, La céramique pseudo-ionienne dans la moyenne vallée du Rhône, Cahiers Rhodaniens, X, 1963
  4. Charles-Laurent SALCH, Dictionnaire des châteaux et des fortifications du Moyen-Âge en France, Strasbourg, Éditions PUBLITOTAL, , 1286 p. (ISBN 2-86535-070-3)
  5. Montbrison sur le site de l'association des maires et présidents de communautés de la Drôme (consulté le 22 janvier 2015).
  6. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  10. Cloche Claire Immaculée
  11. Notice no IM26000147, base Palissy, ministère français de la Culture
  12. SOURCES:Le Maitron
  13. who's who in France 1994