Eichhoffen

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Eichhoffen
Entrée du village d'Eichhoffen.
Entrée du village d'Eichhoffen.
Blason de Eichhoffen
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Bas-Rhin
Arrondissement Sélestat-Erstein
Canton Obernai
Intercommunalité C.C. Barr-Bernstein
Maire
Mandat
Évelyne Lavigne
2014-2020
Code postal 67140
Code commune 67120
Démographie
Gentilé Eichhoffenois, Eichhoffenoises
Population
municipale
560 hab. (2014)
Densité 243 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 23′ 04″ nord, 7° 26′ 33″ est
Altitude Min. 192 m – Max. 278 m
Superficie 2,3 km2
Localisation

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Eichhoffen est une commune française située dans le département du Bas-Rhin, en région Grand Est.

Cette commune se trouve dans la région historique et culturelle d'Alsace.

Géographie[modifier | modifier le code]

À une altitude de 230 à 260 mètres, le coteau du Moenchberg se situe à l'ouest d'Eichhoffen, à la sortie d'Andlau, et forme un vallon abrité sur son versant sud, bénéficiant d'un environnement sec et chaud. La texture des sols, principalement argilo-limoneux, est fine. Cette terre de prédilection pour le riesling, produisant un vin au fruité élégant et au corps charpenté, est cultivée depuis l'époque romaine. Le village fait partie du canton d'Obernai et de l'arrondissement de Sélestat-Erstein, non loin de la ville d'Andlau, sur la route reliant Barr à Villé.

Cours d'eau[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Eichhohe, 1097 ;
  • Eichoffe ;
  • Hichalt ;
  • Euchalden ;
  • Euchoffen ;
  • Eichoffen.

Histoire[modifier | modifier le code]

Eichhoffen dans le Saint-Empire romain germanique : 980-1648[modifier | modifier le code]

Sous les dynasties ottoniennes (de Henri Ier à Henri II) et saliennes (de Conrad II à Henri V), l'Alsace connaît un véritable renouveau, notamment grâce à sa position stratégique sur les routes rhénanes et alpines. Elle reste divisée en deux comtés (Nordgau et Sundgau). La famille de Habsburg/Habsbourg, originaire d'Ottmarsheim, comtes de Sundgau, est progressivement éclipsée par les comtes de Dabo/Dagsburg-Eguisheim, maîtres du Nordgau, et dont sera issu le futur pape Léon IX, comte Brunon d'Eguisheim-Dagsburg (1048-1054) lors de l'apogée de cette famille. Les empereurs s'appuient sur les évêques qu'ils nomment, pour régner efficacement.

Eichhoffen fut à cette époque (986) un domaine appartenant au comte Hugo IV, fils de Hugo III de Dabo/Dagsburg-Eguisheim, père du pape Léon IX[1]. Son frère Eberhard III dirige l’achèvement des travaux du monastère familial d'Altorf.

En 1052, la chapelle Saint-Jean-Baptiste est consacrée par le pape Léon IX.

Albert I, fils de Hugo V et neveu du pape Léon IX, cède (donation) le domaine d'Eichhoffen (Eichhoffe) au monastère d'Altdorf dans un document adressé à l'évêque Otto de Strasbourg daté du 13 juillet 1097[2].

En 1227, Eichhoffen devient la propriété de l’évêque de Strasbourg à la suite de l'extinction de la lignée des comtes de Dabo/Dagsburg-Eguisheim.

Naissance de Mathias Ringmann en 1482[3] à Eichhoffen ; il décède en 1511 à Sélestat.

À la fin du XIXe siècle, il existe à Eichoffen un moulin, une tuilerie, une huilerie, une teinturerie et une imprimerie sur étoffes. Le territoire produit des vins assez estimés.

En 1569, la chapelle Saint-Jean-Baptiste est agrandie.

1603 : extension du village par la construction de maisons à colombages.

Maison à colombages de 1723 transformée en cave viticole.

Héraldique[modifier | modifier le code]


Blason d'Eichhoffen

Les armes d'Eichhoffen se blasonnent ainsi :
« D'or aux trois glands de chêne de sinople, les tiges feuillées appointées mouvant d'une terrasse du même. »[4].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1793 1796 Zerthel   Maire
1796 1802     Maire
1802 1808 Sohler   Maire
1808 1815 Wuntholtz   Maire
1815 1830     Maire
1830 1840 Wuntholtz   Maire
1840 1859 Denenfeld   Maire
1859 1863 Eck   Maire
1863 1883 Meyer   Maire
1883 1890 Denenfeld   Maire
1890 1902 Grau   Maire
1902 1913 Denenfeld   Maire
1914 1935 Kieffer Pere   Maire
1935 1971 Alfred Kieffer   Sénateur maire
1971 2001 Armand Wirth   Maire honoraire 2001
2001 2008 Pierre Esslinger    
mars 2008 2014 Pierre Esslinger[5]    
2014 en cours Évelyne Lavigne    
Les données manquantes sont à compléter.

Fiscalité[modifier | modifier le code]

Taxes en pourcentage de la valeur locative cadastrale.
Année 2006 2007 2008 2009 2010
Taxe foncière sur le bâti 7,72 % 7,87 % 7,97 % 7,97 % 8,21 %
Taxe foncière sur le non-bâti 21,50 % 21,93 % 22,34 % 22,34 % 23,01 %
Taxe d'habitation 6,75 % 6,89 % 7,02 % 7,02 % 7,23 %
Taxe professionnelle 7,15 % 7,15 % 7,15 % 7,15 % 7,15 %

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[7],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 560 habitants, en diminution de -0,36 % par rapport à 2009 (Bas-Rhin : 1,65 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
343 377 393 472 472 502 437 444 439
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
397 396 418 417 423 422 394 360 343
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
354 361 361 343 328 326 314 323 315
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2011 2014
303 358 460 419 393 410 511 559 560
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Chapelle Saint-Jean-Baptiste.
Église paroissiale Saint-André d'Eichhoffen.

Chapelle Saint-Jean-Baptiste[modifier | modifier le code]

À côté de la mairie se trouve la chapelle Saint Jean-Baptiste qui aurait été consacrée par le pape Léon IX (Bruno d'Eguisheim 1002-1054) en personne, à la mémoire de la Vierge et de saint Jean en 1052. Cette petite chapelle a été reconstruite en 1569 par l'abbé d'Altorf. Il ne reste aujourd'hui que trois fenêtres géminées à ogive et une porte d'un faible intérêt. Depuis l'époque de sa reconstruction, cette chapelle a toujours été une propriété particulière. Avant 1789, elle n'était ouverte au culte que pendant le temps où l'abbé résidait dans sa maison de campagne. En 1845, on a trouvé dans une maison attenante à la chapelle, un haut relief taillé dans un seul bloc de bois de chêne et représentant la mort de la Vierge. Cette sculpture est passé entre les mains d'un certain Alphonse Chuquet de Strasbourg. À côte de la chapelle se trouve le kloesterle, cour domaniale (Dinghof) qui remonte à 1353. On y remarque une cave voûtée avec des piliers qui proviendraient de la chapelle de l'ancien prieuré d'Ittenwiller à Saint-Pierre. La chapelle a été classée dans l'inventaire supplémentaire des monuments historiques le 27 février 1936.

Église Saint-André[modifier | modifier le code]

Pendant quelque temps, Eichoffen fait partie de la paroisse d'Andlau et cela jusqu'au milieu du XIXe siècle. Par la suite, pour éviter des déplacements fastidieux, le village fait construire sa propre église paroissiale, dédiée à saint André sur les conseils de l'architecte strasbourgeois Jehu. L'église abrite une Vierge à l'enfant dorée et argentée de la seconde moitié du XVIIIe siècle.

Tuilerie ( du XVe siècle)[modifier | modifier le code]

Ancienne gare (1864)[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Grammatica Figurata (Mathias Ringmann, 1509).
  • L'humaniste Mathias Ringmann, membre du Gymnase vosgien et auteur de la Grammatica Figurata, est né à Eichhoffen en 1482. Ci-contre, les armes d'Eichhoffen (feuilles de chêne et glands) apparaissent sur l'écusson de droite dans cette gravure reproduite dans la Grammatica Figurata.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Dictionnaire historique de J. Clauss de 1895 page 305
  2. Document imprimé chez Schopflin Alsatia diplomatica 1, page 178 Registre original à Strasbourg, AD BR, H 1 : ... per manum comitis Adelberti N°355 page 296
  3. D'autres sources disent qu'il est né à Reichsfeld ou Pairis (Orbey)]
  4. Jean-Paul de Gassowski, « Blasonnement des communes du Bas-Rhin », sur http://www.labanquedublason2.com (consulté le 24 mai 2009)
  5. [PDF] Liste des maires au 1er avril 2008 sur le site de la préfecture du Bas-Rhin.
  6. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Marcel Krieg, « Deux chapiteaux romans à Itterswiller et à Eichhoffen », in Annuaire de la Société d'histoire et d'archéologie de Dambach-la-Ville, Barr, Obernai, 2002, no 36, p. 51-56

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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