EY (entreprise)

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EY
logo de EY (entreprise)
Logo de EY.
illustration de EY (entreprise)
Bureaux Rondo 1 à Varsovie

Création 1989
Fondateurs Arthur Young (en) et Alwin Charles Ernst (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Forme juridique Private Limited Company
Slogan Building a better working world
Siège social Londres
Drapeau de Grande-Bretagne Royaume-Uni
Direction Mark Weinberger, Chairman (Monde)
Président Carmine Di Sibio (en) (depuis le )[1], Mark Weinberger ( - )[2] et Jim Turley (en) (-)Voir et modifier les données sur Wikidata
Directeurs Mark WeinbergerVoir et modifier les données sur Wikidata
Activité Audit financier, expertise-comptable, fiscalité, services transactionnels, conseil en stratégie
Filiales Fondation d'entreprise EY pour les métiers manuels (d)
Effectif 270 000 (2019)
SIREN 449142348Voir et modifier les données sur Wikidata
Site web http://www.ey.com

Chiffre d'affaires 36,4 milliards de $ (2019)[3]

EY (Ernst & Young et associés) est l'un des plus importants cabinets d'audit financier et de conseil au monde. Membre du Big Four, il est le troisième plus important réseau mondial en termes de chiffre d'affaires (après Deloitte et PwC, mais devant KPMG) en 2017[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

Harding & Pullein est fondée en 1849 à Londres, au Royaume-Uni. Il s'agit de la plus ancienne entreprise dont est issue Ernst & Young. Cette même année, l'Américain Frederick Whinney entre dans la profession et devient associé en 1859. Il renomme sa société Whinney, Smith & Whinney en 1894, avec l'aide de ses fils également dans la profession.

En 1903, Ernst & Ernst est établi à Cleveland par Alwin et Theodore Ernst et en 1906 Arthur Young & Company est créée à Chicago.

En 1965, Whinney, Smith & Whinney fusionne avec Brown, Fleming & Murray pour former la firme de comptabilité et de conseil Whinney Murray. Whinney, Smith & Whinney était une alliée proche d'Ernst & Ernst depuis les années 1940. En 1979 Whinney Murray, Ernst & Ernst, et Turquands Barton Mayhew se regroupent pour former Ernst & Whinney, créant ainsi le quatrième plus important cabinet d'audit mondial.

En 1989, le numéro quatre fusionne avec le numéro cinq de l'époque, Arthur Young, pour créer Ernst & Young (EY). Ce rapprochement participe à la concentration du secteur de l'audit comptable, qui a vu passer en quelques années dix principaux acteurs à quatre appelés les Big Four.

Le réseau a ensuite créé sa propre activité de conseil durant les années 1980 et 1990.

En 1996, l'entreprise passe de 49 à 100 % dans le capital d'Eurexpert[5], cabinet de conseil co-fondé par Bernard Marie Chiquet et Pierre Moyen en 1990.

À la suite de l'annonce faite en septembre 1997 par Price Waterhouse de procéder à une fusion avec le cabinet Coopers & Lybrand en vue de former un géant mondial des services d'audit, Ernst & Young annonça en octobre de la même année son intention de faire de même avec KPMG. La fusion proposée fut finalement abandonnée en février 1998 à cause de l'opposition de certains clients, des questions de lois antitrust, des problèmes de coûts et d'une manière générale des difficultés à concilier deux entreprises aux cultures différentes.

La branche conseil a été vendue en mai 2000 au Français Cap Gemini pour 11 milliards de dollars (cash et actions) : la nouvelle entité, d'abord baptisée Cap Gemini Ernst & Young, a ensuite été renommée Capgemini. En 2002, suite au scandale du maquillage des comptes de l'entreprise texane Enron, Ernst & Young France a absorbé la branche française d'Arthur Andersen.

En avril 2016, EY France annonce la création d'EY Strategy[6], affirmant son positionnement comme cabinet de conseil en stratégie pluridisciplinaire, en parallèle de ses activités traditionnelles d'Audit, trois ans après l'acquisition du cabinet de conseil en stratégie Greenwich Consulting[7].

Identité visuelle (logotype)[modifier | modifier le code]

Scandales[modifier | modifier le code]

Ernst & Young est directement ou indirectement impliqué dans divers scandales bancaires et financiers de grande ampleur, notamment Informix Corporation (en) (1996), Sybase (1997), Cendant (en) (1998), One.Tel (2001), AOL (2002), Enron California (2002), HealthSouth (en) (2003), Chiquita Brands International, ex-United Fruit Company (2004), Lehman Brothers (2010), Sino-Forest Corporation (2011) et Olympus Corporation (2011).

Le scandale Hellas Telecommunications (2015)[modifier | modifier le code]

En 2015, l'office de régulation britannique, l'Institute of Chartered Accountants in England and Wales (en) (ICAEW), a réprimandé Ernst & Young pour son implication dans le scandale Wind Hellas (en) concernant principalement TPG, Apax Partners et Nikesh Arora. EY a accepté de devenir administrateur de Hellas Telecommunications bien qu'ayant été son comptable durant les trois années précédentes. La société reçoit une amende de 250 000 £ (390 850 $) pour violations de l'éthique[8],[9],[10],[11].

Paradise Papers (2017)[modifier | modifier le code]

Les « Paradise Papers » révélés en novembre 2017 par le Consortium international des journalistes d'investigation indiquent la participation de Ernst & Young dans plusieurs montages financiers, dont celui du jet privé de la star britannique Lewis Hamilton[12].

Wirecard (2020)[modifier | modifier le code]

En juin 2020, Ernst & Young, qui est l'unique commissaire aux comptes de Wirecard depuis 2011, se retrouve impliqué dans le scandale des comptes falsifiés de son client[13]. Faisant suite à un audit indépendant mené par KPMG sur Wirecard qui avait conclu à l'absence de certains documents qui conduisaient l'auditeur à ne pas pouvoir donner un avis définitif concernant l'exactitude des comptes, Ernst & Young a lui aussi refusé d'approuver les comptes de Wirecard fin juin 2020. Il peut toutefois être reproché à Ernst & Young de ne pas avoir examiné sur le fond 3 articles publiés par le Financial Times à partir de janvier 2019, qui avertissaient au sujet d'une fraude probable liée à des fonds fictifs localisés dans les Philippines. Bien au contraire, au-lieu de contrôler les informations publiées par le Financial Times, les journalistes et certains de leurs collègues avaient été mis en examen par l'Autorité allemande de supervision financière BaFin pour manipulation illicite de cours de bourse[14].

Activités[modifier | modifier le code]

  • Audit : certification, maîtrise des risques, amélioration de la performance financière, accompagnement et externalisation (expertise-comptable)
  • Advisory : marketing & innovation, performance financière, performance opérationnelle, systèmes d'information
  • Droit et fiscalité : fiscalité des entreprises, droit des affaires, droit social, mobilité internationale
  • Transactions : Due diligences, évaluations, restructuring, fusions & acquisitions

EY est l'auditeur de nombreuses entreprises de premier plan, membres du classement Fortune 1000. Parmi elles, on peut noter AOL Time Warner, Wal-Mart, Amazon.com, 3M, Oracle, McDonalds, Google, Intel, Hewlett-Packard, Coca-Cola, et Verizon.

Comme les autres "Big Four", EY est également actif dans le secteur du conseil fiscal. En France EY Société d'Avocats est une société d'avocats fiscalistes faisant partie du réseau global d'EY[15].

La Securities and Exchange Commission (SEC) et ses membres issus de la communauté des investisseurs financiers ont commencé à s'inquiéter des potentialités de conflits d'intérêts entre les travaux d'audit et de conseil. Ernst & Young a été le premier des Big Five de l'audit (avec Deloitte, PwC, KPMG et Arthur Andersen) à séparer formellement ses systèmes d'intégration et ses pratiques d'audit.

Acquisitions, Cessions[modifier | modifier le code]

Fin juillet 2020 EY Advisory achète la société Kalydia spécialisée sur SAP et leader du marché français de l'intégration de projets S4HANA dans le secteur public. Avec cette acquisition EY demontre son ambition d'accompagner ses clients de bout en bout et devient éligible pour mener les grands projets de transformation S4HANA.

Chiffres[modifier | modifier le code]

Panneau lumineux d'EY à New York.

Dans le monde :

En France :

  • 15 bureaux dont un à Monaco ;
  • 4 500 salariés répartis entre les trois métiers de l'Audit, du conseil, de la Transaction et du Droit avec pour ce dernier 500 avocats intervenant dans les domaines juridiques, fiscaux et sociaux ;
  • CA : 806 millions d'euros en 2013/2014 ;
  • 1er des Big Four en termes de gros mandats (23 sur le CAC40).

En Suisse :

  • 2 425 salariés répartis sur 11 sites : Aarau, Berne, Bâle, Lausanne, Lugano, Lucerne, Genève, Vaduz, Zug, St-Gall et Zurich ;
  • CA : 608 millions CHF en 2014/2015[16].

En Belgique :

  • 1 335 salariés (au 30 juin 2011) répartis entre 12 bureaux : Bruxelles, Charleroi, Courtrai, Gand, Hasselt, Leper, Liège, Mons, Roeselare, Ronse, Saint-Nicolas, Tournai, Turnhout ;
  • CA : 163,6 millions d'euros en 2005/2006.

Au Luxembourg :

  • 1 100 salariés.
  • CA : environ 125 millions d'euros en 2011.

L'activité porte essentiellement sur l'audit de banques, d'assurances et de fonds et sur le conseil en fiscalité.

Slogan[modifier | modifier le code]

Le slogan d'Ernst & Young était Quality in everything we do jusqu'au changement de dénomination de l'entreprise. C'est désormais pour EY Building a better working world (traduisible en Construire un monde qui fonctionne mieux).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. « https://www.ey.com/en_gl/global-executive »
  2. « https://www.ey.com/en_gl/people/mark-weinberger »
  3. Modèle {{Lien web}} : paramètre « titre » manquant. https://www.ey.com/en_gl/news/2019/09/ey-reports-record-global-revenues-of-us-36-4b-in-2019.
  4. Présentation de la firme française
  5. « Ernst & Young met les bouchées doubles dans le conseil », Les Echos,‎ (lire en ligne)
  6. « EY veut dynamiter le marché du conseil en stratégie à Paris », sur lesechos.fr, (consulté le 9 mai 2016)
  7. « EY acquiert Greenwich Consulting », sur lesechos.fr, (consulté le 9 mai 2016)
  8. (en) « Another Greek tragedy », The Economist (consulté le 13 juillet 2015)
  9. (en) « EY fined for conflict of interest over Hellas », Reuters (consulté le 13 juillet 2015)
  10. (en) « United States Bankruptcy Court Southern District of New York », Hellas Telecommunications (Luxembourg) II SCA (consulté le 13 juillet 2015)
  11. (en) « Greek co wants damages from Indian-origin investor and Softbank VC Nikesh Arora », Financial Express (consulté le 13 juillet 2015)
  12. « Paradise Papers : Lewis Hamilton ou la course à l’offshore en jet privé », France Inter,‎ (lire en ligne, consulté le 9 novembre 2017)
  13. « Wirecard, une épine de plus dans le pied d'EY », Les Echos,‎ (lire en ligne, consulté le 25 juin 2020)
  14. « Wirecard : comment l'Allemagne a tiré sur le FT, porteur de mauvaises nouvelles », Les Echos,‎ (lire en ligne, consulté le 25 juin 2020)
  15. http://www.ey-avocats.com/global/content.nsf/France_Tax/home Société d'avocats.
  16. [1]

[1]

Liens externes[modifier | modifier le code]

  1. « EY reports record global revenues of US$36.4b in 2019 », sur www.ey.com (consulté le 7 février 2020)