Multivers dans la fiction

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Article principal : multivers.

Le concept de multivers est exploité à maintes reprises dans la fiction. On le retrouve ainsi abondamment dans la littérature, à la télévision et au cinéma.

Littérature[modifier | modifier le code]

La science-fiction a commencé à exploiter le concept d'univers parallèle bien avant la théorie d'Everett, qui n'a été publiée qu'en 1957. Dès 1949, Fredric Brown publie L'Univers en folie : dans ce classique de la science-fiction d'humour, le héros est par accident envoyé dans un autre monde… complètement fou mais pas désagréable, qui ressemble comme deux gouttes d'eau à celui des pulps.

Dans un registre moins loufoque, Philip K. Dick remporte en 1963 le Prix Hugo du meilleur roman pour Le Maître du Haut Château : il y décrit un monde possible, une uchronie, où l'Allemagne, l'Italie et le Japon auraient remporté la Deuxième Guerre mondiale.

Michael Moorcock a incorporé le concept de multivers dans la trame même de son œuvre : les héros qu'il a créés au fil du temps (Elric le nécromancien, Corum, Dorian Hawkmoon…) sont peu-à-peu devenus des incarnations différentes et évoluant dans des univers séparés d'un même personnage, le Champion éternel. L'auteur les a d'ailleurs parfois fait passer d'un univers à l'autre, voire se rencontrer pour combiner leurs forces.

Multiversum, roman de science-fiction de Leonardo Patrignani, parle d'un multivers grâce auquel Alex et Jenny, deux adolescents, se trouvent.

Le Cycle des Princes d'Ambre est une saga d'heroic fantasy où l'écrivain Roger Zelazny imagine que tous les univers possibles existent quelque part et sont tous des reflets (les ombres) de la cité idéale d'Ambre. Pour passer d'un univers à l'autre, les marcheurs d'ombres doivent manipuler les éléments du décor (la couleur du ciel, les bruits…) jusqu'à arriver dans l'univers désiré. Non seulement l'histoire mais les lois physiques varient donc ici d'un univers à l'autre (modèle de la mousse d'univers).

Dans les « lettres ummites » (voir Ummo) reçues en Espagne à partir de 1967, le Multivers est appelé WAAM WAAM. Citation lettre D 357 «  Nous appelons WAAM-WAAM le faisceau ou ensemble d'univers existants que nous estimons en nombre infini (bien que nous n'ayons pu le constater, n'ayant détecté qu'une partie d'entre eux). La caractéristique primaire qui les distingue chacun est la vitesse d'un quanton ou unité discrète d'énergie électromagnétique en leur sein. En réalité, il s'agit d'une famille de paires de cosmos, de WAAM.».

La bande dessinée a également incorporé ce thème, par exemple avec Métal d'Éric Liberge. Dans la franchise Marvel Comics il n'est pas rare de voir des personnages d'univers différents se rendre visite, voire remonter le temps afin de le modifier, et ainsi créer sciemment des réalité divergentes. La Deadpool Corps de ce multivers (appelé « Marvelverse ») est d'ailleurs composée exclusivement par différentes versions d'un même héros.

On retrouve aussi des univers parallèles dans des séries manga telles que Higurashi no naku koro ni où un groupe d'adolescents doit lutter contre la malédiction dans laquelle leur petit village est plongé en remontant le temps et ainsi tenter d'empêcher les évènements de la destinée d'avoir lieu. Ils sont confrontés à chaque fois à une nouvelle version du sort, où chaque individu réagit différemment suivant les circonstances du monde où ils se trouvent.

Ce genre de phénomènes est aussi présent dans Tsubasa Reservoir Chronicle de CLAMP où les héros voyagent dans divers univers pour accomplir leur quête. Ceux-ci sont régis à la fois par des règles communes et d'autres qui leur sont propres. Par exemple, certains mondes sont régis par la magie et d'autres non ; à l'opposé, quel que soit le monde, on ne peut ressusciter les morts.

Cinéma et télévision[modifier | modifier le code]

Depuis les années 1990, les univers parallèles sont couramment employés par ces modes de représentation. Ils sont par exemple au centre du film The One, ou de la série télévisée Charlie Jade, dans laquelle le héros essaye de sauver notre univers (le betaverse), pris en sandwich entre deux autres (l'alphaverse et le gammaverse).

De même, dans des séries qui ne sont pas centrées sur cette notion, on peut rencontrer un ou plusieurs épisodes où les héros explorent (généralement par accident ou contre leur volonté) un univers parallèle : c'est par exemple le cas dans Buffy contre les vampires, Smallville, Doctor Who ou Stargate SG-1[1].

La notion de multivers n'est plus de nos jours une bizarrerie réservée au fandom SF mais est utilisée dans des œuvres pour le grand public, et était déjà au centre de séries télévisées comme Sliders (1996) ou Fringe, ainsi que dans la saison 6 de Lost.

Enfin, puisque tout est possible dans le multivers (multiverse en anglais), on peut aussi associer à chaque série son propre univers, avec ses lois et ses règles (un verse). Les plus célèbres sont le Buffyverse, associé à la série télévisée Buffy contre les vampires, et le Jodoverse (en) (l'univers de Jodorowsky), associé à la série de bande dessinée L'Incal. Dans le fandom SF, on parle également du Firefly 'verse, de l'Andromeda 'verse, du Galactica 'verse, etc.

Flash 2015, Saison 2 Zoom veut conquérir les mondes et les détruire

Liste d’œuvres[modifier | modifier le code]

« Multivers » est le nom donné à l'Univers par de nombreux créateurs :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]