Constructions mécaniques de Normandie
| Constructions Mécaniques de Normandie | |
| Création | |
|---|---|
| Fondateurs | Félix Amiot |
| Forme juridique | SA à conseil d'administration |
| Siège social | Paris |
| Direction | Serge Quaranta |
| Actionnaires | CMN Naval (depuis ) |
| Activité | Construction de navires et de structures flottantes |
| Produits | Corvettes et patrouilleurs classe Combattante, classe Vigilante, Hydroliennes marines et fluviales… |
| Société mère | |
| Effectif | 450 ()[1] |
| SIREN | 562110965 |
| Site web | www.cmn-group.com |
| Chiffre d'affaires | 158 M€ ()[1] |
| Résultat net | 24,4 M€ ()[1] |
| modifier - modifier le code - voir Wikidata | |
Les Constructions mécaniques de Normandie (CMN) est une entreprise de construction navale, spécialisée dans les bâtiments militaires, mais également les yachts, filiale du groupe CMN Naval[2].
Historiquement implantée à Cherbourg (Cherbourg-Octeville en 2000, puis Cherbourg-en-Cotentin en 2016), son siège social est à Paris.
Historique
[modifier | modifier le code]Les chantiers ont été fondés en 1946 par Félix Amiot, qui avait fait carrière dans la conception aéronautique durant l'entre-deux-guerres, sur les bases des chantiers Amiot.
Les CMN ont d'abord construit des dragueurs de mines classe Sirius et Mercure puis 5 chasseurs de mines classe Circé. Puis ils ont bâti leur renommée sur les vedettes de classe Combattante (navires rapides de combat) et les patrouilleurs classe Vigilante (navires de surveillance), aidés en cela par l'épisode des vedettes de Cherbourg. L'idée d'Amiot était en effet de créer des bâtiments de combat légers, rapides et puissamment armés. Les douze vedettes de Cherbourg ont été lancées par CMN entre le et le .
Les CMN ont construit en 40 ans des corvettes (la classe Baynunah), des chasseurs de mines (la classe Vulcain), 129 patrouilleurs dont les Patra puis la Classe P400 et la classe OPV 54, pour une vingtaine de marines.
Dans les années 2000, CMN a mis au point le projet Combattante BR70, qui a servi de base aux corvettes de la classe Baynunah destinées à la Marine des Émirats arabes unis. Le navire de tête de la classe a été construit au chantier naval de CMN à Cherbourg, tandis que les autres navires ont été construits à Abou Dhabi par Abu Dhabi Ship Building (ADBS) dans le cadre d'un programme de transfert de technologie[3].
En 2008, les CMN présentent, en partenariat avec Veolia, un projet pour la concession du port de commerce de Cherbourg, mais l'alliance entre la Chambre de commerce et Louis Dreyfus Armateurs lui est privilégiée par Ports Normands Associés, propriétaire et autorité portuaire du port de Cherbourg.

Le , les CMN sont condamnées en appel à Caen à indemniser le « préjudice d'anxiété » de 10 anciens salariés exposés à l'amiante[4].
En les chantiers livrent à l'Arabie saoudite les deux premiers navires intercepteurs HSI 32, faisant partie d'une commande de 58 intercepteurs[5].
En , CMN a lancé la première corvette de classe BR71 Mk II, NRA Ekuikui II (F 300), destinée à la marine angolaise. La BR71 Mk II est une version modernisée des corvettes de classe Baynunah, dont six navires sont en service au sein de la marine des Émirats arabes unis à la date de 2026. La branche navale du groupe EDGE, Abu Dhabi Ship Building (ADSB), a sous-traité la conception et la construction des premier et troisième navires à CMN, tandis que la seconde corvette sera construite à Abu Dhabi par ADSB[6],[7].
Structure de l'entreprise
[modifier | modifier le code]CMN fait partie de CMN Naval, un groupe multinational de construction navale et de construction de yachts. Le groupe comprend également des chantiers navals tels que German Naval Yards en Allemagne et Isherwoods au Royaume-Uni[8]. En outre, les filiales HydroQuest, AMT et ACE font également partie de CMN Naval[9].
Opérations
[modifier | modifier le code]
CMN construit des navires militaires, des yachts et des navires de recherche. Elle est également présente dans le domaine des énergies marines via sa filiale HydroQuest[10].
Sur le site de Cherbourg, la CMN dispose de plusieurs halls de production (environ 48 000 m2 de surface couverte au total, terrain d'environ 110 000 m2) ainsi que d'installations spécialisées telles qu'une cale de halage pour les navires de moins de 700 tonnes et un Synchrolift d'une capacité de levage de 3 000 tonnes[11].
Produits
[modifier | modifier le code]- Classe Combattante
- BR71 MkII, longueur 70,3 m, largeur 11,0 m, déplacement 830 t (classe Baynunah).
- FS 65, longueur 65,1 m, largeur 9,2 m, déplacement 650 t.
- FS 56, longueur 56,0 m, largeur 8,2 m, déplacement 450 t.
- FS 46, longueur 46,0 m, largeur 7,6 m, déplacement 270 t.
- Classe Vigilante
- CL 75 MKII, longueur 75,0 m, largeur 12,5 m, déplacement 850 t.
- CL 65, longueur 65,0 m, largeur 10,6 m, déplacement 650 t.
- CL 55, longueur 54,4 m, largeur 8,9 m, déplacement 480 t (classe P400).
- Patrouilleur
- Ocean Eagle 43, longueur 43,0 m, largeur 15,2 m (existe aussi en navire-drone) (3 exemplaires livrés à la marine du Mozambique, 2 livrés à la marine angolaise)[12].
Le navire est armé d’un canon automatique de 20 mm, monté sur un système d'armes télécommandé, et de deux mitrailleuses de calibre 12,7 mm pour l’autodéfense[13].
- Vedettes
- FPV 37, longueur 36,0 m, largeur 7,7 m.
- HSI 32, longueur 32,2 m, largeur 7,0 m (existe aussi en navire-drone) (58 en service en Arabie Saoudite, 3 au sein de la marine du Mozambique, 3 au sein de la marine angolaise)[14].
Les navires de la classe Interceptor sont conçus pour effectuer des opérations d’attaque maritime, de recherche et sauvetage (SAR), de sécurité maritime, de protection de convois, de surveillance maritime, de lutte contre la piraterie, de protection des navires vulnérables et des installations pétrolières offshore, de contrôle de l’immigration illégale, de lutte contre le trafic de stupéfiants et la contrebande. Les navires sont également utilisés pour se défendre contre les attaques de hors-bords, les menaces asymétriques et l’arraisonnement par les forces terroristes. Les navires de classe Interceptor ont la capacité d’effectuer des opérations combinées avec des avions, des drones et des systèmes de surveillance côtière.
- HSI 25, longueur 25,4 m, largeur 6,32 m.
- DV 16, longueur 17,6 m, largeur 3,4 m (existe aussi en navire-drone).
Le DV-16 est un patrouilleur rapide, conçu pour la patrouille côtière et les missions nécessitant une interception à grande vitesse dans les eaux littorales. Il a été vendu aux marines du Yémen, du Qatar, des Émirats arabes unis et du Mozambique.
- Navires d'assaut
- HSAB 32, longueur 31,9 m, largeur 7,1 m.
- HSAB 20, longueur 18,7 m, largeur 4,6 m.
- Embarcation de débarquement
- NDH 250, longueur 80,0 m, largeur 12,0 m (missions logistiques, de projection amphibie et de soutien médical)[15].
- LCT 200-70, longueur 70,0 m, largeur 10,6 m (2 exemplaires commandés par la marine angolaise)[16].
- LCT 200-54, longueur 54,2 m, largeur 11,0 m.
- LCT 175-45, longueur 44,8 m, largeur 11,0 m.
Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Frédéric Patard, L'aventure Amiot-C.M.N. : des hommes, le ciel et la mer, Bricqueboscq, Editions des champs, , 279 p. (ISBN 978-2-910-13809-7).
Notes et références
[modifier | modifier le code]- 1 2 3 « https://www.pappers.fr/entreprise/cmn-constructions-mecaniques-de-normandie-562110965 »
- ↑ « CONSTRUCTIONS MECANIQUES DE NORMANDIE (PARIS 8) Chiffre d'affaires, résultat, bilans sur SOCIETE.COM - 562110965 », sur www.societe.com (consulté le )
- ↑ (en) Tom Barton, « CMN and Edge Group launch first BR71 Mk II corvette for Angola », sur Janes, (consulté le )
- ↑ Amiante : le "préjudice d'anxiété" reconnu, Le Figaro, 28 septembre 2012.
- ↑ Sébastien Fontenelle, « « Soumission » ? « Le Figaro », « Valeurs actuelles » et les pays du Golfe », sur Orient XXI,
- ↑ (en) Tom Barton, « CMN and Edge Group launch first BR71 Mk II corvette for Angola », sur Janes, (consulté le )
- ↑ (en) Dimitris Mitsopoulos, « Angolan Navy BR71 MKII Corvette Program Progresses », sur Naval News, (consulté le )
- ↑ « CMN Naval : le pionnier de l'innovation navale et de l'énergie marémotrice », sur Le Figaro, (consulté le )
- ↑ (en-US) « European Naval Defence Group », sur CMN Naval (consulté le )
- ↑ « Le groupe CMN Naval lève 85 millions d’euros de financement pour soutenir sa croissance », sur Le Marin, (consulté le )
- ↑ (en-US) « CMN Shipyard », sur CMN Naval, (consulté le )
- ↑ (en) Guy Martin, « CMN delivers Ocean Eagle patrol boat to Angola », sur defenceWeb, (consulté le )
- ↑ (en-US) « Ocean Eagle 43 Trimaran Maritime Survelliance Vessel », (consulté le ).
- ↑ (en) Guy Martin, « Angola confirmed to be operating HSI 32 interceptors », sur defenceWeb, (consulté le )
- ↑ Fiche technique
- ↑ (en) « First new LCT 200-70 landing craft arrives in Angola », sur Default, (consulté le )
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Articles connexes
[modifier | modifier le code]Liens externes
[modifier | modifier le code]- Site officiel
- Ressource relative aux organisations :