Saint-Germain-de-Montbron

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Saint-Germain-de-Montbron
Saint-Germain-de-Montbron
Le village et son église.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Charente
Arrondissement Angoulême
Canton Val de Tardoire
Intercommunalité Communauté de communes La Rochefoucauld - Porte du Périgord
Maire
Mandat
Danielle Combeau
2014-2020
Code postal 16380
Code commune 16323
Démographie
Gentilé Saint-Germanois
Population
municipale
491 hab. (2016 en diminution de 1,21 % par rapport à 2011)
Densité 33 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 37′ 26″ nord, 0° 25′ 14″ est
Altitude Min. 93 m
Max. 182 m
Superficie 14,91 km2
Localisation

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Liens
Site web st-germain-de-montbron.com

Saint-Germain-de-Montbron (Sent German de Montberol en occitan) est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de la Charente (région Nouvelle-Aquitaine).

Ses habitants sont les Saint-Germanois et les Saint-Germanoises[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et accès[modifier | modifier le code]

La commune de Saint-Germain-de-Montbron est une commune située à 21 km à l'est d'Angoulême, située dans la vallée du Bandiat entre Chazelles et Marthon.

Le bourg de Saint-Germain est aussi à 2,5 km à l'ouest de Marthon, 8 km au sud-ouest de Montbron, le chef-lieu de son canton (d'où le nom de la commune), 13 km au sud de La Rochefoucauld et 22 km au nord-ouest de Nontron[2].

La route principale de la commune est la route d'Angoulême à Nontron (D 4), qui passe sur la rive gauche du Bandiat et traverse la commune d'est en ouest. Le bourg, située sur la rive droite, est sur la route de Marthon à Chazelles et La Rochefoucauld (D 33), qui lui est parallèle.

La commune est aussi traversée par des routes départementales de moindre importance. À l'ouest, la D.109 va au nord vers Vilhonneur et Saint-Sornin, au sud vers Grassac, et la D.108 qui traverse le bourg et la vallée, et va du sud-ouest au nord-est de Sers et Vouzan à Vouthon et Montbron[3].

La commune était traversée autrefois par la voie ferrée d'Angoulême à Nontron et Thiviers. Celle-ci longeait le Bandiat et la D 4. Abandonnée dans les années 1950, puis vers 1980 (seul restait le dernier tronçon qui reliait Marthon et sa scierie), elle est aujourd'hui (depuis 2008) aménagée en piste cyclable.

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

La commune comporte de nombreux hameaux importants, surtout localisés près du Bandiat, comme Pont-Sec, Rochepine, Birac, la Brousse, mais aussi d'autres situés dans les bois au nord comme Tourtazeau, Mas de Baud, et les Chaillats[3].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Saint-Germain-de-Montbron[3]
Moulins-sur-Tardoire Vouthon
Chazelles Saint-Germain-de-Montbron Marthon
Vouzan Grassac

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Sur la quasi-totalité de la commune, le terrain est calcaire et date du Jurassique moyen (Bajocien à Callovien). Les flancs de la vallée du Bandiat sont recouverts par endroits par des colluvions, sables argileux, tandis que le fond est occupé par des alluvions (sable et galets) datant du quaternaire (Pléistocène)[4],[5],[6].

Article connexe : Géologie de la Charente.

Le Bandiat entre dans le karst de la Rochefoucauld, dans lequel il s'infiltre peu à peu le long de son trajet par des pertes ou des gouffres. Sur la commune le Bandiat est encore rarement à sec en été, et on n'observe pas de perte sur la commune.

La vallée fait environ 500 m de large, et elle est à 100 m d'altitude. Elle n'est pas très encaissée et les plateaux alentour ne sont qu'à environ 130 m d'altitude. Le territoire de la commune est assez boisé en dehors de la vallée, et la végétation de sol karstique se compose principalement de chênes.

Le bourg, pentu, est situé sur le versant nord de la vallée, et s'étage entre 105 et 135 m d'altitude. Le point culminant de la commune (182 m) est situé au nord-est sur la route de Vouthon (D.108), à l'est du lieu-dit le Poteau, en limite avec Marthon.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le Bandiat fait tourner deux moulins sur la commune, Pont-Sec et celui de la Chaume. Le moulin de la Chaume est un moulin qui produit de l'huile à partir des noix de la région. En effet, le terrain calcaire est propice à la culture des noyers, qui est traditionnelle de part et d'autre du Bandiat jusqu'à Bunzac.

Toutefois, il n'y a aucun cours d'eau sur la commune à part le Bandiat, malgré de nombreuses petites vallées affluentes.

Climat[modifier | modifier le code]

Comme dans les trois quarts sud et ouest du département, le climat est océanique aquitain.

Article connexe : Climat de la Charente.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la commune est attesté sous la forme ancienne Sanctus Germanus de Bandeaco (Saint-Germain-du-Bandiat, non datée, Moyen Âge)[7].

Saint Germain était évêque gaulois d'Auxerre, mort en 448[8],[9].

La commune a été créée Saint-Germain en 1793. En 1956, elle est devenue Saint-Germain-de-Montbron, en même temps que Saint-Germain dans le canton de Confolens-Sud s'est appelée Saint-Germain-de-Confolens pour éviter la confusion[10].

Dialecte[modifier | modifier le code]

La commune est dans la partie occitane de la Charente qui en occupe le tiers oriental, et le dialecte est limousin[11]. Elle se nomme Sent German de Montberol en occitan[12].

Articles connexes : Langues de la Charente et Charente occitane.

Histoire[modifier | modifier le code]

Au village de Rochepine s'élevait un petit logis qui était le siège d'un fief peu important, qui a appartenu à la fin du XVIe siècle à la famille Béchade, puis à plusieurs propriétaires. À la Révolution, les dames Lhuillier, filles de François Lhuillier, écuyer et seigneur de ce fief, n'ayant pas émigré, purent conserver leurs propriétés[13].

En 1849, le curé du lieu fut condamné aux travaux forcés à perpétuité pour le meurtre de sa servante. Il mourut quelques années plus tard à Cayenne. Ce fait divers est décrit en détail dans un livre de Marie-Bernadette Dupuy intitulé : "Les amants du presbytère"[14] et le procès dans un épisode des Procès témoins de leur temps diffusé en 1979 sur Antenne 2.

Pendant la première moitié du XXe siècle, la commune était desservie par ligne d'Angoulême à Nontron et Thiviers qui longeait la vallée du Bandiat.

Au début du XXe siècle, l'industrie était représentée par l'important moulin de Pont-Sec sur le Bandiat, ainsi qu'une carrière de pierre de taille[13].

Administration[modifier | modifier le code]

La mairie.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1998 2014 Monique Frodeau SE sans profession
2014 En cours Danielle Combeau SE  

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[15]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[16].

En 2016, la commune comptait 491 habitants[Note 1], en diminution de 1,21 % par rapport à 2011 (Charente : +0,17 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
665718686648720678714724725
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
658662580619608637603552522
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
521509524521530530527487458
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012 2016
445456458436434460464505491
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[17].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Saint-Germain-de-Montbron en 2007 en pourcentage[18].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,0 
90  ans ou +
0,9 
9,0 
75 à 89 ans
10,0 
15,8 
60 à 74 ans
16,5 
23,1 
45 à 59 ans
23,5 
18,8 
30 à 44 ans
18,7 
17,1 
15 à 29 ans
17,8 
16,2 
0 à 14 ans
12,6 
Pyramide des âges du département de la 'Charente en 2007 en pourcentage[19].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90  ans ou +
1,6 
8,2 
75 à 89 ans
11,8 
15,2 
60 à 74 ans
15,8 
22,3 
45 à 59 ans
21,5 
20,0 
30 à 44 ans
19,2 
16,7 
15 à 29 ans
14,7 
17,1 
0 à 14 ans
15,4 

Économie[modifier | modifier le code]

  • Carrière de pierres de taille située au nord de la commune.
  • Moulin à huile de la Chaume

Équipements, services et vie locale[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'école est un RPI entre Feuillade et Saint-Germain, qui accueillent chacune une école élémentaire. L'école, située en haut du bourg, comporte une classe unique. Le secteur du collège est Montbron[20].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église paroissiale Saint-Germain est une église romane datant du XIIe siècle. Sa nef a été élargie. Elle est inscrite aux monuments historiques depuis 1965[21].

L'église renferme un tombeau en pierre du XIIIe siècle classé monument historique au titre objet depuis 1933[22], ainsi qu'un tabernacle en bois doré et polychrome du XVIIe siècle comportant des scènes bibliques (Christ en croix, saint Jean-Baptiste, saint Denis, saint Germain), classé depuis 2003[23].

Église Saint-Germain

Le presbytère est une maison à balet typique du Sud-Ouest[24].

La fontaine[Où ?], dédiée à saint Antoine, favorisait les mariages si on venait y jeter des épingles ou bien les piquer[25].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Raymond Aupy est bien connu pour ses diverses activités associatives (Jardiniers de France notamment).

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site habitants.fr, « Les gentilés de Charente », (consulté le 29 mars 2015)
  2. Distances orthodromiques prises sous ACME Mapper
  3. a b et c Carte IGN sous Géoportail
  4. Visualisateur Infoterre, site du BRGM
  5. Carte du BRGM sous Géoportail
  6. [PDF] BRGM, « Notice de la feuille de Montbron », sur Infoterre, (consulté le 12 novembre 2011)
  7. Jean Nanglard, Pouillé historique du diocèse d'Angoulême, t. II, Angoulême, imprimerie Roux et Despujols, , 588 p., p. 267
  8. Jean Talbert, Origine des noms de lieux, 1928
  9. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Librairie Guénégaud, (1re éd. 1963), 738 p. (ISBN 2-85023-076-6), p. 602.
  10. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Jean-Hippolyte Michon, Statistique monumentale de la Charente, Paris, Derache (réimprimé en 1980 par Bruno Sépulchre, Paris), , 334 p. (lire en ligne), p. 55
  12. (oc) Jean Urroz, « Les noms des communes en Charente occitane », (consulté le 27 mars 2015)
  13. a et b Jules Martin-Buchey, Géographie historique et communale de la Charente, édité par l'auteur, Châteauneuf, 1914-1917 (réimpr. Bruno Sépulchre, Paris, 1984), 422 p., p. 331
  14. Benoît Caurette, « La faute de l'abbé Gothland », Charente libre,‎ (lire en ligne, consulté le 15 février 2017)
  15. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  16. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  18. « Evolution et structure de la population à Saint-Germain-de-Montbron en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 1er août 2010)
  19. « Résultats du recensement de la population de la Charente en 2007 » [archive du ], sur le site de l'Insee (consulté le 1er août 2010)
  20. Site de l'inspection académique de la Charente, « Annuaire des écoles » (consulté le 18 juillet 2012)
  21. « Église Saint-Germain », notice no PA00104504, base Mérimée, ministère français de la Culture
  22. « Monument sépulcral », notice no PM16000267, base Palissy, ministère français de la Culture
  23. « Tabernacle », notice no PM16000409, base Palissy, ministère français de la Culture
  24. Communauté de communes Seuil Charente-Périgord, « Maison à balet - Patrimoine de Saint-Germain-de-Montbron », (consulté le 16 mai 2016)
  25. Aguiaine (éd. La Société), p.281

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]