Deir-el-Qamar

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Deir El-Qamar
(ar) دير القمر
Deir El-Qamar
Deir El-Qamar
Administration
Pays Drapeau du Liban Liban
Gouvernorat Mont-Liban
District Chouf
Démographie
Population 10 000 hab.
Géographie
Coordonnées 33° 41′ 53″ Nord, 35° 33′ 48″ Est
Localisation

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Deir El-Qamar

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Deir El-Qamar

Deir El-Qamar (دير القمر, de Deir « couvent » et Qamar « Lune ») est un village du Chouf au Liban, situé à 16 km du littoral méditerranéen et à 38 km de la capitale Beyrouth, à 800 m d'altitude moyenne. En arabe, دير القمر, le nom signifie "Le couvent de la lune", car il s'y trouvait un temple romain consacré à la lune, à l'emplacement de l'actuel couvent et église Saidet El Talle. Il est situé à côté de la ville de Beiteddine. Aujourd'hui c'est un village majoritairement habité par des chrétiens, un des rares villages chrétiens intacts du Chouf à la fin de la guerre du Liban, mais tristement célèbre par le fameux blocus organisé par les miliciens du Parti Socialiste Progressiste de Walid Joumblatt, lors de la guerre de la montagne.

Les plus vieux documents écrits qui mentionnent Deir el-Qamar, sous l'écriture française médiévale "Deir elcamar" et " Deir elchamar", ainsi que tous les noms des villages du Chouf (écrit "Schouf", "Schuf" et "Sscuff") remontent à 1257 et 1261 dans plusieurs actes de vente entre Iohanne de Schouf, seigneur du Schuf et Gezin, et le Maitre des Theutoniques (frere Anne honorable meistre de l'hopital des Alemans en Jerusalem). Ces actes de vente sont reportés textuellement en latin et en français médiéval dans le livre "Tabulea Ordinis Theutonici" dont une copie se trouve à la New York Public Library.

Deir-el-Qamar fut la capitale du Mont-Liban au début du XVIIe siècle sous le règne de l'émir druze Fakhr-al-Din II, jusqu'à sa mort en 1635. Elle en resta la capitale jusqu'à la construction du palais de Beit ed-Din par l'Emir Bachir II sur un promontoire en face de Deir el-Qamar, vers 1818.

Deir el-Qamar fut complètement détruite à la suite des massacres de 1860. Elle fut rebâtie par un contingent français envoyé par Napoleon III revendiquant un ancien traité établi en 1523 entre le Royaume de France et l'Empire Ottoman, faisant de la France la protectrice des minorités chrétiennes de l'Empire.

En 1864, les habitants de Deir el-Qamar élurent la première municipalité des provinces arabes de l'Empire Ottoman après Constantinople.

Ce village conserve un aspect pittoresque remarquable, avec des maisons typiques en pierre. Il est un lieu touristique, et il fait bon se balader dans ses rues. Il a été classé en 1945 comme monument historique.

C'est une des rares communes du Liban à avoir un plan concret d'urbanisme et à s'y tenir. Elle a souffert en d'incendies de forêt de très grande ampleur qui, sans atteindre le centre historique, ont dévasté les environs boisés et en particulier les terrasses séculaires séparant la cité du Palais de Beiteddine ainsi que la Colline de la Croix.

Camille Chamoun, ancien président du Liban, est né dans ce village. Son fils Dory, leader du Parti national libéral (PNL), après avoir été président de la municipalité, est aujourd'hui député du Chouf.

Elle gagne une charte d'amitié avec la ville française de:

Histoire et Culture[modifier | modifier le code]

Universités et établissements scolaires[modifier | modifier le code]

2 grandes universités et 7 établissements scolaires et techniques font de Deir-el-Qamar un centre d'éducation important dans la région du Chouf, auxquels s'ajoute le Centre culturel français du Chouf, centre régional du Mont-Liban sud (Chouf, Aley, Baabda), inauguré en 1993 par la ministre française de la culture, Catherine Tasca, et créé à la demande conjointe du président de la municipalité, Georges Dib Nehmé, et du député Walid Joumblatt, au lendemain de la guerre, en symbole d'une volonté de réconciliation.

Translittération[modifier | modifier le code]

Plusieurs manières pour écrire le nom et toutes sont valables:

  • Deir el Qamar
  • Deir el Kamar

L'usage du "q", héritée de l'anglais, permet de traduire la lettre qaf, muette en dialecte libanais, à la différence du kaf.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]