Bouvron (Loire-Atlantique)

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Bouvron
La mairie.
La mairie.
Blason de Bouvron
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Loire-Atlantique
Arrondissement Châteaubriant-Ancenis
Canton Blain
Intercommunalité Communauté de communes de la région de Blain
Maire
Mandat
Marcel Verger
2014-2020
Code postal 44130
Code commune 44023
Démographie
Gentilé Bouvronnais
Population
municipale
3 075 hab. (2014)
Densité 65 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 25′ 00″ nord, 1° 50′ 49″ ouest
Altitude Min. 11 m – Max. 82 m
Superficie 47,63 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.mairie-bouvron.fr/
Situation de la commune de Bouvron dans le département de la Loire-Atlantique

Bouvron est une commune de l'Ouest de la France, située dans le département de la Loire-Atlantique, en région Pays de la Loire. Bouvron fait partie de la communauté de communes de la région de Blain, qui corresond au « pays de Blain ».

Géographie[modifier | modifier le code]

Bouvron se situe à 36 km au nord-est de Saint-Nazaire, à 10 km au nord-est de Savenay et à 49 km au nord-ouest de Nantes.

Les communes limitrophes sont Quilly, Campbon, Savenay, Blain, Fay-de-Bretagne et Guenrouet.

Selon le classement établi par l'Insee en 1999, Bouvron est une commune rurale multipolarisée, notamment par l'aire urbaine de Saint-Nazaire, et qui fait partie de l'espace urbain de Nantes-Saint-Nazaire (cf. Liste des communes de la Loire-Atlantique).

Toponymie[modifier | modifier le code]

La tradition veut que le nom de Bouvron vienne du mot « bovus » (bœuf en latin) puisque Bouvron était réputé anciennement pour sa foire aux jeunes bœufs. Les marchands de ces bêtes s'appelleraient les bouverons. Mais le nom « Boveron » ou « Bouveron » n'apparaît dans les textes que vers le XIIe siècle alors que dans un texte daté du du cartulaire de Redon, on retrouve le nom de « Buluuron » (nom donné aux terres de Bouvron) cédé au monastère de Saint-Sauveur de Redon. Une étude étymologique nous dit que « Buluuron » viendrait en réalité du gaulois « bebronnos », de « bebros » (castors), et de « onno » (rivière, cf. l'étymologie de l'Ogne). Bouvron signifierait donc « rivière aux castors ».

Mais le site de la mairie rapporte que le nom de Bouvron viendrait du gaulois bébronnos, qui signifirait «la rivière des castors», bébrossigifiant castors et onno signifiant rivière.  Bouvron tirerait ainsi son nom du petit cours d'eau situé à l'est du bourg (ruisseau de Gautret) et qui va se jeter dans l'Isac.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le 2 décembre 1870 le ballon monté Volta, s'envole de la gare d'Orléans à Paris alors assiégé par les prussiens et termine sa course à Bouvron, après avoir parcouru 466 kilomètres[1].

C'est à Bouvron, à l'hippodrome du Grand Clos, que se déroule le , la cérémonie de la reddition des soldats allemands mettant fin à l'existence de la Poche de Saint-Nazaire.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
De sinople au chevron d'or accompagné en chef de deux castors assis affrontés et en pointe d'une épée tombante posée en pal, le tout d'argent ; au chef d'argent chargé de neuf mouchetures d'hermine de sable posées 5 et 4.
Commentaires : Bouvron tire son nom du vieux français bouvron : « rivière aux castors », d'où les deux castors ; l'épée tombante rappelle la reddition allemande de la poche de Saint-Nazaire le . Les mouchetures d'hermine évoquent le blasonnement d'hermine plain de la Bretagne, rappelant l'appartenance passée de la ville au duché de Bretagne. Blason conçu par la mairie.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

L'article histoire des maires de France retrace l'évolution des modalités d'élection ou de nomination des maires des communes.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
  1790 Nicolas Corbille royaliste curé
  1792 Jean Lemée    
1792 1800 Guillaume Le Batard    
1800 1807 Mathurin Brétéché    
1807 1813 Michel Ménard    
1813 1817 Amaury Marie Fourché de Quéhillac (+ v 1865)    
1817 1819 Jacques Cocaud    
1819 1830 Amaury Marie Fourché de Quéhillac    
1830 1832 Michel Letourneur    
1832 1836 Maurice Dallibert    
1836 1844 François Maillard    
1844 1848 Jean Robin    
1848 1852 Lous Maillard    
1852 1883 Eugène Couëtoux    
1883 1886 Louis Waldeck-Rousseau    
1886 1889 Albert Walsh de Serrant (1823-1895)    
1889 1892 Jean-Louis Maillard    
1892 1925 Louis Guihot    
1945 1965 Patrice Walsh de Serrant (1886-1967) RPF puis DVD conseiller général du canton de Blain
1965 1989 Jean Hervy Sans étiquette  
1989 1991 Geneviève Datin Sans étiquette  
1991 2001 Claude Mordel Sans étiquette  
2001 en cours Marcel Verger[2] PS ingénieur en agriculture et environnement
conseiller général du canton de Blain
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[4],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 3 075 habitants, en augmentation de 9,43 % par rapport à 2009 (Loire-Atlantique : 5,96 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 923 1 897 2 165 2 317 2 305 2 445 2 532 2 703 2 716
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 912 3 004 3 058 3 012 3 118 3 193 3 283 3 177 3 112
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 055 3 168 2 953 2 565 2 499 2 470 2 418 2 321 2 222
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
2 278 2 285 2 295 2 334 2 402 2 408 2 579 2 810 3 075
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006 [6]. Pour le recensement de 1836, archives départementales de la Loire-Atlantique[7], pour le recensement 2004 : base Cassini de l'EHESS.)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Les données suivantes concernent l'année 2013. La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (20,8 %) est en effet inférieur au taux national (22,6 %) et au taux départemental (22,5 %)[8],[9],[10]. Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (50,3 % contre 48,4 % au niveau national et 48,7 % au niveau départemental)[8],[9],[10].

Pyramide des âges à Bouvron en 2013 en pourcentage[8]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90 ans ou +
2,3 
6,5 
75 à 89 ans
10,7 
10,3 
60 à 74 ans
11,2 
19,8 
45 à 59 ans
16,6 
22,1 
30 à 44 ans
22,1 
15,2 
15 à 29 ans
14,9 
25,5 
0 à 14 ans
22,2 
Pyramide des âges de la Loire-Atlantique en 2013 en pourcentage[9]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90 ans ou +
1,3 
5,8 
75 à 89 ans
9,1 
13,5 
60 à 74 ans
14,6 
19,6 
45 à 59 ans
19,2 
20,8 
30 à 44 ans
19,6 
19,4 
15 à 29 ans
17,7 
20,5 
0 à 14 ans
18,5 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Château de Quéhillac
    Château de Quéhillac
    Vue d'ensemble de la Chapelle st Julien
    Chapelle St Julien
    Monument de la reddition de la poche de Saint-Nazaire le . Il se trouve à la sortie sud-ouest du bourg sur le site de l'hippodrome du Grand Clos. Il est inauguré le 9 octobre 1949 en remplacement d'une croix de Lorraine en bois datant de 1947 et commémoré le 20 mai 1951 par la venue du général de Gaulle qui déclare à cette occasion : « Le 11 mai 1945, c'est ici que s'est terminée la deuxième guerre mondiale en Europe »[11].
  • Château de Quéhillac. Ensemble architectural remarquable des XVIe siècle et XVIIe siècle, composé du château, de la chapelle Saint-Matthieu, du logis du chapelain, des écuries, de la fuie, des ponts et des douves. L'ensemble est inscrit sur la liste des Monuments Historiques depuis le 22 novembre 2002. En 1640, Nicolas Fouquet, ministre des finances de Louis XIV épouse en premières noces Louise Fourché de Quéhillac qui lui apporte 160 000 livres de dot et la terre de Quéhillac. Cette terre reviendra à la famille Fourché de Quéhillac par le rachat qu'en fera son cousin par alliance, Jean Fourché (v1617-1675], mort sans postérité et est encore actuellement la propriété de ses héritiers.
  • Château du Launay-Bedeau. C'était un château situé dans le hameau de Launay. C'était simplement une tour entourée de remparts. Lors des combats de la Poche de Saint-Nazaire, il se trouvait sur la ligne de front. Ses toitures furent endommagées et il fut rasé en dépit du patrimoine médiéval qu'il représentait. Les pierres furent utilisées pour construire une ferme, une porcherie et empierrer des chemins. Les seuls restes visibles à ce jour sont un seuil de porte, un tabernacle de chapelle et les majestueuses douves du château.
  • La chapelle Saint-Julien. Située dans le hameau de Saint-Julien, sur la RD43, cette chapelle s'élevait autrefois sur la frairie de la Gavalais ( village situé à 2,5 km au sud-ouest de la chapelle). Elle est dédiée à Saint-Julien l'Hospitalier et abrite une statue le représentant en costume militaire. Endommagée à la Révolution, cette chapelle a été plusieurs fois restaurée. Elle s'est effondrée une nuit d'hiver 1915, et a été reconstruite à l'initiative de l'abbé Pierre Roberdel en 1962.
  • La chapelle Saint-André située au lieu-dit le Chatel, à 1 km au sud-est de Bouvron, elle est dédiée dès le Xe siècle au premier apôtre du Christ, patron de la paroisse. Au Moyen Âge, autour de la chapelle, on érige des maladreries, où les lépreux trouvent refuge et réconfort. Le site Saint-André a longtemps été un centre d'affaires et de foires.
    La chapelle a bénéficié de rénovations successives et d'une solennelle bénédiction, en 1963, après avoir été rebâtie en plus grand et en retrait de la route.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Nicolas Fouquet (1615-1680), surintendant des finances de Louis XIV, qui en épousant Louise Fourché de Quéhillac, petite fille de Jean (ci-dessus), lui apporte en dot la terre de Quéhillac. Nicolas Fouquet a habité Quéhillac durant quatre années.
  • Pierre Waldeck-Rousseau séjourna de nombreuses années dans la maison de campagne familiale pendant ses années de retrait de la politique.
  • Charles de Gaulle inaugura le monument de la reddition (du 11 mai 1945) de la poche de Saint-Nazaire. La journée de commémoration de la fin de la guerre 39-45 n'a pas lieu le 8 mai à Bouvron mais le 11 mai.

Lieux-dits de la commune[modifier | modifier le code]

  • le Bois Lainé
  • Calan
  • le Chataîgner
  • la Cornuais
  • la Couéronnais
  • La Courbelais
  • la Duty
  • la Fleuriais
  • le Haliou
  • la Héridelais
  • la Gaulais
  • la Gautrais
  • la Haie (la Haye)
  • Quéhillac
  • Saint Eloi
  • les Sapins
  • la Voliais
  • le Bas Bezou
  • le Haut Bezou
  • le Bezou
  • La Guillardais
  • Le Pas
  • Les Aulnais
  • Le Déharais
  • Le Clos du puits
  • La Coudrais
  • La Bélinais

liste non exhaustive

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Abbé Pierre Roberdel, Bouvron au cours des siècles, 1988 éditions Resiac

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]