Marc Francelet

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Marc Francelet
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Marc Francelet est un journaliste et homme d'affaires français né en 1947. Collaborateur occasionnel au Point, il a aussi travaillé pour l'hebdomadaire Choc, chargé de sa rénovation éditoriale. Depuis 2007, il est mis en examen dans le cadre de différentes affaires.

Biographie[modifier | modifier le code]

Marc Francelet est né en 1947, il a un frère ainé Pierre Francelet qui sera tailleur de pierre. Son père était un architecte sa mère une femme au foyer.

Dans les années 1960, Marc Francelet est un très jeune photographe de presse à Paris Match.

Dans les années 1970 et 1980, il est tour à tour paparazzi, informateur, échotier, chargé des relations publiques de Jean-Paul Belmondo, homme à tout faire de Johnny Hallyday, relation amicale de Françoise Sagan [1]

Dans les années 1990, Francelet qui se présente volontiers comme homme d'affaires, voyage en Ouzbékistan avec précisément son amie Françoise Sagan, ramenant des entretiens enregistrés qu'il donnera au journaliste du Nouvel Observateur François Caviglioli, qui en tirera quelques polars[1].

Il serait proche de Bernard Laporte[2] et, en général, des cercles chiraquiens, en particulier d'Yves Bertrand, patron des RG de 1999 à 2003, et d'Alexandre Djouhri[1].

Outre ces connaissances, Francelet serait aussi très proche du milieu corse, en particulier de Francisci et de Paul Lantiéri[1].

Mises en examen[modifier | modifier le code]

Après avoir été mis en examen par le juge Courroye dans le cadre de l'affaire pétrole contre nourriture, en 2007, aux côtés de Loïk Le Floch-Prigent, l'ancien patron d'Elf, et de Michel Coencas, avec qui il avait créé la société Tanker Oil[1], Francelet tente en 2007 de lancer la rumeur sur Paris selon laquelle Courroye serait un agent de la CIA[3]. Il est ensuite mis en examen, fin mars 2007, par le juge Courroye pour "corruption d'agent privé]" dans le cadre de l'affaire Safa-Le Point, et détenu pendant deux mois[3]. En outre, Marc Francelet est poursuivi pour une dizaine d'infractions financières, dont une escroquerie à l'assurance-chômage de l'ordre de 160 000 euros entre 2001 et 2004 et pour "recel d'abus de confiance, recel d'abus de biens sociaux et blanchiment d'argent" [3].

Collaborateur occasionnel de l'hebdomadaire Le Point, Marc Francelet aurait été payé 150 000 euros pour mettre en contact l'homme d'affaire libanais Iskandar Safa et le journal. Celui-ci a publié en 2005 un article complaisant sur le milliardaire Safa, rédigé par le journaliste Jean-François Jacquier, alors que Safa était recherché par la justice dans le cadre de l'affaire du financement illégal du RPF[1].

Le , Franz-Olivier Giesbert, le directeur du Point, est entendu par la police pour la publication de l'article sur Safa. La société des rédacteurs du Point, dans un communiqué interne, s'est dite « consternée » et a demandé à la direction du magazine « qu'à l'avenir, ce genre d'informateur n'ait pas, comme c'était le cas, porte ouverte au Point ». D'autres journalistes ont été entendus dans cette affaire, dont le journaliste auteur de l'article sur Iskandar Safa Jean-François Jacquier, ainsi que l'ancien journaliste du Monde Hervé Gattegno, également auteur d'un article sur Iskandar Safa[4]. En mai 2007, le juge Jean-Christophe Hullin a remplacé le juge Courroye, devenu procureur à Nanterre, et a remis en liberté Marc Francelet, tout en le soumettant au contrôle judiciaire[4].

Le , une peine de trois ans de prison dont 18 mois ferme et une amende de 300 000 euros sont requises contre lui pour escroquerie aux indemnités chômage, et recel d'abus de bien sociaux et d'abus de confiance[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]