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Distorsion (Star Trek)

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Une visualisation d'un champ de distorsion. Le vaisseau repose dans une bulle d'espace normal.

Warp drive

Dans l'univers de fiction de Star Trek, la distorsion ou propulsion exponentielle est une déformation de l'espace qui modifie les lois de la physique pour permettre à un vaisseau d'atteindre une vitesse supraluminique. Il est ainsi opposé à l'impulsion.

Le moteur à distorsion est l'une des caractéristiques fondamentales de la franchise Star Trek et l'un des exemples les plus connus de distorsion spatiale dans la fiction[1].

Dans la version francophone, on parle pour la première fois de la distorsion dans l'épisode Demain sera hier (saison 1, 19e épisode). Auparavant on parlait de « vitesse facteur 4 » par exemple.

Ce sont les nacelles de distorsion du vaisseau qui créent la bulle de distorsion qui enveloppe le vaisseau. Les vaisseaux ont habituellement deux nacelles et elles doivent être toutes les deux fonctionnelles pour être utiles. Il peut être dangereux pour des êtres vivants d'être trop près d'une nacelle fonctionnelle, c'est pourquoi elles sont normalement installées sur des pylônes.

Le moteur de distorsion fonctionne grâce à un réacteur mélangeant de l'antimatière et de la matière, du deutérium, par le biais d'hydrogène. Le mélange produit une quantité fulgurante d'énergie qui sert à la propulsion supraluminique. Afin de maitriser cette puissance, on utilise dans le réacteur des cristaux de dilithium qui servent à contrôler la réaction et à générer un champ subspatial stable, c'est-à-dire que l'on puisse utiliser sans détruire le corps en distorsion.

Le vaisseau évite les collisions avec les corps extérieurs (poussière, météorites...) à l'aide de déflecteurs de navigation (Navigational Deflector), dont le principal est placé à l'avant du vaisseau, sous la soucoupe.

Atteinte de la distorsion 10

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Bien que cela soit théoriquement impossible, la distorsion 10 est atteinte à plusieurs reprises dans Star Trek.

Elle est atteinte par Tom Paris, dans Star Trek: Voyager, saison 2, épisode 15 («Le Seuil», Threshold) :

Capitaine Kathryn Janeway : « Vous rappelez-vous ce qui s'est passé ? »
Tom Paris : « Oh oui. Je regardais... Je regardais l'indicateur de vitesse qui disait distorsion 10. Et je me suis soudain rendu compte que je pouvais me voir. Je voyais l'extérieur de la navette, le Voyager, l'intérieur du Voyager. L'intérieur de cette pièce. Pendant un moment, j'étais partout à la fois. Littéralement partout, capitaine. Avec les Kazons, à la maison, avec les Klingons. Tout était là. Je ne sais pas comment l'expliquer. C'était comme... Non, rien ne peut décrire ce que c'était. »

À la suite de cette expérience, Tom Paris subit un processus accéléré d'évolution biologique. Notons toutefois que cet épisode est considéré par certains comme le plus mauvais des épisodes Star Trek et que Brannon Braga, son auteur, le considère comme un gros navet fumant. Autrement dit, tous les évènements de Threshold sont considérés non-officiellement non-canoniques par les fans et par son auteur Référence VO.

Elle a été atteinte également par l'Enterprise, dans Star Trek : La Nouvelle Génération, saison 1, épisode 6 (Où l'homme surpasse l'homme - Where No One Has Gone Before), lors d'essais durant lesquels un Voyageur propulse par accident le vaisseau hors de la Voie lactée, puis dans un espace inconnu où la matière et la pensée tendent à se confondre.

Dans la série originale l'Enterprise atteint brièvement la vitesse de distorsion 10 lorsque la sonde autonome intelligente construite 2 siècles auparavant par un ancêtre de Kirk améliore les moteurs.

Dans TNG, Toutes les bonnes choses… épisode 7x25/26, le vaisseau commandé par l'amiral William T. Riker ainsi que le navire-hôpital commandé par le capitaine Beverly Crusher atteignent la distorsion 13.

Références

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  1. Space Warp, sur le site de The Encyclopedia of Science Fiction (sf-encyclopedia.com).

Articles connexes

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Bibliographie

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  • Anna Curir, et Fernando De Felice, De la science-fiction à la science : Le rôle de l'imaginaire dans le développement des sciences, Éditions L'Harmattan, , 152 p. (lire en ligne), p. 20-21.

Liens externes

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