Fégréac

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Fégréac
Vue d'ensemble du bourg depuis les marais du Dréneuc.
Vue d'ensemble du bourg depuis les marais du Dréneuc.
Blason de Fégréac
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Loire-Atlantique
Arrondissement Châteaubriant-Ancenis
Canton Pontchâteau
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Redon
Maire
Mandat
Yvon Mahé
2014-2020
Code postal 44460
Code commune 44057
Démographie
Gentilé Fégréacais, Fégréacaises
Population
municipale
2 398 hab. (2014)
Densité 54 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 35′ 08″ nord, 2° 02′ 36″ ouest
Altitude Min. 0 m – Max. 62 m
Superficie 44,18 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.fegreac.fr/

Fégréac est une commune de l'Ouest de la France, située dans le département de la Loire-Atlantique, en région Pays de la Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation de la commune de Fégréac dans le département de la Loire-Atlantique.
Situation

Fégréac est située à 9 km au sud de Redon et à 17 km au nord de Pontchâteau, où passe la voie express Nantes-Vannes-Brest.

Les communes limitrophes sont Avessac, Plessé Guenrouet et Séverac en Loire-Atlantique, Rieux et Théhillac dans le Morbihan.

Selon le classement établi par l'Insee en 1999, Fégréac est une commune rurale multipolarisée, notamment par l'aire urbaine de Redon, et qui fait partie de l'espace urbain de Nantes-Saint-Nazaire (cf. Liste des communes de la Loire-Atlantique).

Géographie physique[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le paysage communal marqué par le passage de plusieurs rivières et ruisseaux :

  • la Vilaine en limite ouest ;
  • l'Isac et le Canal de Nantes à Brest en limite sud ;
  • le ruisseau du Dréneuc, au milieu de la commune, passe au nord du bourg et forme un peu à l'ouest le marais du Motais avant de rejoindre l'Isac.
  • le ruisseau ... qui traverse l'étang ... à la limite nord de la commune

Les points hauts sont occupés des zones les plus boisées, tandis que les points bas sont marqués par les zones humides et les marais. L'urbanisation se niche en particulier sur les pentes des vallons.

Géographie humaine[modifier | modifier le code]

La commune est caractérisée par une dispersion de son habitat en nombreux hameaux : seulement 35 % de la population communale habite dans le bourg de Fégréac.

Celui-ci profite d'un promontoire naturel au bord du marais du Motais, ce qui lui confère un point de vue et un environnement de qualité depuis la frange nord.

Le centre ancien de Fégréac s’est structuré autour de la route Redon-Saint-Nazaire qui traversait le bourg. Il regroupe un ensemble bâti dense, R+1 généralement mitoyen et implanté à l’alignement. Cette structure originelle forme un centre historique et commercial autour de l’église, située à l’intersection de l’ancienne RD773 et de la RD 324. Le bourg s’est étendu de part et d’autre du centre ancien, principalement vers le sud : d’abord le long des voies de communication, puis sous forme de lotissements.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous la forme Fegreac en 1287, Feguereac en 1305, Fegreac en 1453, Feuguerea en 1636, Feguerea en 1636[1].

Fégréac possède un nom en gallo, la langue d'oïl locale : Fegéréac (écriture ELG)[2].

Fegerieg en breton[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Une occupation est attestée dès l’époque gallo-romaine : une agglomération gallo-romaine nommée Duretie dans la Table de Peutinger s’étendait sur les deux rives de la Vilaine, sur les territoires actuels de Fégréac et de Rieux. C'est l'endroit où la voie romaine Vannes-Blain traverse la Vilaine. Les réalisations de cette époque disparaissent à la fin de l'Empire romain, mais il en reste de nombreux vestiges tant sur le territoire de Rieux que sur Fégréac autour du village d'Henrieux (signifiant en breton le vieux Rieux. On a notamment découvert au lieu dit la butte du bro, lors de fouilles liées à la création de la ligne de chemin de fer au XIXe siècle), une statuette de Vénus à gaine, avec au revers l'une des rares inscriptions en langue gauloise « REXTVGENO SVLLIAS AVVO[T] »signifiant « Rextugénos (fils de) Sullias Fabriquant ») datée du IIe siècle de notre ère. Cette ancienne cité déclina à la fin de l'Empire romain, jusqu'à disparaître. Le nom de la localité est mentionné sous la forme Fegreac en 1287 et Feguereac en 1305. La prononciation gallèse locale est Fégrè[3], mais dans les communes voisines on entend plutôt Fégueria. La conservation du suffixe -acum sous la forme d'une terminaison -ac, au lieu du usuel dans les dialectes d'oïl de l'ouest, doit s'expliquer par une implantation conséquente de communautés brittoniques originaires du sud-est de la Grande-Bretagne à partir du VI°. (Le village de Tréhan correspond au village de Trehan dans le comté de Sallash en Cornwall Britannique). Il est possible que la différence de prononciation Fégrè pour la commune de Fégréac, soit le signe d'une évolution romane plus poussée que dans les communes voisines (Plessé Guémené, Avessac) peut-être à cause d'une densité gallo-romaine plus forte, vestige de l'ancienne cité. Quoi qu'il en soit l'implantation bretonne fut conséquente et marqua profondément la toponymie de la commune avec 21,9 % de toponymes bretons selon les calculs de Jean-Yves LE MOING (Les noms de lieux bretons de haute Bretagne). Nous y rencontrons une grande diversité de noms bretons désignant: - lieux habités, Tré (lieu habité et cultivé) avec Tréhan, Trégran, Trenneban, le chemin de Trégommé. Ker (village), Carcano (nom de landes et d'un ruisseau) et Carnaval (ancien hameau aujourd'hui intégré au bourg). Minic'hi (monastère) avec le Pont Miny, pont qui au Moyen Âge était assujetti à un droit de passage perçu par le monastère de Saint-Sauveur de Redon. - noms communs décrivant les paysages, Draen (épine) Le Dréneuc. Maen (pierre), Le Ménigo. Andon (source), chemin de Gourhandon. Beuz (buis), Le Bézy. Koad (bois, forêt), Penhouët. Menez (mont), Le menet parcelle proche du village du Thénot. Traoñ (vallée), Le Thénot (cf le vanetais Teno, le cornique Tenow et le gallois Tyno tous de même sens). Poull (mare), les poulhoux... - anthroponymes d'origine bretonne, comme Gicquel (du vieux breton IudicHael) avec La Gicquelerie; Armel (du vieux breton ArthMael) avec La Touche Saint Armel; Ravily (du vieux breton RatBili noté Ratuili dans le Cartulaire de Redon en 832)... La langue bretonne semble avoir disparu dans cette commune au début du XIIIe siècle au profit du gallo, dialecte de langue d'oil, sous l'influence de la ville de Rennes.

Au Moyen Âge, la commune est traversée par les chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

L'article histoire des maires de France retrace l'évolution des modalités d'élection ou de nomination des maires de la commune.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1995 En cours Yvon Mahé[Note 1] Divers gauche enseignant retraité, conseiller général
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[5],[Note 2].

En 2014, la commune comptait 2 398 habitants, en augmentation de 7,58 % par rapport à 2009 (Loire-Atlantique : 5,96 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 791 1 420 1 526 1 831 2 272 2 101 2 305 2 430 2 470
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 568 2 772 2 942 2 871 2 952 3 071 3 126 3 073 2 946
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 918 2 964 2 762 2 367 2 333 2 239 2 236 2 002 2 006
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
1 890 1 835 1 714 1 752 1 874 1 994 2 117 2 278 2 398
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7]. Pour le recensement de 1836, archives départementales de la Loire-Atlantique[8], pour le recensement 2005 : base Cassini de l'EHESS.)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Les données suivantes concernent l'année 2013. La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (25,5 %) est en effet supérieur au taux national (22,6 %) et au taux départemental (22,5 %)[9],[10],[11]. À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,8 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %)[9],[10],[11].

Pyramide des âges à Fégréac en 2013 en pourcentage[9]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,8 
90 ans ou +
2,8 
6,5 
75 à 89 ans
12,0 
15,6 
60 à 74 ans
13,1 
20,4 
45 à 59 ans
19,8 
20,3 
30 à 44 ans
18,2 
15,0 
15 à 29 ans
11,9 
21,4 
0 à 14 ans
22,2 
Pyramide des âges de la Loire-Atlantique en 2013 en pourcentage[10]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90 ans ou +
1,3 
5,8 
75 à 89 ans
9,1 
13,5 
60 à 74 ans
14,6 
19,6 
45 à 59 ans
19,2 
20,8 
30 à 44 ans
19,6 
19,4 
15 à 29 ans
17,7 
20,5 
0 à 14 ans
18,5 

Patrimoine et culture locale[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Manoir de Penhouet : manoir du XVIe siècle, l'ancien emplacement ayant appartenu à la Famille Le Coutellier (portant De gueules, à un lévrier rampant d'argent, colleté d'un champ).
  • Château du Dréneuc
  • Château de la Touche Saint-Joseph
  • Bibliothèque municipale
  • Croix de Fégréac
  • Moulin du tertre

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
De sable à trois fleurs de lys d'argent posées 2 et 1 ; au chef cousu d'azur chargé de trois besants d'or.
Commentaires : Blason conçu par M. du Dresnay (délibération municipale du ).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Réélu en 2001, 2008 et 2014.
  2. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Office Public de la Langue Bretonne, « Kerofis »
  2. « Villes bretonnes, noms gallo », Geobreizh (consulté le 18 mars 2013)
  3. Hervé Tremblay, Noms de lieux et itinéraires anciens en Loire Atlantique[réf. incomplète]
  4. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  8. « Fégréac 1836 », sur Archinoë, portail d'indexation collaborative, archives départementales de la Loire-Atlantique (consulté le 13 décembre 2016).
  9. a, b et c « Chiffres clés Évolution et structure de la population - Fégréac - POP T0-T3 - Population par sexe et âge en 2013 », sur insee.fr, Insee (consulté le 22 septembre 2016).
  10. a, b et c « Résultats du recensement de la population de la Loire-Atlantique - POP T0-T3 - Population par grandes tranches d'âges », sur insee.fr, Insee (consulté le 22 septembre 2016).
  11. a et b « Résultats du recensement de la population française - POP T0-T3 - Population par grandes tranches d'âges », sur insee.fr, Insee (consulté le 22 septembre 2016).