Héric

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Héric
Image illustrative de l'article Héric
Blason de Héric
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Loire-Atlantique
Arrondissement Châteaubriant
Canton Nort-sur-Erdre
Intercommunalité Communauté de communes d'Erdre et Gesvres
Maire
Mandat
Patrice Leray
2014-2020
Code postal 44810
Code commune 44073
Démographie
Gentilé Héricois
Population
municipale
5 661 hab. (2013)
Densité 77 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 24′ 48″ N 1° 39′ 02″ O / 47.4133333333, -1.6505555555647° 24′ 48″ Nord 1° 39′ 02″ Ouest / 47.4133333333, -1.65055555556
Altitude Min. 17 m – Max. 66 m
Superficie 73,93 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.heric.fr/

Héric est une commune de l'Ouest de la France, située dans le département de la Loire-Atlantique, en région Pays de la Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation de la commune d'Héric dans le département de la Loire-Atlantique

Héric est situé à 25 km au nord de Nantes, sur la voie express Nantes-Rennes.

Les communes limitrophes sont La Chevallerais, Saffré, Nort-sur-Erdre, Casson, Grandchamps-des-Fontaines, Notre-Dame-des-Landes et Blain.

Selon le classement établi par l'Insee en 1999, Héric est une commune rurale monopolarisée qui fait partie de l'aire urbaine de Nantes et de l'espace urbain de Nantes-Saint-Nazaire (cf. Liste des communes de la Loire-Atlantique).

Toponymie[modifier | modifier le code]

L’étymologie de Héric n'est pas connue avec certitude. Ce nom viendrait du gaulois Isariakon, « le lieu de l'Isaria » du nom de la rivière Isar qui coule au nord du village. Son nom, qui est tout d'abord orthographié Hyhariacum au XIe siècle sur le cartulaire du Ronceray d'Angers, puis Hyeric sur le cartulaire de Redon, parfois Hiheric, Hierig ou encore Yeric selon les différents recteurs, s'écrit définitivement Héric au début du XVIIe siècle[1],[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Héric est composé d'un bourg principal et de plusieurs hameaux qui correspondent en majeure partie aux anciens fiefs et sieuries qui existaient avant la révolution française et dont on retrouve les noms sur les cartes de Cassini[3],[4],[5],[6],[7]

C'est à Saint-Félix, futur évêque de Nantes, que la tradition attribue la création de la paroisse de Héric vers 549.

L'église Saint-Nicolas a été reconstruite au XIXe siècle à l'emplacement de l'ancienne église détériorée pendant la Révolution. La chapelle du Rosaire été ajoutée devant elle et une autre, de la même époque, dans le cimetière situé à l'extrémité du bourg sur la route de Nantes.

Avant la Révolution, outre l'église, on dénombrait plusieurs chapelles aujourd'hui disparues : la chapelle du château du Chalonge, la chapelle Sainte-Honorée du nom de l'Abbaye au lieu-dit Bout-de-Bois, les chapelles de Saint-Hubert, de la Primais, du Haut-Fay, du Haut-Brossay[8].

Époque romaine[modifier | modifier le code]

Les Romains se sont établis à Héric après avoir découvert une mine de fer entre les lieux de Néron et du Haut-Brossay. Ils exploitèrent ce fer au lieu-dit la Forgette. Les fouilles de l'archéologue Léon Maitre y ont mis au jour des briques ainsi que des pièces de bronze et d'argent.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

C'est sur la terre nommée Boudené (Bout-de-Bois), au nord de Héric, sur les bords de la rivière Isar, que le Comte de Nantes Hoël III le Désavoué, dernier de la lignée des Comtes de Cornouaille, prétendant au Duché de Bretagne en 1148, a fait élever le prieuré Sainte-Honorine. Ce prieuré qu'il donne à l'abbaye de Marmoutier fait partie de la dot de sa fille qu'il consacre à Dieu dès le en l'abbaye des Couëts[9].

L'histoire des ducs de Bretagne n'a retenu que l'initiale O[10] du prénom de cette jeune fille, mais la tradition héricoise la prénomme Odeline[11] et affirme que cette demoiselle se réfugia à Bout-de-bois des suites d'un chagrin d'amour.

En 1070, Guegon de Blain, cité en 1090 et 1133 dans le cartulaire de Redon, est Seigneur de Blain et de Héric[11],[12].

La seigneurie de Héric détenue par le seigneur de Blain passe, vers 1150, dans la maison de Pontchâteau par le mariage d'Agnès de Blain et d'Olivier de Pontchâteau.

Vers 1200, Constance de Pontchâteau épouse Guillaume II le Jeune de Clisson et transmet la seigneurie de Héric à la Maison de Clisson où elle restera jusqu'en 1407, date du mariage de Béatrix, fille ainée du Connétable de France Olivier V de Clisson l'éborgné d'Auray, avec Alain VIII de Rohan.

Du XVIe au XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

La seigneurie de Héric se transmet en 1515 à la Branche de Rohan-Gié par le mariage d'Anne de Rohan avec son cousin Pierre II de Rohan-Gié.

Dans la seconde partie du XVIe siècle, à la suite de leurs seigneurs Henri Ier de Rohan-Gié et René II de Rohan-Gié tous deux fils d'Isabeau d'Albret, une partie de la population de Héric et notamment une partie de ses notables, est sensibilisée voire se convertit au calvinisme[13],[14]. Un des vicaires de Héric y est assassiné en 1565 sans que ses meurtriers ne soient pourchassés ni dénoncés par la population.

En 1642, les trois anciennes châtellenies : Blain, Héric et Fresnay sont réunies en une seule juridiction par Louis XIII, puis érigée en marquisat par Louis XIV en 1660 à la requête de sa cousine Marguerite duchesse de Rohan et princesse de Léon.

Le marquisat de Blain s'étendait sur dix-sept paroisses : Blain, Fay-de-Bretagne, Vigneux-de-Bretagne, Bouvron, Saffré, Héric, Fresnay, Grandchamps-des-Fontaines, Sucé-sur-Erdre, Puceul, Vay, Guémené-Penfao, Campbon, Plessé, Guenrouët, Fégréac et Avessac [15].

En 1645, la seigneurie de Héric est transmise à la famille Chabot. Marguerite de Rohan-Gié Princesse de Léon, Duchesse de Rohan et de Porhoët, Dame de Blain, de Héric, de Fresnay, de la Garnache, unique héritière, épouse en 1ères noces Henri Chabot seigneur de Jarnac, d'Apremont, marquis de Saint Aulaye, baron de Mouchamps, qui prend le nom de Henri II de Rohan-Chabot. Héric restera dans cette maison jusqu'à la révolution française.

Une verrerie d'art est créée à Héric en 1588 par Giovanni Ferro[16] « Gentilhomme de l'art et de la science de la verrerie », natif de l'Altare, au Marquisat de Monferrat en Italie. Il fut naturalisé français en 1596 par décret du Roi de France Henri IV.

Jean Leray, Maître Cordonnier, né le 05/06/1616 à Héric, bénéficia en son temps d'une certaine notoriété, il prit le "titre" de "Sieur de la Pantoufle", un terme en qui l'abbé Beziau voit un exemple de "spiritualité et de française malice" [17].

Héric et ses environs étaient à l'origine couverts d'une épaisse forêt. Elle disparaîtra presque entièrement dans le courant du XVIIIe siècle du fait de l'exploitation humaine.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'argent à la bande de sable chargée de trois molettes d'éperon d'or.
Commentaires : Blason de la famille de Collobet du Bot. Blason conçu par M. Durivault en 1961.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

L'article histoire des maires de France retrace l'évolution des modalités d'élection ou de nomination des maires de la commune.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
XIXe siècle   Jean-Jacques Burot de Carcouët   propriétaire, militaire
janvier 1995 mars 2001 Jacques Bernard    
mars 2001 mars 2008 André Thébaud    
mars 2008 mars 2014 Lionel Lardeux Sans étiquette  
mars 2014 en cours Patrice Leray Sans étiquette employé de banque
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 1871, la commune cède une partie de son territoire, conjointement avec Fay-de-Bretagne, pour permettre la création de Notre-Dame-des-Landes.

En 2013, la commune comptait 5 661 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 815 2 645 2 751 3 116 3 349 3 599 3 927 3 804 4 474
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
4 540 4 595 4 691 4 161 4 248 4 244 4 233 4 048 3 950
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 843 3 895 3 812 3 280 3 240 3 111 3 054 2 956 2 800
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2008 2010
2 624 2 531 2 521 3 140 3 378 3 990 4 764 5 056 5 276
2013 - - - - - - - -
5 661 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[18] puis Insee à partir de 2004[19]. Pour le recensement de 1836, archives départementales de la Loire-Atlantique[20], pour le recensement 2005 : base Cassini de l'EHESS.)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (16,4 %) est en effet inférieur au taux national (22,7 %) et au taux départemental (20,8 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (50,2 % contre 48,7 % au niveau national et 48,5 % au niveau départemental).

Pyramide des âges à Héric en 2009 en pourcentage[21]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90 ans ou +
0,6 
4,6 
75 à 89 ans
7,2 
10,5 
60 à 74 ans
9,7 
19,1 
45 à 59 ans
18,2 
24,0 
30 à 44 ans
25,0 
14,1 
15 à 29 ans
14,5 
27,5 
0 à 14 ans
24,8 
Pyramide des âges du département de la Loire-Atlantique en 2009 en pourcentage[22]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90 ans ou +
1,0 
5,6 
75 à 89 ans
9,1 
12,1 
60 à 74 ans
13,4 
20,1 
45 à 59 ans
19,7 
21,3 
30 à 44 ans
20,1 
20,1 
15 à 29 ans
18,5 
20,5 
0 à 14 ans
18,3 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Photos d'Héric[modifier | modifier le code]

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Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « ACADEMIA-CELTICA », sur academia-celtica.niceboard.com (consulté le 13 novembre 2015)
  2. Registres paroissiaux de Héric Archives du Conseil général de Loire Atlantique
  3. Archives de Loire Inférieure Léon Auguste Maitre Tome 3 série E Titres-Fiefs
  4. La Châtellenie du Chalonge appartient à Sidrac Chambellé sergent de Héric et mari de Jeanne Hamon Dame de Boudené (Bout-de-Bois), tous deux grands-parents de Michel-Sidrac Dugué de Boisbriant, pionnier et Gouverneur de Montréal.
  5. La seigneurie de la Foresterie appartient à 1539 à René de La Touche-Limouzinière mari de Florida de la Lande-Machecoul.
  6. La terre et le château de la Courosserie appartenaient en 1550 à Pierre Fourché mari de Jeanne de Moayre tous deux ancêtres de Louise fille de Jean Fourché de Quéhillac et première épouse de Nicolas Foucquet. Un siècle plus tard, la Courosserie est anoblie au profit de Philippe Bitault écuyer, cette seigneurie sera transmise à la famille Collobet du Bot par le mariage d’Élisabeth Bitault et de Jean Marie Clément Collobel du Bot. Le Blason de la commune de Héric est d'ailleurs le Blason de la Maison Collobet.
  7. Le Château de Dréneuf parfois noté Dréneuc appartenait aux Rohan qui y installèrent des Calvinistes afin de surveiller la rivière et la route menant au Bourg d'Héric. Le , Henri de Bourbon, prince de Condé devenu "seigneur et possesseur de tous les biens ayant appartenu au sieur de Rohan en la province de Bretagne continue à Thomas Guihard Sieur des Jaulnayes, le bail des terres et seigneuries de Blain et Héric". Thomas Guihard est Lieutenant général de la Maréchaussée de Bretagne et procureur aux Eaux, Bois et Forêts du Gâvre. Son fils aîné prénommé Louis (9/08/1620 Blain - 27/10/1691 Blain) entre dans les ordres à la mort de son épouse, après une carrière militaire comme 1er Capitaine du Régiment d'Enghien. C'est en qualité de prêtre et de recteur de la paroisse qu'il va sévir sur les registres paroissiaux de Blain datant de 1550 à 1691 date de sa mort. Il est l'auteur d'une multitude de faux grossiers et de détériorations, allant jusqu'à déchirer de multiples pages, dans le but, notamment, de se créer des quartiers de noblesse. Il sera débouté de ses prétentions nobiliaires à la réformation de 1669. Sources : Annales de la Société Académique de Nantes et du département de la Loire Inférieure - Registres paroissiaux de Blain et Fonds généalogique Freslon Blain vue 73/164 http://archives.loire-atlantique.fr
  8. « Héric : Histoire, Patrimoine, Noblesse (commune du canton de Nort-sur-Erdre) », sur www.infobretagne.com (consulté le 13 novembre 2015)
  9. Résumé du Dictionnaire historique, géographique et topographique de Nantes ... de J.F. Macé de Vaudoré page 61
  10. Père Anselme Histoire généalogique et chronologique des pairs de France: Bretagne p. 50
  11. a et b Mairie de Héric, « Site Officiel de la Commune de Héric - Bienvenue sur le site officiel de la commune », sur www.heric.fr (consulté le 13 novembre 2015)
  12. Armorial Général ou Registre de la Noblesse de France pages 39 et suivantes.
  13. Georges Brisset (~ 1570) Sieur des Grustières, Seigneur de Gratence, Auteur de l'Apologie rédigée en considération de " l'attitude inhumaine" du feu le roi de France.
  14. On relève plusieurs actes d'abjuration de la religion réformée sur les registres paroissiaux de Héric http://archives.loire-atlantique.fr
  15. Les lettres royales d'érection du Marquisat furent enregistrées au Parlement de Bretagne en 1662 et à la Chambre des Comptes en 1667.
  16. Maître verrier à Lyon, Nevers, Machecoul (44) puis Nantes (44) vers 1585-1598 et enfin Maître de la verrerie d'Héric (44) suivant l'autorisation donnée par les maire et échevins de Nantes en date du . (tiré de Les Italiens à Nantes et dans le pays Nantais, extrait du Bulletin Italien, t13, 1913, N°2).
  17. Inventaire sommaire des Archives départementales antérieures à 1790. Loire-Inférieure. Archives civiles Volume 05 pt.01 page 208
  18. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  19. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2008, 2010, 2013.
  20. « Héric 1836 », sur Archinoë, portail d'indexation collaborative, archives départementales de la Loire-Atlantique (consulté le 31 décembre 2012).
  21. « Résultats du recensement de la population - Héric - POP T3 - Population par sexe et âge en 2009 », sur recensement-2009.insee.fr, Insee (consulté le 10 décembre 2012).
  22. « Résultats du recensement de la population de la Loire-Atlantique - POP T3 - Population par sexe et âge en 2009 », sur recensement-2009.insee.fr, Insee (consulté le 10 décembre 2012).