Lhospitalet

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir L'Hospitalet (homonymie).
Lhospitalet
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Lot
Arrondissement Cahors
Canton Marches du Sud-Quercy
Intercommunalité Communauté de communes de Castelnau-Montratier
Maire
Mandat
Jean-Pierre Alméras
2014-2020
Code postal 46170
Code commune 46172
Démographie
Population
municipale
457 hab. (2014)
Densité 31 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 21′ 43″ nord, 1° 24′ 32″ est
Altitude Min. 217 m – Max. 330 m
Superficie 14,65 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Lot

Voir sur la carte administrative du Lot
City locator 14.svg
Lhospitalet

Géolocalisation sur la carte : Lot

Voir sur la carte topographique du Lot
City locator 14.svg
Lhospitalet

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Lhospitalet

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Lhospitalet

Lhospitalet est une commune française, située dans le département du Lot en région Occitanie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune située dans l'aire urbaine de Cahors sur la RD 659 près des sources du Lendou et du Bartassec.

Au XIe siècle, un hôpital qui prit le nom de Dame-Hélène a donné son nom à cette petite commune. À quelques centaines de mètres de là, à l'est, existait, encore en 1790, la commanderie de Granéjouls des hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme Lhospitalet est basé sur le latin hospitalis et désigne un petit hôpital[1].

Le pèlerinage de Compostelle[modifier | modifier le code]

Sur la via Podiensis du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle. On vient de Labastide-Marnhac, la prochaine commune est Lascabanes, et l'église d'Escayrac.

Histoire[modifier | modifier le code]

C'est entre 1095 (selon le chroniqueur Fouilhac, suivi par l'historien quercynois G. Lacoste) et le milieu du XIIIe siècle, que Dame Hélène (de Castelnau) et sa suivante, s'étant embourbées avec leurs montures dans un « fangas », au fond d'un vallon, crurent ne pas pouvoir se dégager. Dame Hélène fit alors le vœu, si elles parvenaient à se sortir de ce mauvais pas, de se consacrer aux soins des pauvres et des pèlerins. Ayant pu regagner la terre ferme, elle s'acquitta de son vœu.

C'est là l'origine de l'hôpital Saint-Jacques de L'Hospitalet, dit « de Dame Hélène », situé quelque peu au sud de Cahors, au carrefour du chemin venant de cette ville et se dirigeant vers Moissac, par Castelnau Montratier et la vallée du Lendou ou par Durfort-Lacapelette, et de l'ancienne voie romaine venant de Varaire et Granéjouls où se trouvait aussi un autre hôpital qui lui fut uni en 1246.

C'était un petit hôpital le long duquel s'étira ultérieurement la bourgade. De cet établissement, il ne reste plus trace, sauf une arcade enchâssée dans un mur qui pourrait être un vestige de la chapelle. On ne connaît même pas son emplacement exact.

Un testament du 15 août 1566 apporte quelques précisions : la « Maison-Dieu de L'Hospitalet », dite de « la fondation de saint Jacques », est gratifiée d'un legs de terres « pour l'entretenement des dix pauvres de Dieu tant de L'Hospitalet de Granéjouls et autres passans et repassans ». Il s'agit donc d'un hôpital de capacité modeste. Rien d'étonnant à cela, d'autres sont proches, à commencer par les hôpitaux de Cahors.

Au XVIIe siècle, le vocable de saint Jacques est solidement attaché à cette maison, nommée usuellement « commanderie de L'Hospitalet ou de l'hôpital saint Jacques dudit lieu de L'Hospitalet » tandis que son annexe de Granéjouls est présentée comme spécialement destinée aux pèlerins de Saint-Jacques. Cette vocation remonte-t-elle au temps de sa fondation ? Très probablement à l'année 1246, époque de la fusion avec Granéjouls, comme le rapporte un document de 1678.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
février 2009 en cours Jean-Pierre Alméras    
mars 1977 janvier 2009 Jean-Claude Bessou PRG Conseiller général du Castelnau-Montratier depuis 2001
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[3],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 457 habitants, en augmentation de 1,78 % par rapport à 2009 (Lot : 0,05 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
318 683 677 620 697 654 704 699 682
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
618 649 637 618 609 574 521 460 429
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
385 402 369 309 310 284 267 246 228
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2012 2014
218 241 262 272 299 373 451 448 457
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gaston Bazalgues, À la découverte des noms de lieux du Quercy : Toponymie lotoise, Gourdon, Éditions de la Bouriane et du Quercy, , 127 p. (ISBN 2-910540-16-2), p. 115.
  2. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  3. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  • [1] Site web officiel de la commune de Lhospitalet
  • lannuaire.service-public.fr Site officiel de l'administration française : Mairie de Lhospitalet
  • www.ign.fr Lhospitalet sur le site de l'Institut géographique national (en cache)