Harald III de Norvège

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Harald Hardrada
Monnaie à l'effigie d'Harald.
Monnaie à l'effigie d'Harald.
Titre
Roi de Norvège
Prédécesseur Magnus le Bon
Successeur Magnus Haraldsson
Biographie
Dynastie Hårfagreætta
Nom de naissance Harald Sigurdsson
Date de naissance Vers 1015
Date de décès
Père Sigurd Syr
Mère Åsta Gudbrandsdotter
Conjoint Élisabeth de Kiev
Thora
Enfants Maria
Ingegerd
Magnus
Olaf Kyrre

Harald Sigurdsson est roi de Norvège de 1046 à sa mort, le . Il est plus connu sous le nom Harald Hardrada, dont l'épithète (Harðráði en vieux norrois) signifie « au commandement dur », ce qui est souvent traduit par « l'Impitoyable » ou « le Sévère ». D'autres surnoms, plus romantiques, lui ont été donnés, tels que « l'Éclair du Nord » ou « le dernier des Vikings ». C'est également un scalde prolifique et réputé.

Fils d'un roitelet norvégien et demi-frère d'Olaf le Saint, Harald est contraint de s'exiler après la défaite de Stiklestad. Il se réfugie d'abord en Rus' de Kiev, puis à Constantinople où il devient chef de la garde varangienne. De retour en Norvège en 1046, il s'allie avec le roi danois Sven Estridsen contre le nouveau souverain de la Norvège, Magnus le Bon, qui accepte de partager le pouvoir avec Harald en échange de l'abandon de l'alliance avec Sven. Magnus meurt l'année suivante, laissant Harald seul roi de Norvège.

Le règne d'Harald est marqué par plusieurs campagnes navales contre le Danemark. En 1066, il fait partie des candidats à la succession du trône d'Angleterre. Son invasion du Yorkshire est d'abord couronnée de succès, mais elle connaît un terme prématuré à Stamford Bridge, où Harald trouve la mort en affrontant Harold Godwinson.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Harald voit le jour dans le Ringerike en 1015 ou 1016[1],[2]. Il est le troisième fils d'Åsta Gudbrandsdatter par son second mari, Sigurd Syr, un roitelet du Ringerike qui compte parmi les plus importants et les plus riches seigneurs de la région[3]. Par sa mère, Harald est le demi-frère du roi Olaf Haraldsson[4], à qui il voue une grande admiration. Il fait preuve très jeune de grandes ambitions, ce en quoi il se distingue de son père et de ses frères, de tempérament plus terre-à-terre[5].

D'après les sagas islandaises, en particulier la Heimskringla de Snorri Sturluson, Harald est un descendant d'Harald à la Belle chevelure non seulement par sa mère, mais également par son père. Sigurd Syr serait en effet le fils d'un certain Halfdan de Hadafylke, fils de Sigurd Rise, fils d'Harald. La plupart des historiens considèrent que ce lignage est une invention ultérieure, liée au contexte politique et social de l'époque de rédaction des sagas, plusieurs siècles après la mort d'Harald Hardrada. Cette prestigieuse ascendance n'est jamais mentionnée du vivant d'Harald, alors qu'elle aurait constitué un argument de poids en faveur de ses prétentions au trône de Norvège[4].

En 1028, Olaf est chassé de son royaume par une révolte, et Knut le Grand, déjà roi de Danemark et d'Angleterre, ceint la couronne de Norvège. Afin de reconquérir le trône, Olaf retourne en Norvège en 1030. En apprenant l'arrivée de son demi-frère, Harald, alors âgé de quinze ans, rassemble 600 hommes et se porte à sa rencontre. Le 29 juillet 1030, l'armée d'Olaf rencontre celle des nobles et paysans norvégiens fidèles à Knut à Stiklestad[6]. Harald se distingue sur le champ de bataille[7], mais il est grièvement blessé, tandis que son frère trouve la mort[8].

L'exil[modifier | modifier le code]

Après la défaite de Stiklestad, Harald parvient à s'enfuir jusqu'à une ferme isolée de l'Est de la Norvège avec l'aide de Rognvald Brusason. Il y séjourne le temps de soigner ses blessures, puis repart vers le nord et entre en Suède. En 1031, il arrive en Rus' de Kiev, où il séjourne probablement quelque temps à Staraïa Ladoga. Le grand-prince Iaroslav le Sage, dont la femme est une lointaine parente d'Harald, lui fait bon accueil, à lui et à ses hommes[9],[10]. En manque de chefs militaires, il reconnaît les capacités du jeune homme et le nomme capitaine de ses troupes[11]. Harald participe ainsi à une campagne contre les Polonais en 1031, et il est possible qu'il ait également combattu d'autres adversaires de la principauté de Kiev, comme les Tchoudes d'Estonie, l'Empire byzantin ou les Petchénègues et autres nomades des steppes[12].

C'est probablement en 1033 ou 1034[13] qu'Harald et ses hommes se rendent à Constantinople, la capitale de l'Empire byzantin, pour rejoindre la garde varangienne. Bien qu'elle soit censée former la garde rapprochée de l'empereur, la garde varangienne participe à des conflits aux quatre coins de l'empire[14]. Ainsi, Harald commence par affronter des pirates arabes en Méditerranée avant de tomber sur les villes d'Anatolie les ayant soutenus. Il participe à des campagnes jusqu'à l'Euphrate lors desquelles, d'après le scalde Þjóðólfr Arnórsson, il contribue à la prise de quatre-vingts forteresses arabes[15],[16].

La garde varangienne dans le manuscrit de Madrid de la Chronique de Jean Skylitzès.

Les sagas rapportent qu'Harald se rend ensuite à Jérusalem et combat dans la région, mais la position chronologique de ce voyage dans sa vie est incertaine[17]. Il serait plus vraisemblable qu'il ait eu lieu après le traité de paix conclu entre Michel IV et le calife fatimide Al-Mustansir Billah en 1036. Dans ce cas, le rôle d'Harald est peut-être d'escorter des pèlerins jusqu'à Jérusalem, et les batailles mentionnées dans les sagas l'auraient opposé à des brigands locaux[18],[19].

En 1038, la garde varangienne participe à une expédition byzantine en Sicile. Menée par Georges Maniakès, elle a pour objectif la reconquête de l'émirat de Sicile. Harald côtoie à cette occasion des mercenaires normands tels que Guillaume Bras-de-Fer, et Snorri Sturluson rapporte qu'il s'empare de quatre villes de l'île[20],[21]. Au terme de cette expédition, en 1041, une révolte éclate dans le Sud de l'Italie, et les Varègues sont envoyés la mater[22]. Aux côtés du catépan Michel Dokeianos, Harald remporte d'abord plusieurs succès, mais les Lombards et les Normands, menés par Guillaume Bras-de-Fer, remportent des victoires décisives à Olivento en mars, puis à Montemaggiore en mai[23],[24]. Rappelée à Constantinople[25], la garde varangienne est envoyée en Bulgarie à la fin de l'année 1041[26] et contribue à l'écrasement du soulèvement de Pierre Deljan, ce qui vaut à Harald d'être surnommé « le brûleur de Bulgares » (Bolgara brennir) par Þjóðólfr Arnórsson[27],[28].

Harald ne souffre pas du conflit qui oppose Georges Maniakès à Michel IV, au contraire : à son retour à Constantinople, il est couvert d'honneurs. D'après le Stratégikon de Kékauménos, un livre grec rédigé dans les années 1070, « Araltes » (c'est-à-dire Harald) aurait reçu les faveurs de l'empereur : il est d'abord nommé manglabites après l'expédition de Sicile, puis spatharokandidatos après la campagne de Bulgarie[27],[29]. L'importance exacte de ces titres est discutée, mais le texte du Stratégikon implique qu'ils sont plutôt situés vers le bas de la hiérarchie impériale[30].

Après la mort de Michel IV, en décembre 1041, la cour byzantine est secouée par les querelles entre le nouvel empereur Michel V et la puissante impératrice Zoé. Harald ne bénéficie plus de la faveur impériale et se retrouve même emprisonné pour une raison incertaine[31]. D'après les sagas, il a été arrêté pour avoir puisé dans le trésor impérial et exigé la main d'une parente de Zoé ; d'après Guillaume de Malmesbury, pour avoir entretenu des rapports avec une femme de la noblesse ; d'après Saxo Grammaticus, pour meurtre. Il est possible que Michel V ait voulu se protéger d'un Varègue jugé trop loyal à son prédécesseur[32]. Il existe également plusieurs variantes quant à la manière dont Harald sort de prison. Il pourrait s'être évadé avec une complicité externe, en profitant de la révolte contre Michel V qui éclate en avril 1042. La garde varangienne est divisée : certains de ses membres protègent l'empereur, tandis que d'autres, menés par Harald, apportent leur soutien aux rebelles. En fin de compte, Michel V est aveuglé et envoyé dans un monastère, et les sagas affirment que c'est Harald lui-même qui a crevé les yeux de l'empereur déchu[33]. Au mois de juin, une fois Zoé rétablie sur le trône avec Constantin IX, Harald demande la permission de rentrer en Norvège, mais l'impératrice refuse. Harald parvient néanmoins à s'échapper par le Bosphore avec deux navires et quelques fidèles. L'un des navires est détruit par les chaînes tendues en travers du détroit, mais l'autre parvient à franchir l'obstacle et permet à Harald de s'enfuir par la mer Noire[33].

Malgré ce départ, Kékauménos salue la loyauté du Varègue à l'égard de l'empire, une loyauté qui aurait persisté même une fois Harald devenu roi de Norvège[34]. D'après Þjóðólfr Arnórsson, il aurait participé à dix-huit grandes batailles en tant que membre de la garde varangienne[4]. Durant cette période, il accumule d'importantes richesses, qu'il envoie en Rus' pour plus de sûreté sous la surveillance de Iaroslav le Sage[35]. D'après les sagas, cette fortune provient non seulement du butin ramassé sur les champs de bataille, mais aussi de ses participations à trois « pillages de palais » (polutasvarf), un terme pouvant désigner les fonds versés aux Varègues par un nouvel empereur pour s'assurer de leur loyauté, ou bien un véritable pillage de la chambre des comptes du palais impérial au moment d'un changement de régime[36]. Ces trois « pillages de palais » correspondent vraisemblablement aux disparitions de Romain III en 1034, Michel IV en 1041 et Michel V en 1042 : Harald aurait eu à chaque fois l'opportunité de capter des sommes importantes[37]. C'est sûrement cet argent qui lui permet de financer ses prétentions au trône de Norvège[38].

Portrait d'Élisabeth de Kiev dans une fresque de la cathédrale Sainte-Sophie de Kiev.

Harald retourne en Rus' dans la deuxième moitié de l'année 1042[39]. L'année suivante, Iaroslav le Sage attaque Constantinople ; il bénéficie probablement d'informations apportées par Harald sur l'état de l'empire[40]. C'est durant son second séjour en Rus' qu'Harald épouse Élisabeth, fille de Iaroslav le Sage et petite-fille du roi suédois Olof Skötkonung[38]. Il est possible qu'ils aient été promis l'un à l'autre dès le premier passage d'Harald en Russie, ou du moins qu'ils se soient rencontrés. Durant ses années byzantines, Harald compose un poème d'amour qui pourrait mentionner Élisabeth. D'après le Morkinskinna, Harald aurait demandé la main d'Élisabeth durant son premier séjour en Rus', mais le grand-duc aurait refusé en raison de sa pauvreté[41]. Quoi qu'il en soit, c'est un mariage prestigieux pour Harald : les autres enfants de Iaroslav ont en effet épousé des personnalités importantes telles que le roi des Francs Henri Ier, le roi de Hongrie André Ier et la fille de l'empereur Constantin IX[40].

Le retour au pays[modifier | modifier le code]

1046 est l'année du retour au pays pour y réclamer le trône de Norvège ou celui de Danemark. Après une alliance temporaire avec Sven II de Danemark contre son neveu Magnus, Harald rompt celle-ci contre la promesse de Magnus de le laisser régner sur la moitié du royaume. De fait, il règnent ensemble sur la Norvège jusqu'à ce que Magnus meure en 1047, ce qui fait de Harald le roi de Norvège en titre. Il se consacre alors à soumettre les principaux chefs locaux, qui détiennent la réalité du pouvoir. Il se débarrasse alors d'Einar Tambarskjelve ce qui entraine la révolte de Kalv Arnesson dont la mort en 1051 provoque la colère et la défection de son frère Finn Arnesson, un fidèle du roi Olaf II. Durant cette même période, il continue à tenter de s'emparer du Danemark. Toutefois, malgré les razzias incessantes qu'il opère, le pays résiste tant bien que mal malgré le succès d'Harald III à la bataille de Nisa en 1062 contre Sven et Finn Arnesson [42], ce qui le conduit à faire la paix avec Sven II en 1064.

L'invasion de l'Angleterre[modifier | modifier le code]

Mort de Harald III lors de la bataille de Stamford Bridge, gravure de Wilhlem Wetlesen (fin du XIXe siècle)

La mort d'Edouard le Confesseur, roi d'Angleterre et l'élection à la tête du pays de Harold Godwinson tourne les ambitions guerrières de Harald vers un nouveau théâtre. Il s'allie avec Guillaume de Normandie et le frère cadet d'Harold, Tostig, pour déposer Harold du trône. Si Guillaume briguait la couronne, Harald ne la désirait pas moins, peut-être à la suggestion de Tostig. En effet, en 1038 ou 1039, une promesse avait été échangée entre Magnus Ier de Norvège (le neveu de Harald) et le roi d'Angleterre Knud II le Hardi. Ces derniers s'étaient mis d'accord : si l'un d'entre eux mourait sans héritier direct, l'autre hériterait du royaume. Knud mourut sans héritier avant Magnus, ce qui servit de prétexte à Harald pour réclamer la couronne d'Angleterre et envahir le pays par le Nord. Toutefois cette promesse n'avait que peu de valeur, les rois d'Angleterre étant élus. Par ailleurs Sven II de Danemark, en tant que descendant de Knut et successeur de Magnus, avait au moins autant de raisons de se prévaloir de cette promesse.

Après avoir fait nommer son fils Magnus roi de Norvège, Harald fait donc voile vers l'Angleterre avec peut-être 300 navires et 9 000 hommes : c'est la dernière grande expédition viking. Il touche terre dans les Shetland, puis les Orcades, où il laisse sa femme et ses filles. Il longe ensuite les côtes d'Écosse, ravage en passant le district de Cleveland, met le feu à Scarborough, remonte la Humber puis son affluent l'Ouse et débarque à Ricall, à une quinzaine de kilomètres au sud de York, aux environs du mois de septembre 1066.

Il défait les forces northumbriennes à Fulford, à 3 km au sud de York, le 20 septembre. Le 24, les habitants de York et toute la population du district se soumettent. Toutefois Harald n'occupe pas la ville et attend au pont de Stamford qu'on lui amène des otages. Prévenu le jour même où Harald débarque à Ricall, Harold monte à marches forcées sur York en levant des troupes au passage. Le 25 vers midi il surprend Harald au pont de Stamford avec environ 6 000 hommes dont 3 000 housecarls.

Le carnage est atroce de part et d'autre. Les survivants norvégiens tiennent sur 24 navires sur les 300 qui étaient arrivés. Harald et Tostig meurent au cours de la bataille, mais Olaf, le fils d'Harald, qui gardait les navires, survit.

Le 1er octobre, Harold apprend le débarquement de Guillaume. Son armée refait à pied en 14 jours les 380 km qui la séparent de Hastings et arrive épuisée par ces deux marches forcées et cette terrible bataille. Les troupes fraîches de Guillaume n'ont alors aucun mal à écraser l'armée anglaise lors de la bataille de Hastings, où Harold meurt à son tour. Adam de Brême indique que Guillaume prit possession de l'or que Harald avait amassé depuis son expédition à Byzance, et qu'il avait emporté avec lui, et qu'il fallut douze hommes pour le porter.

Le corps de Harald est ramené en Norvège un an plus tard, et enterré à Nidaros, sa capitale (Trondheim).

L'homme[modifier | modifier le code]

Ce roi guerrier qui avait à peine atteint la cinquantaine d'années fut le premier roi de Norvège à atteindre un âge aussi avancé depuis Harald Ier. Si sa poigne de fer nuit à sa popularité dans son propre pays, il n'en demeura pas moins un guerrier exceptionnel et un général remarquable. Ceci lui valut une place particulière dans la saga des rois de Norvège écrite par Snorri Sturluson au XIIIe siècle, qui le décrit ainsi :

«  C'était l'opinion générale que le roi Harald avait surpassé tous les autres hommes en sagesse et en sagacité, qu'il dut agir rapidement ou faire des plans à long terme, pour lui-même ou pour d'autres. Aux armes, c'était le plus vaillant des hommes. Il avait aussi la chance de remporter la victoire [...]… »

— Régis Boyer op.cit chapitre 99 § 87 p. 145

« Le roi Harald était un bel homme, de noble prestance, blond de cheveux et de barbe, avec de longues moustaches; l'un de ses sourcils était un peu plus élevé que l'autre; il avait de grandes mains et de grands pieds, bien faits les unes et les autres. Il était haut de cinq aunes (deux mètres dix ?). Il était cruel pour ses ennemis et impitoyable pour toute opposition qu'on lui faisait »

— Régis Boyer op.cit chapitre 99 § 88 p. 145

Le moine Théodoricus, contemporain de Snorri, écrit, lui : « C'était un homme vaillant, de bon conseil, hardi aux armes, ferme de propos et ambitieux ».

L'Ágrip note qu'« il gouverna avec grande fermeté encore que pacifiquement. Et il n'y eut pas d'autre roi qui, de tous les hommes, fut aussi grand par la sagacité et l'esprit d'entreprise. »

Par contre, Adam de Brême, contemporain du roi, en fait un personnage beaucoup moins recommandable.

« Le roi Harald, par sa cruauté, l'emporta sur tous les tyrans. Nombre d'églises furent alors détruites sur ses ordres, et bien des chrétiens périrent sous la torture. [...] De retour chez lui, il ne cessa de faire la guerre. Il se répandit dans le Nord comme le tonnerre, et frappa les îles danoises d'un malheur fatal, pilla toutes les provinces maritimes du pays slave, soumit les Orcades et étendit jusqu'en Islande un empire sanglant. Régnant sur bien des peuples il fut haï de tous pour sa cruauté et son goût du lucre. »

— Histoire des archevêques de Hambourg traduit et présenté par Jean-Baptiste Brunet-Jailly Éditions Gallimard, Paris 1998 (ISBN 2-07-074464-7), livre III chapitre 17 p. 137-138

Il note également que l'archevêque le stigmatisa de s'approprier les offrandes apportées sur la tombe de Saint Olaf pour les distribuer à ses hommes de guerre.

Unions et postérité[modifier | modifier le code]

Harald III contracte deux unions :

  1. vers 1045 avec Élisabeth (Ellisif), fille de Iaroslav de Kiev, dont :
    • Maria (en) (morte le 25 septembre 1066), promise à Eystein Orre (en) « Coq de bruyère », fils de Torberg Arnesson, elle meurt subitement aux Orcades le jour même où son père et son fiancé sont tués ;
    • Ingegerd (morte en 1120), épouse en premières noces le futur roi danois Oluf Hunger, puis en secondes noces le futur roi suédois Philippe Halsteinsson.
  2. vers 1048 avec Tora Torbergsdatter (en), fille de Torberg Arnesson, dont[43] :
    • Magnus (vers 1049 – 1069), roi de Norvège de 1066 à 1069 ;
    • Olaf Kyrre (vers 1050 – 1093), roi de Norvège de 1067 à 1093.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Hjardar et Vike 2011, p. 284.
  2. Tjønn 2010, p. 13.
  3. Tjønn 2010, p. 14.
  4. a, b et c (no) Claus Krag, « Harald 3 Hardråde », Norsk biografisk leksikon (consulté le 31 mars 2016)
  5. Tjønn 2010, p. 15-16.
  6. Tjønn 2010, p. 17-18.
  7. DeVries 1999, p. 25.
  8. Blöndal et Benedikz 2007, p. 54.
  9. Tjønn 2010, p. 21-22.
  10. DeVries 1999, p. 25-26.
  11. DeVries 1999, p. 26.
  12. DeVries 1999, p. 27.
  13. Tjønn 2010, p. 28.
  14. DeVries 1999, p. 29.
  15. DeVries 1999, p. 29-30.
  16. Blöndal et Benedikz 2007, p. 60-62.
  17. DeVries 1999, p. 30.
  18. DeVries 1999, p. 30-31.
  19. Tjønn 2010, p. 43.
  20. DeVries 1999, p. 31.
  21. Tjønn 2010, p. 47.
  22. Beeler 1971, p. 68.
  23. Blöndal et Benedikz 2007, p. 70.
  24. Gravett 2007, p. 102.
  25. DeVries 1999, p. 31-32.
  26. Blöndal et Benedikz 2007, p. 63.
  27. a et b Bibikov 2004, p. 21.
  28. Tjønn 2010, p. 55-56.
  29. DeVries 1999, p. 33.
  30. Tjønn 2010, p. 41.
  31. DeVries 1999, p. 33-34.
  32. DeVries 1999, p. 34-35.
  33. a et b DeVries 1999, p. 35-38.
  34. Bagge 1990, p. 175.
  35. (en) Thenrik Bimbaum, « Yaroslav's Varangian Connection », Scando-Slavica, volume 24, no 1, p. 5-25.
  36. Blöndal et Benedikz 2007, p. 80-83.
  37. Skaare 1995, p. 45.
  38. a et b DeVries 1999, p. 39.
  39. Tjønn 2010, p. 74.
  40. a et b Tjønn 2010, p. 77.
  41. Tjønn 2010, p. 27.
  42. Régis Boyer op.cit p. 101
  43. Regis Boyer estime dans sa présentation de la Saga d'Harald l'Impitoyable que « Thora n'a pas été l'épouse de Harald mais seulement sa concubine. Le concubinage faisant partie des mœurs de l'époque » chapitre 33 note n°2 p.158

Bibliographie[modifier | modifier le code]