Accident nucléaire russe du 8 août 2019

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Accident nucléaire russe du 8 août 2019
Les installations militaires sont situées à environ 2 km du village de Nyonoksa.
Les installations militaires sont situées à environ 2 km du village de Nyonoksa.

Type Accident nucléaire de niveau à préciser sur l’échelle INES
Pays Drapeau de la Russie Russie
Localisation Oblast d'Arkhangelsk
Coordonnées 64° 38′ 51″ nord, 39° 12′ 57″ est
Date

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Accident nucléaire russe du 8 août 2019

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Accident nucléaire russe du 8 août 2019

Un accident nucléaire est survenu en Russie le sous la forme d'une explosion chimique sur une « plateforme maritime » de la base militaire russe de Nyonoksa dépendant de la Flotte du Nord, située dans le Grand Nord près de la ville de Severodvinsk. De nombreux experts américains ont rapidement supposé que l'explosion était liée au développement du Burevestnik 9M730, un missile à propulsion nucléaire vanté par Vladimir Poutine début 2019. L'explosion a dispersé une certaine quantité de radionucléides dans l'atmosphère (et probablement dans l'eau). Dans la panique, les habitants de Severodvinsk, une ville située à une trentaine de kilomètres de la base, se sont rués sur les stocks d'iode et d'iodifères vendus en pharmacie. L'accident a fait plusieurs morts et plusieurs blessés.

Contexte[modifier | modifier le code]

Série d'incidents militaires et/ou nucléaire en Russie[modifier | modifier le code]

L'incident intervient dans un contexte où la Russie cherche à développer un nouveau type d'arme : le Burevestnik 9M730 (« oiseau de tempête »), un missile de croisière. En parallèle, cet accident s’inscrit dans une série d'incidents : explosion d'un dépôt de munitions à Atchinsk une semaine avant[1], incendie du sous-marin nucléaire Locharik[1] ou encore l'augmentation de la radioactivité dans l'air en Europe à l'automne 2017.

En cas de risque de contamination transfrontalière radioactive[modifier | modifier le code]

La Convention sur la notification rapide d'un accident nucléaire (adoptée le 26 septembre 1986 et entrée en vigueur le 27 octobre 1986)[2] (établie après la catastrophe de Tchernobyl) précise dans son article 1 que pour tout accident « qui entraîne ou entraînera probablement un rejet de matières radioactives, et qui a eu ou peut avoir pour conséquence un rejet transfrontière international susceptible d'avoir de l'importance du point de vue de la sûreté radiologique pour un autre État ».

L'État où a eu lieu l'accident doit :

  • notifier « sans délai, directement ou par l'entremise de l'Agence internationale de l'énergie atomique (ci-après dénommée l'Agence), aux États qui sont ou peuvent être physiquement touchés comme indiqué dans l'article premier, ainsi qu'à l'Agence, l'accident nucléaire, sa nature, le moment où il s'est produit et sa localisation exacte quand cela est approprié » ;
  • fournir rapidement aux États visés à l' alinéa a), « directement ou par l'entremise de l'Agence, ainsi qu'à l'Agence, les informations disponibles pertinentes pour limiter le plus possible les conséquences radiologiques dans ces États, conformément aux dispositions de l'article 5 […] ».

L'article 3 de la convention précise en outre que « En vue de limiter le plus possible les conséquences radiologiques, les États Parties peuvent faire une notification dans les cas d'accidents nucléaires autres que ceux qui sont énumérés à l'article premier. »

L'article 4 précise la fonction de l'AIEA :

L'Agence doit immédiatement « informer les États Parties, les États Membres, les autres États qui sont ou peuvent être physiquement touchés comme indiqué dans l'article premier et les organisations internationales intergouvernementales (ci-après dénommées organisations internationales) pertinentes d'une notification reçue conformément à l'alinéa a) de l'article 2 ». L'Agence doit aussi « fournir rapidement à tout État Partie, à tout État Membre ou à toute organisation internationale pertinente qui en fait la demande les informations qu'elle a reçues conformément à l'alinéa b) de l'article 2 ».

L'article 5 précise les huit types d'informations à donner.

Les accidents concernés sont :

« a) Tout réacteur nucléaire où qu'il soit situé ; b) Toute installation du cycle du combustible nucléaire ; c) Toute installation de gestion des déchets radioactifs ; d) Le transport et le stockage de combustibles nucléaires ou de déchets radioactifs ; e) La fabrication, l'utilisation, le stockage provisoire, le stockage définitif et le transport de radio-isotopes à des fins agricoles, industrielles et médicales, à des fins scientifiques connexes et pour la recherche ; f) L'utilisation de radio-isotopes pour la production d'électricité dans des objets spatiaux ».

Chronologie[modifier | modifier le code]

Le 8 août, vers h du matin (heure proposée par le journal The Moscow Times, citant un expert ayant interprété les données de radioactivité[3]), dans le cadre d'un essai d'engin balistique dans la mer Blanche (sur une plate-forme offshore selon la BBC[4], mais l'accident aurait commencé à bord d'un navire selon l'agence Tass, citant elle-même les services d'urgence[5]), le moteur de l'engin a soudain accidentellement pris feu et a explosé, projetant les opérateurs du test à la mer, alors que selon Rosatom, les tests étaient terminés[4].

Les autorités russes évoquent d'abord une explosion de propergol liquide, mais rapidement Jeffrey Lewis (en), expert sur les questions de contrôle des armements à l’Institut d’études internationales Middlebury Institute of International Studies at Monterey (en) (Middlebury College, à Monterey) doute de cette explication et suggère que l'accident présentait une composante inhabituelle. Il évoque (sur Twitter[6]) un possible lien avec une photo prise le par une société spécialisée dans l'imagerie satellite (Planet Labs). Cette image montrait la présence du Serebryanka, un navire russe spécialisé dans le transport de combustible nucléaire et de déchets radioactifs[7], au large du site d'essais de missiles de Nionoksa. Cette coïncidence avec l'explosion et l'incendie évoqués par les médias, a fait penser à Lewis que l'essai pouvait concerner des tests sur un « missile de croisière à propulsion nucléaire »[3]. L'hypothèse lui semble d’autant plus crédible que c'est aussi ce navire qui avait été utilisé pour récupérer une unité de propulsion nucléaire perdue après un essai échoué de missile de croisière à propulsion nucléaire en 2018 au large de la Nouvelle-Zemble (archipel de Novaya Zemlya) en mer de Barents, également en Arctique. Huit jours après l'accident (15-), selon sa balise qui peut être suivie en temps réel sur le site Marinetraffic.com, le Serebryanka était à quai à son port d’attache, un peu au nord de Mourmansk[7], et à ce même moment il y a une quinzaine de cargos ou navires équipés de balise d'identification automatique dans la mer Blanche, dont plusieurs sont identifiés comme barges ou remorqueurs (« tugs and special crafts »). Lewis, relayé par CNN et d’autres, suggère que plutôt qu'un engin à propergol liquide, l'accident a pu survenir sur un missile Burevestnik (aussi dénommmé « SSC-X-9 Skyfall » par l’OTAN)[5].

Le , soit deux jours après, Rosatom, dont trois membres de son personnel sont hospitalisés, reconnaît que l'explosion revêtait le caractère d'un accident nucléaire[8] ; selon le directeur scientifique du centre militaire affilié à Rosatom, Vyacheslav Soloviev, lors de l’accident, un petit réacteur nucléaire aurait été endommagé[9].

Intensité de l'explosion[modifier | modifier le code]

Elle n'a pas été précisée par les rares communiqués officiels russes. Elle a été assez intense pour provoquer des morts et des blessés, et pour être enregistrée sur trois des sismographes de l'Organisation du traité d'interdiction complète des essais nucléaires (CTBO) ainsi que par un capteur d'infrasons. Ces informations ont été données par le CTBO, après qu'il a été interrogé par la presse. Le CTBO a aussi dans la nuit du émis une alerte sur Twitter, accompagnée des captures d'écran montrant le signal sismique enregistré correspondant[10].

Radioactivité[modifier | modifier le code]

Selon les premières informations données par les médias et autorités locales, le à 12 h (h GMT), peu après l'explosion, « six des huit capteurs de Severodvinsk » enregistrent une augmentation de la radioactivité gamma avec un dépassement de norme (dose mesurée de quatre à seize fois supérieure au fond habituel, d'après un communiqué de l'agence russe de météorologie Rosguidromet[11]). L'accident semble lié aux activités d'une base du village de Nyonoksa, ouverte en 1954 et spécialisée dans les essais de missiles de la flotte maritime militaire de Russie, notamment des missiles balistiques[8].

La mairie de Severodvinsk, ville située à une trentaine de kilomètres de cette base, annonce sur son site internet que ses capteurs ont « enregistré une brève hausse de la radioactivité »[8]. Un responsable local de la défense civile, Valentin Magomedov, a déclaré à l'agence de presse Tass que le niveau de radiation était monté jusqu'à 2,0 µSv/h pendant trente minutes, la limite réglementaire étant de 0,6 µSv/h[12]. Paniqués, les habitants de Severodvinsk se sont rués sur les stocks d'iode et d'iodifères vendus en pharmacie[13],[14].

Le 16 août 2019, une semaine après l'explosion, l'agence officielle Tass confirme le passage à Severodvinsk (à plusieurs dizaines de kilomètres du lieu de l'accident) d'un nuage qu'elle qualifie de « gaz inertes radioactifs », nuage qui s’est rapidement dissipé grâce aux conditions météorologiques du . L'agence ne donne aucune information sur le taux de radioactivité au point d'explosion, ni dans l'air, ni dans l'eau. Elle cite simplement le site de Roshydromet (en) : « Il est supposé qu'une augmentation du DER (taux de dose équivalent ambiant de rayonnement gamma) […] le est associée au passage d'un nuage de gaz inertes radioactifs. La situation météorologique dans la région d'Arkhangelsk a contribué à la dispersion rapide du nuage ». Selon l'agence Tass, la radioactivité a rapidement atteint 0,45 à 1,78 µSv/h, pour des valeurs de fond de 0,13 à 0,16 µSv/h. Selon Roshydromet, il y a bien eu deux élévations de la radioactivité ambiante, respectivement enregistrées à h et à 14 h 30 (heure de Moscou dans les deux cas) puis le niveau est redevenu normal[15]. Ces pics peuvent traduire deux évènements ou être liés au comportement ou à la direction du vent.

Bilan humain[modifier | modifier le code]

L’accident a officiellement fait trois blessés (six selon le journal Le Temps) et entraîné la mort de sept personnes, deux chez les militaires (« deux représentants du ministère de la Défense russe »[16]) et cinq parmi le personnel du RFNC-VNIIEF, centre militaire nucléaire fédéral dépendant de l'Agence fédérale de l'énergie atomique RosAtom[17],[18]. Le Courrier international écrit que les ingénieurs ont été projetés dans la mer et que leurs corps n'ont pas été retrouvés[17]. Le , Le Monde, se basant sur un article du Washington Post, écrit que les ingénieurs ont été inhumés le à Sarov, qui accueille le principal centre de recherches nucléaires russe[9] et où sont fabriquées les ogives nucléaires du pays[4]. Le journal français souligne que le lieu n'est pas anodin, rappelant que c’est d'ici que furent conçues les premières bombes atomiques soviétiques, que la ville est fermée, sous très haute surveillance, et interdite d’accès aux étrangers sans autorisation[9]. Le directeur du centre nucléaire de Sarov, Valentin Kostyukov, a déclaré que les victimes ont essayé mais n'ont pas réussi à empêcher l'explosion[19]. « Nous avons vu qu'ils essayaient de reprendre le contrôle de la situation », a-t-il dit[19]. « Les recherches se sont poursuivies jusqu'à ce qu'il y ait un espoir de retrouver des survivants. Seulement après cela, les décès de cinq employés de RoSatom impliqués dans des travaux liés à une source d'énergie radio-isotopique faisant partie du missile ont été annoncés » a précisé RIA Novosti[20].

Les cinq scientifiques et ingénieurs tués dans l'accident étaient tous membres du Centre nucléaire de la Fédération de Russie - Institut panrusse de recherche scientifique en physique expérimentale, ou RFNC-VNIIEF, créé lors de la guerre froide et basé à Sarov[21] et ils travaillaient tous depuis un an à un projet tenu secret en mer Blanche[22] :

  • Alexey Vyushin, membre du RFNC-VNIIEF depuis 1998 après avoir été diplômé (département Énergie de l'université d'Ivanovo). Il développait des équipements spéciaux et des logiciels, et a participé à des travaux sur des équipements d'expérimentation au Grand collisionneur de hadrons[20] ;
  • Evgeny Korataev (50 ans), présenté comme principal ingénieur en électronique de son département[20] ;
  • Vyacheslav Lipshev (40 ans), chef du groupe de recherche et d'essais depuis un an, et présenté comme spécialiste des techniques de mesure, ayant travaillé sur la préparation d'équipements spéciaux[20] ;
  • Sergei Pichugin (46 ans), présenté comme ingénieur de test de première catégorie, responsable de l'installation et de la mise en service d'équipements de test[20] ;
  • Vladislav Yanovsky (71 ans), auteur de plus de cinquante rapports et publications, adjoint puis chef du département de recherche et d’essai, membre du centre depuis 47 ans et présenté comme l'un de ses spécialistes les plus expérimentés ; pêcheur et chasseur passionné[20].

Ils ont été enterrés à Sarov le 12 août (où deux journées de deuil ont été décidées).

La presse officielle présente ces « testeurs » comme des héros qui recevront une récompense posthume pour leur travail, alors que « leurs familles recevront une somme forfaitaire de 120 salaires pour les employés décédés. Les enfants de ces familles recevront le revenu moyen des soutiens de famille décédés jusqu'à ce qu'ils atteignent l'âge adulte »[20]. Un monument à leur mémoire a aussi été annoncé, qui devrait être construit à Sarov[20].

D'après le Washington Post, citant le site Dvina Today, dix membres du personnel médical ayant soigné les blessés de l'explosion ont eux aussi été envoyés à Moscou, afin d'être à leur tour pris en charge[23].

Bilan environnemental[modifier | modifier le code]

Une semaine après l'accident qui a eu lieu en mer, non loin du centre d'essais naval central de la marine russe (basé dans le village de Sopka), peu d'informations sont disponibles, notamment sur une éventuelle contamination de l'eau de la mer Blanche. Le ministère russe de la Défense avait déjà, avant le test, fermé une partie de la mer Blanche en y créant du 9 août au 10 septembre[24] une interdiction de baignade[5] et une zone d’exclusion pour les bateaux de pêche et toute navigation civile (la zone interdite est la baie de la Dvina ; située au nord de la zone d’essai de Nyonoksa ; cette baie est longue de 93 km et large d'environ 130 km, et elle abrite et dessert les villes d'Arkhangelsk et de Severodvinsk)[4]. Un site norvégien consacré à l'Arctique, le Barents Observer, a fait savoir qu'un navire russe transporteur de déchets nucléaires, le Serebryanka, semblait être présent dans la zone d'exclusion le avant et peu après l'accident[4]. Selon sa balise, la semaine suivante il était à quai à Mourmansk, son port d'attache.

Concernant la contamination de l'air, la Norvège a fait savoir qu'elle a détecté (du 9 au 12 août) des traces d'iode radioactif, à Svanhovd, via une station de mesure de la qualité de l'air située près de sa frontière avec la Russie[25]. La Suède et la Finlande n'ont rien signalé.

Alexander Chernyshov (directeur scientifique adjoint du Centre nucléaire fédéral russe affilié à Rosatom) explique dans une vidéo diffusée tard dans la soirée du , que le personnel du centre a quant à lui mesuré non pas une mais deux vagues de radiations à la suite de l'accident[22] ; les articles publiés dans la première semaine ne précisaient pas la direction et vitesse des vents ou des courants, ni si des mesures ont été faites dans l'eau.

Le centre hospitalier régional d'Arkhangelsk n'a pas publié d'information sur l'admission et le traitement des victimes de l'explosion de Nyonoksa. Le Service fédéral de sécurité (FSB) a convoqué le personnel médical et les médecins chargés de traiter ces patients et leur a fait signer des accords de non-divulgation[26]. Selon le même journal, trois blessés ont été conduits à l'hôpital en ambulance et y sont arrivés vers 16 h 30 (heure locale) « nus et enveloppés dans des sacs en plastique translucides » sans qu'on ait précisé aux médecins et membres de l’hôpital si ces patients pouvaient être radioactifs. Le personnel ne comprend pas pourquoi ils n'ont pas été adressés à un hôpital militaire, plutôt que dans cet hôpital civil non équipé pour ce type d'urgence. Toujours selon des médias russes, un des membres de l'hôpital aurait été contaminé par du césium 137[27].

Programme militaire[modifier | modifier le code]

Malgré ces morts, l'agence nucléaire russe a assuré vouloir « continuer le travail sur les nouveaux types d'armes », qui sera « poursuivi jusqu'au bout. »[28]. C'est la partie propulsive d’un missile expérimental contenant des liquides radioactifs qui a explosé[29].

Selon des experts américains, l’accident est vraisemblablement lié aux essais d’un missile de croisière à propulsion nucléaire dont la Russie cherche à se doter, le Burevestnik 9M730[30],[31].

Cependant, le , le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov a refusé de confirmer qu’il s’agit du Burevestnik 9M730, mais assuré que la compétence atteinte par la Russie en matière de missiles à propulsion nucléaire « dépasse significativement le niveau atteint par d’autres pays et est assez unique  »[30].

Lors des funérailles des cinq personnes de l'Institut, Alexei Likhachev qui dirige Rosatom, a déclaré : « La meilleure façon de s'en souvenir est de poursuivre nos travaux sur de nouveaux types d'armes, qui seront achevés sans faute »[4].

Enquête[modifier | modifier le code]

Selon le quotidien Kommersant, une enquête officielle a été ouverte pour élucider les circonstances ayant provoqué l'explosion[17].

Évacuation de population[modifier | modifier le code]

Selon la presse locale, il a été annoncé que les environ 450 habitants du village de Nyonoksa devaient être évacués en train pour une durée de deux heures le [9], puis cette évacuation aurait été annulée. Selon The Moscow Times citant RIA Novosti, les résidents de Nyonoksa seront évacués chaque mois par un train spécial durant deux heures (tôt le mercredi matin) pour des activités militaires planifiées dans la ville ; évacuation qui selon un villageois existe déjà : « c'est prévu, tout le monde est emmené du village environ une fois par mois, même si certains restaient derrière. Mais maintenant, après les derniers événements, je pense que tout le monde va partir ». Le gouverneur de la région d'Arkhangelsk (Igor Orlov) a nié que l'évacuation soit une urgence, affirmant qu'il s'agissait d'une mesure de routine, déjà « prévue ».

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b AFP, « La Russie enterre ses officiers tués dans l'incendie d'un sous-marin », sur lepoint.fr, 6 juillet 2019.
  2. AIEA : Convention sur la notification rapide d'un accident nucléaire [PDF], 10 p., version en anglais et présentation
  3. a et b What We Know About Russia’s Mysterious Rocket Explosion So Far, 13 août 2019.
  4. a b c d e et f BBC News, Rocket mystery: What weapon was Russia testing in Arctic?, 12 août 2019.
  5. a b et c Nathan Hodge, A deadly mishap in Russia's Far North, and a nuclear mystery lingers ; Scientists killed employed by state atomic corp, CNN, 12 août 2019.
  6. Image satellite du 8 août, commentée par Lewis, sur Twitter.
  7. a et b Marine Traffic, Serebryanka, descriptif et accès au géopositionnement par sa balise d'identification internationale (consulté le 17 août 2019).
  8. a b et c France Info et AFP, « La Russie reconnait le caractère nucléaire de l'explosion qui a fait cinq morts sur une base militaire du Grand Nord », sur francetvinfo.fr, .
  9. a b c et d Nabil Wakim et Nicolas Ruisseau, « Le peu que l’on sait de l’explosion dans une base russe : missiles « invincibles », réacteur nucléaire et propos flous », sur lemonde.fr, (consulté le 13 août 2019).
  10. https://twitter.com/ctbto_alerts : «  », 03:05, 10 août 2019
  11. « Explosion en Russie : la radioactivité a dépassé jusqu'à 16 fois le niveau habituel », sur francetvinfo.fr, (consulté le 13 août 2019).
  12. « La Russie reconnaît le caractère nucléaire de l'explosion sur une base militaire », sur bfmtv.com, (consulté le 12 août 2019).
  13. « Moscou reconnaît l'accident nucléaire sur une base du Grand Nord », sur france24.com, (consulté le 12 août 2019).
  14. « La radioactivité a dépassé jusqu'à 16 fois le niveau habituel : que sait-on de l'accident nucléaire en Russie ? », sur lci.fr, (consulté le 13 août 2019).
  15. Пожар на территории воинской части в Северодвинске ; В Росгидромете объяснили повышение радиационного фона после ЧП в Северодвинске ; Это могло быть вызвано облаком радиоактивных инертных газов, которое быстро рассеялось, отметили Росгидромете, 16 avril à 18 h 55 (heure de Moscou).
  16. (ru) Росгидромет подтвердил повышение радиации в 16 раз в Северодвинске 8 августа, communiqué interfax, Опубликовано 13 августа 2019, 13 août 2019.
  17. a b et c « Russie.Explosion nucléaire : une enquête officielle a été ouverte », sur courrierinternational.com, (consulté le 13 août 2019).
  18. Emmanuel Grynszpan, « En Russie, un drone sous-marin aurait causé la fuite radioactive », Le Temps,‎ (ISSN 1423-3967, lire en ligne).
  19. a et b (en) Vladimir Isachenkov, « Funerals for 5 Russian nuclear engineers killed in explosion », sur reviewjournal.com, (consulté le 13 août 2019).
  20. a b c d e f g et h They conducted tests in incredibly difficult conditions: in « Rosatom » they told about the employees who died near Arkhangels , International News, 11 août 2019.
  21. Tenré, Steve, Mystère autour de l’explosion nucléaire dans une base militaire russe , Le Figaro, 13 août 2019.
  22. a et b Scientists killed in Russian military explosion were testing new nuclear-powered rocket which caused TWO radiation spikes, 12 août 2019, sur dailymail.co.uk, article repris par hotfashionnews.com (Russian military blast happened during tests on nuclear-powered rocket).
  23. Valentine Pasquesoone, « Victimes, niveau de radiation, évacuations… Ces zones d'ombre qui persistent après l'explosion nucléaire dans une base russe », sur francetvinfo.fr, (consulté le 14 août 2019).
  24. Радиационный фон подскочил вверх Что известно о ЧП в воинской части под Северодвинском (« Que sait-on de la situation d'urgence dans l'unité militaire près de Severodvinsk ? »), Kommersant FM, 8 aout 2019.
  25. Après l'explosion sur une base russe, la Norvège détecte de l'iode radioactif, Yahoo!/Paris Match, 15 août 2019.
  26. Sources médias locaux et le site web newsnord.ru, cités par The Moscow Times : What We Know About Russia’s Mysterious Rocket Explosion So Far, 13 août 2019.
  27. Evan Gershkovich et Pjotr Sauer, Exclusive: Russian Doctors Say They Weren’t Warned Patients Were Nuclear Accident Victims ; One doctor was reportedly later found to have a radioactive isotope in their muscle tissue, 16 aout 2019.
  28. « L'explosion nucléaire en Russie était liée aux tests de nouveaux armements », sur lexpress.fr, (consulté le 13 août 2019).
  29. « Que sait-on de l'accident nucléaire dans le nord de la Russie ? », sur lci.fr, (consulté le 13 août 2019).
  30. a et b « Explosion à caractère nucléaire en Russie. La radioactivité a dépassé jusqu’à 16 fois le niveau habituel », sur ouest-france.fr, (consulté le 13 août 2019).
  31. Steve Tenré, « Mystère autour de l’explosion nucléaire dans une base militaire russe », sur lefigaro.fr, (consulté le 13 août 2019).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]