Tora Torbergsdatter

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Thora Torbergsdatter
Titre de noblesse
Reine consort
Biographie
Naissance
Famille
Giske (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Père
Torberg Arnesson (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoints
Enfants

Tora Torbergsdatter (née vers 1025 – morte à une date inconnue vers: fl. 1066) fut épouse d'un roi de Norvège et mère de deux rois de ce pays. Il est possible mais pas certain qu'elle ait été également reine de Danemark ou de Suède[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Tora Torbergsdatter nait à Giske dans Møre og Romsdal en Norvège. Elle est issue d'une puisante famille les Giskeætten, orignaire de Giske dans Sunnmøre. Elle est la fille de Torberg Arnesson (ca. 1000–1050) et de Ragnhild Erlingsdatter, petite-fille par sa mère de Erling Skjalgsson et nièce de Finn Arnesson et de Kalv Arnesson[2],[3].

Tora aurait épousé le Harald Hardrada vers 1048. Cette union s'explique largement par des considérations politique et concrétise une alliance. Les chefs de la famille Giske jouent un rôle de premier plan dans la politique du royaume de Norvège. La relation entre Tora et Harald Hardrada tisse des liens étroit entre la famille royale et Tora devient la mère de deux futurs rois de Norvège Olav Kyrre et Magnus II Haraldsson[4]. Harald s'était déjà marié vers 1043/1044 avec Elisabeth de Kiev. Cette union est documenté par le poème Stuv den blinde (Stúfr inn blindi Þórðarson kattar) et il n'y a pas aucune source subsistante sur sa présence en Norvège. Il est donc possible Elisabeth soit encore dans le Rus' de Kiev, où qu'elle meurt sur le chemin de la Norvège. Cependant cela signifierait que les deux filles d'Harald qui lui sont attribuées Ingegerd et Maria, soient de Tora. Ce qui n'est pas envisageable car Maria a été promise à Eystein Orre, qui aurait été son oncle si elle avait été la fille de Tora[5]. Il n'est pas exclu que Tora n'ait été qu'une concubine[5]. Selon Régis Boyer « Thora n'a pas été l'épouse de Harald mais seulement sa concubine. Le concubinage faisant partie des mœurs de l'époque[6] »

En 1066, Harald envahit l'Angleterre et il est vaincu et tué. Snorri Sturlusson dans la saga de l' Heimskringla consacrée à Harald précise que Elisabeth et ses filles suivent le roi lors de sa campagne en Angleterre où Maria meurt à l’annonce du trépas de son père. Ensuite Elisabeth, son autre fille Ingegerd et son beau-fils Olaf reviennent en Norvège avec la flotte après avoir fait une escale aux Orcades. Cependant d'autres récits indiquent que c'est Tora et non pas Élisabeth qui accompagne Harald lors de sa dernière expédition ce qui est plausible car elle était la cousine de Thorfinn Sigurdsson, le Jarl des Orcades[5].

Reine de Suède ou de Danemark?[modifier | modifier le code]

Selon Adam de Brême dans sa Gesta Hammaburgensis ecclesiae pontificum le roi Håkan le Rouge épouse « la mère du jeune Olaf »[7], s'il s'agit bien de sa mère cette mention concerne Tora mais il peut s'agir de sa belle-mère, c'est-à-dire la femme de son père, Élisabeth de Kiev [5].

Dans le même temps l'auteur indique que le roi Sven II de Danemark qui « souffrait d'un gout immodéré pour les femmes  »; séparée de Gunild a pris une concubine nommée Tora qui empoisonne Gude son épouse[8]. Cette même Tora lui donne un fils nommé Magnus que Sven envoie à Rome pour se faire sacré mais qui meurt en route. Tora « femme impie » serait ensuite demeurée stérile [9] .

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (no)Tora Torbergsdatter – utdypning (Merete Røskaft, Store norske leksikon)
  2. (no) Torberg Arnesson (Store norske leksikon)
  3. Giskeætten (Store norske leksikon)
  4. Stúfr inn blindi Þórðarson kattar (Old Norse Teaching Texts)
  5. a b c et d http://snl.no/.nbl_biografi/Ellisiv/utdypning
  6. Sturluson et Boyer 1979, chapitre 33, note 2, p. 158.
  7. Adam de Brême Histoire des archevêque de Hambourg traduit du latin présenté et annoté par Jean-Baptiste Brunet-Jailly éditions Gallimard, Paris, 1998 (ISBN 2070744647): Livre III, chapitre 53, scholie 84
  8. Adam de Brême Op.cit Livre III chapitre 15 scholie 66 p. 136
  9. Adam de Brême Op.cit. Livre III chapitre 21 scholie 72 p. 142

Lien externe[modifier | modifier le code]

Sources primaires[modifier | modifier le code]