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Marguerite de Rohan (1617-1684)

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Marguerite de Rohan
Image illustrative de l’article Marguerite de Rohan (1617-1684)
Marguerite de Rohan

Titre Duchesse de Rohan, princesse de Léon, dame de Soubise, dame du duché de Frontenay, comtesse de Porhoët, marquise de Blain et de La Garnache, dame des Lorges etc.
Biographie
Dynastie Maison de Rohan
Naissance
Décès
Paris
Père Henri II de Rohan
Mère Marguerite de Béthune
Conjoint Henri de Chabot
Enfants X de Rohan-Chabot
Marguerite Gabrielle Charlotte de Rohan-Chabot
Anne Julie de Rohan-Chabot
Gilone de Rohan-Chabot
Louis de Rohan-Chabot
Jeanne Pélagie de Rohan-Chabot

Blason de Marguerite de Rohan

Marguerite de Rohan, née en 1617 et morte en 1684, héritière du duché de Rohan, issue d'une puissante maison noble de la province de Bretagne (duché jusqu'en 1532), est à l'origine de la maison de Rohan-Chabot par son mariage avec Henri de Chabot, seigneur de Saint-Gelais.

Duchesse de Rohan après la mort de son père et un conflit judiciaire avec son frère Tancrède, elle est aussi dame de Soubise et du duché de Frontenay, princesse de Léon, comtesse de Porhoët, marquise de Blain et de La Garnache, dame des Lorges et autres lieux[1].

Fille d'un père et d'une mère calvinistes, elle est aussi la nièce d'Anne de Rohan, femme de lettres protestante.

Origines familiales

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Marguerite est la fille d'Henri II de Rohan (1579-1638), premier duc de Rohan, et de Marguerite de Béthune-Sully (1595-1660), elle-même fille de Maximilien de Béthune, duc de Sully (1556-1634), le célèbre ministre de Henri IV.

Elle est issue en ligne paternelle de la maison de Rohan, une des familles nobles les plus influentes de cette époque, possessionnée d'abord en Bretagne (Rohan, Pontivy, Josselin, Blain, etc.) et dans d'autres provinces du royaume. Ses membres obtiendront[Quand ?] le rang de princes étrangers à la Cour de France.

Elle a un frère, Tancrède (1630-1649), dont la naissance est entachée de suspicion d'illégitimité et qui est d'ailleurs élevé en Hollande, aux Provinces-Unies. Après la mort de Henri II de Rohan, un procès oppose la sœur au frère (qu'elle considère comme un demi-frère). En 1646, le Parlement déboute Tancrède de ses droits, faisant de Marguerite l'héritière des possessions paternelles.

Elle est la nièce de Benjamin de Rohan (1583-1649), duc de Frontenay et seigneur de Soubise, chef de guerre protestant, mort sans enfant en exil à Londres, qui fait d'elle son héritière.

Une famille protestante

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Au XVIe siècle et au début du XVIIe siècle, nombre de membres de la famille de Rohan sont protestants.

C'est notamment le cas de sa tante, la poétesse Anne de Rohan (1579-1646), et surtout de son père, calviniste convaincu, un des chefs militaires du protestantisme français au début du XVIIe siècle (notamment pendant les guerres de religion des années 1620) et est mort en exil (il est inhumé à Genève, le grand centre calviniste de l'époque).

Mariage avec Henri de Chabot (1645)

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Elle a plusieurs prétendants dans sa jeunesse : Louis de Bourbon, comte de Soissons, prince du sang (c'est un cousin d'Henri IV), le duc Louis de Savoie-Nemours, le duc de Saxe-Weimar.

Mais elle leur préfère un gentilhomme de moindre envergure, Henri de Chabot (1615-1655), seigneur de Saint-Gelais, issu d'une famille du Poitou, qui est catholique. C'est l'arrière-petit-fils de Guy Chabot, troisième baron de Jarnac, auteur du fameux coup de Jarnac.

Au début du règne de Louis XIV (1638-1715), elle fait appel à la régente Anne d'Autriche. En 1645, un décret royal lui accorde le droit de « conserver son statut, son rang de princesse, dût-elle épouser Henri Chabot », à la condition que leurs enfants soient élevés dans la religion catholique.

Lorsque le marquis de Seneterre l'interroge à ce sujet, elle répond : « J'ignore si je pourrais décider de l'épouser, mais je sens que je ne pourrais pas supporter qu'il épouse une autre femme »[1].

Henri et Marguerite sont cousins au quatrième degré, descendant de Jean IV de Béthune (????-1568) et d'Anne de Melun de Gand (????-1540), leurs arrière-arrière-grands-parents.

Le mariage a lieu à Paris le .

De cette union naitront six enfants, dont quatre auront une descendance[1]. Ils ont le droit de porter les armes de la maison de Rohan et le nom de Rohan-Chabot (alors que normalement, ils devraient s'appeler Chabot, comme leur père).

La maison de Rohan-Chabot

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Du fait de ce mariage, Henri de Chabot est créé duc de Rohan en 1648 et devient pair de France, prince de Léon, comte de Porhoët et de Lorges, marquis de Blain et de La Garnache, baron de Mouchamps, seigneur de Héric et de Fresnay (dans la paroisse de Plessé), premier baron de la noblesse bretonne et président-né des États de Bretagne.

Il fait rentrer dans le giron de l'Eglise les terres du Poitou et de la Bretagne jusque-là favorables à la religion réformée.

Il fonde ainsi la branche de Rohan-Chabot de la famille de Chabot. L'union d'une Rohan à un homme issu de la petite noblesse et sans grande fortune, est considérée comme une mésalliance par d'autres membres de la maison de Rohan, et les Rohan-Chabot subiront diverses vicissitudes par la suite.

Vie de la duchesse (1645-1684)

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Elle est assez vite veuve, Henri de Chabot mourant en 1655.

Mort et funérailles

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Elle meurt à Paris le à l'âge de 67 ans[1].

Descendance

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De son mariage avec Henri de Chabot, elle eut :

Blason Blasonnement :
De gueules à neuf macles d'or, posées 3, 3, 3.

Notes et références

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  1. a b c et d (en) Leo van de Pas, « Marguerite de Rohan, Duchess of Rohan, Princess of Léon », Genealogics.org (consulté le )

Bibliographie

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  • Georges Martin, Histoire et généalogie des maisons de Rohan, Chabot, de Rohan-Chabot, vol I p. 66

Articles connexes

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