Burevestnik 9M730

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Burevestnik 9M730
Image illustrative de l’article Burevestnik 9M730
Présentation
Type de missile Missile de croisière
Constructeur bureau de conception Innovator (Ekaterinburg)
Développement 2018 -
Statut En développement
Caractéristiques
Nombre d'étages 2
Moteurs ergol liquide, nucléaire
Longueur 12 m
Portée illimitée
Pays utilisateurs
Drapeau de la Russie Russie

Le Burevestnik 9M730 (en russe : Буревестник (Pétrel en français), nom de code pour l'OTAN : SSC-X-9 Skyfall)[1] est un missile de croisière russe expérimental à propulsion nucléaire et à armement nucléaire, destiné aux forces armées russes. Le missile aurait une vitesse subsonique[2] et une portée pratiquement illimitée[3].

Le Burevestnik est l'une des six armes stratégiques russes dévoilées par le président russe le [4].

Conception et développement[modifier | modifier le code]

Site de lancement Pankovo (image satellite, juin 2018).
Site de lancement Pankovo (image satellite, juin 2018).

L’industrie russe de défense travaille sur un missile de croisière intercontinental à propulsion nucléaire thermique, capable de pénétrer tout système de défense antimissile à base d’intercepteurs. Sa portée serait illimitée et il aurait la capacité d'esquiver les défenses antimissiles[3]. Le nom de l'arme a été choisi par la voie inhabituelle d'un vote public[5]. Une étape majeure des essais du missile de croisière du complexe de Burevestnik, les essais de l'unité de propulsion nucléaire, aurait été achevée avec succès en [2], sur les terrains d’entraînement de Kapustin Yar et en Nouvelle-Zemble[6].

Selon Nezavissimaïa Gazeta, le moteur de départ de la fusée utilise un carburant solide et le moteur principal du carburant nucléaire. Les dimensions du missile seraient 12 m de longueur au départ, 9 m en vol, et la coque aurait la forme d’une ellipse de 1 × 1,5 m[6].

Le projet « jumeau » du Burevestnik, le sous-marin Status-6 Poseidon à torpille et drone nucléaire, est également construit autour d'une unité de propulsion nucléaire miniature.

Accident du 8 août 2019[modifier | modifier le code]

Le 8 août 2019, un accident sur la base d’essais militaires située à 2 km du village de Nyonoksa. Une explosion s’est produite, faisant plusieurs victimes parmi les personnels de la base participant aux essais, dispersant une certaine quantité de radionucléides dans l'atmosphère et entrainant une hausse de la radioactivité dans les environs.

Le , l'agence russe de l'énergie nucléaire Rosatom a indiqué qu'elle était liée à un accident impliquant le test d'une « source d'énergie isotopique pour un moteur de fusée à combustible liquide », et qu'elle avait entraîné la mort de huit personnes[7],[8]. Des experts et des journalistes ont évoqué un lien possible entre les tests de l'accident et le Burevestnik[9]. Les sources du gouvernement russe sont trop rares et imprécises pour le savoir, mais les experts sont circonspects sur le type de propulsion de la fusée, et certains communiqués russes évoquent un test de combustible peu usité et impliquant des radioisotopes[9].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Panda, « Update from a source: Russia's Burevestnik nuclear-powered cruise missile has a NATO designator — SSC-X-9 SKYFALL (USIC also calls this missile the KY30) »,
  2. a et b (en) « Tests of Burevestnik nuclear powered cruise missile successfully completed, says source », TASS.
  3. a et b Brad Lendon, « Russia shows off new weapons after Trump summit », CNN,‎ (lire en ligne, consulté le 20 juillet 2018)
  4. (en-US) Franz-Stefan Gady, « Russia Reveals ‘Unstoppable' Nuclear-Powered Cruise Missile », The Diplomat,‎ (lire en ligne, consulté le 20 juillet 2018)
  5. (en) Andrew Osborn, « Russia names Putin's new 'super weapons' after a quirky public vote », Reuters (consulté le 20 juillet 2018).
  6. a et b (ru) Alexandre Charkovsky, « Ядерный "Буревестник" стал реальностью », sur ng.ru,‎ (consulté le 12 août 2019).
  7. (en-GB) Andrew Roth, « Russian nuclear agency confirms role in rocket test explosion », The Guardian,‎ (lire en ligne).
  8. (en-US) Andrew E. Kramer, « Russia Confirms Radioactive Materials Were Involved in Deadly Blast », The New York Times,‎ (lire en ligne).
  9. a et b (en) « U.S.-based experts suspect Russia blast involved nuclear-powered… », Reuters,‎ (lire en ligne).

Liens externes[modifier | modifier le code]