Flaugnac

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Flaugnac
Flaugnac
La mairie de Flaugnac.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Lot
Arrondissement Arrondissement de Cahors
Canton Marches du Sud-Quercy
Intercommunalité Communauté de communes de Castelnau-Montratier
Maire délégué Jean-Bernard Sahuc
Code postal 46170
Code commune 46103
Démographie
Population 427 hab. (2013)
Densité 14 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 16′ 44″ nord, 1° 23′ 40″ est
Altitude Min. 143 m
Max. 299 m
Superficie 30,96 km2
Localisation
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Flaugnac

Flaugnac est une ancienne commune française située dans le département du Lot, en région Occitanie devenue, le , une commune déléguée de la commune nouvelle de Saint-Paul-Flaugnac.

Géographie[modifier | modifier le code]

La Commune de Flaugnac est située dans le Quercy à l'extrémité sud du département du Lot à 25 kilomètres de Cahors.

Le bourg de Flaugnac se situe à l'extrémité d'un promontoire qui domine la vallée de la Lupte.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Flaugnac[1]
Pern
Castelnau-Montratier
(Castelnau Montratier-Sainte Alauzie)
Flaugnac[1] Saint-Paul-de-Loubressac
(Saint-Paul-Flaugnac)

Relief[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 3 096 hectares ; son altitude varie entre 143 sur l'aval du ruisseau la Lupte au Sud-Ouest et 299 mètres au lieu-dit La Garde situé au Nord-Est[2].

Le petit plateau calcaire sur lequel est installé le bourg principal descend légèrement vers le Sud-Ouest. Il est délimité par les vallées de la Barguelonne au Nord (point bas à l'altitude 177 mètres) et la vallée de la Lupte au Sud et ses coteaux escarpés et découpés[3].

Géologie[modifier | modifier le code]

Le bourg de Flaugnac s'étend sur l'étroit replat sommital d'un banc de calcaires dits de Cieurac[4]. Ces calcaires du Stampien supérieur, d'une épaisseur de 30 à 50 mètres, sont formés de sédiments, déposés dans des grands lacs d'eau douce au pied des grandes falaises bordières des plateaux Jurassiques. Vers 1920-1925, Stehling a réalisé l'analyse des fossiles du gisement de Thézels situé au sud-ouest de Castelnau-Montratier et a estimé que ces roches datent de 32 millions d'années[5].

Ces terrains perméables sont entaillés par des vallées parallèles d'orientation NE-SW qui se dirigent vers l'axe de la Garonne : au nord la vallée de la Barguelonne, au sud celle de la Lupte. Les coteaux laissent apercevoir des formations sous-jacentes imperméables du Stampien inférieur constituées de dépôts molassiques. Au fond des vallées, les rivières coulent sur des alluvions modernes apportés par les rivières[4].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Le territoire de Flaugnac est traversée par la route départementale 19 (D19) qui relie la D820, proche de la sortie 58 de l'autoroute A20 et de l'aérodrome de Cahors-Lalbenque, au chef-lieu de canton : Castelnau-Montratier. Le bourg est relié à cette voie par la D214 qui conduit à la D26 dans la vallée de la Lupte. Des voies communale relient les nombreux hameaux de la commune et convergent vers les axes précédents[3].

Une ligne d'autocar assure la liaison en semaine avec Castelnau-Montratier et Cahors[6].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Ses habitants sont appelés les Flaugnacois[7].

Le lieu devrait son nom à la villa de Flaviaco. Ce groupement d'habitants est mentionné dans le testament de Saint Didier de Cahors qui fait le don de cette villa à l'église voisine[8].

Dans sa Statistique du département du Lot, Delpon nomme la commune Flaugnac et Lamolayrette[9].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

L'édification du Dolmen de la Lécune, au lieu-dit Les Trois Pierres, atteste d'une occupation très ancienne du territoire autour de Flaugnac.

Époque gallo-romaine[modifier | modifier le code]

M. Depeyre signalait, en 1911, une magnifique mosaïque gallo-romaine, aperçue dans le lit d'un ruisseau[10]. Un relevé partiel de la mosaïque polychrome de Capnié, connue de longue date, a été réalisé durant l'été 1952[11].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Une première implantation humaine semble être apparue sur le promontoire de Flaugnac au IVe siècle avec une enceinte, au moins un bâtiment sous l'église médiévale, ainsi que des traces d'ateliers de bronziers et de verriers. L'existence de Flaugnac est attestée vers 655 dans le testament de Saint Didier de Cahors. Ce document fait mention du don de la villa de Flaviaco à l'église publique de Saint-Just et Saint-Pasteur (église disparue située au pied du castrum de Monpezat). Les bâtiments sont abandonnés et l'occupation des lieux devient très faible jusqu'au IXe siècle. Par la suite, un vaste cimetière occupant plus de la moitié de la surface du village actuel, l'église Saint-Vincent, serait devenue le centre de la paroisse médiévale. Vers l'an mil, Flaugnac devient le centre d'une grande viguerie carolingienne. Avec la féodalité, Flaugnac perd de son importance politique au profit d'une vaste châtellenie basée au castrum voisin de Castelnau[8].

En 1291, le seigneur Ratier de Castelnau, fils de Aymeric de Gourdon, accorde des coutumes pour le fief de Castelnau. Comme ce territoire d'une trentaine de paroisses est trop vaste pour être administré depuis Castelnau, des bayles sont mis en place dans les trois autres castra de la baronnie : Flaugnac, Labarthe et La Bouffie[12]. Une tour était désignée au XIIIe siècle sous le nom Castel Raolph[13]

La Tour d'Etienne au nord de Flaugnac était un fief qui a appartenu aux Templiers de la commanderie de Cahors[14].

Période moderne[modifier | modifier le code]

Au XIXe siècle, dans son ouvrage Statistique du département du Lot, Delpon signale que le sol des communes du nord et de l'ouest du canton était favorable à la culture du maïs et à la production de fourrage[9].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[15]
Période Identité Étiquette Qualité
1802 1811 Henri Delbard    
1811 1814 Guillaume Bouzerand    
1814 1816 Guillaume Bonnet    
1816 1830 Jean Oustry    
1830 1830 François Joly    
1831 1843 Jean Laval    
1843 1853 Jean Vaissieres    
1853 1863 François Ginibre    
1863 1865 Jean Bonnet    
1865 ... Antoine Garrigue    
1905 ... Guillaume Garrigue    
1919 ... Amédée Henras    
... Georges Imbert    
... Armand Cazes    
... Georges Imbert    
1947 ... Roger Henras    
1971 ... Michel Rames    
1977 ... Fernand Raynal    
1989 ... Monique Cataix    
mars 2001 2007 Monique Quèbre    
2007 16 février 2016[16] Jean-Bernard Sahuc PCF  

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[17]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[18],[Note 1].

En 2013, la commune comptait 427 habitants, en augmentation de 0,23 % par rapport à 2008 (Lot : 0,05 %, France hors Mayotte : 2,49 %).

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
8901 1241 1111 1391 1591 1641 2261 2131 216
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 1351 1611 0941 0621 0601 038999895846
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
751753706600576510540539496
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2013
497445381389376380405432427
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[19] puis Insee à partir de 2006[20].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'école publique de Flaugnac.

L'école publique de Flaugnac fait partie d'un Regroupement Public Intercommunal avec Saint-Paul-de-Loubressac. En 2014, elle accueille 22 élèves[21] de maternelle et offre une cantine sur place ainsi qu'un accueil périscolaire les matins et soirs des jours de classe. Les élèves plus âgés sont transportés par un service de bus scolaire à l'école primaire de Saint-Paul-de-Loubressac [22].

Le , l'école a reçu le premier prix au concours départemental des écoles fleuries 2012-2013 dans le cadre d'un projet éducatif portant sur la biodiversité et la disparition des abeilles. À cette occasion, un cerisier a été planté dans le jardin derrière l'école.

Associations[modifier | modifier le code]

Plusieurs associations sont accessibles à Flaugnac [23] :

  • Appel d'Art : participe à la promotion des arts plastiques en milieu rural ;
  • Association des Parents d'Eleves ;
  • Société de Chasse Saint Hubert ;
  • Club Saint Vincent des Aînés Ruraux ;
  • Comité des fêtes
  • Culture Art Patrimoine : organise le marché de Noël;
  • Quercy Images : Club photo ;
  • Les amis du Quercy Blanc : défense du patrimoine et de l'environnement ;
  • Club de Pétanque Flaugnacois ;
  • Trotte-Cailloux : club de Randonnée ;
  • Nature Escapade : organisation de séjours sportifs.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Vincent de Flaugnac
  • L'église Saint-Privat de Flaugnac, XVe ou XVIe siècle[24];
  • L'église Saint-Vincent bâtie en 1861.
  • Le castrum de Flaugnac[25].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. Institut national de l'information géographique et forestière, Répertoire géographique des communes, [lire en ligne].
  3. a et b « Village de Flaugnac » sur Géoportail (consulté le 5 août 2014).
  4. a et b Hydrogéologie du département du Lot et des Causses du Quercy - Carte au 1/100000e avec fond topographique de l'IGN - Dressée par J.C. Soulé, J. Astruc et R. Vernet - Éditions BRGM
  5. Albert Cavaillé, « Les calcaires lacustres du Bas-Quercy », Bulletin de la société de sciences naturelles du Tarn & Garonne, vol. XII,‎ , p. 12-13 (lire en ligne)
  6. « Ligne 5 - Castelnau-Montratier - Cahors », sur Communauté de Communes de castelnau-montratier (consulté le 5 août 2014).
  7. « Lot > Flaugnac (46170) », sur le site habitants.fr de David Malescourt (consulté le 6 août 2014).
  8. a et b Florent Hautefeuille, « La domus des seigneurs de Castelnau à Flaugnac (Lot) », Archéologie du Midi médiéval, vol. 4,‎ , p. 230 (lire en ligne, consulté le 10 août 2014).
  9. a et b Jacques-Antoine Delpon, Statistique du département du Lot, t. 1, Bachelier, (réimpr. 1979), 554 p. (ISBN 2-902422-00-8), « Canton de Castelnau », p. 110-111.
  10. chanoine Albe, « Procès-verbaux des séances de la société des études du Lot - Séance du 20 novembre 1911 », Bulletin de la Société des Études littéraires, scientifiques et artistiques du Lot, vol. 33,‎ , p. 313 (lire en ligne, consulté le 6 août 2014).
  11. Michel Labrousse, « Information Archéologiques », Gallia, vol. 22, no 2,‎ , p. 462 (lire en ligne, consulté le 6 août 2014).
  12. « Chartes de coutumes - Quercy Médiéval », sur www.quercy.net (consulté le 10 août 2014).
  13. Jean Lartigaut, « Le castrum de Flaugnac », Bulletin de la Société des Études littéraires, scientifiques et artistiques du Lot, vol. 105,‎ , p. 167-211.
  14. Léopold Limayrac, Étude sur le Moyen Âge : histoire d'une commune et d'une baronnie du Quercy, Castelnau-de-Montratier, , 654 p. (ISBN 978-2-8437-3954-5, présentation en ligne), p. 57
    Inféodé aux templiers par Pons de Gourdon vers 1209/1210 au même titre que les fiefs d'Audubrand et de Labouffie.
  15. « Les maires de Flaugnac - Relevé aux archives communales (18.12.2011) », sur MairesGenWeb, (consulté le 2 août 2014).
  16. https://www.ladepeche.fr/article/2016/02/22/2281859-jean-bernard-sahuc-est-decede.html
  17. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  18. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  19. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  20. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 201120122013 .
  21. « École maternelle publique Empu Flaugnac », sur education.gouv.fr (consulté le 1er août 2014)
  22. « Flaugnac : Les structures de l'éducation », sur Communauté de commune de Castelnau-Montratier (consulté le 1er août 2014)
  23. « Associations de Flaugnac », sur Communauté de commune de Castelnau-Montratier (consulté le 5 août 2014)
  24. « Église Saint-Privat de Flaugnac », sur Patrimoines en Occitanie (consulté le 21 novembre 2019)
  25. « Le castrum de Flaugnac », sur Persée.fr (consulté le 21 novembre 2019)

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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