Feuillade

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Feuillade
Feuillade
Le monument aux morts et l'église Saint-Pierre.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Charente
Arrondissement Angoulême
Canton Val de Tardoire
Intercommunalité Communauté de communes Seuil Charente-Périgord
Maire
Mandat
Michel Delage
2014-2020
Code postal 16380
Code commune 16137
Démographie
Gentilé Feuilladois
Population
municipale
301 hab. (2015 en diminution de 0,66 % par rapport à 2010)
Densité 14 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 36′ 28″ nord, 0° 28′ 21″ est
Altitude Min. 102 m
Max. 201 m
Superficie 21,83 km2
Localisation

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Feuillade

Feuillade (Folhada en limousin, dialecte occitan) est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de la Charente (région Nouvelle-Aquitaine).

Ses habitants sont les Feuilladois et les Feuilladoises[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et accès[modifier | modifier le code]

Feuillade est une commune du pays d'Horte et Tardoire située 25 km à l'est d'Angoulême, limitrophe sur quelques centaines de mètres du département de la Dordogne (commune de Varaignes)[2].

Située sur la route départementale 4 entre Angoulême et Nontron, elle est à 17 km de cette dernière. Elle est aussi à 2 km à l'est de Marthon, 7 km au sud de Montbron, chef-lieu de son canton, et 8 km au nord-ouest de Javerlhac[3].

Le bourg est implanté au croisement des routes départementales 4 et 163. La route départementale 111 traverse également la commune d'ouest au sud-est.

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

La commune compte quelques hameaux comme le Fraisse, chez le Moine, le Maine Gué au nord, la Mothe et chez Raby au sud-est, la Croix, le Coufour, le Grand Coutillas au sud, la Bergerie à l'ouest, ainsi que des fermes.

Le bourg n'est pas plus gros qu'un hameau[2].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Feuillade
Marthon Montbron Varaignes
(Dordogne)
Grassac Feuillade Souffrignac
Charras Mainzac

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Le terrain communal est calcaire et date du Jurassique moyen (Bajocien au nord, à Callovien au sud). Les flancs de la vallée du Bandiat sont recouverts par endroits par des colluvions, sables argileux, tandis que le fond est occupé par des alluvions (sable et galets) datant du quaternaire (Pléistocène). On peut aussi trouver sur les plateaux au sud de la commune de l'argile de décalcification à galets, datant du Tertiaire (Lac de Mareuil)[4],[5],[6].

Article connexe : Géologie de la Charente.

Une grande partie sud de la commune est occupée par un plateau d'une altitude moyenne de 145 m. Puis en remontant vers le nord, on trouve la vallée du Bandiat, assez large et peu pentue, qui coupe la commune d'est en ouest. Le relief s'élève sur la partie septentrionale de la commune.

Le point culminant est à une altitude de 201 m, situé sur la limite nord près de la route départementale 163. Le point le plus bas est à 102 m, situé en limite ouest, là où le Bandiat quitte la commune pour entrer sur celle de Marthon. Le bourg, construit sur la rive gauche du Bandiat et dans sa vallée, est à 105 m d'altitude[2].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le Bandiat au bourg de Feuillade

Traversant la commune d'est en ouest, le Bandiat, affluent de la Tardoire et donc dans le bassin versant de la Charente et qui passe au pied de Nontron, baigne également le bourg de Feuillade.

Dû à la nature karstique du sol, aucun autre cours d'eau ne traverse la commune[2].

Climat[modifier | modifier le code]

Comme dans les trois quarts sud et ouest du département, le climat est océanique aquitain.

Article connexe : Climat de la Charente.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Les formes anciennes sont Foliata au XIIIe siècle[7], Folhada de Bandeaco en 1200, Folhada en 1285[8].

L'origine du nom de Feuillade provient du bas latin folia, feuille, avec le suffixe -ata, signifiant « feuillue » ou « fourré » et passé en occitan[9],[10],[Note 1].

Dialecte[modifier | modifier le code]

La commune est dans la partie occitane de la Charente qui en occupe le tiers oriental, et le dialecte est limousin[11]. Elle se nomme Folhada en occitan[12].

Articles connexes : Langues de la Charente et Charente occitane.

Histoire[modifier | modifier le code]

Avant la création du département de la Charente, la paroisse de Feuillade, bien que faisant partie du diocèse d'Angoulême, appartenait pour la plus grande partie à la province du Périgord.

Au Moyen Âge, Feuillade était le siège d'un fief important, qui dépendait en partie de l'évêché d'Angoulême, de la baronnie de Marthon et des comtes du Périgord. Ces dernières vassalités furent sources de nombreux procès.

Aux XIIIe et XIVe siècles, Feuillade changea fréquemment de propriétaires. D'abord possédé par Guillaume Robert, baron de Marthon, il passa par alliance à la famille de Villebois. Puis par un traité de 1365, le fief passa à Émery et Ythier de Saint-Laurent, et il resta à cette famille jusqu'au XVIIIe siècle. François de Saint-Laurent étant mort sans héritier direct, le fief de Feuillade revint à son gendre, Bernard Texier, marquis de Javerlhac, jusqu'à la Révolution. Il ne reste plus aucun vestige du château de Feuillade[13].

Le château de Belleville, situé près de l'église, était le siège d'une autre seigneurie relevant de l'évêché d'Angoulême et appartenant à la famille Vigier, d'Angoumois. En 1514, Jean Hélie de Colonges, le fortuné prieur de Bussière-Badil l'acquit et eut l'autorisation royale[Note 2] d'y construire une maison. Entre les XVIIe et XIXe siècles, le château passa par alliance aux de Roffignac, puissante famille du Limousin. À la fin du XIXe siècle, Belleville était possédé par la famille Lévy, puis par les de Roussel de Préville au XXe siècle[13],[14].

Un peu plus en amont, le château de la Mothe (autrefois orthographié la Motte) appartenait aussi aux Vigier. Il passa par alliance aux Saint-Laurent, puis presque immédiatement au marquis de Javerlhac, Bernard Texier. La Petite Mothe, logis du XVIe siècle, était le lieu de résidence de ce marquis. Il fut vendu en 1795 aux Guyot, puis passa par mariage au siècle suivant aux Hériard, qui le possédèrent jusqu'au XXe siècle[15].

La Mothe fut le siège d'une importante forge, mue par le Bandiat et alimentée par le minerai de fer trouvable en surface alentour, et le bois des environs. Ce haut fourneau, construit au XVe ou XVIe siècle, a produit de la fonte mais aussi fabriqué des canons aux XVIIe et XVIIIe siècles. Il a cessé de fonctionner en 1890[16]. D'autres forges existaient dans les paroisses alentours (Javerlhac, Souffrignac...).

Au XVIIIe siècle, le moulin de Guillot, situé en aval du bourg, était un lieu de collecte et d'expédition du minerai, fonte et canons par charrois vers la fonderie de Ruelle.

Article connexe : Fonderie de Ruelle.

Pendant la première moitié du XXe siècle, la ligne d'Angoulême à Nontron traversait la commune. Feuillade n'y possédait pas de gare, celle de Marthon étant proche[13].

Administration[modifier | modifier le code]

La mairie
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1849 1854 Pierre Jolivet - -
1854 1858 Saint-Marc Marvaud - -
1858 1863 Pierre Eugène Blanchon - -
1863 1871 Claude Jacques Gaudrain Desouches - -
1871 1872 Jean Jolivet - -
1872 1884 Pierre Andrieux - -
1884 1892 François Clément Hériard - -
1892 1908 Joseph Kotniski - -
1908 1919 François Mazerat - -
1919 1922 Pierre Bussac - Cultivateur
1922 1934 François Penichou - -
1934 1945 Pierre Bussac - Cultivateur
1945 1959 Émile Bontemps - Retraité des impôts
1959 1983 Aimé Bussac - Agriculteur
1983 1995 Jean Cauet - Retraité de l'armée
1995 2004 Daniel Mazière[17] - Agent d'assurance
2004 2008 René Lagarde - Agriculteur
2008 en cours Michel Delage SE Agriculteur
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]


L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[18]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[19].

En 2015, la commune comptait 301 habitants[Note 3], en diminution de 0,66 % par rapport à 2010 (Charente : +0,58 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
7745867071 012870830931945908
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
846767720723742719657599595
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
556536466515485468444418375
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2015 -
361361355330315313305301-
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[20] puis Insee à partir de 2006[21].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Feuillade en 2007 en pourcentage[22].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,6 
90  ans ou +
0,0 
6,8 
75 à 89 ans
12,5 
19,3 
60 à 74 ans
20,4 
19,3 
45 à 59 ans
19,7 
25,5 
30 à 44 ans
21,1 
10,6 
15 à 29 ans
11,2 
18,0 
0 à 14 ans
15,1 
Pyramide des âges du département de la Charente en 2007 en pourcentage[23].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90  ans ou +
1,6 
8,2 
75 à 89 ans
11,8 
15,2 
60 à 74 ans
15,8 
22,3 
45 à 59 ans
21,5 
20,0 
30 à 44 ans
19,2 
16,7 
15 à 29 ans
14,7 
17,1 
0 à 14 ans
15,4 

Économie[modifier | modifier le code]

Au recensement de 1999, la population active totale (actifs + chômeurs) de Feuillade s'élève à 146 personnes[24]. Le taux d'activité entre 20 et 59 ans y est de 87 %, ce qui place la commune au-dessus de la moyenne nationale (82,2 %). On y dénombre 14 chômeurs (9,6 % des actifs, taux inférieur à la moyenne nationale 12,9 %). En tout et pour tout, la population comprend 46,5 % d'actifs, 24,2 % de retraités, 18,8 % de jeunes scolarisés et 10,5 % d'autres personnes sans activité[24].

Par rapport aux moyennes nationales, le pourcentage de retraités y est plus important (24,2 % contre 18,2 %) et le pourcentage de jeunes scolarisés y est à l'inverse, sensiblement inférieur (18,8 % contre 25 %).

En 2006[25], la population active totale représente 142 personnes, soit 45,4 % de la population. Le nombre de chômeurs s'est abaissé (11) et le taux de chômage de la population active s'établit à 7,7 %.

Agriculture[modifier | modifier le code]

La commune était en 2007 parmi les plus laitières de la Charente[réf. nécessaire], en 2013 la moitié des élevages laitiers se sont reconvertis aux grandes cultures.

Équipements, services et vie locale[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Feuillade n'a plus d'école depuis 2012. Elle était un RPI avec Saint-Germain-de-Montbron, avec pour chaque commune une école élémentaire. La compétence scolaire étant de la communauté de communes Seuil Charente-Périgord, les écoles ont rejoint Marthon.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Pierre

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Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

  • Château de Belleville, propriété privée.
  • Château de la Petite Mothe et son pigeonnier, propriétés privées.
  • Forge de la Mothe, XVe et XVIe siècles, où furent fabriqués des canons de marine et de la fonte pour la fonderie de Ruelle, propriété privée[27].
  • Le logis de Feuillade, situé au centre du bourg, appartenait aux Saint-Laurent entre 1365 et le début du XVIIIe siècle où il passe aux Texier de Javerlhac. Cet hôtel noble est encore cité dans un hommage de 1672[28].

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Évènements[modifier | modifier le code]

Zone libre, film de Christophe Malavoy réalisé en 2005 et sorti en 2007, a été tourné en partie aux écoles de Feuillade et quelques élèves de l'époque ont été figurants.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Le nom de la commune de La Feuillade en Dordogne possède la même origine.
  2. L'abbé Mondon précise le roi de Navarre, mais Henri IV est né bien après.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site habitants.fr, « Les gentilés de Charente », (consulté le 29 novembre 2014)
  2. a, b, c et d Carte IGN sous Géoportail
  3. Distances orthodromiques prises sous ACME Mapper
  4. Visualisateur Infoterre, site du BRGM
  5. Carte du BRGM sous Géoportail
  6. [PDF] BRGM, « Notice de la feuille de Montbron », sur Infoterre, (consulté le 12 novembre 2011)
  7. Jean Nanglard, Livre des fiefs de Guillaume de Blaye, évêque d'Angoulême [« Liber feodorum »], t. 5, Société archéologique et historique de la Charente, (1re éd. 1273), 404 p. (lire en ligne), p. 50
  8. Jean Nanglard, Pouillé historique du diocèse d'Angoulême, t. II, Angoulême, imprimerie Roux et Despujols, , 588 p., p. 265
  9. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Librairie Guénégaud, (1re éd. 1963), 738 p. (ISBN 2-85023-076-6), p. 288.
  10. Jean Talbert, Origine des noms de lieux, 1928
  11. Jean-Hippolyte Michon, Statistique monumentale de la Charente, Paris, Derache (réimprimé en 1980 par Bruno Sépulchre, Paris), , 334 p. (lire en ligne), p. 55
  12. (oc) Jean Urroz, « Les noms des communes en Charente occitane », (consulté le 30 novembre 2014)
  13. a, b et c Jules Martin-Buchey, Géographie historique et communale de la Charente, édité par l'auteur, Châteauneuf, 1914-1917 (réimpr. Bruno Sépulchre, Paris, 1984), 422 p., p. 178
  14. Françoise Fils, La baronnie de Marthon d'après l'abbé Mondon, Autour d'Écuras, , 1 p. (ISSN 1153-0014, lire en ligne), chap. 15
  15. Jean-Paul Gaillard, Châteaux, logis et demeures anciennes de la Charente, Paris, librairie Bruno Sépulchre, (réimpr. 2005), 893 p., p. 337
  16. « Forge de la Mothe », notice no IA00066273, base Mérimée, ministère français de la Culture
  17. Décédé en fonctions
  18. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  19. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  20. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  21. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  22. « Evolution et structure de la population à Feuillade en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 31 juillet 2010)
  23. « Résultats du recensement de la population de la Charente en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 31 juillet 2010)
  24. a et b Données INSEE compulsées par le journal du Net- Emploi à Feuillade
  25. INSEE Enquête annuelle de recensement 2006 [PDF]
  26. « Église Saint-Pierre de Feuillade », notice no PA00104369, base Mérimée, ministère français de la Culture
  27. « Haut fourneau dite Forge de la Mothe », notice no IA00066273, base Mérimée, ministère français de la Culture
  28. Jean-Paul Gaillard, Châteaux, logis et demeures anciennes de la Charente, Paris, librairie Bruno Sépulchre, (réimpr. 2005), 893 p., p. 336

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]