Epfig

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Epfig
Place de la Mairie
Place de la Mairie
Blason de Epfig
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Alsace
Département Bas-Rhin
Arrondissement Sélestat-Erstein
Canton Obernai
Intercommunalité C.C. Barr-Bernstein
Maire
Mandat
Jean-Claude Mandry
2014-2020
Code postal 67680
Code commune 67125
Démographie
Gentilé Epfigeois, Epfigeoises
Population
municipale
2 217 hab. (2012)
Densité 101 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 21′ 35″ N 7° 27′ 50″ E / 48.35972222, 7.4638888948° 21′ 35″ Nord 7° 27′ 50″ Est / 48.35972222, 7.46388889
Altitude Min. 160 m – Max. 311 m
Superficie 21,9 km2
Localisation

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Epfig est une commune française située dans le département du Bas-Rhin, en région Alsace.

Ses habitants sont appelés les Epfigeois et Epfigeoises.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village d'Epfig se trouve au pied de la colline de l'Ungersberg dans le canton de Barr et l'arrondissement de Sélestat-Erstein. La commune s'étend sur 2 200 hectares, dont 560 plantés de vigne, ce qui en fait la plus grande commune viticole d'Alsace. Les habitants sont connus sous le nom des Epfigeois. Epfig dispose en outre l'une des plus importantes culture céréalière et de prairie du département. Le village se situe à 6 km au sud-est du canton de Barr.

Écarts et lieux-dits[modifier | modifier le code]

  • Sainte Marguerite
  • Fronholz
  • Finkwiller

Cours d'eau[modifier | modifier le code]

  • La Schernetz

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestations anciennes pour certaines germanisées et pour d'autres latinisées.

D'un type toponymique celtique *Epiākon ou gallo-roman *EPIACU que l'on retrouve en Grande-Bretagne Epiacum. La forme de 763 est déjà germanisée, le graphe ph notant en vieux haut allemand la consonne affriquée [pf] de l'allemand moderne qui résulte de la mutation haut allemande de [p], d'où Epi- > Ephi- > Epfi-. Il se compose d'un des noms celtique du cheval epos, aussi fréquemment attesté dans l'anthroponymie gauloise Eppius, Epponus, Epillus ou Eporedorix, chef Gaulois. Le second élément est le suffixe celtique -ākon latinisé en -acum de localisation, puis de propriété. Il signifie soit « lieu des chevaux » soit « propriété d'Eppius »[1].

Albert Dauzat et Charles Rostaing[2] ont parlé, à tort semble-t-il, d'un « nom de personne latin » que ni la répartition géographique du toponyme, ni sa signification possible ne semblent conforter.

Histoire[modifier | modifier le code]

Ce bourg remontant à la plus haute Antiquité a été occupé par des populations celtes et germaniques. Sous l'empire romain, la cité était connue sous le nom d' Epiacum (dont la forme Apica est probablement une cacographie). Les troupes romaines y auraient planté, dès le début de leur présence, les premiers plants de vignes. Des immigrants alamans se mêlent peu à peu aux populations locales gallo-romaines originelles et le bas latin est remplacé par un dialecte alémanique.

À partir du XIIe siècle, les évêques de Strasbourg qui y possédaient un château, dont il ne reste qu'une partie d'une tour et des caves voûtées, dominent la ville. Epfig est complètement ruiné en 1439, lors des premières incursions du parti armagnac. Il est une deuxième fois détruit en 1632 lors de la guerre de Trente Ans. Entre le XIe et le XIVe siècle est érigée une chapelle romaine portant le nom de sainte Marguerite qui possède un porche unique en Alsace et un ossuaire dont la plupart des ossements provient de la destruction du village disparu et voisin de Kollwiller. Au XVIIIe, le cardinal de Rohan fait construire une résidence à côté du donjon. À cette époque, le village d'Epfig possédait 60 puits et un calvaire de trois croix.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason d'Epfig

Les armes d'Epfig se blasonnent ainsi :
« De sable à la bande d'argent accompagnée de deux rameaux du même. »[3].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2001 2008 Lucien Metz    
mars 2008 en cours Jean-Claude Mandry[4]    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 2 217 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 006 2 160 2 082 2 177 2 448 2 942 2 861 3 004 2 962
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
2 925 2 976 3 008 2 745 2 712 2 567 2 513 2 502 2 423
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 423 2 276 2 208 1 898 1 852 1 752 1 700 1 672 1 612
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
1 718 1 666 1 691 1 704 1 753 1 947 1 996 2 113 2 149
2012 - - - - - - - -
2 217 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La chapelle Sainte-Marguerite[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Chapelle Sainte-Marguerite d'Epfig.

La tradition fait remonter la chapelle Sainte-Marguerite à l'endroit où se trouvait au Xe siècle un couvent de moniales dédiée à sainte Berthe fille d'un leude de Clovis II. Ce couvent aurait été selon la tradition fondé en 895 par Rothrude, fille de Lothaire Ier et d'Ermengarde, abbesse d'Erstein pour les religieuses du couvent de Blangy-en-Artois qui avaient dû fuir les Normands. La chapelle cémétériale actuelle est de style roman, construite dans le premier quart du XIe siècle. Son plan bâtard combine le plan centré et la forme de la croix latine. La nef unique est orientée vers l'ouest, et se termine par un chevet plat. Au début du XIIe siècle, on adjoignit à l'édifice un petit porche.

Ossuaire[modifier | modifier le code]

Accolé au mur nord de la nef, un ossuaire de date indéterminée a été reconstruit à l'identique sur les fondations d'origine lors d'une importante réfection d'ensemble menée par Antoine Ringeisen entre 1872 et 1879. Généralement, les ossuaires alsaciens renferment les ossements de cimetières désaffectés ou de fosses trop pleines. Il a ainsi été avancé qu'il puisse renfermer les défunts du village disparu de Kollwiller. Toutefois, selon la tradition orale et écrite, cet ossuaire abrite les crânes des paysans morts à la bataille de Scherwiller, massacrés par les troupes du duc Antoine de Lorraine le 20 mai 1525 (Révolte des Rustauds)[7]. Selon des recherches menées par l'équipe de Jean Lavergne, il s'agit bel et bien de morts au combat. Sur un échantillon aléatoire de 212 crânes, le quart présente de graves traumatismes. Il s'agit d'hommes dans la force de l'âge et non de femmes ou d'enfants. Les os ont été fracassés par des coups de masse ou d'épées assénés de haut en bas, sans doute par des cavaliers en selle[8].

Église Saint-Georges[modifier | modifier le code]

La première église datant du VIIIe siècle a probablement été détruite en 1198 et remplacé par un édifice de style roman. L'église actuelle est reconstruite à la fin du XVIIIe siècle par l'architecte Dixnard (1723-1795).

Hôtel de ville (1857)[modifier | modifier le code]

L'hôtel de ville a été construit en 1749 par l'architecte Antoine Ringeisen de l'arrondissement de Sélestat. Il est notamment chargé de veiller et de diriger les travaux des bâtiments publics et culturels de la région. Ses archives, qui couvrent les périodes 1840-1889, sont précieusement conservées à la Bibliothèque humaniste de Sélestat.

Presbytère[modifier | modifier le code]

Maison de 1725[modifier | modifier le code]

Puits à treuil (1749)[modifier | modifier le code]

Calvaire de 1788[modifier | modifier le code]

Maisons à pan de bois[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Né le 15 mars 1775, volontaire dans le régiment de Boulonnais (86e régiment d'infanterie) le 1er mai 1789. Il contracta un engagement le 1er mai 1791 dans le même régiment devenu 79e. Il fit avec distinction les guerres de la liberté depuis 1793 jusqu'à l'an IX aux armées des Pyrénées-Orientales, d'Italie, de Rome, de Naples et des Grisons. Il se distingua dans les guerres de la République et de l'Empire, parvint au grade de colonel du 12e régiment d’infanterie de ligne le 20 octobre 1806. Il fut ensuite colonel du 86e régiment d'infanterie de ligne le 16 juillet 1814 et de la Légion de l'Ardèche le 11 octobre 1815. Il fut nommé officier de la Légion d'honneur le 7 juillet 1807 et baron de l'Empire le 10 septembre 1808. Il est décédé le 6 mai 1853 à Nancy.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (fr) Dominique Toursel-Harster, Jean-Pierre Beck et Guy Bronner, Dictionnaire des monuments historiques d'Alsace, La Nuée Bleue,‎ , 676 p. (ISBN 2716502501)

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Xavier Delamarre, Dictionnaire de la langue gauloise, éditions errance 2003. p. 123.
  2. Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, éditions Larousse 1968.
  3. Jean-Paul de Gassowski, « Blasonnement des communes du Bas-Rhin », sur http://www.labanquedublason2.com (consulté en )
  4. [PDF] Liste des maires au 1 avril 2008 sur le site de la préfecture du Bas-Rhin.
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2012.
  7. Toursel-Harster, Beck et Bronner 1995
  8. Georges Bischoff, La guerre des Paysans : L'Alsace et la révolution du Bundshuh 1493-1525, Strasbourg, La Nuée Bleue,‎ , p. 346

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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